Unverkalt – Oath Ov Prometheus : un coup de foudre post-metal
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Alerte découverte banger : première claque metal de l’année pour moi avec Unverkalt. Je vais être cash : ce groupe est une véritable pépite, une dinguerie musicale. Je les ai découverts en scrollant mon fil Instagram et Je suis tombé, la semaine dernière, sur une publication Instagram de Season of Mist, dévoilant les premières images du clip et l’introduction du single Oath Ov Prometheus. Une entrée en matière saisissante, portée par un riff de guitare tranchant et un cri d’une puissance phénoménale signé Dimitra Kalavrezou. Il ne m’en fallait pas davantage pour susciter en moi un fort intérêt pour ce groupe.
Mais avant d’entrer pleinement dans le vif du sujet, petit détour par la biographie du groupe et son line-up :
Né d’un besoin de donner corps au chagrin, Unverkalt, né en Grèce avant de s’établir en Allemagne, voit le jour en 2017 lorsque Themis Ioannou s’associe à la chanteuse Dimitra Kalavrezou, avec l’ambition de créer une musique à la fois lente, viscérale, écrasante et délicate.
Une promesse tenue dès leurs débuts, salués par Metal Hammer Greece, qui qualifiait L’Origine du Monde de disque « d’une beauté saisissante, à digérer lentement », le plaçant parmi les meilleurs albums de 2020. Le groupe publie ensuite un second album, A Lump of Death: A Chaos of Dead Lovers, en 2023.
Unverkalt se compose de :
- Dimitra Kalavrezou - Vocals
- Themis Ioannou - Guitars, Keys
- Eli Mavrychev - Guitars, Vocals
- Joscha Hoyer - Bass
- Christian Eggers - Drums
Les présentations faites, revenons sur Oath Ov Prometheus, second single extrait de leur prochain album Héréditaire, dont la sortie est prévue le 27 février prochain.
Ce titre est tout simplement une claque monumentale. Je me suis pris un véritable uppercut musical et vocal, accompagné de gros frissons de plaisir. Cela faisait un moment que je n’avais pas ressenti un tel niveau d’intensité émotionnelle à l’écoute d’un morceau de metal dans ce registre.
Oath Ov Prometheus dénonce l’hypocrisie de dirigeants autoproclamés sauveurs, qui, en réalité, écrasent les autres, les étouffent (que je trouve de plus en plus nombreux malheureusement), tout en étant soutenus par celles et ceux qui regardent le monde brûler sans jamais intervenir. Le morceau évoque une violence systémique, héritée et intériorisée, inscrite dans la chair et transmise de génération en génération. À travers une imagerie brute Unverkalt appelle à une rupture radicale : non pas celle d'une destruction gratuite, mais une mort symbolique des faux dieux, des croyances imposées et des héritages toxiques. Une manière de reprendre le feu, à la façon de Prométhée, pour enfin se réapproprier sa propre lumière.
Vocalement, Dimitra Kalavrezou est tout simplement grandiose. Elle alterne avec une aisance déconcertante des cris rageurs et chants épururés, aériens presque éthérés, parfaitement renforcée par la puissance vocale de Eli Mavrychev sur certains passages qui clôt également parfaitement le titre. Les frissons sont garantis.
Musicalement, le niveau est tout aussi impressionnant : entre une batterie totalement déchaînée, des guitares saturées aux riffs ultra léchés et une basse incisive, Unverkalt livre une performance d’une intensité redoutable. J’ai été littéralement scotché.
La chanson est magnifiquement accompagnée d’un clip produit par le groupe. On y voit Unverkalt jouer en forêt (un décor parfois filmé à l’envers, qui n’est pas sans rappeler le monde inversé de Stranger Things) aux côtés de deux incarnations de Dimitra Kalavrezou : l’une vêtue de blanc, l’autre de noir.
Mais là où le blanc est habituellement associé à la pureté et à une forme de réconfort, cette version de Dimitra se révèle ici bien plus inquiétante. Distante, presque fantomatique, elle est parfois filmée en négatif et finit même par prendre la fuite au cours du clip. De mon point de vue, elle incarne la posture des faux sauveurs évoqués plus tôt : celles et ceux qui se drapent de vertu tout en participant, consciemment ou non, à l’effondrement de notre monde.
Intrigué par l’utilisation du négatif (un procédé que je vois rarement dans les clips) je me suis penché sur sa symbolique. J’en ai retenu l’idée d’un révélateur, destiné à exposer ce qui se cache derrière l’apparence. Un choix d’autant plus parlant que cet effet est exclusivement utilisé une nouvelle fois, lorsque Dimitra apparaît en blanc.
À noter également la présence d’une silhouette entièrement voilée de noir, feuilletant un livre. Je l’ai personnellement interprétée comme une incarnation de la mort : calme, silencieuse, patiente, semblant attendre son heure. Une figure qui ferait écho à la mort symbolique des faux dieux, des croyances imposées et des héritages toxiques évoqués dans le morceau. Bien sûr, ce n’est qu’une interprétation personnelle je fais peut-être fausse route.
Quoi qu’il en soit, ce clip est absolument magnifique et renforce encore la portée émotionnelle du titre.
Pour conclure, ma découverte de Unverkalt à travers le titre Oath Ov Prometheus n’est pas un simple coup de cœur, mais un véritable coup de foudre musical, comme j’en ai rarement ressenti, encore plus dans le metal. Je suis heureux d’avoir découvert un groupe profondément original, qui se démarque nettement de ce que j’ai pu entendre ces dernières années, porté par une identité musicale et visuelle forte, extrêmement travaillée, et par une chanteuse habitée et impressionnante, capable de transmettre une émotion brute et sincère ! Unverkalt est un de ces groupes qui marquent immédiatement, dès les toutes premières secondes d'écoute et je suis extrêmement impatient de la sortie de leur troisième album Héréditaire !
Soutenez Unverkalt et retrouvez leur actualité sur leur : site officiel, Facebook, Instagram, Bandcamp (précommande d'Héréditaire disponible en différents formats), TikTok et YouTube
Leur merchandising est disponible sur leur shop officiel et via le site Season of Mist
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De gauche à droite : Joscha Hoyer, Christian Eggers, Dimitra Kalavrezou, Eli Mavrychev et Themis Ioannou