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Aux notes enchantées
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Salut, moi c’est Steeve ! 42 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores. Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort. Si tu aimes les chroniques honnêtes, écrites le cœur, tu es au bon endroit. N’hésite pas à laisser un mot ou à partager tes propres découvertes
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Aux Notes Enchantées
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15 juillet 2026

Kalahari, l’évasion au cœur de la scène angevine

 

Vivant à Angers depuis maintenant cinq ans, j'ai aujourd'hui envie de vous parler de Kalahari, un groupe de la scène locale angevine que j'ai découvert en avril dernier. Alors que j'attendais mon train pour me rendre à Paris afin de passer des examens médicaux, je faisais défiler Instagram lorsqu'une publication a immédiatement attiré mon attention. Elle annonçait la sortie du clip d'un titre intitulé Yermawe.

 

Le visuel ainsi que le titre attirent immédiatement mon regard. Une femme apparaît partiellement cachée derrière un voile ocre qui masque son regard sans pour autant l’effacer complètement. Les couleurs chaudes et l’ambiance qui s’en dégage m’évoquent l’Afrique, tout en attisant ma curiosité. Mon oncle, qui a beaucoup voyagé, m’a initié durant mon adolescence aux musiques du monde : musiques africaines, orientales, asiatiques ou encore venues des pays de l’Est. Autant dire que ma curiosité est immédiatement piquée au vif !

 

 

Je recherche alors Kalahari sur Tidal et découvre avec plaisir l'EP Djeha, paru en 2025. Je lance la lecture et, dès les premières notes, je suis conquis.

 

Mais avant d'aller plus loin, une petite présentation de Kalahari s'impose :

 

Le trio angevin  se compose de :  

 

  •  Margot Guilbert (saz, piano, flûte gaïta, voix)
  •  Lena Potin (guitare folk, voix)
  • Clément Pineau (batterie, percussions, n’goni, voix).

 

Après deux années de répétitions, Kalahari voit officiellement le jour en 2024 avec la sortie du clip Sehara. Le trio enchaîne ensuite une douzaine de concerts, au cours desquels il a le plaisir de partager son univers avec le public. Kalahari remporte également l'édition 2024 du Tremplin Musical d'Avrillé.

 

Avant Djeha, Kalahari avait déjà publié le single Kalahari, comprenant les titres Sehara (accompagné d'un sublime clip) et Koumbe Dja. Leur EP Djeha paraît ensuite en mai 2025, avant que le trio ne dévoile Baikal Lake en octobre de la même année, un titre intégralement chanté en anglais.

 

 

 

C’est toutefois avec Djeha que je vais poursuivre cette chronique, puisque cet EP de cinq titres m’a particulièrement marqué par son ambiance jazz/folk, ses harmonies vocales et son ouverture vers les musiques du monde. Le trio nous accueille avec Djeha, le morceau-titre, porté par de sublimes sonorités orientales, particulièrement captivantes et dépaysantes. L’EP est entièrement écrit dans un dialecte inventé, privilégiant la musicalité des syllabes et les émotions qu’elles transmettent plutôt que le sens direct des mots. Et cela fonctionne à merveille. Cette approche permet d’être rapidement happé par l’univers de Kalahari et de se laisser porter tout au long de l’écoute.

 

Artwork by Carole Mariet

 

Merea se distingue par une atmosphère particulièrement poétique. Son introduction à la guitare acoustique installe immédiatement une ambiance douce et délicate, portée par la voix de Margot, que celles de Lena et Clément viennent parfaitement accompagner et renforcer. La batterie de ce dernier, enrichie de plusieurs percussions, apporte progressivement davantage de profondeur et de relief au morceau, sans jamais rompre sa douceur.

 

Watibe troisième titre de l'EP, m’a beaucoup touché par sa beauté. Le morceau s’ouvre au son de la gaita, une flûte traditionnelle colombienne, dont la présence tout au long de la chanson lui confère une atmosphère profondément envoûtante. Ses sonorités singulières renforcent cette sensation de voyage et donnent au titre une identité particulièrement marquante.

 

On enchaîne avec mon titre préféré, qui est sans conteste Waya. J’aime particulièrement son dynamisme, ainsi que la parfaite harmonie vocale entre Margot, Lena et Clément. À certains moments, ce morceau m’a même évoqué Dies, Nox et Omnia, le premier album de Cesair, avec lequel il partage, à mes oreilles, ce même goût pour les harmonies vocales et l’évasion.

 

 

L’EP se clôture avec Nahiye, un titre plein de délicatesse et richement instrumenté. On y entend les sonorités cristallines d’un handpan, les notes pincées du n’goni ainsi que des percussions aux résonances profondes, évoquant notamment celles d’une calebasse. L’ensemble crée une atmosphère apaisante et contemplative, qui referme Djeha avec beaucoup de douceur.

 

Après cette immersion dans Djeha, revenons à Yermawe. S’inscrivant dans la même démarche que les morceaux de l’EP, le titre repose lui aussi sur un dialecte inventé, sans qu’une signification précise soit attribuée à chaque mot. Le trio part d’une idée générale inspirée par l’ambiance musicale, puis explore les sonorités des syllabes, des consonnes et des voyelles afin de mettre en valeur la mélodie. Sans être rattaché à une culture ou à une tradition particulière, Yermawe a été pensé comme une invitation à l’ouverture, aux rencontres et à l’entraide, dans un monde qui tend de plus en plus à se replier sur lui-même.

 

Le clip est lui aussi une véritable réussite. Très coloré, il est porté par une superbe chorégraphie interprétée par la danseuse Floriane Leblanc, de la compagnie Iswame. Les images accompagnent parfaitement l’univers du morceau et renforcent encore davantage cette impression de voyage et d’évasion qui traverse la musique de Kalahari.

 

 

Vous l’aurez compris, Kalahari a été pour moi une véritable et magnifique découverte ! Avec Djeha et Yermawe, le trio angevin nous embarque dans un univers singulier, à la croisée du jazz, de la folk et des musiques du monde. J’ai été totalement séduit par la richesse des instruments, la beauté des harmonies vocales et ce dialecte inventé qui devient, au fil des morceaux, un véritable langage émotionnel.

 

Je suis particulièrement heureux de consacrer pour la première fois une chronique à un groupe de la scène locale angevine, d’autant plus lorsqu’il se révèle aussi talentueux et prometteur que Kalahari. Il me tarde désormais de découvrir le trio sur scène et, bien évidemment, de suivre avec beaucoup d’attention la suite de son aventure musicale.

L’occasion se présentera peut-être très prochainement, puisque Kalahari se produira au festival Mazette, le 25 juillet à Mazé-Milon (49), aux Soirées d’été, le 1er août à Loches (37), le 28 août au Thoureil (49), puis le 13 septembre à La Guinch’ette, à Montrelais (44) !


En attendant, je ne peux que vous encourager à aller écouter le trio et à vous laisser emporter, à votre tour, par ses magnifiques paysages sonores !

 

Vous pouvez suivre et soutenir Kalahari sur Facebook, Instagram, Bandcamp et YouTube

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