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Aux notes enchantées

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Salut, moi c’est Steeve ! 42 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores. Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort. Si tu aimes les chroniques honnêtes, écrites le cœur, tu es au bon endroit. N’hésite pas à laisser un mot ou à partager tes propres découvertes
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Aux Notes Enchantées
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25 juillet 2025

Quand la musique devient émotion – bienvenue sur Aux Notes Enchantées.

Quand la musique devient émotion – bienvenue sur Aux Notes Enchantées.
Bonjour à toi, cher·e visiteur·se, Je m'appelle Steeve, passionné de musique depuis toujours, et je suis ravi de t’accueillir ici, sur Aux Notes Enchantées. Ce blog est né de l’envie de partager mes coups de cœur musicaux, de faire découvrir des artistes...
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18 septembre 2026

Sangham - "Reclaim", un hymne écoféministe puissant et incandescent

 

 

En juin dernier, je vous parlais de ma découverte du groupe Sangham, qui fut une véritable révélation metal et un immense coup de cœur ! Le 11 septembre dernier, le groupe a publié un nouveau single intitulé Reclaim, accompagné d’un clip qui sont tout simplement incroyables ! Il s’agit du dernier extrait de The Radiant Crown, qui sortira le 16 octobre prochain.

 

Comme expliqué dans ma précédente chronique, Sangham est un groupe engagé sur de nombreux sujets, notamment la défense de la cause animale et la dénonciation de la maltraitance envers les animaux dans Our Vain Pleasure. C’est une nouvelle fois le cas avec Reclaim, véritable hymne écoféministe.

 

La chanson ne parle pas simplement de reprendre le pouvoir. Elle présente la création, la solidarité et la transmission comme des formes de résistance face aux logiques de domination, qu’elles touchent les femmes, les identités ou le vivant.
 

Dès les premières paroles, Sangham pose une image particulièrement forte : celle d’une fleur qui, malgré sa fragilité, parvient à pousser à travers l’asphalte qui tente de l’étouffer. Une métaphore si centrale qu’elle se retrouve jusque sur la pochette du single, où cette fleur devient presque l’emblème visuel de Reclaim. Pour le groupe, la vulnérabilité n’est pas synonyme de faiblesse : elle peut au contraire se transformer en force et devenir un puissant moteur de résistance. 

 

Le texte devient ensuite beaucoup plus frontal avec « Her uterus is not territory to be conquered ». Le corps féminin n’est pas un territoire à conquérir ou à contrôler, et Reclaim affirme avec force le droit des femmes à reprendre possession de leur corps, de leur voix et de leur liberté.

 

Cette volonté de transformer la vulnérabilité en force se retrouve pleinement dans le clip réalisé par Elise Meunier, alias Lili Youri Tchekhov, que je trouve vraiment magistral ! Reclaim regorge d’images chargées de symboles, et celle qui m’a le plus marqué est sans doute la grenade que Christelle tient entre ses mains. Le groupe m’a précisé qu’elle est utilisée à la fois comme symbole de fécondité, mais aussi pour sa proximité avec la pomme dans la symbolique religieuse, en référence au fruit défendu mangé par Ève. Sangham souhaitait également jouer avec l’évocation du sang, tout en laissant volontairement l’interprétation ouverte.

 

 

Pour ma part, j’y vois également une représentation de l’utérus traversant différentes étapes de la vie d’une femme. Le plan où le sang coule le long du bras de Christelle, tandis qu’un grain s’échappe de la grenade, m’évoque le cycle menstruel et les règles. Plus tard, lorsqu’elle assène violemment un coup de poing au fruit, j’y vois aussi une possible évocation de l’endométriose, avec ces douleurs parfois décrites comme de véritables coups de poignard. Une interprétation personnelle, bien sûr, puisque le groupe a justement choisi de laisser la symbolique ouverte.

 

Pour évoquer la sororité, Sangham a fait le choix de réunir dix artistes féminines de la scène metal française actuelle : Eva (Grandma’s Ashes), Sofia (No Terror In The Bang), Lola (Encounters), Audrey (Ianwill), Nao (Aora Paradox), Amanda (Cyb1rth), Mélodie (Ghetto Paradise), Alaia (Neura), Emmanuelle (Aliore) et Alice (CTRALTSUPPR).

 

En toute transparence avec vous, musicalement, je n’en connais encore aucune. J’avais simplement déjà vu passer le nom de Grandma’s Ashes, sans prendre le temps de les écouter. Une lacune qui sera corrigée très prochainement, tout comme pour les neuf autres groupes !

 

 

 

Leur présence n’est pas uniquement là pour faire joli. Chacune a participé au clip en partageant des moments avec Christelle, qui les met parfaitement en avant et en valeur ! J’aime particulièrement le passage qui précède le dernier couplet, lorsque les dix musiciennes sont filmées une à une en gros plan, de nuit, éclairées par une lumière de feu qui accentue encore la force et la détermination qui se dégagent de leurs visages.

 

Chacune impose une présence très forte à l’écran, avec des regards et des attitudes d’un charisme fou, l’ensemble étant parfaitement porté par une batterie et des guitares ultra percutantes et incisives. Cette succession de visages donne encore plus de poids au message du morceau, comme si chaque femme venait incarner à sa manière cette idée de résistance et de reprise de pouvoir.

 

La partie finale de Reclaim a également été réenregistrée avec les dix chanteuses, offrant à mes yeux le moment le plus fort du titre et le faisant basculer dans une dimension encore plus intense que la version single. Le dernier couplet :

 

Tremble, tremble, inquisitors 
Their mothers whisper to them 
The knowledge of their ancestors
The Pythias have emancipated themselves

 

est d’abord chanté a cappella par les onze chanteuses, le poing levé, à l’exception de Christelle qui brandit une épée rouge sanguinolente. Ce passage offre un premier moment de pure émotion et m’a donné d’immenses frissons. Puis un roulement de batterie vient rompre cette suspension avant que le morceau ne reparte avec une puissance décuplée, donnant au final une dimension presque épique et incantatoire.

 

Pour conclure, Reclaim est un titre fabuleux et l’un de mes préférés de Sangham. Je ne peux également que saluer l’initiative du groupe de mettre en lumière des musiciennes encore sous-représentées et trop souvent invisibilisées au sein de la scène metal. À l’heure où l’extrême droite occupe une place de plus en plus importante dans le paysage politique de nombreux pays et où, en France, le RN se situe très haut dans les intentions de vote pour l’élection présidentielle de 2027, je trouve ce type de prise de parole artistique particulièrement important. D’autant que les droits des femmes connaissent encore des reculs à travers le monde.

 

Vous pouvez suivre et soutenir Sangham sur leur Bandcamp, Instagram, Facebook, YouTube, ainsi Soundcloud

 

 

10 août 2026

Roberta Gulisano, entre lumière sicilienne et textes sans concession

 

Dans quelques jours débutera le festival Les Traversées de Tatihou, et je souhaitais revenir avec vous sur quelques-uns des artistes qui m’ont marqué lorsque j’ai découvert la programmation. Je commence avec l’une des plus solaires d’entre eux : Roberta Gulisano, chanteuse folk contemporaine italienne. Mais avant de nous intéresser à sa musique, faisons d’abord connaissance avec cette artiste sicilienne au parcours particulièrement intéressant.

 

Roberta Gulisano débute son parcours à l’âge de 12 ou 13 ans, dans le cadre d’un atelier de danses traditionnelles organisé au lycée. Très timide, elle y trouve d’abord une manière de s’exprimer et de créer du lien avec ses camarades. Le groupe devient ensuite la Compagnia Triskele, au sein de laquelle elle évolue principalement comme danseuse. Son passage au chant se fait presque par hasard lorsqu’une chanteuse tombe malade et qu’on lui demande de la remplacer.

Lorsqu’elle part étudier à l’université de Palerme, son horizon musical s’élargit grâce à son implication dans la scène locale. Elle intègre ensuite le conservatoire Vincenzo Bellini, où elle étudie le jazz et commence à composer ses propres morceaux.  Sa première chanson entièrement structurée, « Mennula Amara », voit le jour en 2008. Elle figurera huit ans plus tard sur son deuxième album, Piena di(s)grazia.


 

 

Cette formation et ces différentes expériences lui permettent peu à peu de façonner son propre univers musical, entre chanson d’autrice, influences jazz et traditions siciliennes. En 2012, elle dévoile son premier album, Destini Coatti, un projet inspiré par l’œuvre de l’écrivaine Goliarda Sapienza et consacré à plusieurs destins de femmes.
 

Pour ma part, c’est avec Destini Coatti que je suis véritablement entré dans l’univers de Roberta Gulisano, après avoir découvert deux ou trois chansons sur sa page artiste Tidal. J’ai d’emblée été conquis par la chaleur qui se dégage de sa musique. Dès le morceau d’ouverture, « Adela che cade », ses racines siciliennes se font pleinement ressentir, avec des sonorités chaleureuses et lumineuses qui traversent une grande partie de l’album.

 

Mais ne vous fiez pas à cette apparente légèreté : les textes, eux, jouent souvent sur un tout autre registre, se révélant parfois sombres, grinçants et particulièrement corrosifs. Destini Coatti s’intéresse ainsi à différents destins de femmes, abordant aussi bien les violences conjugales (Adela che cade), la solitude (C.M.) ou le rapport au corps et à l’image de soi (100 grammi, Canzone per donna imperfetta), que l’hypocrisie sociale (Freak & Chic), sans pour autant délaisser des thèmes plus intimes comme l’amour (Troppo profondo per le 23).
 

 

Roberta sort quatre ans plus tard l’excellent Piena di(s)grazia, un deuxième album qui conserve cette écriture engagée tout en accordant une place encore plus importante aux questions sociales et politiques. Sur Bandcamp, elle le décrit comme neuf "prières anarchiques" dirigées contre une trinité : l’argent, le pouvoir et l’oppression.

 

L’album démarre fort avec le titre éponyme, Piena di(s)grazia, qui détourne directement l’imagerie religieuse pour dénoncer les pouvoirs économique, politique et religieux. Avec Giru di ventu, Roberta nous ramène ensuite vers une Sicile rurale faite de terres desséchées, de départs et de vies difficiles, mais aussi de résistance : même lorsque la route monte et que tout s’assombrit, il faut continuer à avancer.

 

Le troisième titre, La brigante, revisite quant à lui l’unification italienne à travers le point de vue d’une femme du Sud qui refuse la soumission, dans un texte ouvertement militant. 

 

Elle y aborde également le monde du travail, notamment les contrats précaires et les salaires insuffisants avec « Mattanza », qui dénonce une vie professionnelle devenue presque une forme d’exploitation acceptée comme normale.

 

Avec « Controcorrente », Roberta revient sur le drame migratoire de Lampedusa du 3 octobre 2013, en adoptant notamment le point de vue de pêcheurs venus porter secours aux naufragés, tout en dénonçant avec virulence l’inaction politique face à la tragédie.
 

 

 

Après la sortie de Piena di(s)grazia, la vie de Roberta prend un nouveau tournant lorsqu’elle s’installe en Angleterre. Elle met alors la musique entre parenthèses pour se consacrer à sa famille, à son travail et à son adaptation à cette nouvelle vie. Au fil du temps, elle perd progressivement ses repères et finit par comprendre qu’elle doit reprendre son parcours musical là où elle l’avait laissé.

 

Elle compare cette période à un citronnier planté dans une terre différente : ses racines sont toujours là, mais l’arbre ne parvient plus à fleurir. Elle comprend alors qu’elle doit recréer autour d’elle les conditions nécessaires à son propre épanouissement.

 

C’est dans ce contexte que naît son EP A ccu apparteni. Cette expression ne signifie pas vraiment “D’où viens-tu ?”, mais plutôt “À qui appartiens-tu ?  La question porte donc sur les personnes, la famille, la culture, la langue et les valeurs qui nous constituent. Roberta dédie explicitement ce projet aux déracinés, à ceux qui ont quitté leur terre avec leur solitude, mais aussi leur fierté.

 

Musicalement, ce changement se ressent également : l’ambiance se fait plus retenue, plus sombre et mélancolique, tout en restant aussi séduisante que sur ses deux premiers albums. Côté textes, Roberta aborde plusieurs thèmes et reste toujours aussi engagée. Elle évoque notamment la mémoire et l’oubli autour de l’univers des anciennes mines de soufre siciliennes (A’ Surfarara), mais aussi les inquiétudes écologiques à travers les incendies, les crues, la destruction des terres, la cupidité humaine et la perte collective de repères (« U cuntu »). Elle parle également d’amour passionnel, presque dévorant (« Amuri ca ppi ttia , mais surtout de racines, d’identité, d’origines, de déplacement et de reconstruction avec (A ccu apparteni).

 

J’ai eu un coup de cœur pour le titre Muscià, notamment pour son introduction à la musicalité étrange, décalée et quelque peu théâtrale. Cette dimension presque espiègle se retrouve également dans l’interprétation de Roberta, comme si elle donnait vie sous nos yeux à cette petite scène de village. La chanson met en scène des commérages : une femme vient en voir une autre avec un prétexte banal, puis, très vite, elle lui raconte ce qu’elle a vu dans la ruelle : la fille d’untel avec un jeune homme. Elle enchaîne alors avec les détails, les sous-entendus et les petits secrets… tout en lui faisant promettre, évidemment, de ne rien répéter. Derrière ce ton amusé se cache néanmoins une critique des mauvaises langues et des rumeurs qui peuvent finir par abîmer les familles et les relations.

 

 

Pour conclure cette chronique, ma découverte de Roberta Gulisano est un véritable coup de cœur qui m’a ouvert les portes d’un univers musical que je connaissais encore peu, à la croisée des traditions siciliennes et d’une approche résolument contemporaine. Entre la richesse de ses compositions, la profondeur de ses textes, son engagement et cette capacité à mêler chaleur musicale et thématiques parfois beaucoup plus sombres, je ne pouvais que succomber à son talent.

 

Au fil de ses deux albums et de son EP, Roberta dévoile une artiste profondément attachée à ses racines, mais qui ne se contente jamais de regarder vers le passé. Elle les fait vivre, les transforme et les utilise pour parler de notre époque, de ses injustices, de ses blessures mais aussi de l’amour, de l’identité et de ce besoin universel de savoir à quoi, ou à qui, nous appartenons.

 

Une très belle découverte qui me confirme tout l’intérêt que j’ai eu à me pencher sur la programmation des Traversées de Tatihou, où vous pourrez retrouver Roberta Gulisano le 12 août de 21h à 22h15 à l'glise de Montfarville !

 

 

Vous pouvez suivre et soutenir Roberta Gulisano sur sa page Bandcamp, sa page Facebook, son compte Instagram et sa chaîne YouTube ! 

3 août 2026

Bjorth & Kveld nous plongent au cœur du rituel avec Blotvegr

 

Après Drengr, Hedeby et Branngrav, Bjorth et Kveld unissent à nouveau leurs talents autour d’un nouveau morceau : Blotvegr !

Et quelle merveille ! Une nouvelle claque musicale et un pur régal auditif.

 

Petite anecdote intéressante concernant la naissance de Blotvegr : Björn m’a expliqué que la composition avait initialement été créée pour un autre de ses projets, tandis que Kveld lui avait proposé le concept et les paroles du morceau, prévus à l’origine pour une autre musique. En intégrant la voix de Kveld à sa propre composition, Björn a trouvé que l’ensemble fonctionnait parfaitement : c’est ainsi que Blotvegr est né !

 

Il m’a également précisé que les voix féminines proviennent d’enregistrements studio réalisés par d’autres interprètes et que l’on peut entendre un chœur d’enfants à la fin du morceau. Il a aussi tenu à souligner qu’aucune intelligence artificielle n’avait été utilisée dans sa création.

 

Le descriptif de l’official lyric video annonce déjà la couleur :

 

De la terre jusqu’au ciel, à travers le feu,
tu rejoindras la demeure d’Odin.

 

Bienvenue dans notre nouvelle aventure sonore : Blotvegr.

 

La chanson s’ouvre sur le son profond d’un carnyx celtique, dont la résonance semble remonter des entrailles de la Terre. La voix de Kveld s’élève ensuite comme une véritable invocation, portée par des percussions grondantes, lourdes et puissantes. La répétition de « blóta til » donne progressivement au chant un côté presque hypnotique, chaque nouvelle phrase semble renforcer le rituel, comme si l’on assistait à une véritable cérémonie venue d’un autre temps. Après cette première montée en puissance, les percussions s’effacent momentanément et la composition se fait plus dépouillée, presque recueillie.

 

 

Cette accalmie laisse toute sa place à la gravité du texte, qui évoque le chemin emprunté par les ancêtres, celui que nous suivons aujourd’hui et que parcourront à leur tour les générations futures. Puis les percussions repartent de plus belle, d’abord par roulements, avant d’adopter une cadence martiale qui relance l’invocation avec encore plus d’intensité.

 

L’arrivée des chœurs féminins vient alors sublimer la chanson en lui apportant une dimension mystique qui m’a donné de gros frissons ! Les voix se mêlent parfaitement à celle de Kveld et renforcent encore l’impression d’assister à un véritable rituel. Les percussions se font ensuite plus espacées pendant quelques instants, avant de repartir dans une dernière montée en puissance.

 

Les chœurs prennent de plus en plus d’ampleur, jusqu’à l’apparition d’un chœur d’enfants qui donne au morceau une dimension encore plus saisissante ! Tous les éléments semblent se rejoindre dans un ultime élan, comme si le rituel atteignait enfin son point culminant, pour nous offrir une fin grandiose et épique ! J’ai été scotché jusqu’à la dernière seconde.

 

J’ai également beaucoup aimé l’official lyric video, dans laquelle on découvre un cœur de lave en fusion qui semble respirer, comme si nous nous trouvions au-dessus d’un volcan en éruption.

 

Pour conclure, Blotvegr est une nouvelle réussite pour Bjorth et Kveld ! Envoûtant, percutant et d’une intensité incroyable, ce single confirme tout le talent de deux artistes qui sont, à mes yeux, en train de devenir incontournables sur la scène dark folk nordique.

 

Vous pouvez suivre et soutenir Bjorth sur leur site officiel, ainsi que sur: Instagram, Facebook, Bandcamp et sur leur chaîne YouTube .

 

Pour suivre Kveld, rendez-vous sur : Instagram, Bandcamp et YouTube .

 

Découvrez également ma chronique consacrée à Bjorth et à son single Fall of Midgard ici

31 juillet 2026

RosaWay insuffle une nouvelle vie à Fly Me To The Moon

 

Ma petite découverte du jour se nomme RoSaWay ! Enfin, découverte, oui et non. Non, parce que j’avais déjà croisé leur route lors de leur passage dans l’émission musicale d’Émilie Mazoyer sur Europe 1, et j’avais beaucoup apprécié leur interview. Oui, parce qu’à l’époque, je n’avais pas pris le temps d’explorer davantage leur univers, tandis que mon blog était plus ou moins à l’abandon.

Mais avant d’aller plus loin, une présentation du duo s’impose :

RoSaWay est un duo parisien mêlant disco, funk et jazz, porté par des sonorités électroniques, une voix soul et des instruments joués en direct, notamment la flûte et la batterie. Leur univers puise entre autres dans les sonorités des années 1980 et s’inspire de figures emblématiques comme Donna Summer et Rick James.

 

Le duo réunit Rachel Ombredane, flûtiste de formation classique, chanteuse et diplômée en musicologie, ainsi que Stéphane Avellaneda, batteur ayant parcouru plus de trente-cinq pays aux côtés d’Ana Popovic et partagé la scène avec des artistes tels que B.B. King, Buddy Guy ou Jonny Lang. En 2022, RosaWay a été prénommés aux Grammy Awards dans la catégorie « Meilleure performance pop en duo ou en groupe ».

 

Source : site officiel de RosaWay.

 

C’est en parcourant le fil d’actualité Instagram d’Aux Notes Enchantées que je suis tombé sur un extrait vidéo de leur dernier single, Fly Me to the Moon. J’ai immédiatement été happé par l’énergie dégagée par le duo et par la sublime voix de Rachel. J’ai donc décidé de découvrir le morceau dans son intégralité sur YouTube, où RoSaWay a publié une live session disco-jazz qui m’a totalement fait craquer !

 

Le plus amusant, c’est qu’au départ, je n’avais pas compris qu’il s’agissait d’une reprise de ce grand standard rendu célèbre par Frank Sinatra, tant RoSaWay se réapproprie le morceau et lui insuffle une personnalité nouvelle. Cette version est extrêmement réussie : dynamique, élégante et respectueuse de l’esprit du titre, tout en affirmant pleinement l’identité du duo. L’ajout de la flûte traversière est notamment de toute beauté et apporte une véritable fraîcheur à l’ensemble. J’adore également la prestance de Rachel et Stéphane, débordants d’énergie et dégageant un magnétisme particulièrement communicatif.

 

 

Et l’aventure ne devrait pas s’arrêter là, puisque RoSaWay dévoilera un nouveau single Lullaby Of Birdland le 7 août prochain. Une sortie que je ne manquerai évidemment pas de découvrir et dont je vous reparlerai très bientôt sur Aux Notes Enchantées.

 

Vous pouvez suivre et soutenir RoSaWay sur leur site officiel, ainsi que sur leurs pages Facebook, Instagram YouTube , Spotify 

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28 juillet 2026

Les Traversées Tatihou, un voyage musical au rythme des marées

©Handi-Print

 

J’ai découvert Les Traversées Tatihou après avoir été contacté par Nicolas et Alexianne Miliani, qui m’ont fait parvenir un communiqué de presse consacré au festival. Je ne connaissais absolument pas cet événement et je dois reconnaître que son concept m’a immédiatement intrigué. J’ai donc pris le temps d’explorer la programmation de cette 32e édition, organisée du 12 au 16 août 2026, et plusieurs artistes ont rapidement retenu mon attention. Même si je ne pourrai malheureusement pas m’y rendre cette année, j’ai eu envie de vous présenter ce rendez-vous singulier, où les musiques du monde se vivent au rythme des marées.

 

Rien que l’idée de rejoindre un festival à pied en traversant la mer à marée basse possède quelque chose d’assez fascinant ! Depuis Saint-Vaast-la-Hougue, le public gagne l’île Tatihou au cours d’une traversée collective où la musique, le patrimoine et le paysage marin semblent ne faire plus qu’un. Je trouve le concept aussi original que dépaysant et j’imagine facilement l’émotion que doit procurer l’arrivée sur l’île avant de découvrir les artistes qui s’y produisent.

 

Après avoir regardé la vidéo récapitulative de l’édition 2025, j’ai été encore davantage séduit par ce concept. Les images de la traversée à marée basse sont absolument magnifiques et donnent immédiatement envie de vivre cette expérience au moins une fois.

 

 

L’expérience ne se limite d’ailleurs pas aux concerts organisés sous le chapiteau. Le festival propose une grande traversée inaugurale vers l’île, des concerts-promenades dans les jardins, des rencontres avec les artistes, des stages de pratique artistique, des séances de cinéma ou encore une Nuit de bals suivie d’un retour au flambeau à marée basse. Autant de rendez-vous qui donnent l’impression de vivre une véritable aventure musicale et humaine plutôt que d’enchaîner simplement les concerts.

 

La programmation fait dialoguer les musiques traditionnelles du monde avec des créations plus contemporaines, en accueillant des artistes venus notamment d’Écosse, d’Irlande, de Suède, du Québec, du Sénégal ou encore d’Italie. Ce mélange entre héritages culturels, transmission et nouvelles formes d’expression correspond particulièrement bien à ce que j’aime découvrir et partager sur Aux Notes Enchantées. Et forcément, devant une programmation aussi riche, plusieurs noms m’ont donné envie d’aller écouter tout cela de beaucoup plus près. 

 

Tout d’abord, j’ai été conquis par l'ensemble Constantinople & Ablaye Cissoko, Patrick Graham et notamment par Estuaire, le morceau qui ouvre l’album du même nom. J’ai également beaucoup aimé le magnifique clip qui l’accompagne. Le dialogue entre les cultures qui se dégage de ce titre, comme des autres morceaux que j’ai écoutés, ne pouvait que me plaire !

 

Un futur projet réunissant l'ensemble Constantinople et A Filetta a également éveillé ma curiosité. Je connais ces derniers grâce à leur participation à la bande originale du film Himalaya : L’Enfance d’un chef, que j’avais adorée, et plus particulièrement au morceau Le Lac. Il est vrai qu’à l’époque, je n’avais pas encore la même curiosité musicale qu’aujourd’hui et que je n’avais pas cherché à explorer davantage leur univers. Cette collaboration sera donc une très belle occasion de le faire !

 

 

Ensuite, j’ai découvert Roberta Gulisano, pour laquelle j’ai eu un véritable coup de cœur ! Femme du Sud dont les racines plongent au cœur de la Sicile, elle m’a immédiatement séduit par son chant en italien et par son univers folk contemporain. Ayant vécu plus de vingt ans sur la Côte d’Azur, j’ai toujours éprouvé un attachement particulier pour cette langue que j’aime énormément.

 

 

 

L’amoureux de musiques celtiques que je suis ne pouvait pas rester insensible au groupe écossais Capercaillie, à prononcer « Kap-ir-kay-lee » ! Et pourtant, cette formation faisait partie de celles dont je ne connaissais étonnamment presque rien avant d’explorer la programmation du festival.

 

Créé en 1984 et mené par la chanteuse Karen Matheson, Capercaillie est aujourd’hui l’une des références majeures de la scène celtique mondiale. Le groupe mêle ses racines gaéliques à des influences plus contemporaines, en faisant dialoguer instruments traditionnels et modernes. Il alterne également compositions originales et morceaux issus du répertoire traditionnel, chantés aussi bien en anglais qu’en gaélique.

 

 

La quatrième artiste pour laquelle j’ai eu un véritable coup de cœur est Christine Zayed, une musicienne palestinienne reconnue pour son approche riche et polyvalente des musiques arabes et moyen-orientales.

 

J’ai toujours éprouvé une attirance particulière pour les sonorités orientales, notamment grâce à Jean-Michel Jarre et à son titre Revolution, Revolutions, que j’avais découvert en regardant la vidéo de son concert à La Défense en 1990. La voix douce et expressive de Christine Zayed m’a immédiatement séduit et emporté dans son univers musical, tout particulièrement avec le morceau Safartu !

 

 

 

D’autres artistes et groupes de cette programmation auraient également mérité d’être évoqués, tant ils m’ont touché, comme Clica Dròna, EBEN, Gregailh, Trio Nota ou encore Elektre. J’ai cependant peur de transformer cet article en chronique à rallonge ! Cette sélection reflète donc les découvertes qui m’ont le plus marqué au cours de mon exploration de la programmation du festival.

 

Même si je ne pourrai malheureusement pas me rendre aux Traversées Tatihou cette année, j’ai été vraiment ravi de découvrir ce magnifique festival. À une époque où les tentations de repli sur soi se multiplient et où le monde de la culture doit composer avec de nombreuses restrictions budgétaires, il est particulièrement précieux de voir perdurer un événement aussi ouvert, multiculturel et profondément attaché aux musiques du monde, à la rencontre et au vivre-ensemble.

 

J’espère sincèrement avoir l’occasion de vivre cette magnifique traversée lors d’une prochaine édition ! Un immense merci à Nicolas et à Alexianne Miliani de m’avoir permis de découvrir Les Traversées Tatihou et toute la richesse de leur programmation.

 

Retrouvez la programmation du Festival ici et la billetterie par là

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