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Aux notes enchantées
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Salut, moi c’est Steeve ! 41 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores. Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort. Si tu aimes les chroniques honnêtes, écrites le cœur, tu es au bon endroit. N’hésite pas à laisser un mot ou à partager tes propres découvertes
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15 décembre 2025

Corpus Delicti signe une renaissance magistrale avec Liminal

 

 

Le 28 novembre dernier, Corpus Delicti dévoilait Liminal, son premier album depuis Obsessions, sorti il y a trente ans.

Commençons par être transparents : je ne fais pas partie de ces fans qui attendaient un retour à tout prix. J’ai découvert Corpus Delicti tardivement, sans le poids de la nostalgie, sans attentes particulières non plus.

Je l’avoue, j’ai toujours eu du mal avec le “forcing” musical, ce moment où l’on vous répète qu’il faut absolument aimer un groupe. J’ai besoin que la rencontre se fasse d’elle-même.  J’ai découvert Corpus Delicti il y a quelques années déjà, sans l’attente fiévreuse d’un retour, ni l’attachement nostalgique qui accompagne souvent ce genre d’annonce. C’est donc avec un regard relativement libre que j’ai abordé Liminal.

 

Une chose m’a frappé avec cet album : le groupe ne tombe jamais dans la nostalgie et ne propose aucun réchauffé qui céderait à la facilité. Non, Corpus Delicti est revenu avec du neuf, tout en conservant un style immédiatement reconnaissable, et ce dès le premier titre, Crash. Musicalement, le morceau envoie du lourd, porté par un trio batterie/basse/guitare d’une efficacité redoutable, incisif à souhait. Vocalement, Sébastien n’a définitivement rien perdu de sa verve, même si celle-ci se fait aujourd’hui plus posée. Je m’attendais à quelques envolées, à la manière de Staring ou Circle, notamment en fin de titre. Il n’en est rien… mais le plaisir est intact, et les frissons bien présents.

 

Je ne reviendrai pas en détail sur Room 36, puisque j’en avais déjà donné mon avis auparavant. Pourtant, le morceau continue de m’accompagner régulièrement, notamment lors de mes sessions de sport. Il dégage une force motivante à toute épreuve.

J’ai également beaucoup aimé It All Belongs to You, qui figure parmi mes titres préférés de Liminal. C’est un morceau que je trouve particulièrement touchant, porté par de subtiles touches mélancoliques.

 

This Sensation n’est pas en reste non plus. Il s’agit d’une excellente chanson, puissante, avec toujours cette osmose parfaite entre la guitare , vive et tranchante, la basse et la batterie. L’alchimie est évidente, jusqu’à cette fin tout en douceur, où l’effet d’écho tourbillonnant sur la voix de Sébastien donne au morceau une dimension presque magistrale.

 

Corpus Delicti (Christophe, Sébastien, Fabrice et Franck).

©️ Elliot Pietrapiana

 

On arrive ensuite, pour moi, au titre le plus délicat de l’album : Under His Eye. Il m’a fallu plusieurs écoutes avant de réellement l’apprécier. Pour être tout à fait sincère, lors de la première écoute, j’ai rapidement zappé le morceau pour enchaîner sur la piste suivante. Son ambiance gothic-jazz, introduisant piano et trombone, m’a d’abord dérouté. Mais j’ai choisi de lui laisser sa chance, et ce n’est qu’à partir de trois/quatre écoutes que j’ai fini par l’aimer, le trouver original, et pleinement cohérent avec l’univers de Liminal. 
 

Sixième chanson de l’album, Chaos est aussi le premier single dévoilé par le groupe en 2023, annonçant leur retour avec de l’inédit. Et bon sang… que j’aime ce titre ! Énergique, brut, dynamique, exactement comme je les aime. Le refrain  (et même l’ensemble du morceau) reste très facilement en tête. C’est aussi la chanson où la basse m’a fait le plus vibrer, au point de la trouver tout simplement phénoménale.

Pour moi, Chaos est une véritable masterclass, un incontournable de Corpus Delicti. Un titre taillé pour le live, où son énergie brute pourrait facilement déchaîner les foules.

 

S’ensuit Fate, un morceau qui m’a particulièrement parlé, tant le groupe y aborde le thème du temps qui passe et de l’usure intérieure  (un sujet qui a, je l’avoue, tendance à m’angoisser). Les paroles évoquent une fatigue lucide, celle des cœurs qui s’érodent et des esprits qui se figent, mais aussi ce besoin viscéral de s’extraire, de “slip away”, ne serait-ce qu’un instant, afin de retrouver de l’espace et de la clarté.

Mention spéciale également pour le très beau clip réalisé par Eliott et Sébastien. Il donne l’impression de regarder une VHS des années 90, truffée de clins d’œil au groupe, avec notamment le plaisir de revoir certains endroits de Nice, dont le regretté Hit Import. Bravo à eux deux pour ce clip, empreint de nostalgie, mais sans jamais tomber dans le pathos.

 

 

Petit interlude musical avec Endless Sighs, un moment de flottement évasif, presque spatial, particulièrement appréciable à ce stade de l’album.
Nous arrivons ensuite sur Out Of Steam, un ancien morceau écrit en 1995, qui n’existait jusqu’ici qu’en version démo (que je ne connaissais pas). Dans sa version studio, le titre est en tout cas excellent, porté par des sonorités martiales et guerrières. C’est sans doute le morceau qui dégage le plus de rage et de colère sur Liminal.

 

L’album s’achève sur le titre éponyme, Liminal. Un morceau sublime, qui m’a immédiatement évoqué The Cure, avec cette même froideur élégante, que ce soit au niveau de la batterie, de la guitare ou de la voix de Sébastien, le tout en parfaite communion. La chanson dégage une poésie délicate, constamment suspendue entre ombre et lumière.

Le final est tout simplement succulent sur le plan auditif, porté par une atmosphère shoegaze qui m’a littéralement collé des frissons. Je ressens ce titre comme un au revoir, et non comme un adieu — presque comme une promesse que Corpus Delicti reviendra, et plus vite qu’on ne l’imagine.

 

©️ Loreleï jade

 

Avec Liminal, Corpus Delicti signe un album magistral et réussit pleinement son retour. Quitte à comparer car je les ai cité précédemment, je le trouve même nettement plus convaincant que celui proposé plus tôt cette année par The Cure. Le groupe a gagné en maturité, et l’ensemble des morceaux affiche un niveau d’aboutissement remarquable : rien n’est à jeter parmi ces dix titres.

Il me tarde désormais de les retrouver sur scène  (probablement le 30 avril 2026 à Nantes) et j’espère que ce retour s’inscrira dans la durée, porté par l’envie de poursuivre l’aventure et de faire naître de nouvelles compositions. Liminal n’est pas un point final, mais un seuil franchi avec assurance.

 

Suivez et retrouvez l'actualité de Corpus Delicti sur leur : site officiel, Bandcamp, Instagram, YouTube

 

 

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Commentaires
A
J'allais justement vous envoyer un petit message, histoire de voir si vous aviez entendu parler du nouvel album de Corpus Delicti ;-) J'aurai du me douter qu'en terme d'expert de la "zic", vous êtiez au courant... Un beau retour, en effet (les CD audio sont déjà en rupture de vente) : un album que je rajouterai certainement aux anciens que je conserve précieusement.<br /> Bonne fêtes de fin d'année et merci pour toutes ces belles découvertes en 2025 !
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