Quand la musique devient émotion – bienvenue sur Aux Notes Enchantées.
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Aussi surprenant que cela puisse paraître, je n’ai encore jamais rédigé de chronique consacrée à l’excellent projet Sowulo. Et pourtant, j’ai régulièrement eu de véritables coups de cœur pour certains de ses titres, comme Brego in Breoste, Spatle Æghwas, Eaxlgestealla ou encore Full Mōna
Il était donc grand temps de réparer cet oubli et de leur consacrer enfin une chronique. Avant de débuter, une présentation s'impose avec la biographie issue du site officiel :
Sowulo est l’œuvre musicale évocatrice du multi-instrumentiste Faber Horbach, mêlant la philosophie spirituelle de l’Europe du Nord ancienne aux cycles perpétuels de l’univers.
À travers l’utilisation d’un large éventail d’instruments historiques, de mélodies mélancoliques et de textes philosophiques chantés en vieil anglais (anglo-saxon), Sowulo façonne un paysage sonore immersif, invitant l’auditeur à entreprendre un véritable voyage intérieur.
Le projet tisse une identité musicale singulière en combinant les sonorités d’instruments tels que le carnyx (instrument à vent celte), la nyckelharpa, la harpe celtique, les tambours chamaniques, les cors, le bouzouki irlandais, la tagelharpa, la lyre, l’alto, ainsi que diverses techniques vocales traditionnelles.
Le nom Sowulo, qui signifie « Soleil » en proto-germanique, résume parfaitement l’essence du projet. À mesure que nous gravitons autour de l’astre solaire, se révèle la nature cyclique de la vie : l’alternance du jour et de la nuit, le passage des quatre saisons, la naissance et la mort, ainsi que la danse éternelle entre déclin et renouveau.
Sur le dernier album NIHT, le dernier le line-up est le suivant :
NIHT, qui signifie « nuit », est le sixième album de Sowulo. Conçu suite à une perte personnelle de Faber, l’album embrasse la nuit en tant que professeur et la lune en tant que guide.
L'album s'ouvre avec Niwe Mōna, porté par la voix sublime et habitée de Micky Huijsmans, l’auditeur est plongé dans une atmosphère où se mêlent douceur, profondeur et recueillement. D'ailleurs, elle est omniprésente sur l’album, sans doute plus que sur les précédentes sorties de Sowulo. Une présence vocale qui fait toute la différence et se révèle être un véritable régal auditif, tant sa voix est remarquable, profondément expressive et en parfaite osmose avec Faber, donnant naissance à des moments réellement sublimes sur l’ensemble de l’album. Leur alchimie est évidente dès le second titre, Seolfren Sicol, morceau fort porté par de puissantes percussions, mais aussi par des notes de harpe cristallines, dont l’équilibre et le rendu sont particulièrement réussis.
Avec Āsteorfan (mourir), Faber nous offre le premier moment fort de l’album. Ce titre, tout comme le suivant Sōl ond Māni, a été tissé à partir du deuil, de la mythologie et de la transformation, en s’appuyant sur des instruments brisés et des voix primales pour affronter la mort de l’ego et le vide laissé par la disparition de la lumière. La chanson est accompagnée par un sublime clip, dans lequel Micky incarne une personnification de la nuit en portant un sublime masque de papillon crée par l'artiste Oktawia Watras ! L'émotion est palpable tout du long, Faber et Micky y vivent la chanson avec une intensité authentique.
Sōl ond Māni puise son inspiration dans la mythologie scandinave en évoquant la relation intime entre la disparition de la lumière et celle de la vie. Le morceau s’appuie sur le mythe du Soleil et de la Lune pourchassés par deux loups jusqu’au Ragnarök, moment où leur lumière s’éteint et plonge le monde dans le Fimbulwinter, une ère de ténèbres et de conflits.
En 2024, Faber a perdu à la fois son père et son beau-père. Leur absence résonne tout au long de la chanson à travers les cordes d’une nyckelharpa brisée. Cet instrument, proche du violon, est tombé accidentellement au sol à l’issue de l’une des performances live de Sowulo, laissant une empreinte sonore aussi fragile que chargée de sens.
Durant la chanson, Faber utilise également l’un de mes instruments préférés : le rhombe. Cette lame plate, en bois, en os ou en pierre, attachée à une corde, produit, lorsqu’on la fait tourner au-dessus de la tête, un vrombissement grave et hypnotique, presque tellurique, dont l’intensité varie selon la vitesse et la longueur de la corde.
Le titre est principalement interprété par Micky, jusqu’au refrain où Faber la rejoint pour un duo mémorable, à la fois puissant et profondément émouvant. Le clip qui accompagne Sōl ond Māni prolonge cette intensité avec une esthétique majestueuse et poétique.
On arrive ensuite sur l’un de mes deux titres préférés de l’album avec Full Mōna, second single dévoilé par Sowulo. Véritable chanson épique, le morceau est dédié à la pleine lune, honorée comme une source de lumière et de guidance au cœur de l’obscurité. Le refrain est particulièrement accrocheur, porté par un Mōna répété en boucle par Micky, tandis que Faber opte pour un chant guttural brut, contrastant fortement avec la douceur de sa voix.
Mon second titre préféré est donc Miċele Steorran, l’un des plus beaux morceaux de Sowulo à mes oreilles, de par la pureté et la tranquillité qui s’en dégagent. Les paroles, interprétées en anglo-saxon, évoquent la nuit et son ciel étoilé, où l’obscurité devient un refuge plutôt qu’une menace. On se sent littéralement enveloppé par l’atmosphère du morceau, qui apporte un profond apaisement et une véritable paix intérieure. C’est, tout simplement, un câlin émotionnel.
Le morceau suivant, Monaþblod (« sang de lune »), s’ancre profondément dans les cycles naturels et le corps féminin. À travers des paroles chantées en vieil anglais, le titre évoque le flux et le reflux, l’alternance entre croissance et décroissance, faisant du sang menstruel un symbole sacré plutôt qu’un tabou.
Monaþblod célèbre ainsi la sagesse ancestrale du corps féminin, présenté comme porteur d’un savoir ancien, intuitif et cyclique. La voix de Micky, puissante et brute, agit ici comme une invocation, honorant ce « temps du sang » et invitant à écouter ce qu’il a à transmettre. Le morceau s’inscrit pleinement dans une dimension rituelle, où le rythme lunaire, la fertilité et la spiritualité ne font plus qu’un.
Nihtēagan est un sublime morceau introspectif qui invite à accepter l'ombre présente en chacun de nous, en allant au plus profond de soi pour affronter ce qui s’y cache, s’y construit et y revient. e duo Micky / Faber continue d’imposer une intensité grandiose et particulièrement prenante.
On arrive sur Carnyx, un des morceaux les plus intrigants et incroyable qu'il m'ait été donné d'entendre ! Un titre 100% instrumental, dédié à cet instrument à vent celte du même nom. Cet instrument était utilisé pour t terroriser l'ennemi sur les champs de batailles durant l'âge de fer (source geo.fr). A titre personnel, je ne le trouve pas terrorisant mais très impressionnant. Vous pouvez avoir un aperçu de l'instrument ici.
Après Carnyx, Eald Mōna constitue le second morceau instrumental de l’album et s’inscrit sous le signe de l’ancienne lune, évoquant ce moment de bilan où l’on célèbre autant les dons que les leçons reçues. Sa lumière déclinante invite à laisser derrière soi ce qui n’a plus lieu d’être, afin d’ouvrir un espace à ce qui reste à venir.
L’album se poursuit avec Heolstor Sċeadu et Genihtian, deux morceaux qui, à mes oreilles, se révèlent un peu moins prenants et émotionnellement moins impactants que le reste de NIHT, et qui tirent légèrement le voyage musical de l’album en longueur.
NIHT s’achève sur l’outro Genihtian, qui signifie en anglo-saxon quelque chose comme « devenir nuit » ou « être plongé dans la nuit ». Cette conclusion marque la fin du rituel, un retour à l’obscurité totale et au néant.
La nuit devient ici un état d’unité et de dissolution, nécessaire à la régénération. C’est dans cette absence de forme que s’opère la transformation, prélude à une future renaissance, à l’image d’un cycle de mort et de réincarnation.
NIHT s'impose comme un album immersif, cohérent et porté par une richesse musicale, mais également par l'incroyable alchimie entre Micky et Faber ! C'est un album qui s’écoute comme un rituel nocturne traversé par la perte, l’introspection et la renaissance.
Suivez et retrouvez l'actualité de Sowulo sur leur : Site officiel, Facebook, Instagram, Bandcamp et pour vous procurez NIHT et autres articles rendez-vous sur le site du merchandising
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Les précommandes du prochain album de Le Garçon de l'Automne, Ode to the Lost, sont désormais ouvertes, en formats numérique et physique. La tracklist a également été dévoilé et l'album contiendra 13 titres qui sont les suivants :
1. Blue Souls
2. L'Ankou
3. Et Gris
4. Sirventes
5. When the Wind is Alone
6. She is the Sea
7. Baba Yaga
8. Emma's Waltz (feat. Guillaume Levy)
9. Ars Moriendi
10. Koppije
11. Le Chant du Cygne
12. Above the Lake (feat. Martin Neiss)
13. Rising
Je trouve que c'est une très belle playlist aux noms évocateurs et très inspirants (Baba Yaga, When the Wind is Alone et le Chant du Cygne me parlent beaucoup) ! Rendez-vous le 4 février pour découvrir l’intégralité de ce futur album de Quentin, que j’attends avec une grande impatience !
Pour précommander Ode to the Lost, rendez-vous sur Bandcamp !
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2026 démarre sur les chapeaux de roue avec déjà une première découverte musicale coup de cœur : le projet dark synth / darkwave Night in Athens.
Créé en 2020 à l’est de Londres par l'artiste grècque Tina Boleti, auparavant claviériste au sein du groupe post-punk HAXON, le projet voit le jour durant la période du confinement. Animée par l’envie de se consacrer pleinement à une musique électronique plus personnelle, Tina lance alors Night in Athens.
Son univers musical puise dans des influences variées, mêlant dark electro, minimalisme, punk, coldwave et synthwave, pour construire des atmosphères sombres et introspectives. Une musique à la fois froide et habitée, où les textures électroniques servent un propos profondément émotionnel.
À ce jour, Night in Athens compte deux EP, The Epitaph (2020) et Crime Seen (2022), ainsi que deux albums, Metropolis (2021) et Wasted Reflektions (2024).
J’ai découvert Night in Athens en rédigeant la fin mon Top 21 de 2025, en laissant simplement l’algorithme de YouTube enchaîner les titres. C’est avec Words Unspoken que tout a commencé.
Le morceau m’a littéralement séduit d’entrée de jeu grâce à ses notes de guitare en introduction, ses percussions et sa ligne de basse synthétique hypnotisante. Puis arrive la voix grave et envoûtante de Tina Boleti, dégageant une profonde sensation de sérénité, et là… mon cœur a chaviré.
Une fois ma chronique achevée, j’ai écouté le morceau à plusieurs reprises, comme je le fais systématiquement lorsque je tombe amoureux d’un nouveau titre, afin de m’imprégner pleinement de son ambiance.
Comme le souligne très justement le site Post-Punk.com, « les paroles dépeignent le silence comme un sanctuaire, un lieu de sagesse et de paix, contrastant fortement avec le tumulte du monde. À travers des chuchotements et des mots non dits, la chanson montre comment le silence offre une véritable liberté et un répit face aux exigences constantes, tout en mettant en lumière la lutte moderne pour communiquer émotionnellement et aimer sincèrement. »
Je trouve le clip, réalisé par Simone Pellegrini et produit par Night in Athens, extrêmement soigné. Les images, superbes, jouent avec l’ombre et la lumière pour un résultat saisissant et d’une grande qualité.
Par la suite, j’ai pris le temps d’explorer l’ensemble de la discographie de Night in Athens, entre albums et EP, et le plaisir n’a fait que grandir au fil des écoutes. On oscille entre des atmosphères nocturnes et introspectives, portées par une dynamique très années 80. J’adore notamment le titre Cold, qui m’évoque musicalement les anciens jeux vidéo de l’époque Game Boy ou Amstrad.
À noter que Tina Boleti chante principalement en anglais, mais aussi en grec et en français. Le titre Papillon en est un très bel exemple, particulièrement réussi.
Night in Athens est donc une sublime découverte musicale pour débuter 2026. Une musique sombre et élégante, portée par la voix merveilleuse et captivante de Tina Boleti.
Vous pouvez suivre et soutenir Night in Athens sur son : Facebook, Instagram, Bandcamp et YouTube ! Je vous laisse avec certains de mes titres préférés, enjoy !
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Première chronique de l’année… et dernier récapitulatif de 2025 que je n’ai pas eu le temps de publier le 31 décembre !
Après mon Top 15 de mes meilleurs albums & EP de 2025, voici le dernier bilan de l’année avec mes 21 titres préférés (oui, je n’ai pas opté pour un chiffre rond et étant né un 21, ça faisait parfaitement sens ^^).
Plus sensible aux titres individuels qu’aux formats longs, la liste se révèle donc un peu plus conséquente que celle des albums & EP… mais c’est aussi une excellente excuse pour prolonger le plaisir.
Allez, c’est parti avec, à la 20ᵉ place, Taratata de Anyma et Grimes, un excellent morceau électro, simple et efficace, qui reste bien en tête.
Le tout porté par une ambiance futuriste et cyborg, notamment apportée par la voix de Grimes.
Au 19ᵉ rang, l’un de mes groupes préférés, Sowulo, avec cette magnifique chanson Micēle Steorran interprétée en anglo-saxon. Probablement l’un des titres les plus apaisants que j’ai écoutés cette année, célébrant le silence et la solitude comme un moyen de se reconnecter à soi-même.
À la 18ᵉ place, la sublime chanson Fylgja de la talentueuse Rúnahild. La Fylgja est un esprit associé au destin dans la mythologie nordique. J’adore l’ambiance mystique qui s’en dégage, ainsi que le sublime clip qui l’accompagne, tourné dans des marais norvégiens au crépuscule.
Au 17ᵉ rang, ce titre résolument ovniesque Bébé, mange tes morts, signé Elektro Hafız et Ayla Millesen.
Un excellent morceau pop électro-folk aux sonorités orientales, porté par un texte piquant, chanté par la douce voix d’Ayla, qui assène avec un calme désarmant : « J’ai juste envie de t’éclater, toi et tes promesses d’été ».
Bébé, mange tes morts est, à mes yeux, la chanson parfaite pour envoyer balader un mec ultra toxique avec sa chérie. Dédicace à ma sister Tunickaren qui est également fan et de la phrase mange tes morts ^^
16ème place pour Lyric Noel – Blood In the Water. Je ne vais pas m’étendre, je l’ai déjà chroniqué… mais il continue de me déchirer les tympans avec la même violence jouissive.
15ème position pour Defeat The Veil signé Heart Attack.
Clairement le meilleur titre metal 2025 d’un groupe français à mes oreilles. D’ordinaire, j’ai un peu de mal avec le metal de chez nous… mais là, c’est du très haut niveau, autant musicalement que vocalement. Grosse mention aussi pour le clip que j’adore, tourné entre Nice et Paris (étant né à Paris et vécu longtemps à Nice, c'est le bingo assuré ^^)
Au 14ème rang, Gervaise avec l’excellent Hello. Inutile d’y revenir, je l’ai déjà chroniqué… mais une chose est sûre : je ne m’en lasse toujours pas.
Une belle 13ème place pour Krystal System et la chanson Eclats Rouges. Un retour que j’espérais et que je guettais, et qui s’est concrétisé avec brio cette année grâce à un excellent single (lui aussi déjà chroniqué). Autant dire que l’attente valait largement le coup. Maintenant, vivement l’album, qui ne devrait plus tarder à arriver !
12ème rang pour mon duo darkwave/post-punk préféré, Ductape, avec le génialissime Fade Away.
Un titre d’une efficacité redoutable, aussi bien sur le plan vocal que musical. Clairement imparable. Et là encore, impossible de ne pas trépigner d’impatience à l’idée d’être en 2026 pour la sortie de l’album
11ème place pour Rastaban avec Arise (version 2025). Une revisite plus que réussie de ce titre emblématique du groupe, que j’avais déjà chroniqué et qui confirme toute sa puissance, même revisité.
10ème position pour mon coup de cœur de cette fin d’année avec No Means No de 111. Ce n’est peut-être pas le morceau le plus speed de l’album, mais il reste l’un des plus percutants, notamment par ses paroles qui abordent frontalement la question du consentement.
Et à l’heure où le consentement des femmes est encore trop souvent bafoué ou ignoré, ce titre s’impose comme on ne peut plus actuel et surtout, nécessaire.
À la 9ème place, on retrouve l’un de mes projets musicaux chouchou : Moonlüs avec le sublime Numaye.
Totalement hypnotisant, percutant et porté par un dynamisme incroyable, ce titre a sur moi un effet ultra positif à chaque écoute. Impossible d’y rester insensible.
À la 8ème position, l’incroyable et percutant Fall of Midgard de Bjorth. Même si je l’ai déjà chroniqué, je peux ajouter une chose : ce morceau me fait exactement le même effet que Numaye. Il me fait du bien et m’apporte, à chaque écoute, un véritable surplus de motivation.
Au 7ème rang, le talentueux Le Garçon de l’Automne avec la magnifique L’Ankou. Probablement l’un des meilleurs titres de Quentin. Grand amateur d’ambiances gothiques et de légendes celtiques, ce morceau ne pouvait que me conquérir.
6ème position pour June the Girl et son touchant Armageddon. Ma plus belle retrouvaille musicale de 2025, neuf ans après I Say Love. Une ambiance faussement festive sur fond de fin du monde, portée par un sentiment d’urgence : celui d’aimer, de ressentir pleinement, même quand tout vacille. Le mélange franco-anglais des paroles, d’une grande justesse, renforce encore l’émotion et donne au morceau toute sa singularité.
À la 5ème place, Send Me Love Letters avec le percutant Glastonbury. LE morceau qui m’a fait découvrir cet incroyable groupe et qui m’a immédiatement conquis. Une claque qui prouve, s’il le fallait encore, que le rock made in France tel que je l’aime, tranchant et saturé, est loin d’être mort.
4ème position pour tAngerinecAt et le saisissant Grief. Mon tout premier gros coup de cœur musical de l’année 2025. Presque un an plus tard, je le trouve toujours aussi magnifique et magistral, intact dans l’émotion qu’il procure.
Nous arrivons au podium, et le choix des places d’honneur s’est révélé particulièrement compliqué.
Le podium s’est donc dessiné ainsi : une troisième place, une deuxième place ex-aequo, et une première place.
Une magnifique 3ème place pour la talentueuse Cherryshoes avec Too Late. Une voix d’une douceur et d’une pureté incroyables, portée par une ambiance mélancolique qui donne un résultat à la fois exquis et profondément bouleversant.
J’ai donc choisi d’attribuer une 2ème place ex-aequo à Furia de A Tergo Lupi et Room 36 de Corpus Delicti.
Ces deux titres ont eu un impact immense sur moi et se sont imposés comme mes incontournables de l’année 2025. Il n’y a pas eu un seul mois sans que l’un ou l’autre ne tourne en boucle. Deux univers radicalement opposés, deux clips magnifiques et originaux, mais d’une importance tout aussi capitale dans ma vie.
Au sommet de ce classement, à la 1ère place, j’ai choisi Archive avec l’excellentissime Look At Us.
Impossible de dire combien de fois j’ai écouté ce titre : je l’ai littéralement saigné, jour après jour. Il a eu sur moi l’effet d’une véritable bombe, de manière presque inexplicable. Le combo parfait entre la voix habitée de Lisa Mottram et la musique signée Darius Keeler et Danny Griffiths, d’une efficacité redoutable sur ce morceau. Rendez-vous le 27 février pour l’album
Un grand merci à vous toutes et tous d’avoir pris le temps de découvrir et de parcourir ce classement.
J’espère qu’il vous aura plu et, surtout, qu’il vous aura permis de faire quelques belles découvertes.
Dites moi en commentaire quels sont vos titres (ou le titre) qui ont marqué votre année 2025.
2026 s’annonce déjà riche et bouleversante musicalement, et je serai au rendez-vous, avec la même passion et l’envie de partager, même si 2025 a connu quelques silences.
Je vous adresse tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année : prenez soin de vous, et à très vite 🖤


2025 s’achève et il est temps pour moi de faire un premier récap de cette année musicale, riche, intense et parfois bouleversante. Aujourd’hui, place à mes 15 albums & EP qui m’ont le plus marqué, laissant en moi une empreinte indélébile et ayant été de véritables coups de cœur.
Certains n’ont pas encore fait l’objet de chroniques, faute de temps sur une partie de l’année, mais j’essaierai d’y revenir dans les semaines à venir.
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C’est parti, avec à la quinzième place Azam Ali et son album Synesthesia, publié en novembre dernier.
Je n’ai pas eu l’occasion de l’écouter régulièrement depuis sa sortie, mais suffisamment pour en être bouleversé.
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Au quatorzième rang, le dernier album de Cradle of Filth, porté par son inusable leader Dani Filth : The Screaming of the Valkyries. Un album qui regorge de pépites, rappelant l’époque Midian ou Nymphetamine : un pur régal auditif de la part de mon groupe préféré dans ce registre musical.
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À la treizième place, un peu de variation musicale avec l’excellent album de Suzane, Millenium.
Un album magnifique, engagé et humainement poignant. Étant assez éloigné du style musical que je chronique habituellement, je n’ai pas osé en rédiger une chronique, laissant la place aux spécialistes du genre.
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À la douzième place, Blackbriar et l’album A Thousand Little Deaths. Ma plus belle découverte en metal symphonique cette année. Il ne me reste plus qu’à trouver le temps de vous parler de ce groupe et de cet album à l’ambiance résolument gothique.
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Au onzième rang, on retrouve l’un de mes groupes fétiches avec l’EP Haven Reflections de Cesair, proposant des remixes plus que réussis des titres de l’album Haven !
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On entre dans le Top 10 avec Dayazell et l’onirique Hypnos : un album riche, multiculturel, et hyper immersif.
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À la neuvième place, le duo montpelliérain DENUIT et leur album Love Violence. De l’électro dark & pop efficace, une voix hypnotisante et des textes bouleversants (CENDRE en est le parfait exemple).
Là encore, je regrette de ne pas avoir eu le temps de leur consacrer une chronique
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Au huitième rang, place à Wardruna, véritable patron de la musique néo-folk nordique, qui m’a fait découvrir et aimer les merveilles de ce style musical. Les thématiques de cet album, Birna (qui signifie “ours” en vieux norrois), tournent autour de cet animal emblématique, et le résultat est toujours aussi puissant.
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À la septième place, Send Me Love Letters et leur EP This Won’t Cure Your Depression. Une émotion brute, mêlée à une sincérité et une spontanéité percutantes. Comme je l’ai dit dans ma chronique, le groupe s’imposera comme l’un des incontournables de la scène rock française.
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Découvert la semaine dernière, mais directement à la sixième place, l’excellent album Oh Wow de 111.
L’album rock le plus engagé de l’année, qui ne passe pas par quatre chemins pour dénoncer les abus de notre société patriarcale envers les femmes.
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Au cinquième rang, la touchante June the Girl avec Sweet Thérapie. Probablement l’album chanté en français qui m’aura le plus touché cette année. D’une douceur et d’une sincérité désarmantes, Sweet Thérapie aura toujours une place à part en moi.
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Au pied du podium, Rastaban et leur excellent EP Ouroboros. Ce fut ma plus belle découverte scénique en 2024, amorçant leur retour cette année après une pause de trois ans. Un EP d’une réussite totale, entre renouveau, puissance et maîtrise.
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C’est parti pour le trio final de ce Top 15 des meilleurs albums et EP de 2025 ! Il m’était impossible de ne pas y inclure tAngerinecAt avec leur bouleversant Grief. Un album totalement unique, à la fois fort et puissant, qui ne laisse pas insensible par la profondeur de ses textes, mêlant habilement sujets forts, métaphores et une touche de poésie.
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La seconde place de mon classement revient à Corpus Delicti Liminal marquant le retour des boss de la scène goth française ! C'est le retour le plus réussi après 30 ans de pause et le tout sans trahir leur héritage, sans la moindre sensation de recyclage ou de fan service ! Liminal est un album percutant, débordant d’énergie et porté par une maturité sans faille.
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Et c’est le génialissime Howl de A Tergo Lupi qui se hisse à la tête de ce classement.
Tout est réuni dans cet album : des émotions puissantes, une énergie brute, une intensité constante, et un duo au talent immense, porté par une force créative et artistique phénoménale. A Tergo Lupi parvient à se réinventer en permanence tout en restant profondément fidèle à son identité.
Des textes forts, bouleversants, qui touchent en plein cœur et résonnent jusque dans les tréfonds de l’âme. Peu d’artistes arrivent à provoquer une telle intensité, mais A Tergo Lupi l’a fait avec brio sur Howl.
Et dans ce registre néo-folk que j’affectionne tout particulièrement depuis 2009, et qui me parle le plus, il ne pouvait en être autrement.
Voilà, j’espère que ce classement vous a plu !
N’hésitez pas à partager avec moi votre Top albums de l’année, qu’il soit en 15, 10 ou 5, ce sera avec grand plaisir d’échanger avec vous.
Merci aux artistes cités d’avoir rendu cette année 2025 musicalement exceptionnelle.
Et vivement 2026, pour de nouvelles découvertes et pour prendre le temps de chroniquer les albums de ce Top 15 que je n’ai pas encore pu aborder, faute de temps.