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Aux notes enchantées

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Salut, moi c’est Steeve ! 42 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores. Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort. Si tu aimes les chroniques honnêtes, écrites le cœur, tu es au bon endroit. N’hésite pas à laisser un mot ou à partager tes propres découvertes
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Aux Notes Enchantées
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25 juillet 2025

Quand la musique devient émotion – bienvenue sur Aux Notes Enchantées.

Quand la musique devient émotion – bienvenue sur Aux Notes Enchantées.
Bonjour à toi, cher·e visiteur·se, Je m'appelle Steeve, passionné de musique depuis toujours, et je suis ravi de t’accueillir ici, sur Aux Notes Enchantées. Ce blog est né de l’envie de partager mes coups de cœur musicaux, de faire découvrir des artistes...
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29 juin 2026

Sangham : entre puissance, fragilité et prise de conscience

 

 

Aujourd'hui place au groupe Sangham que j'avais découvert quelques semaines avant mon hospitalisation de mars dernier et grâce à l'excellent compte Instagram de Naryka. Si vous êtes fans de metal, foncez découvrir son univers : il regorge de très belles découvertes et de groupes qui méritent clairement qu’on tende l’oreille.

 

Sangham est un groupe de metal moderne et progressif qui a vu le jour en 2020 à Marseille. Il se compose de :

 

  • Christelle Meunier (chants)
  • Cyril Lhuillier (guitares et chants)
  • Florian Le Bozec (batterie)
  • Calliste Vignali (basse)

 

Le nom du groupe provient du sanskrit “sangama”, qui désigne une confluence, et plus précisément la rencontre de trois fleuves sacrés en Inde : le Gange, la Yamuna et la Sarasvatî. Cette union entre plusieurs cours d’eau incarne aussi la rencontre du visible et de l’invisible, du physique et du spirituel. Dans la tradition hindoue, ce lieu est considéré comme un espace de purification et de libération comme l’explique le site Ekongkar Yoga

 

Je trouve que cette symbolique colle particulièrement bien à l’univers de Sangham, tant leur musique semble elle aussi chercher un point de rencontre : entre puissance et fragilité, tension et apaisement, matière brute et élévation intérieure.

 

 

 

 

J’ai découvert Sangham avec le titre Listen, un morceau très intime écrit par Christelle. Comme elle l’explique sur le compte Instagram du groupe, cette chanson est née à la suite d’une maladie de l’oreille, le cholestéatome, et de deux opérations qui lui ont fait perdre une grande partie de son audition.

 

À travers Listen, Christelle évoque le rapport que nous entretenons, en tant qu’êtres humains, avec la maladie, la vieillesse et la mort. Un sujet profondément sensible, abordé sans pathos, mais avec une sincérité qui touche immédiatement.

Musicalement, c’est du lourd : les riffs sont tranchants, incisifs, et donnent au morceau une puissance qui fait vraiment plaisir à entendre. Vocalement, Christelle impressionne par son efficacité et sa capacité à nous captiver dès les premiers instants. Elle enchaîne avec brio les passages en chant clair et en chant saturé, un mélange qui me plaît de plus en plus dans le metal au fil des années.

Côté puissance et saturation, Cyril n’est pas en reste non plus et apporte lui aussi une vraie intensité au morceau.
 

 

 

 

 

 

“Our Vain Pleasure” est un titre engagé, qui dénonce l’exploitation animale et la violence systémique dissimulée derrière nos habitudes de consommation. Sangham y questionne notre rapport au plaisir, au confort, et cette facilité que nous avons parfois à détourner le regard.

La chanson et le clip sont d’une qualité remarquable et se révèlent extrêmement bouleversants. Sur le plan vocal, le morceau repose sur un contraste saisissant entre des couplets empreints de fragilité, portés par le chant clair de Christelle, dont certaines nuances m’évoquent par moments Sharon den Adel, et des refrains beaucoup plus bruts, où les chants saturés de Cyril expriment la rage et la douleur.

 

Ce contraste donne au titre une intensité particulièrement forte, avec une émotion qui reste palpable du début à la fin et atteint son paroxysme dans les passages les plus puissants.
 

Le clip, quant à lui, est magistral et d’une justesse incroyable. Réalisé de manière à ne jamais laisser le spectateur à distance, il me semble presque impossible de ne rien ressentir durant son visionnage.

 

La vidéo, réalisée par Elise Meunier, aka Lili Youri Tchekhov, propose une immersion dans un univers dystopique où le personnage traverse une succession d’expériences marquées par la peur et la dépossession de soi. À travers une mise en scène symbolique et dérangeante, elle invite le spectateur à se placer du point de vue d’un être exploité, de sa naissance à sa mise à mort. Le résultat est pleinement bouleversant, mais aussi très dérangeant. Il faut avoir le cœur bien accroché pour aller jusqu’au bout du clip, en particulier lors de sa dernière partie, qui intègre des images issues de L214, FUTUR Association, SOKO Tierschutz et Espèces sans issue. Ces images donnent au propos une force supplémentaire et rendent impossible toute mise à distance confortable.

 

Je tiens également à souligner la performance phénoménale d’Olivia Verner, qui incarne avec une intensité bouleversante cet être exploité, malmené tout au long du clip. Sa présence et son  expressivité rendent le visionnage encore plus éprouvant, tant elle parvient à transmettre la peur, la vulnérabilité et la dépossession de soi. Je vous invite également à découvrir son compte Instagram, où l’on peut mesurer tout son talent de danseuse et de performeuse au rope dart.

 

 

Je ne suis pas végan, mais cette vidéo a eu le mérite de me faire à nouveau réfléchir à la question de l’exploitation animale, et aux souffrances infligées à des êtres vivants au nom de nos habitudes de consommation. Il fut une époque où je mangeais de la viande quotidiennement, en particulier de la viande rouge. Ces dernières années, après m’être renseigné sur les réalités de l’élevage intensif, j’ai drastiquement réduit ma consommation, au point de ne plus manger de viande qu’environ une fois tous les quinze jours.

 

Ce n’est sans doute pas parfait, et je pourrais probablement faire mieux. Mais ce clip rappelle justement que le plus important est peut-être de ne pas détourner le regard, de continuer à se questionner, et d’accepter que certaines prises de conscience se fassent aussi progressivement.

 

Ce que j’apprécie aussi chez Sangham, c’est cette volonté de ne pas lisser son propos. À une époque où beaucoup de choses semblent devenir de plus en plus aseptisées, et où l’on entend parfois que les artistes ne devraient pas exprimer leurs opinions, cette démarche me paraît importante.

 

La musique n’a jamais été uniquement un simple divertissement. Elle peut aussi être un espace de colère, de questionnement, de prise de conscience et de résistance. Les artistes sont aussi des citoyens, avec une sensibilité, un regard sur le monde et le droit d’exprimer ce qui les traverse, tant que cela ne sert pas à relayer des idées haineuses ou oppressives.

 

Avec Our Vain Pleasure, Sangham ne propose pas seulement un morceau puissant : le groupe utilise aussi sa musique pour interroger nos habitudes, nos angles morts et notre rapport au vivant. Et c’est précisément ce qui rend ce titre aussi marquant.

Dans cette continuité, on peut également noter que Sangham propose actuellement un t-shirt Our Vain Pleasure en édition limitée (en commande ici), dont le visuel s’inscrit directement dans le message porté par le morceau. 60 % des bénéfices des ventes seront reversés à FUTUR, une association engagée pour les animaux à travers des actions de sensibilisation, de terrain, de sauvetage, mais aussi de promotion du véganisme. Une belle manière de soutenir le groupe tout en prolongeant concrètement le propos du titre.
 

 

 

Avec Listen et Our Vain Pleasure, Sangham dévoile deux premiers aperçus particulièrement forts de son prochain album, The Radiant Crown, attendu pour octobre 2026. Deux titres très différents dans leur approche, mais traversés par une même intensité, entre introspection, engagement, colère, fragilité et quête de sens.

 

Si Listen touche par son intimité et sa manière d’aborder la maladie, la vieillesse et la mort, Our Vain Pleasure frappe de plein fouet par son propos engagé et son clip profondément dérangeant. Ces deux morceaux montrent un groupe capable de conjuguer puissance musicale, sincérité émotionnelle et regard critique sur le monde qui nous entoure.

 

Autant dire que The Radiant Crown fait déjà partie des albums que j’attends avec une grande impatience. Si Sangham poursuit dans cette direction, ce second disque pourrait bien marquer une étape majeure dans son parcours, et confirmer tout le potentiel d’un groupe français à suivre de très près.
 

 

Vous pouvez suivre et soutenir Sangham sur leur Bandcamp, Instagram, Facebook, YouTube, ainsi Soundcloud

26 juin 2026

Denuit : entre noirceur, poésie et lumière

 

 

À la recherche du temps perdu. Aujourd'hui, je vais enfin vous parler du duo Denuit, que je suis plus ou moins attentivement depuis déjà quelques années et auquel j'aurais dû consacrer une chronique bien plus tôt.

Je les ai découverts en 2022 grâce au partage Facebook d'une amie, avec le titre I'm Bleeding, qui m'avait immédiatement séduit. Mais il faut bien reconnaître que j'ai parfois tendance à m'éparpiller, à me concentrer sur certains styles musicaux plus que d'autres, sans compter quelques turbulences dans ma vie personnelle ces dernières années.

 

Comme le dit l'expression, mieux vaut tard que jamais. Et quoi de mieux que la sortie de leur nouveau single, Echo from Hell, pour enfin réparer cet oubli ?

 

 

Denuit est un duo français de darkwave formé en 2017 à Montpellier par Ivi Topp (synthés) et Lis Araignée (chant, claviers, flûte, gong). Après un premier album remarqué, Black Sun, paru en 2021, le groupe s'est progressivement imposé comme l'une des formations les plus captivantes de la scène darkwave française. Aujourd'hui, Denuit compte quatre albums à son actif, et un cinquième, Nothing lasts | forever, paraîtra sur les principales plateformes de streaming aux alentours d'octobre/novembre. Il sera prochainement possible de se procurer l'album en format CD sur le site officiel du groupe ainsi que sur leur Bandcamp.

 

 

Il y a beaucoup de choses que j'apprécie chez Denuit. Musicalement, le duo livre une darkwave à la fois sombre, percutante et redoutablement efficace. Aucune mélodie ne me laisse de marbre et chacune d'elles me donne irrésistiblement envie de danser.

 

Mais ce qui me touche tout autant, c'est la voix si singulière de Lis. Par moments, elle me rappelle celle de Siouxsie, tout en conservant une identité qui lui est propre. Avec la même aisance, elle chante en français comme en anglais et porte des textes empreints de noirceur, de poésie et d'une discrète lueur d'espoir : "J'ai oublié ton odeur / Mais pas tes yeux / Le gris couleur tempête / Celle qui te va le mieux" (Cendre), "Empoisonne-moi, mon cœur est ouvert / Plantes-y un couteau / Fais-le battre à nouveau" (Tiens-moi, Le monde tombe) ou encore "Sometimes I love you to death / After all, you're my lighthouse / Our souls are now bound together / Destined to merge ecstatically / In the blessed hellfire for all eternity" (I'm Bleeding).

 

 

 

À cela s'ajoute un procédé vocal que je trouve particulièrement réussi : Lis superpose régulièrement sa voix principale, posée dans les graves, à une seconde ligne plus aérienne dans les aigus. Ce jeu de contrastes apporte une véritable profondeur aux morceaux et participe pleinement à l'identité sonore de Denuit.

Echo from Hell, quatrième single extrait de Nothing lasts | forever, ne fait pas exception. Après le très mélodique et entêtant Tiens-moi, le monde tombe, le duo revient avec un titre plus frontal, teinté de sonorités EBM et intégralement interprété en anglais. Echo from Hell frappe aussi par la puissance de ses paroles, où s'affirme une volonté de reprendre possession de son propre corps : "Don’t touch me / I am not here / I don’t want you near / My body is only mine / My blood runs only in my veins"
 

 

Avec Echo from Hell, Denuit rappelle une nouvelle fois ce qui fait la force de son univers : une darkwave à la fois dansante, sombre et habitée, portée par une identité vocale immédiatement reconnaissable. Mais au-delà de ce nouveau single, c’est bien l’ensemble du parcours du duo qui mérite que l’on s’y attarde. Depuis Black Sun, Denuit creuse son propre sillon avec constance, intensité et une sincérité qui traverse aussi bien les mélodies que les textes. Après avoir trop longtemps repoussé le moment de leur consacrer une chronique, je peux désormais l’affirmer sans hésiter : Denuit fait partie de mes incontournables musicaux.

 

Pour suivre l'actualité de Denuit et soutenir le duo, rendez-vous sur leur : Site officiel, leur Bandcamp, ainsi que sur leurs pages Facebook, InstagramYouTube, TikTok et Patreon ! 

23 juin 2026

Faeloria : la beauté d'une rencontre musicale inattendue

 

 

Aujourd'hui, j'ai très envie de vous partager le projet musical de Faeloria, qui a pris vie il y a seulement quelques mois, mais qui possède déjà tout d'une grande artiste. Je l'ai découverte complètement par hasard en faisant défiler Instagram, et ce fut une très belle surprise.

 

Faeloria est un projet dark folk créé par Kécia Paquin Lafaille. À travers ses compositions, l’artiste invite l’auditeur à un voyage introspectif où se mêlent ombre et lumière, émotion et spiritualité. Une musique délicate et atmosphérique, qui semble chercher à révéler ce qui se cache au plus profond de nous-mêmes.

 

Actuellement, Faeloria a publié deux chansons : Ostara et Algiz. Elle a également collaboré avec le talentueux Gealdýr sur le titre Wyrmbana II. Sur son compte Instagram, on peut aussi découvrir plusieurs extraits, tous plus merveilleux les uns que les autres. 

 

 

 

Dès les premières notes, Faeloria nous embarque dans un univers à la fois doux, mystérieux et profondément immersif. Les nappes synthétiques planantes renforcent la dimension onirique des compositions et invitent à la contemplation, tandis que le tambour chamanique présent sur Ostara m'évoque les battements d'un cœur.

 

Le côté immersif est pleinement exploité sur Algiz avec le croassement d'un corbeau en introduction et l'utilisation d'une tagelharpa, qui est définitivement l'un de mes instruments préférés. Le morceau dégage une magnifique atmosphère chamanique qui m'emporte à chaque écoute.

 

Faeloria possède une beauté et une puissance vocales incroyables, qui me donnent la chair de poule à chaque écoute, une sensation encore renforcée lorsque je branche mon casque. Pour moi, elle fait partie des plus belles voix de la scène dark folk actuelle, avec certaines intonations qui peuvent évoquer, par moments, la talentueuse Lisa Gerrard.

 

Faeloria est clairement une artiste que je vais suivre attentivement, en espérant la sortie d’un EP en fin d’année ou au début de l’année prochaine. Je vous laisse avec OstaraAlgiz et le magnifique clip de Wyrmbana II : branchez votre casque, si vous en avez un, respirez profondément, fermez les yeux et laissez-vous guider à travers ces trois fabuleux titres.

 

Vous pouvez suivre et soutenir le travail de Faeloria sur son : Site officiel, Facebook, Instagram, Bandcamp, Soundcloud, TikTok et X . Je vous invite également à découvrir son compte Instagram emerald.tatoo car ses réalisations sont tout simplement somptueuses et méritent d'être vues. Dommage pour moi qu'elle vive au Canada et non en France !

 

 

 

 

 

 

22 juin 2026

Landroid - Constellation : un voyage cosmique au cœur des liens invisibles

 

 

Ça y est !! Landroid est bel et bien de retour avec un nouvel album intitulé Constellation, sept ans après l’excellent Imperial Dunes !

 

Pour accompagner cette sortie, Landroid a eu la géniale idée de proposer à sa communauté une expérience immersive durant cinq jours, complétée par l’envoi d’un passeport numérique. Celui-ci dévoilait la liste des onze titres, leurs paroles, ainsi que différentes énigmes et missions particulièrement ludiques. Chaque jour, un nouveau mail nous invitait également à découvrir les coulisses de la création de Constellation : l’arrivée de Nigel au sein du groupe, les premières idées de chansons enregistrées par Cooper sous forme de notes vocales, les carnets d’écriture de Hank the Dragon ou encore une capsule temporelle nous emmenant à la découverte du passé musical de chacun des membres.

 

Faute de temps et d’organisation personnelle, je n’ai malheureusement pas pu participer pleinement à cette aventure. J’ai néanmoins trouvé cette initiative particulièrement intéressante et enrichissante, malgré un petit bémol : les vidéos partagées par le groupe ne proposaient que des sous-titres en anglais, ce qui pouvait rendre leur compréhension parfois difficile.
 

Avant toute chose, il est important de préciser que Constellation n’est pas un simple album, mais un album-concept construit autour des liens qui nous unissent. Il évoque ces fils invisibles qui nous relient à notre passé, à notre avenir et aux personnes qui façonnent notre existence. À l’image d’étoiles dispersées dans le ciel nocturne, chacun suit sa propre trajectoire. Pourtant, lorsque celles-ci se croisent et se rejoignent, elles finissent par dessiner quelque chose de plus vaste : une constellation.

 

L’arrivée de Nigel Roman au sein de Landroid s’intègre d’ailleurs parfaitement dans l’univers de Constellation. Loin de donner l’impression d’une présence extérieure ou simplement additionnelle, il participe pleinement à la nouvelle ampleur narrative de l’album. Son apport renforce autant la dimension humaine du récit, centrée sur deux amants pris dans une spirale irréversible, que sa portée plus mythologique liée à Yaldabaoth et à cette création imparfaite dont les conséquences échappent à celui qui l’a déclenchée. L’alchimie avec Cooper est également l’une des grandes réussites de l’album : les deux sont véritablement en osmose, leurs voix et leurs sensibilités se répondant avec une belle évidence.

 

À travers cette nouvelle dynamique, Landroid gagne en relief et en profondeur. Les voix, les points de vue et les émotions semblent se répondre comme différentes étoiles d’une même carte céleste, donnant à l’album une cohérence encore plus forte.
 

Constellation s’ouvre avec The Beginning, un morceau puisant dans le récit gnostique de la création du monde. Celui-ci met en scène Yaldabaoth, un être imparfait qui, se croyant seul maître de l’univers, façonne le monde matériel malgré les avertissements des puissances divines qui lui sont supérieures.

 

Derrière cette dimension cosmique apparaît déjà la question centrale de l’album : que se passe-t-il lorsque l’on déclenche quelque chose qu’il devient impossible d’arrêter ?

Le récit quitte alors les origines de l’univers pour se resserrer autour de deux amants. Après avoir braqué une banque, ils se retrouvent confrontés à un coup de feu qui fera irréversiblement basculer leur existence. Deux histoires en apparence très éloignées, mais traversées par la même peur : celle des conséquences d’un acte sur lequel il n’est plus possible de revenir.

 

 

Tout au long de son écoute, je n’ai pu m’empêcher de trouver ce deuxième album de Landroid terriblement poétique et touchant, autant par ses paroles et les thèmes abordés que par sa dimension musicale.

Parmi ces thématiques, le groupe évoque avec une grande justesse les héritages invisibles, notamment avec Autonomous, qui interroge le poids du passé, la figure paternelle et la nécessité de trouver sa propre voie.

 

Mais Constellation parle surtout de l’amour comme lien, refuge et vertige, à travers des titres comme Say My Name, Nine Moons, When You Close Your Eyes ou encore Stay.

Dans cette partie de l’album, Landroid explore différentes nuances du sentiment amoureux : l’attirance, le manque, la mémoire et cette peur de voir l’autre nous échapper.

Say My Name possède une dimension plus immédiate et charnelle, tandis que Nine Moons s’impose comme l’une des plus belles respirations de l’album. Plus proche de la ballade, le titre touche par sa mélancolie lumineuse et cette sensation d’éloignement que l’on tente malgré tout de traverser. When You Close Your Eyes prolonge cette idée en laissant apparaître les fantômes du passé, ces souvenirs amoureux qui continuent d’habiter les lieux, les gestes et les silences.

Plutôt que d’exister séparément, ces chansons semblent former une même constellation intime autour du désir, de l’absence et de la persistance des souvenirs.

 

Et justement, Stay occupe une place particulière dans l’album, puisqu’il s’agit sans doute de mon titre préféré de Constellation. Peut-être parce qu’il évoque cette immense peur de voir l’autre s’éloigner, même lorsqu’il est encore présent à nos côtés. On y ressent une supplication intime, presque désespérée, magnifiquement portée par Nigel, qui fait selon moi des merveilles sur cette chanson. Comme si le simple fait de demander à l’autre de rester devenait déjà un aveu de fragilité. Le refrain, construit autour de cette supplication simple, "Stay / Please stay / I’ll do anything", résume à lui seul toute la fragilité du morceau.

 

 

Landroid y capte avec beaucoup de justesse ce moment trouble où l’amour ne suffit plus forcément à retenir quelqu’un, mais où l’on continue malgré tout à tendre la main. Dans le cadre de Constellation, Stay devient alors l’une des étoiles les plus sensibles de l’album : celle qui rappelle que les liens qui nous unissent peuvent être puissants, mais aussi terriblement vulnérables.

 

Musicalement, j’adore également sa ligne de basse énergique et hypnotisante. Cooper y fait preuve d’une grande maîtrise : cette basse apporte selon moi toute la profondeur du morceau, comme un mouvement intérieur qui maintient la chanson en tension permanente.

Cette importance accordée à la basse se prolonge sur Say My Name, où elle continue d’occuper une place essentielle. Elle donne au morceau une pulsation plus charnelle, presque magnétique, comme si elle venait traduire physiquement l’attirance entre les deux personnages. Après la supplication fragile de Stay, Say My Name semble prolonger ce même lien sous une forme plus fiévreuse et immédiate.

La basse devient alors l’un des fils invisibles de l’album, reliant les chansons entre elles autant qu’elle relie les émotions des protagonistes.

 

 

 

Hank the Dragon trouve également une place importante dans cette traversée émotionnelle. Déjà marquant lors de sa sortie, le titre prend encore plus de sens une fois replacé au cœur de Constellation. Il ne fonctionne plus seulement comme un morceau magnifique, efficace et terriblement addictif, mais comme une pièce essentielle du puzzle imaginé par Landroid.

Dans le contexte de l’album, Hank the Dragon semble prolonger les questionnements autour de l’erreur, de la fragilité et de cette possibilité de retomber amoureux malgré les blessures. Il y a dans ce titre quelque chose de profondément humain : cette impression d’avoir cassé quelque chose, de ne pas toujours savoir comment réparer, mais de continuer malgré tout à chercher une forme de lumière au milieu des morceaux éparpillés.

 

 

 

Cette fragilité se prolonge ensuite sur Sometimes, autre moment particulièrement touchant de Constellation. Cooper y chante tout en douceur, avec cette impression de venir nous cueillir presque sans prévenir. Sa voix avance avec une grande délicatesse, comme si l’émotion n’avait pas besoin d’être forcée pour nous atteindre.

Musicalement, le morceau conserve cette basse profonde et scotchante, qui maintient l’ensemble dans une forme de gravité intime. Nigel intervient quant à lui en chœur de manière discrète, presque en arrière-plan, mais suffisamment pour apporter une couleur supplémentaire au titre. Cette présence subtile renforce la dimension fragile et spirituelle de Sometimes, qui interroge la foi, la peur et cette forme d’amour invisible auquel il faut accepter de croire sans toujours le comprendre.

 

 

Cette dimension spirituelle trouve son aboutissement avec The Ending, qui vient refermer la boucle ouverte par The Beginning. Landroid y relie la mort des deux amants à une forme de fin du monde, non pas pensée comme une catastrophe, mais comme une libération. Dans la lecture gnostique qui accompagne l’album, le monde matériel créé par Yaldabaoth est imparfait et temporaire. Lorsque les âmes retrouvent leur lumière intérieure, elles peuvent alors se détacher de cette réalité et retourner vers le Plérôme, ce royaume de plénitude spirituelle évoqué dès le début du voyage.

 

Dans ce contexte, The Ending ne sonne pas comme une conclusion brutale, mais comme une dissolution progressive. Après les choix irréversibles, les héritages invisibles, les amours fragiles et les souvenirs qui persistent, le morceau donne l’impression que tout revient à la source. La fin devient alors moins une disparition qu’un passage, comme si Constellation achevait son récit en transformant la perte en retour vers quelque chose de plus vaste.
 

Pour conclure cette chronique, Constellation est un excellent album, profondément touchant, pour lequel j’ai un énorme coup de cœur. C’est un voyage musical qui s’écoute d’une seule traite, porté par une cohérence remarquable et une forte constance du début à la fin. Chaque titre semble trouver naturellement sa place dans l’ensemble, comme si Landroid avait pris le temps de construire un univers où rien n’est laissé au hasard.

Le groupe conserve cette ambiance lynchienne qui faisait déjà partie de son identité sur Imperial Dunes, mais la pousse ici encore plus loin. Tout paraît plus abouti, plus maîtrisé, plus immersif. Constellation possède cette capacité à installer des images mentales très fortes, entre rêve étrange, romance blessée, fuite en avant et vertige cosmique.

 

Sept ans après Imperial Dunes, Landroid ne se contente donc pas de revenir avec un nouvel album. Le groupe élargit son univers, affirme une nouvelle dynamique et signe une œuvre ambitieuse sans jamais perdre son cœur émotionnel. L’arrivée de Nigel apporte une vraie profondeur supplémentaire, tandis que l’alchimie avec Cooper renforce l’intensité de l’ensemble. Greg, de son côté, reste essentiel à cet équilibre : sa présence participe à cette identité sonore si particulière, à la fois élégante, mystérieuse et profondément immersive.

Avec ses mélodies accrocheuses, ses basses profondes, ses voix parfaitement complémentaires et son concept aussi poétique que fascinant, Constellation fait partie de ces albums qui gagnent encore en puissance au fil des écoutes. Un album sensible, immersif et terriblement attachant, qui confirme que Landroid est bel et bien de retour, et de la plus belle des manières.
 

Pour suivre l'actualité de LANDROID vous pouvez le faire via leur : Site officielFacebook , Twitter , Instagram et Bandcamp .

 

 

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12 juin 2026

Krystal System – Da Punch : l’impact en pleine face

 

 

Avec Da Punch, Krystal System ne revient pas sur la pointe des pieds : le groupe défonce la porte, branche les machines et balance un uppercut électro-metal en pleine face. Quatrième album de la formation, ce nouveau disque porte son nom à merveille tant il frappe fort, avec une énergie frontale, nerveuse et dévastatrice. Après plus de dix ans d’attente, autant dire que le retour valait largement le coup.

 

Le coup est porté dès le titre éponyme de l’album, Da Punch, morceau percutant, nerveux à souhait, traversé par une tension permanente et un sentiment d’urgence. Cette urgence transparaît pleinement dans les paroles, où Krystal System dresse le portrait d’un monde au bord de la rupture : les arbres brûlent, les mers débordent, la pression monte, tandis que l’humanité reste prisonnière de son inertie. La phrase “We don’t feel, we don’t move, we don’t care” résume à elle seule toute la force du morceau : un constat glaçant sur notre capacité à rester immobiles face au chaos. Pourtant, le refrain laisse aussi entrevoir une envie de rupture, celle de chercher un autre endroit, de sortir de cette course absurde et de lâcher prise.


Avec Someday, Krystal System déplace le curseur vers un territoire plus intime et mélancolique. Après l’urgence frontale de Da Punch, le morceau ouvre une brèche intérieure, traversée par le souvenir, la solitude et le besoin d’ailleurs. Le “un jour” du titre sonne comme une promesse fragile : prendre le risque, dire adieu, apaiser les traces de la mémoire et atteindre un autre espace. Entre l’envie de rester et celle de partir, entre la blessure de la solitude et la possibilité d’en faire une force, Someday transforme l’isolement en matière sensible. Textuellement, la noirceur se fait plus douce, tandis que musicalement, le titre conserve toute sa force percutante et tranchante. L’ensemble n’en est pas moins poignant, porté jusqu’à sa conclusion par un effet de clavecin qui s’intègre à la perfection et apporte une touche d’originalité particulièrement réussie.

Je ne vais pas revenir en détails sur Eclats rouges car je l'ai chroniqué en tant que single en juillet dernier (tout comme je ne reviendrais pas sur Skippy bop). Ce que je peux rajouter en plus, c'est que son texte prolonge parfaitement l’imagerie du combat qui traverse Da Punch : le ring, les coups, les corps mis à l’épreuve, mais aussi la violence transformée en spectacle, entre lumières, paris et bookmakers. Les “éclats rouges” deviennent alors autant des traces de coups que des fragments de rage et de douleur, tandis que les “étoiles étalées sur les paupières” donnent au titre une dimension presque visuelle, entre brutalité physique et vertige intérieur. 

 

 

 

On enchaîne avec l’excellente Iryna’s Song, qui voit cette fois Seven ouvrir le chant, un choix particulièrement appréciable tant sa voix rauque et puissante apporte une intensité immédiate au morceau. Musicalement, le titre s’impose dans une veine indus comme je les aime, avec un beat lourd, une guitare omniprésente et une mélodie imparable qui rend l’ensemble ultra dansant. Et c’est précisément ce décalage qui rend les paroles encore plus bouleversantes, puisque Bonnie m’a confié que le morceau faisait écho au meurtre d’Iryna Zarutska, jeune réfugiée ukrainienne assassinée en août 2025 dans une rame du métro léger de Charlotte, aux États-Unis. Entre douleur, innocence fauchée et prière vers l’Éden, Iryna’s Song devient alors bien plus qu’un morceau percutant : un hommage sombre, vibrant, et profondément humain.

 

 

Neon Cage démarre sur une introduction que j’aime beaucoup, dans cet esprit un peu “à l’ancienne” où l’on entend les membres du groupe échanger entre eux et faire quelques tests de son. Ce genre de détail apporte immédiatement une dimension plus humaine au morceau, comme si l’on entrait dans le studio avec Krystal System avant que la machine ne se mette pleinement en route. On retrouve d’ailleurs ce même esprit à la fin du titre, lorsque le son baisse progressivement jusqu’à clôturer définitivement le morceau. J’adore retrouver ce type d’effet, qui donne au titre une présence plus organique, presque comme si l’on assistait à une prise vivante plutôt qu’à une simple piste figée. Côté texte, Neon Cage évoque davantage une forme de discipline et de construction de soi dans un monde moderne, électrique et sous pression. La “cage néon” devient alors moins une prison qu’un espace de tension, presque un terrain d’entraînement intérieur, où l’on avance entre contrôle, endurance et volonté de se forger soi-même.

 

Place à Mélodie en sous-sol, seul titre instrumental de l’album, et quel instrumental ! Référence évidente au film d’Henri Verneuil, ce morceau semble pourtant porter son titre bien au-delà du simple clin d’œil : la mélodie paraît réellement provenir d’un endroit caché, comme une boîte à musique souterraine dont on entendrait le mécanisme se remonter tout au long du morceau. L’ambiance y est clairement cinématographique, quelque part entre dystopie et univers industriel, avec cette impression d’avancer dans un décor sombre, métallique, presque abandonné. Un titre court, mais particulièrement évocateur, qui installe à lui seul des images très fortes.

 

Poursuivons avec Soleil Noir, titre qui s’ouvre sur une batterie envoyant toute sa puissance percutante. Le morceau frappe autant par son énergie que par son atmosphère urbaine et nocturne, portée par des images très visuelles : sirènes à 200 décibels, écran de verre, phalènes attirées par la lumière et cette “déesse” inattendue qui prend les traits d’une Citroën. Derrière ces visions à la fois poétiques et grinçantes, Soleil Noir dessine un monde saturé de bruit, de reflets et de faux éclats. Un morceau frontal et très visuel, où la nuit industrielle devient un véritable théâtre électrique, mais aussi un espace de retrait, comme si la solitude devenait une manière de résister au vacarme extérieur.

 

Nouvel Age est la chanson la plus calme de l'album même si les paroles restent percutantes et sarcastiques avec une critique de notre monde moderne qui promet beaucoup, mais formate tout sur son passage. Le texte, mordant et sarcastique, évoque une époque du calibrage, de l’image et du superflu, où “hors du calibrage, point de salut”. Derrière les promesses de partage, de libération et de progrès, le morceau laisse surtout entendre une société obsédée par l’apparence, les sondages et l’art de plaire. Dans les couplets et le refrain en français, Bonnie étire presque systématiquement les derniers mots de chaque vers avec une intonation descendante, donnant au chant une couleur hypnotique et désabusée. Ce procédé vocal renforce parfaitement l’ironie mordante du texte, comme si chaque phrase retombait lourdement sur ce “Nouvel Age” calibré et sans relief.

 

 

On arrive sur mon titre préféré de l’album avec A World That Is Yours, qui m’évoque par moments Rammstein, notamment Du Hast, dans cette façon d’installer une pulsation électro en arrière-plan. C’est puissant, indus à mort et explosif à la fois : tout ce que j’adore ! Sur ce morceau, Seven assure les couplets tandis que Bonnie prend en charge le refrain, et l’association fonctionne à merveille. L’ensemble se révèle terriblement efficace, avec une mélodie qui reste immédiatement en tête. Derrière son titre, que l’on pourrait traduire par “Le monde t’appartient”, A World That Is Yours évoque un amour absolu, sans concession, traversé à la fois par les souffrances, les joies et l’espoir. Le morceau ne sonne pas comme un simple hymne lumineux, mais plutôt comme une déclaration intense, où l’amour devient un monde à part entière, avec ses blessures, ses élans, ses cages intérieures et son besoin de liberté. La phrase “Inside a cage I think about how freedom feels” prend alors tout son sens : même au cœur des limites, des doutes ou des douleurs, quelque chose continue de chercher l’air, la lumière et la possibilité d’aimer pleinement.
 

 

 

Place ensuite à Headhunter, reprise du célèbre titre de Front 242. Un choix qui tombe sous le sens tant l’héritage EBM et électro-indus semble dialoguer naturellement avec l’univers de Krystal System. Le groupe ne se contente pas d’un simple hommage : il s’approprie le morceau avec son énergie propre, ses guitares, sa tension et cette manière de faire sonner l’indus de façon à la fois frontale et organique. Sincèrement, la reprise est absolument excellentissime, au point que je la préfère même à l’originale !
 

Poursuivons avec l’hypnotique What If I Fail?, que j’adore également ! La chanson est intégralement chantée par Seven, et c’est d’ailleurs l’une des grandes forces de Krystal System : que ce soit Bonnie ou Seven derrière le micro, le rendu vocal fonctionne à merveille. Il m’arrive assez souvent, dans ce genre de configuration, d’être davantage sensible à l’une des deux voix. Ici, rien de tout cela : les deux apportent quelque chose de fort, de complémentaire, et le résultat est excellent dans les deux cas. Une fois encore, Krystal System signe un refrain qui fait mouche, porté par une mélodie qui s’accroche immédiatement en tête. Côté texte, What If I Fail? aborde le doute sous la forme d’une métaphore maritime. Construire un bateau, lever l’ancre, affronter les tempêtes, les calmes plats et l’incertitude du voyage : tout semble parler d’un départ nécessaire, mais traversé par la peur de tomber, de se tromper de route ou de ne pas arriver à temps. Pourtant, malgré l’horizon vide, une phrase résume toute la force du morceau : “But still I’m sailing”. Malgré le doute, continuer à naviguer.


Déjà abordé lors de ma chronique consacrée au single Éclats Rouges, Skippy Bop mérite tout de même d’être replacé dans l’ensemble de Da Punch. Avec son ton grinçant et son refrain volontairement absurde, le morceau tourne en dérision un monde administratif et entrepreneurial déshumanisé, où tout semble passer par les tickets d’admission, les conditions d’adhésion, les dossiers imparfaits, la restructuration et le rendement optimum. Derrière son apparente légèreté, Skippy Bop cache une critique mordante du langage corporate et de ses formules toutes faites, comme si l’absurde devenait la seule réponse possible face à une machine qui broie les individus avec le sourire.

 

 

Terminons ce voyage musical avec Wonder Who?, qui s’ouvre sur une superbe introduction au piano (et se conclue de la même façon : frissons garantis) avant de basculer vers une ambiance plus synthétique. Le refrain se distingue notamment par un effet vocal cybernétique très original et parfaitement réussi, au point de donner presque l’impression d’entendre une présence mécanique prendre le relais. Clin d’œil volontaire aux êtres cybernétiques de Doctor Who ? Difficile à dire, mais l’effet fonctionne à merveille et apporte au morceau une vraie singularité.

La question “Wonder who is pulling the strings?” revient alors comme une idée fixe : qui tire réellement les ficelles ? Derrière l’apparente simplicité des paroles, le titre laisse planer une sensation plus trouble, presque liée aux mécanismes de l’inconscient. Entre joie, piqûres, mouvement permanent, vitesse et besoin soudain de tout arrêter, Wonder Who? semble interroger cette part invisible de nous-mêmes qui agit, décide, fuit ou se fige sans toujours se laisser comprendre. Une conclusion efficace, presque entêtante, qui clôt l’album sans apporter de réponse claire, mais en laissant résonner une dernière inquiétude.
 

Pour conclure, Da Punch est un excellent album de Krystal System, et même, à mes yeux, le meilleur du groupe. Aucun titre ne semble en dessous d’un autre : l’ensemble fait preuve d’une constance remarquable tout au long de ses 13 morceaux, sans baisse d’intensité ni passage dispensable. Je suis d’autant plus heureux de pouvoir enfin chroniquer un album de Krystal System, tant le groupe fait clairement partie de mes formations préférées. Avec Da Punch, Bonnie, Seven et Phi signent un retour puissant, inspiré et sans concession, à l’image d’un album qui porte décidément son nom à merveille.

 

Vous pouvez pré-commander Da Punch en format physique sur le site d'Alfa Matrix et en format numérique sur le Bandcamp d'Alfa Matrix également ! Vous pouvez suivre Krystal System via leur : site officiel, Facebook et YouTube !

 

 

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