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Aux notes enchantées

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Salut, moi c’est Steeve ! 41 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores. Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort. Si tu aimes les chroniques honnêtes, écrites le cœur, tu es au bon endroit. N’hésite pas à laisser un mot ou à partager tes propres découvertes
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Aux Notes Enchantées
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25 juillet 2025

Quand la musique devient émotion – bienvenue sur Aux Notes Enchantées.

Quand la musique devient émotion – bienvenue sur Aux Notes Enchantées.
Bonjour à toi, cher·e visiteur·se, Je m'appelle Steeve, passionné de musique depuis toujours, et je suis ravi de t’accueillir ici, sur Aux Notes Enchantées. Ce blog est né de l’envie de partager mes coups de cœur musicaux, de faire découvrir des artistes...
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15 mai 2026

Le Garçon de l’Automne – Ode to the Lost : un voyage entre mythes, deuil et renaissance

 

 

Magnifique. C’est le premier adjectif qui m’est venu à la fin de ma première écoute d’Ode to the Lost, le dernier album de Le Garçon de l’Automne.

Déjà, je trouve la pochette toujours aussi sublime : elle reste, pour moi, parmi les plus belles de ces dernières années. Je suis totalement fan de ses couleurs pastel et de son visuel, à la fois doux et évocateur.

 

L’album s’ouvre de façon magistrale avec Blue Souls, chanté en anglais qui aborde le thème de la résilience : peu importe ce qu’on traverse, on se relève, les âmes meurtries “reviennent à la vie”. Ce morceau m’a aussi permis de découvrir Alexia (Wegferend, Ilum Sin) : sa voix, cristalline et profondément touchante, donne à l’album un départ absolument idéal. Ode to the Lost ne pouvait pas mieux commencer.

 

On enchaîne avec L’Ankou, premier single révélé par Quentin en octobre dernier. Une chanson en hommage à l’une des figures majeures de la mythologie bretonne : le serviteur de la Mort, chargé de collecter les âmes des défunts. Le morceau est très dynamique, porté par une ambiance gothique relevée d’airs celtiques. C’est une chanson fascinante, l’une de mes préférées de l’album, et les chants des enfants (Ismaël & Arielle Caspani) sur le refrain final sont de toute beauté.

 

 

Avec Et Gris, Quentin aborde l’amour impossible entre deux personnes : ce genre d’histoire dramatique qui existe depuis l’aube des temps et continue d’exister. Un amour qui fait naître mille futurs possibles pour mieux les laisser s’éteindre. Tout se dissout doucement, jusqu’à cette image poignante des “yeux bleus” qui perdent leur éclat, comme un espoir qui se décolore. 

 

On enchaîne avec Sirventes, l’un de mes titres préférés de l’album ! À l’origine, un sirventes est une sorte de poème chanté par des troubadours au Moyen Âge, entre le XIIe et le XIIIe siècle, principalement dans le sud de la France. Un genre délibérément politique et satirique, écrit pour dénoncer la corruption, la cupidité ou l’orgueil.

Mais ici, Quentin s’en empare pour évoquer des violences physiques et psychologiques qu’il a subies. Il écrit dans le livret que cela venait “d’une personne qui voulait qu’il la traite comme une princesse”, et lui dédie ce sirventes avec une ironie amère. Je trouve que c'est remarquablement bien écrit, tout en finesse et en élégance

 

Nous poursuivons notre voyage musical avec When the Wind is Alone, un joli titre entièrement chanté en anglais. Il raconte une attente tragique : une femme, Lily, guette le retour de l’homme qu’elle aime, parti en mer… mais le vent n’apporte aucun signe, aucun son, aucune nouvelle. Tout reste suspendu, comme si la mer avait avalé l’espoir avec lui. Quentin en avait composé la base début 2020, avant de la mettre de côté. Le morceau a finalement été repris et retravaillé en 2024, avec de nouveaux arrangements et de nouvelles paroles.

 

 

Le morceau suivant, She is the Sea, est l’un des titres les plus émouvants de l’album. Cette chanson est liée au deuil de sa grande sœur, décédée d’un cancer. Quentin a également fait appel au groupe Emian sur She is the Sea, une collaboration qui sublime magnifiquement le morceau. C’est un véritable chef-d’œuvre de plus de neuf minutes, quasi instrumental, qui me rappelle Cesair dans sa première partie.

La seconde moitié, elle, m’a complètement transporté : on y entend un texte en breton, traduit par E. Morice, porté par une ambiance qui sonne très Alan Stivell. Et l’utilisation de la harpe y est pour beaucoup : elle donne à l’ensemble une grâce et une profondeur bouleversantes.

 

La piste suivante, Baba Yaga, est également l’une de mes chansons préférées, et le titre m’intriguait énormément avant même l’écoute. Baba Yaga est une figure marquante de la mythologie slave, que j’avais déjà croisée dans le jeu vidéo The Witcher 3, dans la saison 2 de la série The Witcher, et même à travers Yubaba dans Le Voyage de Chihiro, personnage dont elle est clairement inspirée.

Je trouve le morceau magnifique, porté avec brio par Sophie Le Ray, une très bonne amie bulgare de Quentin, qui a également écrit les paroles. Cela m’a permis de retrouver le bulgare, une langue que j’avais déjà entendue avec The Mystery of the Bulgarian Voices, notamment lors de leur collaboration avec Lisa Gerrard, et j’adore. Cela m’a aussi donné envie de replonger dans cette culture musicale, fascinante et trop peu mise en avant.

 

S’ensuit la magnifique Emma’s Waltz, un titre instrumental, air traditionnel finlandais, et l’un des premiers morceaux sur lesquels Quentin s’est entraîné à jouer de la vielle. Pour l’occasion, il a invité Guillaume Levy, qui intervient au bodhrán, à la mandoline et au bouzouki irlandais, rendant le morceau particulièrement riche sur le plan instrumental. Une collaboration qui sonne naturellement, comme si ce titre avait toujours fait partie de leur univers. 

 

 

Le neuvième titre d’Ode to the Lost, Ars Moriendi, est très certainement l’un de mes morceaux préférés, notamment pour son côté profondément mystique. Dès l’introduction, le chant d’un chœur masculin m’a totalement happé : il m’évoque des chants grégoriens, mais aussi ceux qu’on entend souvent dans les films fantastiques, et j’ai eu des frissons dès les premiers instants.

Ars Moriendi signifie “l’art de mourir” : Quentin se réfère ici à des textes du XVe siècle, conçus comme des guides expliquant comment “bien mourir”, notamment en rejetant les tentations au moment de quitter ce monde. Le passage est déclamé en latin, ce qui confère une dimension incantatoire une dimension incroyablement incantatoire au morceau et le résultat est vraiment somptueux !

 

Le dixième titre, Koppije, est une sublime chanson a cappella, aussi intrigante que captivante. Comme indiqué dans le livret, il s’agit d’un chant traditionnel arbëreshë, une communauté d’origine albanaise installée en Italie depuis les XVe et XVIe siècles. C’est une chanson d’amour dans laquelle un homme demande la main d’une femme.

Adorant les morceaux a cappella, celui-ci fait clairement partie de mes préférés de l’album : Quentin y réalise un travail vocal remarquable.

 

Je ne reviendrai pas en détail sur Le Chant du Cygne, ni sur Above the Lake, puisque j’ai déjà partagé mon avis à leur sujet dans mes chroniques dédiées (à retrouver ici et ici). En revanche, une chose ne change pas : je ne m’en lasse toujours pas depuis leur sortie en single, et leur place dans l’album prend encore plus de sens dans l’ensemble.

 

 

L’album se conclut sur la très belle Rising, offrant un final lumineux qui porte son nom à la perfection ! Dans le livret, Quentin décrit ce morceau comme une véritable élévation : la rencontre d’un amour “vrai” qui te fait tout reconsidérer, comme si tu ouvrais les yeux pour la première fois. Une conclusion qui n’efface pas les ombres traversées auparavant, mais qui les transforme, en laissant Ode to the Lost sur une sensation de renaissance et d’apaisement total.

 

Pour conclure cette chronique, Le Garçon de l’Automne nous offre un sublime deuxième album, après Leaves Are Falling (sorti en 2020) et son EP Prelude to Farewell (sorti en 2024), dont j’avais rédigé une chronique ici. Ode to the Lost est extrêmement poétique, touchant et d'une richesse musicale et culturelle vraiment fascinante. On en ressort remué, parfois bouleversé, mais aussi avec une sensation d’apaisement. Mes gros coups de cœur restent She is the Sea, Sirventes, Baba Yaga, Kopije et Ars Moriendi mais aucun titre ne m'a déçu, ils sont tous très bons. Je le recommande à celles et ceux qui aiment les albums qui racontent, qui font voyager, et qui ne laissent pas indifférent. Un grand bravo à Quentin pour cet excellent travail, et merci pour ce sublime voyage.

 

Vous pouvez suivre et soutenir Le Garçon de l'automne sur Facebook, InstagramBandcamp et Patreon

13 février 2026

Interview – A Tergo Lupi (FR/EN)

 

 

Aujourd’hui est un jour un peu particulier pour moi, car je partage avec vous la seconde interview publiée sur Aux Notes Enchantées.


En 2017, le groupe Cesair m’avait fait l’immense gentillesse de m’accorder la toute première interview du blog. Et en cette année 2026, c’est avec une vraie fierté que je vous propose celle réalisée avec A Tergo Lupi, qui a eu la générosité de répondre à mes questions.

 

J’ai découvert le duo italien en 2022. Ce fut un coup de cœur immédiat, qui ne s’est jamais démenti et qui, au contraire, s’est renforcé au fil des années.

 

J’avais très envie d’en apprendre davantage sur eux : la signification d’A Tergo Lupi, leur parcours musical avant ce projet, leur processus créatif. Je leur ai donc proposé de répondre à quelques questions, une invitation qu’ils ont acceptée avec une grande bienveillance.

 

Avant de vous laisser découvrir cet échange, un immense merci à Fabio et Camilla pour leur temps, leur bienveillance et la précision de leurs réponses.

 

Installez-vous confortablement, les réponses qui suivent méritent une lecture attentive. 


Pour ne léser personne, je publie la version originale en anglais sous la traduction française. (Original English version below.)

 

 

1. Pour celles et ceux qui vous découvrent à travers cette interview, pouvez-vous vous présenter brièvement ?


Salut Steeve !
Tout d’abord, merci pour cette interview. Nous sommes Fabio et Camilla, partenaires dans la vie comme dans le projet musical et visuel A Tergo Lupi.
Nous sommes italiens et vivons au pied des montagnes des Apennins.

 

 

 

 

2. Que signifie A Tergo Lupi, et pourquoi avoir choisi un nom aussi évocateur ?


« A Tergo Lupi » provient d’un adage latin :
« A fronte praecipitium, a tergo lupi »
« Devant toi, le précipice ; derrière toi, les loups. »

 

À l’époque, nous n’avions pas encore pleinement conscience de ce que nous étions en train de construire. Lorsque nous avons dû choisir un nom pour le projet, nous traversions une période d’incertitude. Ces mots semblaient parfaitement capturer notre état d’esprit et convenaient à un projet qui ne faisait que commencer, malgré les difficultés.

 

Même aujourd’hui, avec le recul du temps, ce nom reste pour nous à la fois un avertissement et un encouragement. Il nous rappelle que les solutions faciles, les chemins confortables ou les passés déjà résolus sont rares. On ne peut pas toujours sauter par-dessus les précipices, mais on peut faire face aux loups.

 

3. Comment le projet est-il né ? Qui en a été à l’initiative et qu’est-ce qui a déclenché votre envie de créer ensemble ?


Nous avons commencé à faire de la musique ensemble pour nous-mêmes lorsque nous nous sommes rencontrés en 2011. Nous avions toujours eu envie de créer quelque chose à deux.

 

Les débuts plus sérieux remontent à 2017, peu avant la naissance d’A Tergo Lupi. À cette période, nous sommes tombés amoureux d’instruments comme la tagelharpa et les tambours sur cadre. Il y avait énormément d’inspiration dans l’air, liée à l’émergence d’un nouveau genre musical que nous ressentions presque physiquement. En parallèle, notre désir et notre besoin de faire de la musique n’avaient jamais été aussi forts.

 

Camilla travaillait déjà comme luthière (avec Ebanisteria Musicale C.M. Ferrari), et nos premières compositions ainsi que nos premières vidéos ont été créées pour présenter ses instruments sur YouTube et d’autres plateformes sociales. Très rapidement, cela a évolué vers quelque chose de plus vaste.

 

 

 

4. Quels étaient vos parcours artistiques avant A Tergo Lupi ?

 

Fabio :


J’ai ressenti le besoin de faire de la musique aussi loin que je me souvienne. Enfant, j’adorais inventer des rythmes et des mélodies en utilisant tout ce qui me tombait sous la main (claviers, boîtes, casseroles…), que j’enregistrais sur un vieux magnétophone à cassettes.

 

À la fin des années 90 et au début des années 2000, j’ai eu accès à des logiciels de production musicale, ce qui m’a permis de faire mes premiers pas dans la création musicale à proprement parler.

Les années suivantes, j’ai continué à produire de la musique par plaisir, en explorant de nombreux genres.

 

Entre 2006 et 2010, j’ai fait partie d’un groupe rock/alternatif/électronique en tant que claviériste et programmeur. Ce fut sans doute l’expérience la plus formatrice et la plus enrichissante avant A Tergo Lupi. Elle m’a permis d’apprendre et d’affiner des techniques d’enregistrement et de mixage, tout en prenant énormément de plaisir à jouer sur scène.

 

Camilla :


J’ai commencé à étudier la musique très jeune. J’ai eu la chance de naître dans une famille de musiciens et de passionnés de musique. Mon parcours a d’abord été centré sur les instruments à vent (cuivres et flûte), que je jouais dans l’harmonie de ma ville, avant de s’ouvrir à d’autres instruments et univers musicaux.

 

À l’adolescence, je suis entrée au conservatoire pour étudier le piano, où j’ai passé plusieurs années. C’est durant cette période que j’ai commencé à composer mes premières pièces. Aujourd’hui encore, le piano reste l’instrument sur lequel je m’appuie toujours pour composer.

 

Je dois beaucoup à ma formation classique, tout autant qu’aux nombreux musiciens merveilleux que j’ai rencontrés, aussi bien dans ce cadre qu’en dehors.

 

Après quelques expériences plus modestes, auxquelles je reste très attachée, j’ai commencé à expérimenter différentes choses avec Fabio lorsque nous nous sommes rencontrés en 2011.

 

5. Quelles influences (musicales, culturelles ou spirituelles) nourrissent votre univers ?


Bien sûr, une influence importante sur notre musique vient du neofolk. Nous avons une longue liste de groupes, musiciens et projets que nous aimons, mais nous mentionnons toujours Einar Selvik en premier. Son travail a été, et demeure, le plus lumineux de tous.

 

Nous puisons également notre inspiration auprès de nombreux artistes qui ne sont pas nécessairement proches (voire très éloignés) de notre style, mais qui sont fondamentaux pour nourrir notre travail et nous pousser à toujours progresser. Ces influences évoluent avec le temps, mais parmi nos références communes intemporelles figurent Nine Inch Nails, Tool, Nick Cave, Rammstein, Ataraxia, et bien d’autres.

 

6. Comment se déroule généralement la création d’un morceau chez vous ? Partez-vous des paroles, d’un rythme, d’une émotion ?


Souvent, nos morceaux naissent d’un besoin d’exprimer, de communiquer et de traduire en musique quelque chose qui nous hante, nous tourmente ou reste présent dans notre esprit (parfois même de façon positive).

 

Concrètement, nous n’avons pas de point de départ défini : certains morceaux commencent par des rythmes, d’autres par des mélodies improvisées ou intuitives, ou encore par des sons et des atmosphères.

Aujourd’hui, grâce à nos smartphones, nous avons la chance d’avoir toujours un enregistreur à portée de main, et il nous arrive de capturer des idées aux moments et dans les lieux les plus inattendus.

 

Jusqu’à présent, nous ne sommes jamais partis des paroles, car pour nous, les mots suivent un processus particulier.

 

7. Travaillez-vous toujours ensemble, ou certaines idées émergent-elles séparément avant d’être réunies ?


Nous pourrions dire que toutes nos idées commencent séparément, mais elles sont toujours développées ensemble.

 

8. Vous utilisez plusieurs langues dans vos chansons (anglais, italien, islandais, suédois, latin). Comment choisissez-vous la langue d’un morceau ? Est-ce instinctif, symbolique, ou lié au thème ?


Dans notre processus créatif, les paroles arrivent presque toujours en dernier.

 

La structure musicale vient généralement en premier, et peut déjà inclure les lignes vocales. Nous consacrons énormément de temps aux mélodies chantées, rejetant d’innombrables idées jusqu’à trouver celle qui répond à nos attentes et exprime au mieux le sens, l’atmosphère et les émotions que nous cherchons à transmettre.

 

Durant cette phase, nous utilisons souvent des mots provisoires, inexistants, car nous souhaitons privilégier les sonorités, les voyelles, les consonnes et les rythmes syllabiques les plus adaptés. Nous essayons de traiter la voix comme un instrument qui s’intègre et s’entrelace avec les autres, plutôt que comme un élément posé au-dessus.

 

Les paroles sont ensuite écrites sur cette base. Elles doivent non seulement transmettre ce que nous voulons exprimer, mais aussi respecter des critères très exigeants de sonorité, de rythme et de structure. C’est en tout cas vers cela que nous tendons, et cela demande beaucoup de temps.

 

Parfois, nous choisissons une langue plutôt qu’une autre parce que ses sonorités et ses structures s’accordent mieux au morceau et permettent d’exprimer plus efficacement ce que nous voulons transmettre musicalement.

 

Il existe aussi des exceptions, comme « Wind Kommt » ou « Kominn Heim », pour lesquelles nous avons choisi des langues que nous aimons (l’allemand et l’islandais) avant même d’écrire les paroles. Bien sûr, il y a de nombreuses autres langues magnifiques que nous aimerions utiliser, mais dans la limite de nos capacités, nous sélectionnons celles pour lesquelles nous pensons pouvoir atteindre une bonne prononciation, avec l’aide de locuteurs natifs.

 

« Anma » et « Préia » ont été chantées dans nos dialectes respectifs, qui font profondément partie de nous, mais qui disparaissent malheureusement peu à peu. Comme beaucoup d’autres langues et dialectes locaux, ils sont fragilisés. Nous avons voulu leur rendre hommage en tant que patrimoine culturel fragile et lien avec nos racines.

 

 

 

 

9. Que représente Howl pour vous ? Est-ce un album de rupture, de renaissance, ou une nouvelle étape dans votre parcours artistique ?


Pour nous, Howl représente une étape supplémentaire dans le chemin entamé avec Hide.

 

10. Chaque single dévoilé jusqu’à présent (In Veins, Heimweh, Furia) possède une identité très forte. Comment avez-vous abordé la cohérence globale de l’album ?


Il est peut-être amusant de savoir qu’après avoir terminé Furia, nous avons mis de côté (voire abandonné) cinq morceaux qui étaient pourtant déjà bien avancés, fruits de plusieurs mois de travail. Nous ne les trouvions plus cohérents avec la direction que nous avions décidé de suivre, et nous avons donc choisi de repartir de zéro.

 

Cela dit, pour répondre plus précisément à la question, nous ne travaillons pas sur l’album dans son ensemble. Chaque morceau demande du temps et une réflexion approfondie, et nous préférons nous y consacrer pleinement, en immersion totale, jusqu’à ce qu’il prenne complètement forme.

 

De cette manière, il nous arrive de travailler sur différents morceaux à plusieurs mois d’intervalle, même s’ils sont tous destinés à faire partie du même album.

 

Howl a nécessité environ deux années de travail et est le résultat d’un cheminement linéaire, plutôt que d’un thème central unique.

 

 

 

 

11. Comment décidez-vous qu’un morceau devienne un single pour A Tergo Lupi ? Est-ce un choix instinctif ou réfléchi ?


Nous dirions qu’il s’agit avant tout d’un choix instinctif. Nous sélectionnons les morceaux que nous estimons les plus représentatifs de ce que nous faisons à un moment donné.

Dans le cas de Furia, Irae et Chimera, ces titres étant étroitement liés et conçus comme une sorte de « voyage en trois parties », nous tenions particulièrement à les relier également à travers leurs vidéos respectives.

 

12. Y a-t-il un morceau de Howl qui a été particulièrement complexe à composer ou à finaliser ? Si oui, pourquoi ?


Nous dirions probablement Chimera. Pour créer les chœurs, nous avons dû enregistrer un très grand nombre de voix. Malheureusement, même lorsqu’il s’agit de chœurs importants, les voix sont toujours exclusivement les nôtres, ce qui implique un travail considérable.

Nous aimons intégrer des chœurs dans presque tous nos morceaux, mais dans ce cas précis, ils traversent l’intégralité de la chanson. Il a donc fallu trouver de nouvelles approches pour les gérer à la fois dans l’arrangement et dans le mixage.

 

 

 

13. Comment choisissez-vous les lieux où vous tournez vos clips ? S’agit-il d’endroits que vous connaissez déjà, ou partez-vous en repérage à la recherche de paysages en résonance avec l’âme de vos chansons ?


Nous consacrons beaucoup de temps à la recherche de lieux susceptibles de devenir le décor idéal pour nos idées. Nous nous rendons physiquement sur place pour effectuer des repérages, prendre des photos et filmer des essais afin de voir comment les paysages rendent à l’écran. Nous analysons également la lumière selon les conditions météorologiques et les différents moments de la journée.

 

Au fil du temps, nous avons eu la chance de découvrir des endroits que nous aimons et où nous prenons plaisir à revenir. Mais nous ne cessons jamais d’explorer, surtout lorsque nous cherchons des lieux capables de raconter, d’exprimer et de se connecter profondément au morceau que nous voulons représenter.

 

Étant seulement deux, nous devons aussi tenir compte de la faisabilité : atteindre ces lieux en transportant notre matériel, nos costumes et nos instruments.

 

Les vidéos de Furia et Irae, par exemple, ont nécessité de nombreux trajets à pied, chacun portant entre 20 et 30 kg (costumes, équipement vidéo, instruments, nourriture…), sur des sentiers de montagne ni courts ni faciles.

 

Nous devons donc toujours planifier plusieurs allers-retours et organiser soigneusement les scènes à tourner, en tenant compte de la météo.

 

14. Quelle est la prochaine étape pour A Tergo Lupi ? Envisagez-vous une tournée ou peut-être d’ouvrir pour un artiste ou un groupe qui vous inspire ?


Malheureusement, pour le moment, il ne nous est pas possible de planifier des concerts en raison de problèmes de santé affectant l’un d’entre nous.

 

Nous ne savons pas encore quand ni comment nous pourrons recommencer à envisager des performances live, mais nous espérons en avoir l’opportunité à l’avenir.

 

Pour l’instant, nous nous concentrons sur la prochaine vidéo.

 

15. Avez-vous un message pour vos fans, notamment votre public français, ainsi que pour celles et ceux qui vous découvriront à travers cette interview ?


Il est toujours difficile de trouver les mots justes pour exprimer à quel point nous sommes heureux de la présence, du soutien et de l’amour que nous avons reçus jusqu’à présent. Le public français nous a toujours fait sentir aimés, et nous sommes profondément reconnaissants pour ce cadeau.

 

Nous avons même eu la chance de rencontrer de véritables amis en chemin, ce qui n’a pas de prix.

 

Nous souhaitons remercier toutes celles et ceux qui écoutent notre musique, qui nous suivent, nous soutiennent et restent proches de nous, toutes les personnes qui apprécient notre travail : merci du fond du cœur.

 

À celles et ceux qui nous découvriront à travers cette interview, nous ne pouvons que vous remercier si vous décidez de donner une chance à nos chansons ; cela signifie énormément pour nous. Nous espérons sincèrement que vous apprécierez notre musique. 😊

 

16. Et enfin, que peut-on vous souhaiter pour 2026 ?


Nous travaillons actuellement sur une nouvelle vidéo.

Nous espérons également pouvoir reprendre certaines collaborations que nous avions mises en pause pendant la réalisation de l’album.

 

Un immense merci à vous deux pour le temps que vous avez accordé à cette interview. Je vous suis profondément reconnaissant pour votre générosité et votre disponibilité.


Merci encore à vous !

 

Retrouvez et suivez l'actu d'A Tergo Lupi sur leur : Site officiel Facebook, Instagram, Bandcamp et le Shop

 

À lire aussi sur Aux Notes Enchantées :

 

Ma chronique de l’album Howl : ici

Ma chronique de l’album Hide : ici

 

 

 

 

 

 

English version below

 

1.    Hello Fabio and Camilla !  Could you briefly introduce yourselves for those who are discovering you through this interview ?


Hi Steeve ! First of all, thank you for this interview. We're Fabio and Camilla, partners in life and in the music/visual project A Tergo Lupi. We're Italian, we live at the foot of the Apennines mountains.

 

 

2.    What does A Tergo Lupi mean, and why did you choose such an evocative name ?

 

“A Tergo Lupi” comes from a Latin saying : “A fronte praecipitium, a tergo lupi”: in front of you, the precipice; behind you, the wolves. 

 

At the time, we weren’t yet fully aware of what we were building. When we had to choose a name for the project, we were going through a period of uncertainty. These words seemed to capture how we felt and felt appropriate for a project that was just beginning, despite its difficulties.

 

Even now that time has passed, the name stay with us as both a warning and encouragement. It reminds us that easy solutions, comfortable paths or resolved pasts, are rare. You can’t always jump over cliffs, but wolves can be faced.


3. How was the project born? Who initiated it, and what sparked your desire to create together ?

 

We started making music together just for ourselves when we met in 2011, we had always wanted to create something together.


A more serious beginning can be traced back to 2017, shortly before the birth of “A Tergo Lupi.”
At that time, we fell in love with instruments like the tagelharpa and frame drums. There was so much inspiration in the air for a new genre that was evolving, we could feel it physically. Alongside this, our desire and need to make music had never been stronger than it was in that moment.

 

Camilla was already working as instrument maker (with « Ebanisteria Musicale C.M. Ferrari ») and our first songs and videos were created to show her instruments through YouTube and other social channels. Very quickly, this evolved into something more.


4. What were your artistic backgrounds before A Tergo Lupi ?


Fabio:

 

I’ve had a need to make music ever since I can remember. As a child, I loved inventing rhythms and melodies, using whatever was at hand (keyboards, boxes, pots and pans) and recording them on an old cassette recorder.


Around the late ’90s and early 2000s, I got access to some music production software, which allowed me to take my first steps into actual music production.
In the following years, I continued producing music for fun, exploring all kinds of genres.


Between 2006 and 2010, I was part of a rock/alternative/electronic band as a keyboardist and programmer. It was perhaps the most formative and enjoyable experience before A Tergo Lupi. It allowed me to learn and refine recording and mixing techniques, while also having a great time performing live.

 

Camilla:

 

I started studying music at a young age, I was lucky to be born into a family of musicians and music lovers. My learning path initially focused on wind instruments (woodwinds), which I played in my town’s band, but it soon moved towards other instruments and music.


As a teenager, I entered the conservatory to study piano, where I spent several years, and it was during this time that I began trying my hand at composing my first pieces. The piano is still today the instrument I always rely on for composing.


I owe a lot to classical studies, and equally so to the many wonderful musicians I have met both inside and outside that context.


After a few small experiences that I still cherish, I began experimenting with different things together with Fabio when we met in 2011.

 

5. Which influences (musical, cultural, or spiritual) nourish your universe?


Of course, an important influence on our music comes from neofolk. We have a long list of bands, musicians, and projects that we love, and we can’t help but always mention Einar Selvik first. His work has been, and still is, the brightest of all.


We also have many sources of inspiration, including musicians and artists who aren’t closely related (or even distant) to our style, yet are fundamental in nourishing our work and pushing us to always strive for improvement and growth. These influences may change over time, but some of our timeless shared favorites include Nine Inch Nails, Tool, Nick Cave, Rammstein, Ataraxia, and more.

 

6. How does the creation of a track usually unfold for you? Do you start from lyrics, rhythm, an emotion ?

 


Often, our songs are born from the need to express, communicate, and translate into music something that is haunting, tormenting us, or lingering in our mind (even in a positive way, sometimes).
Concretely, we don’t have a defined starting point: some songs begin with rhythms, others with improvised or intuited melodies, or even from sounds and atmospheres.


Nowadays, we’re fortunate enough to always have a recorder with us thanks to our smartphones, and sometimes we find ourselves recording ideas at the most unexpected times and places.
So far, we’ve never started from the lyrics, because for us, the words follow a particular process.

 

7. Do you always work together, or do some ideas emerge separately before being combined ?

 


We could say that all our ideas start out separately, but are always developed together.

 

8. You use several languages in your songs (English, Italian, Icelandic, Swedish, Latin). How do you choose the language of a piece? Is it instinctive, symbolic, or linked to the theme ?


In our creative process, the lyrics almost always come at the end.
Usually, the musical structure comes first, which may already include the vocal melodies. We spend an enormous amount of time on vocal lines, discarding countless ideas until we find the one that answers our questions and best expresses the meaning, the atmosphere, and the emotions, in short, what we are trying to communicate.


During this phase, we often use provisional, non-existent words because we want to prioritize sound, vowels, consonants, and syllabic patterns that feel most appropriate. We try to treat the voice as an instrument that fits in and intertwines with the other instruments in the song, rather than as something layered on top of them separately.


Based on this, the lyrics are then written. They must not only convey what we are trying to communicate with the song but also meet often very stringent criteria of sound, vowels, rhythm, and consonants.
At least, this is what we strive for, and it requires a lot of time.


Sometimes we choose one language over another because we feel its sounds, structures, and characteristics blend better into the song, allowing it to express more effectively what we want to convey musically.


There are also exceptions, such as «Wind Kommt» or «Kominn Heim», for which we chose languages we love (German and Icelandic) even before writing the lyrics. Of course, there are many other beautiful languages we would love to use, but within the limits of our abilities, we try to select those for which we believe we can achieve good pronunciation (with the assistance of native speakers).


“Anma” and “Préia” have been sung in our respective dialects, which are a very profound part of us but, unfortunately, are rapidly disappearing today. This fate has affected many local languages and dialects in recent years. We wanted to pay homage to ours as a fragile cultural heritage and as a bond with our roots.


9. What does Howl represent to you? Is it an album of rupture, rebirth, or a new stage in your artistic path ?


For us, it represents a step forward in the journey that began with Hide.

 

10. Each single released so far — In Veins, Heimweh, Furia — has a very strong identity. How did you approach the overall coherence of the album ?


It might be funny to know that, after finishing Furia, we took five songs that were already well on their way to being completed, the fruit of months of work, and “trashed” them, because we no longer felt they were consistent with the direction we had decided to take, and we chose to start again from scratch.


But we understand the intent of the question, and the reality is that we don’t work on the entire album as a whole. Each song requires time and thought, and we prefer to work on it in full immersion until it takes shape completely.


In doing so, we often find ourselves working months apart on different songs, even though they will all be part of the same album.


Howl took about two years to be made and is the result of a linear path rather than a central theme.

 

11. How do you decide which track becomes a single for A Tergo Lupi? Is it an instinctive or a deliberate choice?


We would say it’s a more instinctive choice,  we choose the songs that we feel are most representative of what we’re doing at that moment.
In the case of Furia, Irae, and Chimera, being strictly connected and conceived as a sort of “three-part journey,” we were particularly keen to link them also through their respective videos.

 

12. Is there a track on Howl that was particularly complex to compose or finalize? If so, why ?


We would probably say Chimera. To create the choirs, we had to record a really large number of voices. Unfortunately, even in the case of large choirs, the voices are always and only ours, so we have to work on them a lot. We like to include choirs in almost all of our songs, but in this case, they run through the entire song, and we had to find new approaches to managing them in the arrangement and mix.

 

13. How do you choose the locations where you film your music videos? Are they places you already know, or do you scout specific landscapes that resonate with the soul of your songs ?


We spend a lot of time looking for places that can serve as the right setting for our ideas, physically visiting locations to scout them taking test photos and footage to see how they come across on camera, and analyzing the light under different weather conditions and at various times of the day.


Over time, we’ve been fortunate to find places that we love and where we enjoy returning, but we never stop exploring, especially when searching for locations that can tell, express, and connect more deeply to the song we’re trying to represent.


Since there are only two of us, we also have to consider the feasibility of reaching these places while carrying our equipment, costumes, and instruments.


Videos like those for Furia and Irae involved numerous trips on foot, carrying 20–30 kg each, including costumes, video equipment, instruments, and food… over mountain paths that were neither short nor easy.


We therefore always have to plan multiple trips and carefully organize the scenes to be filmed, taking the weather into account as well.


    
14. What is the next step for A Tergo Lupi? Do you envision a tour, or perhaps opening for an artist / band that inspires you ?


Unfortunately, at the moment it’s not possible for us to plan concerts due to health issues affecting one of us.
We don’t know when or how we’ll be able to start thinking about live performances, but we hope to have that opportunity in the future.


For now, we are focusing on the next video.


15. Do you have a message for your fans, especially your French audience , as well as for those who will discover you through this interview ?


It’s always difficult to find the right words to express how happy we are for the presence, support, and love we’ve received so far. The French audience has always made us feel loved, and we are so grateful for this gift. We’ve even been lucky enough to find good friends along the way, which is truly priceless.


We want to thank everyone who listens to our music, who follows, supports, and stays close to us, everyone who appreciates our work: thank you with all our hearts.


To those who will get to know us through this interview, we can only thank you if you decide to give our songs a chance; that alone means so much. We truly hope you will enjoy our music. 😊

 

16. And finally, what can we wish you  for 2026 ?


We are currently working on a new video.
We also hope that we’ll be able to resume some collaborations that we had put on hold while making the album.


A heartfelt thank you to both of you for taking the time to answer this interview. I’m deeply grateful for your generosity and your availability.


Thanks so much to you ! 
 

Follow A Tergo Lupi and stay up to date here:  official websiteFacebook, Instagram, Bandcamp and the Shop

 

  • My review of the album Howl: here (french version only)

  • My review of the album Hide: here (french version only)

12 février 2026

Cachemire au Chabada (Angers) - Live report

 

Cachemire - 7 février 2026
© Aux Notes Enchantées

 

Samedi dernier, j’ai suivi la recommandation d’un ami et je suis allé voir Cachemire en concert avec lui. Avant de réserver, j’ai juste lancé un petit extrait : assez pour sentir que ça pouvait me plaire. Ensuite, j’ai volontairement arrêté là. Pas envie de me spoiler : je voulais tout découvrir sur le moment, le soir du concert. 

 

Je ne vais pas faire semblant : le groupe en première partie, ce n’était pas du tout mon style. Zéro déclic. Par contre, Cachemire… là, j’ai pris une claque (et j’en redemande).

D’entrée de jeu, l’énergie scénique est dingue. Dès que le groupe entre en scène, tout de blanc vêtu, et en robe pour ces messieurs, tu sais que tu vas passer un excellent moment. Aucune chauffe, aucune transition molle, ça part fort dès les premières secondes. Musicalement, c’est nerveux, percutant, et ça t’embarque sans te demander ton avis.

 

Et puis il y a Fred. Une puissance vocale franchement impressionnante, avec des aigus envoyés avec une facilité déconcertante, qui m’ont rappelé Matthew Bellamy.

 

Sans parler de cette communion totale avec le public, notamment sur La nuit je mens : j’en ai eu des frissons. Ça pogotait à fond dans la fosse, et c’était franchement chouette à voir depuis les gradins (oui, au vu de ma vieillesse et de mon dos, je préfère jouer la prudence 😅).

 

 

Les textes, eux, sont excellents. J’ai été particulièrement ému par Adam, qui aborde la transidentité avec une justesse et une sincérité incroyables, sans jamais tomber dans le pathos. Seul m’a également beaucoup touché et m’a collé la chair de poule par moments, surtout lors des “oooooh ooooooh” repris en chœur avec toute la salle : un instant vraiment fort.

 

Et parce qu’ils savent aussi relâcher la pression, il y a eu des moments plus funs, comme Mouscash, qui dénonce la superficialité des influenceurs et la dictature de l’apparence, ou encore Moi être Roi, satire au vitriol sur Macron. Suis-moi Baby ! a été un autre moment de communion entre le groupe et le public du Chabada, vraiment incroyable à vivre. Le concert s’est achevé sur Chanson pour sépulture, un final explosif et festif.

 

En tout cas, c’était la première fois que j’allais à un concert sans rien connaître du groupe, et je ne regrette absolument pas. C’était phénoménal, je me suis pris une grosse claque. Et quel bonheur de voir un groupe aussi généreux, aussi proche de son public. Je retournerai les voir avec plaisir, et je vais clairement me plonger dans leur discographie !

 

Cachemire, c'est validé. Et même plus que validé !

 

Pour suivre l’actualité de Cachemire et en découvrir davantage, je t’invite à les retrouver sur leur site officiel, ainsi que sur Facebook, Instagram et TikTok.

 

 

11 février 2026

Unverkalt dévoile “Introjects”, troisième extrait de Héréditaire

 

 

Nouvelle sortie single pour Unverkalt avec Introjects, troisième extrait de leur album à venir le 27 février : Héréditaire.
Avec ce nouveau titre, le groupe ne fait pas dans la dentelle et met à nu des idées, des rôles, des identités héritées, qui n’ont pourtant jamais été les nôtres mais absorbées  du monde des autres. Un morceau lourd et frontal où, comme ils l’expliquent eux-mêmes, il s’agit de reconnaître ce poids… puis de le briser net.

 

Musicalement, c'est à nouveau du lourd ! Introjects s'ouvre de façon moins "bourrine" qu'Oath Ov Prometheus, mais de façon plus majestueuse et cinématographique un peu façon bande-annonce de film style postapocalyptique bien sombre. La ligne de basse implacable accompagnée d'un riff de guitare répétitif et envoûtant, place immédiatement une ambiance lente et lourde à la fois avec une montée progressive jusqu'à quasiment la 3ème minute où Dimitra murmure doucement "Oh, break out..." comme un ultime souffle avant l’impact. Et là, tout se déchaîne avec fureur, musicalement et vocalement, avant de revenir sur un rythme plus contenu mais toujours chargé de puissance… j'en ai eu des frissons de plaisir auditif !

 

Unverkalt
© PHRENETICA Photography & Design

 

Et que dire de la partie vocale ? Dimitra fait encore des merveilles : je suis scotché à chaque fois par son aisance à passer d’une voix claire, quasi éthérée, à un chant extrême, avec un hurlement maîtrisé qui fend l’air et te prend aux tripes, parfaitement soutenu par les growls d’Eli. Tout s’imbrique à merveille, c’est un gros kiffe.

 

Introjects est évidemment accompagné d’un clip, à nouveau superbe. Dans la lignée de Oath Ov Prometheus, il déroule une série de symboles fragmentés : une église sous un ciel chargé, puis sous la pleine lune, parfois même renversée par le cadrage, des couloirs et des pièces délabrées façon maison hantée, des portes qui s’ouvrent et se ferment à toute vitesse… et Dimitra, de dos, qui semble fuir quelqu’un, ou quelque chose. J’ai également adoré les mouvements chorégraphiés, tantôt lents, tantôt plus nerveux, ainsi que les passages où son visage apparaît en reflet dans un miroir : l’esthétique est tout simplement magnifique. Et la présence, le charisme et l’intensité de chacun des membres du groupe sont remarquables. Un vrai spectacle visuel. Big up à Themis Ioannou, la réalisation est une claque.

 

Avec Introjects, Unverkalt signe une nouvelle masterclass, un morceau puissant et d’une qualité exceptionnelle. Il ne m’aura fallu que deux singles pour qu’ils deviennent ma référence metal internationale, tant leur originalité et leur créativité artistique m’ont immédiatement happé. J’ai désormais énormément hâte de découvrir Héréditaire le 27 février !

 

Soutenez Unverkalt et retrouvez leur actualité sur leur : site officiel, Facebook, Instagram, Bandcamp (précommande d'Héréditaire disponible en différents formats), TikTok et YouTube

Leur merchandising est disponible sur leur shop officiel et via le site Season of Mist 

 

Et ma chronique d'Oath Ov Prometheus est disponible par ici, si vous souhaitez en découvrir plus sur Unverkalt

 

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11 février 2026

Gervaise – “Journal Intime” : le clip

 

 

Hier, Gervaise publiait son nouveau clip « Journal Intime », issu de l’album La Pudeur.
Un clip magnifique, tourné dans le Cantal, porté par de belles chorégraphies et un casting hyper inclusif. On y voit Gervaise incarner Jeanne d’Arc (normal, c’est la Jeanne d’Arc de la pop), de la bergère au bûcher.

D’ailleurs, pour ceux qui pourraient tiquer sur ce point-là (comme moi au départ), Gervaise m’a expliqué son choix : une Jeanne d’Arc pop, sans récup’ ni dimension religieuse, pour garder le côté guerrière, androgyne et vulnérable.
Le feu ne symbolise pas seulement Jeanne d’Arc, mais aussi toutes ces femmes qu’on a brûlées parce qu’elles dérangeaient. Et la fin n’est pas une mort : c’est une libération. Elle regarde le feu et s’en va, comme si elle laissait ses anciens démons derrière elle.

Je suis toujours aussi touché par ce titre (dans lequel je me retrouve sur certains points), véritable présentation d’elle-même : une enfance marquée par la maltraitance, le besoin d’apprendre à s’aimer quand on ne s’aime pas, ce besoin d’être aimée, les angoisses et ses checks, la procrastinationl’attente d’un succès qui ne vient pas… et ce ras-le-bol de se battre pour prouver ce qu’elle vaut face à des professionnels qui s’en tapent et ne se concentrent que sur ses follows.

 

L'ensemble est vraiment touchant et poignant. 

 

Pour suivre et soutenir Gervaise, rendez-vous sur : Facebook, Instagram, YouTube et TikTok. Et pour vous procurer l'album, c'est par ici ! 

 

Et si vous souhaitez lire ma chronique de La Pudeur, elle est juste 

 

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