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Aux notes enchantées

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Salut, moi c’est Steeve ! 41 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores. Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort. Si tu aimes les chroniques honnêtes, écrites le cœur, tu es au bon endroit. N’hésite pas à laisser un mot ou à partager tes propres découvertes
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25 juillet 2025

Quand la musique devient émotion – bienvenue sur Aux Notes Enchantées.

Quand la musique devient émotion – bienvenue sur Aux Notes Enchantées.
Bonjour à toi, cher·e visiteur·se, Je m'appelle Steeve, passionné de musique depuis toujours, et je suis ravi de t’accueillir ici, sur Aux Notes Enchantées. Ce blog est né de l’envie de partager mes coups de cœur musicaux, de faire découvrir des artistes...
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2 décembre 2025

Le Garçon de l’Automne dévoile Ode to the Lost et Above the Lake

 

Des nouvelles de mon cher "Le Garçon De L'automne" qui a dernièrement dévoilé le nom et l'artwork de son prochain album "Ode to the Lost", dont la sortie est prévue pour le 6 février prochain !

La pochette de Ode to the Lost est magnifique et plein de symboles. On y retrouve un dégradé de couleurs pastel qui passe de teintes froides, rappelant la fin de l’automne, à des tons plus chauds et verdoyants qui évoquent une renaissance. Tout semble raconter le passage d’une saison intérieure à une autre.

 

Les bois de cerf au centre forment une arche presque sacrée, autour de laquelle se mêlent fleurs, oiseaux, feuilles, mais aussi crânes et champignons. La vie, la mort et transformation cohabitent naturellement, comme un cycle complet résumé en une seule image.

 

La typographie poétique de Le Garçon De l’Automne renforce cette ambiance féérique et artisanale, tandis que le sobre Ode to the Lost donne l’impression d’une dédicace à ce qui a été perdu.

Une pochette emplie de douceur et riche en symbolique, en parfaite résonance avec l’univers du projet.

 

Quentin a également dévoilé un nouveau titre il y a un mois : Above the Lake. Il s’agit du second single de l’album, après L’Ankou, dont je vous avais déjà parlé ici.

 

Above the Lake raconte l’histoire d’un mystérieux air de violon entendu dans un village niché dans les collines. Envoûtés, les habitants quittèrent leurs foyers et s’enfoncèrent dans la forêt, attirés vers un violoniste… qui n’était autre que le Diable lui-même.
La terre s’ouvrit alors et engloutit les villageois ; et l’on dit que, depuis ce jour, un lac s’étend à cet endroit — un lac où l’on pourrait encore croiser, dit-on, le Roi des Enfers.

 

C’est une chanson magnifique, et le clip l’est tout autant. L’ambiance sombre, gothico-fantastique, est envoûtante : on assiste à un superbe duel musical entre Quentin à la hurdy-gurdy et le Diable avec son violon. Les mélodies sont accrocheuses, dynamiques, et l’esthétique visuelle est somptueuse.

J’ai particulièrement hâte d’être en février pour découvrir l’intégralité de l’album, qui s’annonce très prometteur !

 

Vous pouvez suivre et soutenir Le Garçon de l'automne sur Facebook, InstagramBandcamp et Patreon

 

1 décembre 2025

A Tergo Lupi – Howl, un chef-d’œuvre dark-folk

 

Il est des groupes ou des artistes qui, dès la première écoute, nous percutent et nous touchent au plus profond de l’âme. A Tergo Lupi appartient sans conteste à cette catégorie. Avec Howl, leur troisième album, ils livrent une œuvre aussi puissante que bouleversante.

 

Avec Howl, le duo italien ne propose pas un simple album, mais un véritable rite initiatique : un cheminement intérieur où chaque titre marque une étape, une petite mort, une fracture ou une renaissance. Fidèle à son esthétique Dark/Folk profondément organique, A Tergo Lupi tisse une œuvre qui oscille entre instinct animal, spiritualité païenne et vulnérabilité humaine. Durant ce voyage musical, Fabio & Camilla utilisent avec brio différents langages tel que l'anglais, l'italien mais également le suédois, l'islandais et le latin !

À l’écoute de l'album, on traverse tout un spectre d’émotions : la rage, le déracinement, l’effondrement, la reconstruction. Avancer, chuter, se relever, accepter, couper, renaître : le cycle complet d’une métamorphose.

 

Howl s’ouvre magistralement avec Furia (que j'avais déjà chroniqué), troisième single publié mais logiquement première chanson du disque, tant elle incarne l’explosion originelle de l’album. Les éléments s’y soulèvent, la nuit appelle l’ombre et l’ombre appelle la tempête. Entre incantations et visions apocalyptiques, le morceau ne cesse de monter en puissance, se déchaînant après le pont musical jusqu’au dernier souffle, porté par un chant d’une forte intensité par Fabio, soutenu par la présence lumineuse de Camilla. Furia dépeint une rage qui dévore tout, avant de laisser place à la paix ardemment réclamée.

 

 

On enchaîne avec Irae, le dernier single et clip révélés le jour de la sortie d'Howl et de nouveau, c'est un titre somptueux. Après la rage et la tempête, place à la colère lourde et froide. Le tempo est plutôt lent, lourd mais puissant, profondément marqué par le tambour chamanique de Fabio et la tagelharpa de Camilla. D'ailleurs, ce qui me touche le plus dans ce titre, ce sont les deux passages que Camilla chante "Dawning flames breathe on…" et "Old long yearned bliss falls…", sa voix éthérée apporte une touche presque mystique. Elle flotte au-dessus de la rage incarnée par Fabio, comme un voile hypnotisant qui transforme la colère en quelque chose de plus grand, presque rituel. Grâce à elle, Irae ne se contente pas d’exprimer la fureur : il la magnifie, il l’illumine autrement. Frissons garantis. 

 

Irae est magnifiquement accompagné d’un clip somptueux, dans la parfaite continuité de Furia. On y retrouve ces personnages feuillus intrigants de Furia, des chorégraphies splendides et, bien sûr, le charisme incroyable de Fabio et Camilla. L’une des choses que j’admire le plus chez A Tergo Lupi, c’est leur créativité artistique jusque dans leurs visuels : chaque clip est une œuvre à part entière, soignée, unique, d’une beauté folle. Chapeau à eux !

 

 

Notre voyage musical intérieur se poursuit avec Chimera, un morceau qui m’a particulièrement touché, non seulement à l’écoute, mais également en en traduisant les paroles. Cette chanson est une exploration douce et mystique de la mémoire, du désir, et de cette part de soi que l’on cache au monde… et parfois même à soi-même. À travers les tempêtes intérieures, les mirages et les renaissances, Chimera montre comment nos fantômes personnels peuvent devenir des forces de paix lorsqu’on accepte enfin de les libérer.

C’est une chanson de réconciliation, où l’on commence à entrevoir un soi plus vrai, plus apaisé, comme une lumière encore fragile mais déjà déterminée. Un titre profondément intime, qui m'a touché en plein cœur.

 

Place à Brostin Von, un titre en islandais signifiant “Espoir brisé”. C’est probablement l’un des morceaux les plus émouvants de l’album. Il évoque les mensonges que ce soit ceux des autres, mais aussi ceux que l’on se raconte à soi-même, un cœur desséché, des espoirs entièrement brisés et des racines qui brûlent. Et malgré cette sensation de fatigue, de lassitude, de se tenir au bord du précipice, persiste cette volonté de ne pas mourir : continuer à exister, même quand tout se désagrège en nous et autour de nous.

 

 

Avec Embrace, on entre dans le moment douceur et délicatesse d’Howl. Camilla y chante presque toute la première partie, les trois quarts avant le final porté par Fabio, et sa délicate voix donne à l’ensemble une lumière ténue, presque hésitante. Le morceau parle de chemins obscurcis par les ronces, de rêves difficiles à retrouver, de ces ombres qui nous suivent malgré nos efforts pour avancer. C’est un titre plein de retenue, qui fait du bien après le début assez intense de l’album. La tagelharpa de Camilla, omniprésente et très appuyée, apporte une mélancolie profonde, comme si le temps, soudain, se suspendait.

 

La piste suivante, Entwine, s'ouvre sur les percussions de Fabio sur son tambour chamanique, donnant un souffle vif, brut, instinctif. C’est un morceau qui parle d’élan, de courage, de ces jours où l’on ose et de ceux où l’on ploie sous le poids des choses. La nature est au cœur de la chanson : un cœur de bélier, le rythme d’un lièvre, les bois printaniers, autant d’images qui symbolisent un réveil intérieur, le début d’une renaissance. On recoud peu à peu les voiles déchirées (“needle fingers mend my sails”) et on se remet à viser plus haut, plus loin, même avec des ailes en lambeaux. Entwine rappelle simplement ceci : certains jours, on porte le monde sur nos épaules ; d’autres, on réussit à s’élancer loin, à quitter l’obscurité qui nous rongeait. Mais que dans tous les cas, on avance. 

 

Poursuivons notre voyage musical avec Undertow : on entre dans un moment plus sombre et introspectif. Le morceau porte bien son nom : c’est un courant qui tire vers le fond, une sensation de glissement silencieux sous la surface. On y ressent un poids, une tension sourde, comme si quelque chose nous attirait vers nos zones les plus enfouies. Undertow agit comme un passage important du voyage : un rappel que, dans tout processus de reconstruction, il existe ces instants où l’on retombe un peu, où l’on se laisse happer avant de remonter.

 

 

La huitième piste de l'album est In Veins, qui fut le premier single dévoilé par le groupe en septembre 2024 et dont j'avais déjà rédigé une chronique. Un an après, je ne m'en lasse toujours pas ! Je n'avais pas noté l'ambiance tribale qui s'y dégage, c'est très intense que ce soit musicalement et vocalement. Les paroles évoquent un torrent intérieur qui remonte soudain à la surface : une rivière qui “coule comme du sang”, qui “brûle la gorge”, qui te saisit et te tire vers les profondeurs. Nous sommes tiraillés entre désir et cauchemar, entre quête et perte de repères. Des murmures nocturnes, des langues mêlées, des références aux Hespérides ou aux pétales sombres esquissent un paysage mystique où tout semble à la fois sacré et menaçant, c'est brutalement hypnotique et j'adore ! 

 

Avec Heimweh, A Tergo Lupi signe son second titre le plus poignant d'Howl et également le second single dévoilé par le groupe. En allemand Heimweh signifie "mal du pays", mais ici c'est plus la perte de soi qui y est évoquée. Ce moment où tu erres sans but, tu te sens totalement vide intérieurement, à sec en traînant une blessure profonde qui te déstabilise en permanence mais que des graines en ton for intérieur continuent de lutter et se tiennent prêtes à germer. Malgré le fait de se retrouver dans un épais brouillard, quelque chose en nous refuse de s'éteindre. C’est ce qui rend ce titre aussi bouleversant : il parle d’un cœur à vif, oui, mais aussi d’une résistance silencieuse, presque têtue, qui continue d’espérer. Pour moi, Heimweh est une marche douloureuse mais lumineuse, une de celles qui nous ramènent doucement vers nous-mêmes. 


Et que dire de la somptueuse vidéo, qui traduit à la perfection la chanson et l'errance intérieure !  

 

Le clip joue avec deux présences distinctes, mais dans un même lieu, comme deux temporalités superposées. On voit d’abord une silhouette masquée, couronnée de branches, marcher péniblement le long d’une plage voilée de brume. Le jour est gris, presque blanc, et la figure avance en traînant derrière elle un long tissu qui s’alourdit à chaque pas. Tout chez elle respire la fatigue, le poids, la lutte. C’est la part de soi qui résiste, qui survit, qui avance même quand tout s’effondre.

Plus loin, des plans de terre sèche et craquelée apparaissent, filmés en gros plan. Une surface brisée, vidée de toute vie, où rien ne semble pouvoir pousser. C’est le reflet parfait de cet état intérieur où l’on se sent desséché, fragmenté, épuisé jusqu’au sol. Un paysage de cœur fissuré.

Puis, apparaît une seconde figure sur la plage: une silhouette féminine, drapée, filmée cette fois sous une nuit totale illuminée par une éclipse. Là où l’autre marche écrasé par le poids, celle-ci danse, les bras levés vers le ciel, comme dans un rituel nocturne. Elle incarne l’abandon, l’acceptation, la transformation. Les deux figures ne se croisent jamais, mais elles se répondent : elles sont deux visages d’un même voyage intérieur. La lutte et la délivrance. Le jour et la nuit. La sécheresse et la renaissance.

Le clip se termine sur un plan saisissant : un drapeau planté dans le sable, immobile, tourné vers une étendue blanche où la mer et le ciel semblent avoir disparu. Aucun horizon, aucune vague, juste un voile de brume qui efface tout repère. La silhouette n’est plus là. Ne reste que ce drapeau fragile, comme un vestige de ce qui a été traversé, un signe que quelque chose a été déposé là, offert au silence. Une conclusion épurée, presque sacrée, qui résonne en parfaite continuité avec les dernières notes de tagelharpa. A Tergo Lupi signe un véritable bijou artistique !

 

 

 

On termine l'exploration d'Howl avec le triptyque final In Limine, décliné en trois étapes : Fall (chute), Sever (arracher) et Leave (laisser).
La première partie est une ultime chute, portée par le chant très aiguë de Camilla, presque spectral, comme venu d’outre-tombe. Les percussions graves et la tagelharpa renforcent cette tension dramatique, jusqu’aux derniers battements du tambour chamanique de Fabio. On a vraiment l’impression d’avoir touché le fond, de façon définitive

Sever s’ouvre de façon lente, sombre, et le reste du long de cette deuxième étape. Camilla y chante en italien :

 

"Se flebile
Stringi niente
Sogno che attende
Mentre mi sradichi"

 

Au milieu de cette immense plainte, on se retrouve accroché au vide, suspendu à rien d’autre que l’attente d’un rêve : celui d’être enfin arraché à cette profonde tristesse, à ce déracinement douloureux. Cette fois-ci, c’est Fabio qui assure les chœurs, renforçant encore davantage l’émotion poignante du passage. C’est magnifiquement beau, poétique, et tragique à souhait. 

 

Leave s'ouvre avec le chant déchirant de Camilla, hormis Lisa Gerrard, rarement une chanteuse ne m'avait autant pris aux tripes, touché en plein coeur et de mon âme. D'ailleurs, je trouve que cette partie là sonne pas mal Dead Can Dance, ce qui n'est absolument pas pour me déplaire. Mais cette plainte bouleversante est vite remplacée par plus de chaleur et d’espoir, lorsque les voix de Fabio et Camilla se rejoignent en parfaite harmonie. À ce moment-là, on sent que la douleur, le vide et l’ombre sont enfin laissés derrière. Quelque chose se rouvre. On avance vers la lumière, vers le mieux, vers un chemin nouveau, où l’on se retrouve, pleinement, et sur lequel la confiance renaît.

 

Pour conclure cette chronique (longue, certes, mais nécessaire), A Tergo Lupi nous offre un véritable chef-d’œuvre musical, visuel et artistique. On dit souvent que le troisième album est celui de la maturité ou de la confirmation : ici, Howl fait bien plus que confirmer : il renforce la place du duo parmi les groupes incontournables de la scène dark-folk. Et je dois le dire : Howl m’a parlé comme peu d’albums le font. Il m’a touché encore plus que Hide, que j’aimais déjà énormément. Mais là, on passe clairement à un autre niveau.

L’album frôle la perfection : aucun titre n’est à jeter, chacun possède sa propre singularité, sa force, sa beauté brute. Si je devais chipoter (parce que je suis peut-être trop matrixé aux œuvres découpées de Jean-Michel Jarre ou Mike Oldfield) j’aurais aimé que le triptyque final forme un seul et unique morceau découpé en trois parties distinctives, sans pause. Mais c’est vraiment pour pinailler.

Bravo Fabio & Camilla pour ce travail remarquable, d’une qualité absolument exceptionnelle.

 

Retrouvez et suivez l'actu d'A Tergo Lupi sur leur : Site officiel Facebook, Instagram, Bandcamp et le Shop

 

 

24 novembre 2025

Lionel Prado dévoile “INCARNATION”, un film à soutenir

 

Il y a 8 ans (déjà… le temps file à une vitesse folle !), je vous parlais de Lionel Prado. À l’époque, j’avais eu un vrai coup de cœur pour son univers, son regard, et son court métrage "INTROSPECTION" et mis en musique par le talentueux HOENIX.

Depuis, Lionel a sorti un second court métrage, “S’ABANDONNER AU SAUVAGE” en 2021: un voyage poétique au cœur de la forêt boréale du Grand Nord canadien. Je suis totalement passé à côté à sa sortie, mais mieux vaut tard que jamais pour rattraper ce genre de pépite.

 

Aujourd’hui, Lionel revient avec son troisième projet : “INCARNATION.” Voici le pitch :

 

C’est à l’autre bout du monde dans les contreforts de l’Himalaya que Lionel part à la découverte du sauvage et des mythes anciens qui y règnent. Durant cette immersion entourée de sommets vertigineux, il fait la rencontre de TT Namgail, un ladakhi bouddhiste qui vit à plus de 3500 mètres d’altitude dans une petite vallée reculée et dont la perception du monde le marquera à jamais.

— “Oser le chemin du soi.“

 

Pour finaliser ce film(la post-production, le mixage, l’étalonnage, la diffusion) Lionel a lancé une campagne participative sur Ulule.
Il lui manque 12 000 € pour boucler le projet. L’objectif minimum est de 12 000 €, mais s’il atteint 16 000 €, cela permettra aussi de couvrir une grande partie des frais de tournage et la création de l’affiche, qu’il a avancés de sa poche.

De belles contreparties sont proposées selon le montant que vous souhaitez offrir.
Si vous aimez la nature, la poésie visuelle, les récits initiatiques… ou juste les projets profondément humains, c’est vraiment un film à soutenir. 

 

Je fais une exception hors musique parce que Lionel est une personne profondément inspirante, authentique, et qu’il me semble important de soutenir son travail.  Je vous laisse avec la vidéo de présentation d’“INCARNATION” et le lien vers la la cagnotte ulule également.

 

Si vous souhaitez découvrir le travail de Lionel, c'est par ici : Site officiel, Facebook, Instagram, Patreon et Youtube, Ulule

 

 

21 novembre 2025

“HELLO” : la pop des introvertis selon Gervaise

 

Gervaise, c’est la nouvelle voix pop à surveiller de très près. Je l’ai découverte grâce à François Welgryn, et son dernier single “HELLO” m’a directement mis un sourire au cœur. : 

 

Gervaise, c’est pas un pseudo : c’est son vrai prénom. Et ça claque.

Sur son EP CHAIR TENDRE, elle a balancé sa vision du féminin, parlé de ses complexes, de ses looses et de son combat intérieur pour s’en libérer. Elle s’est fait remarquer par la presse (Tsugi, Simone, Francofans…) et a marqué pas mal d’esprits sur scène.

Son univers, c’est de la pop électro-urbaine, entre force brute et sensibilité à fleur de peau. Gervaise, c’est une guerrière fragile qui assume ses paradoxes : carnassière mais sensible, chanson mais pop.

 

Aujourd'hui Gervaise sort son deuxième single "HELLO" (après "FAME") issu de son premier album "LA PUDEUR" qui sortira le 30 janvier 2026, il y aura également une release party au Pan Piper à Paris ! 

Cette chanson, comme le dit si bien Gervaise, c'est une chanson pour les introvertis. Elle y parle de son anxiété sociale avec le sourire aux lèvres, en disant qu’elle préfère clairement les soirées maison avec son chat aux soirées watchi-watcha et autres mondanités dont elle est totalement allergique. Mieux encore : elle a trouvé le confinement plutôt cool (et franchement, je pense pareil !). 

 

Musicalement, elle mélange un arpeggiator très 80’s, avec une batterie hip-hop qui donne du rebond, de l’allure, et ce petit groove qui met automatiquement le corps en mode dandinage automatique. Le synthé est redoutablement efficace, la prod décolle, le refrain reste instantanément en tête

 

“Hello" m'a fait découvrir Gervaise qui possède une identité forte, sensible, libre. Une guerrière fragile qui transforme ses doutes en pop addictive. Vivement LA PUDEUR.  Et un immense merci à François  de m’avoir fait découvrir cette incroyable artiste !

 

Pour suivre et soutenir Gervaise c'est par ici :  Facebook, Instagram, YouTube et TikTok

Je vous laisse avec "Hello". Enjoy !

 

 

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19 novembre 2025

Lyric Noel met les tripes sur la table avec “Blood in the Water”

 

Nouvelle bombe musicale avec Lyric Noel et leur excellent nouveau single "Blood In the Water" ! J'avais découvert le groupe il y a 3 ans avec leur magistrale reprise "Carol of the Bells", une version metal ultra dynamisée, bien lourde que ce soit musicalement et vocalement ! Après, je n'avais pas trop cherché à développer l'exploration de leur univers, je m'étais éloigné du metal (hormis DIANNE et les quelques classiques incontournables pour moi CoF, SOAD....) à ce moment là en étant plus dans la vibe dark-folk et cie... J’avais donc mis leur nom de côté… jusqu’à ce que je tombe par hasard sur un extrait de Blood In the Water en scrollant mon feed Insta. Et là… claque monumentale.

Avant d’aller plus loin, petite présentation rapide :

 

 

 

Originaire de la région de Dallas‑Fort Worth (Texas), Lyric Noel a débuté seule avant que son projet ne prenne l’ampleur et ne devienne le groupe éponyme qu’on connaît aujourd’hui. À sa tête : Lyric Hollar (chant / autrice-compositrice) et Russell Hollar (guitare / production / compositeur) qui sont rejoints plus tard par Robert Gray (guitare / compos),et Jerrin Castillo (batterie / backup vocals)

 

Revenons donc à nos moutons à "Blood In the Water" qui nous plonge littéralement dans une ambiance suffocante et puissante. De tous les titres de Lyric Noel, c’est, à mon sens, leur titre le plus fort et celui qui me procure le plus de frissons, que ce soit musicalement, mais surtout vocalement sur lequel Lyric chante avec toutes ses tripes à la limite de la brisure. Plus d'une fois j'en ai eu à l'écoute de certains passages chantés surtout sur le dernier couplet "Blood for... / Blood in the water / Blood on their hands / blood in the water / blood on their hands". Nous sommes face à un texte riche de multiples symboles et métaphores puissantes, entre murs de verre qui renferment des secrets tus, courants qui entraînent vers les profondeurs, et cris enfermés dans le silence. L’ensemble évoque un traumatisme profond, enfoui, mais qui cherche à s’exprimer, à se libérer — quitte à éclabousser de rouge ce qui l'entoure.


La mer devient ici une métaphore du chaos intérieur, de cette noyade émotionnelle que l’on ne peut arrêter. Le refrain obsédant, martelé comme un mantra, agit presque comme un exutoire, un cri de révolte face à ce qui a été infligé. À travers ce texte, Lyric Noel semble évoquer une expérience profondément traumatique, quelque chose qu’elle a vécu, subi, qu’elle transforme en une vague de colère, de douleur, mais aussi de puissance retrouvée. Les images du verre brisé, des secrets enfouis, du corps fragmenté et du sang dans l’eau dessinent une descente vertigineuse, à la fois physique et mentale. Mais loin d’être une simple complainte, 'Blood in the Water' devient une libération, un cri viscéral, une reprise de pouvoir.

 

Le visuel qui accompagne Blood in the Water prolonge cette sensation d’étouffement et de tension émotionnelle. On y voit Lyric évoluer entre plusieurs états : tantôt debout avec le groupe, tantôt allongée (ou en rampant) dans l’eau, les yeux rouges, tenant un bouquet, qui est image puissante évoquant à la fois la mort symbolique et une forme de renaissance. Juste avant le passage final “Blood for…”, elle ouvre les yeux et reprend son souffle, comme si elle revenait à la vie après une noyade émotionnelle.

 

En parallèle, une autre version d’elle-même apparaît, portant un bijou en forme de mains sur les yeux autre symbole fort qui pourrait incarner la censure, l’aveuglement imposé, ou l’oppression vécue. Ce double visuel intensifie le message du morceau : celui d’une mémoire oppressante, d’un traumatisme enfoui, mais aussi d’une volonté de reconquête identitaire. Le clip ne montre pas, il suggère, mais avec une force esthétique redoutable.

 

C'est la première fois que je fais une analyse aussi poussée d'un morceau ainsi que d'un clip, mais cela me semblait très important de le faire. La chanson et le clip m'ont vraiment touché  et j'avais envie de mettre tout ce que je ressentais à lecture de celui-ci. 

 

Je vous laisse avec le clip et pour suivre et soutenir Lyric Noel, c'est par ici : site officiel, Facebook, Instagram, Patreon, Twitch et TikTok . Enjoy !!

 

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