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Aux notes enchantées
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Salut, moi c’est Steeve ! 42 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores. Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort. Si tu aimes les chroniques honnêtes, écrites le cœur, tu es au bon endroit. N’hésite pas à laisser un mot ou à partager tes propres découvertes
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Aux Notes Enchantées
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11 novembre 2025

Bjorth allume les feux du Ragnarök avec Fall of Midgard

 

Aujourd’hui, j’ai très envie de vous parler d’un groupe que j’apprécie énormément : Bjorth, qui revient ce mois-ci avec un nouveau titre aussi puissant qu’envoutant, Fall of Midgard.

J’ai découvert ce projet il y a quelques temps, suite à sa superbe collaboration avec A Tergo Lupi sur le morceau Nornir que j'avais découvert en explorant la discographie de ces derniers, et depuis, je suis complètement sous le charme de l'univers de Bjorth

Mais avant de plonger dans Fall of Midgard, une petite présentation s’impose…

 

Bjorth est un projet musical viking/dark folk dirigé par le producteur allemand Björn Hoppen. Il mêle folklore nordique et d’Europe centrale à des paysages sonores cinématographiques et sombres, pour créer une expérience immersive à la fois tribale, mélodique et évocatrice.

En 2020, le projet prend vie avec un premier single, Drums of Midgard, qui pose les bases de son univers sonore. Il rencontre un beau succès avec plus de 6 millions de streams à lui seul. Depuis, Björn s’est entouré de collaboratrices de talent, notamment la chanteuse chilienne Daniela (Dani) Alvear, au timbre puissant et expressif, et la violoniste Meri Tadic (ex-Eluveitie), qui a rejoint l’aventure en 2023.

 

Le groupe multiplie les collaborations internationales : A Tergo Lupi (Nornir), Noiduin, Foresaga, Munknörr, ou encore Bukhchuluun Ganburged, maître du chant diphonique mongol (Khishigten). Le morceau Svinfylking a même été utilisé en 2025 pour la bande-annonce officielle de Call of Duty: Black Ops 6 – Saison 4. Un parcours remarquable qui prouve que les sons anciens peuvent résonner avec puissance dans notre époque.

 

Daniela (Dani) Alvear, Björn Hoppen et Meri Tadic

 

Ce que j’apprécie le plus chez Bjorth, c’est cette capacité à mêler puissance, intensité et envoûtement dans chacun de leurs morceaux. Leur style est reconnaissable entre mille, à la fois sombre et majestueux, brut et cinématographique. Et c’est exactement dans cette continuité que le groupe a dévoilé, le 7 novembre dernier, un nouveau titre saisissant : Fall of Midgard.

 

Dès les premières secondes, Fall of Midgard impose une tension sourde, presque mystique, portée par des percussions tribales puissantes et des nappes sonores cinématographiques.
Mais ce qui frappe le plus, c’est la voix de Dani Alvear, mise en avant avec une intensité remarquable. Elle chante ici avec une détermination vibrante, presque guerrière, tout en conservant cette part d’ombre et d’émotion qui la rend si captivante.
L’instrumentation, quant à elle, joue sur la retenue et la tension : on y perçoit par moments quelques notes pincées, presque cristallines, qui pourraient bien être le fruit d’un jeu en pizzicato au violon, apportant une touche subtile mais évocatrice.
C’est un morceau à la fois hypnotique et dramatique, qui évoque l’inéluctable chute, mais avec une noblesse résignée.

Le titre est entièrement chanté en vieux norrois — une langue ancienne et rugueuse, issue des sagas vikings, qui contribue à l’immersion totale. Même sans en saisir chaque mot, on en ressent la force, la colère, le souffle tragique.
C’est une expérience presque rituelle, où la voix devient incantation, et où chaque syllabe résonne comme un écho de la fin des temps.

 

Les paroles, traduites par le groupe, plongent directement dans les flammes du Ragnarök.
Les épées s’entrechoquent, Asgard s’effondre, Fenrir dévore le soleil, Loki ricane dans l’ombre… tout est là pour dresser une fresque sonore de fin du monde.
Le texte est court, mais d’une puissance évocatrice folle — une vraie peinture apocalyptique en quelques vers, à la fois mythologique et profondément cinématographique.

 

Avec Fall of Midgard, Bjorth signe un titre d’une puissance rare, qui transporte dès les premières secondes et vient réveiller quelque chose de profondément ancré en soi.
C’est un morceau qui donne la force, qui galvanise, qui pousse à avancer même quand le monde s’effondre autour.
Porté par la voix incantatoire de Dani et une production cinématographique magistrale, Fall of Midgard n’est pas seulement un voyage sonore, c’est une véritable claque émotionnelle.
Un titre que je ne me lasse pas d’écouter — et qui, à chaque fois, me redonne la pêche.

 

Pour suivre et soutenir Bjorth : Site officiel , Instagram, Facebook et Bandcamp

 

 

 

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10 novembre 2025

Howl : prochain voyage avec A Tergo Lupi

 

A Tergo Lupi a annoncé vendredi dernier la sortie de leur prochain album, pour le 25 novembre prochain ! Mon duo italien préféré de musique Dark Folk reviendra donc avec Howl qui comprendra 12 titres :

 

Furia – Irae – Chimera – Brostin von – Embrace – Entwine – Undertow – In veins – Heimweh – In limine I : Fall – In limine II : Sever – In limine III : Leave

 

La cover est juste somptueuse, réalisée en collaboration avec Francesco Rosalbi. Pour moi, c’est clairement l’une des plus belles pochettes de ces dernières années — et sans doute la plus marquante pour A Tergo Lupi jusqu’ici.

Je suis impatient de découvrir et chroniquer Howl, qui s’annonce puissant rien qu’en lisant les titres, et en me basant sur les trois singles déjà dévoilés depuis septembre 2024 : In veins, Heimweh et Furia. Je suis particulièrement intrigué par les trois derniers morceaux, qui semblent former un triptyque final en trois actes. S’ils tiennent leurs promesses, on pourrait bien avoir là un véritable climax narratif, épique et viscéral! Rendez-vous dans 15 jours pour le verdict ! 

 

En attendant, je vous remets les trois singles déjà disponibles : enjoy 🖤!

 

Retrouvez et suivez l'actu d'A Tergo Lupi sur leur : Site officiel Facebook, Instagram, Bandcamp

 

 

 

7 novembre 2025

Made In Heaven, 30 ans après : quand la fin devient éternelle

 

Il y a 30 ans sortait le dernier album de Queen Made In Heaven. Du moins, le dernier avec Freddie Mercury, puisqu’il y a eu ensuite l’album Queen + Paul Rodgers. 
Cet album posthume a été publié en 1995, trois ans après le décès de Freddie. Il contient les derniers enregistrements de 1991, mais aussi des titres retravaillés, initialement issus de projets solo :

 

  • Heaven for Everyone, extrait de l’album de Roger Taylor avec The Cross (1988),
  • Too Much Love Will Kill You, tiré de l’album solo de Brian May (1988) et je trouve que la version chantée par Freddie supplante celle de Brian,
  • Made in Heaven et I Was Born to Love You, issus de Mr. Bad Guy, l’album solo de Freddie (1985), ces deux nouvelles versions sont beaucoup plus percutantes et entre dans une autre dimension. D'ailleurs, j'avais découvert les versions Made In Heaven avant les versions Mr. Bad Guy et j'étais très déstabilisé les premières fois ^^

 

Tous ces morceaux ont été réarrangés par Brian, Roger et John, avec un soin évident.

Je me suis replongé dans l’album pour cette chronique, et hormis My Life Has Been Saved qui me touche moins, je dois dire que l’ensemble reste très bon. De même, le titre gospel Let Me Live est génial et reste dans le plus pur esprit de Queen, qui a toujours pris le risque d’explorer différents styles musicaux — avec plus ou moins de réussite (coucou Hot Space !).
Mais cette fois, pas de chronique "titre par titre" : j’ai choisi de me concentrer sur les morceaux les plus bouleversants, ceux qui portent la voix de Freddie jusqu’au bout.

 

Mother Love

 

Mother Love est le dernier enregistrement de Freddie. Il n’a pas pu aller jusqu’au bout, et c’est Brian qui a pris le relais pour le dernier couplet (qui s'en sort avec brio). Ce morceau est particulièrement bouleversant : même affaibli, Freddie livre un deuxième couplet d’une puissance vocale saisissante, et surtout des paroles d’une tristesse infinie :

 

I've walked too long in this lonely lane
J'ai marché trop longtemps dans ces rues vides
I've had enough of this same old game
J'en ai eu assez de ce même jeu obsolète
I'm a man of the world and they say that I'm strong
Je suis un homme du monde et ils disent que je suis fort
But my heart is heavy, and my hope is gone
Mais mon cœur est lourd, et je n'ai plus d'espoir
Out in the city, in the cold world outside
Dehors, au cœur de la ville, dans le monde glacial
I don't want pity, just a safe place to hide
Je ne veux pas de pitié, juste une place où me cacher en sécurité
Mama please, let me back inside
Maman, je t'en prie, laisse-moi revenir à l'intérieur

(Source Lacoccinelle)

 

C’est la première fois que je l’écoute au casque, et l’explosion sonore m’a encore plus submergé.
La fin — ce mélange d’impro vocale live à Wembley, de l’extrait de Going Back et du cri d’un bébé — m’achève systématiquement.

 

You Don’t Fool Me

 

Plus loin, You Don’t Fool Me reste un de mes titres préférés.
Écrit par Roger et Freddie, enregistré en 1991 (et ça s’entend), retravaillé en 1995, c’est un morceau souvent critiqué… mais que j’ai aimé dès la première écoute.
Groovy, pêchu, porté par une superbe ligne de guitare de Brian May, il amène une respiration rythmée dans un album globalement très mélancolique.

 

A Winter’s Tale

 

Enfin, impossible de ne pas mentionner A Winter’s Tale, le dernier morceau écrit entièrement par Freddie, composé depuis son appartement à Montreux, inspiré par l’hiver et la ville qu’il affectionnait tant.
Enregistrée en 1991, durant les sessions d’Innuendo, cette ballade laisse transparaître une forme de paix.
On y sent Freddie en harmonie, presque détaché du drame qu’il vivait — et c’est justement ce calme qui bouleverse le plus.

 

Untitled / Track 13

 

L’album se referme sur un morceau mystérieux, souvent oublié, simplement intitulé "Untitled", ou Track 13.
Instrumental de 22 minutes (clin d'œil aux 22 ans de carrière du groupe ?) , ce titre instrumental expérimental mêle sons électroniques, nappes atmosphériques, rires étouffés et un passage vocal de Freddie aux environs de la dixième minute : "Are running ?", répété régulièrement durant une bonne minute. 
C’est planant, déroutant, profondément contemplatif. Ce long morceau a des allures de voyage cosmique, comme un écho lointain, un espace suspendu entre la fin et l’au-delà. Certains y entendent un adieu. D’autres, un simple dernier souffle prolongé.

 

Trente ans plus tard, Made In Heaven reste un album à part. Ce n’est peut-être pas le disque le plus fort émotionnellement — ce titre revient à Innuendo — mais c’est sans doute le plus touchant à sa manière.
Pas un hommage forcé, ni un adieu larmoyant, mais un dernier témoignage — humain, fragile, parfois bancal, mais profondément sincère.
Et ça suffit largement à en faire un album qu’on n’oublie pas.

 

 

4 novembre 2025

Danser avec ses monstres : June The Girl en pleine Sweet Thérapie

 

Alerte coup de coeur musical avec le second album de June the girl "Sweet Thérapie". De cette artiste je ne connaissais que l'excellent titre "I say love", que j'avais découvert sur les réseaux lors de sa sortie. Puis, victime des algorithmes je l'ai totalement malheureusement oublié. Jusqu'à ce que sur Tidal, dans les nouveautés sorties s'est affiché la pochette qui m'a sauté aux yeux de par son côté original avec le visage de June the girl avec le maquillage d'Arlequin avec les cheveux en bataille, le regard triste le tout sur fond rouge ! Plus interpellant que ce visuel, on peut difficilement faire mieux. J'ai lancé la lecture de l'album et j'ai été littéralement été happé dès la première chanson et les premières notes avec "Dancing with my monsters". Mais avant de débuter par la chronique de "Sweet Thérapie", une petite présentation de June the girl s'impose :

 

June The Girl est une chanteuse française, de son vrai nom Marine Bollengier. Elle s'est fait remarquer avec un premier single, I Say Love, en 2016. 

 

Elle commence la guitare à quatorze ans et décide de rentrer dans le monde la musique à 18 ans, lorsqu'elle revient de Guyane Française pour ses études. June déménage très souvent pour le travail de sa mère et se nourrit de ses voyages pour créer ses textes et sa musique. Depuis, toujours, June est une grande fan de Taylor Swift et aime s'en inspirer.

La chanteuse se rend régulièrement à Granville, dans le département de la Manche, où vivent ses grands-parents. Elle a vécu en Guyane puis à Marseille pour ses études. En dehors de sa carrière, June the girl est étudiante en communication et journalisme.

 

En 2014, elle rencontre Antoine Essertier qui décide de travailler sur son album. Elle participe à l'émission Destination Eurovision qui a pour but de désigner l'artiste représentant la France à l'Eurovision 2018 au Portugal. Elle termine 7ême avec 8 points, elle ne se qualifie pas pour la finale. (source musicMe)

 

Sweet Thérapie est un album résolument pop, dansant, saupoudré de belles références cinématographiques et porté par des textes puissants. C’est un album de contrastes : mélancolique, parfois ironique, toujours sincère. Il aborde sans fard la santé mentale, les relations toxiques, les tiraillements émotionnels — sans sombrer dans le pathos.

Les mélodies synthétiques sont redoutablement efficaces : elles trottent dans la tête, donnent envie de danser même quand les mots pleurent. On est dans une pop-thérapie, une catharsis en strass, entre ombres et néons.

 

Vocalement, June The Girl est d’une beauté incroyable. Tantôt fragile jusqu’au frisson, tantôt affirmée avec une audace désarmante, elle manie les émotions avec une parfaite maîtrise. Elle ne chante pas, elle confesse, elle incarne. Et elle alterne entre le français et l’anglais avec une vraie aisance, sans que ça paraisse forcé ou too much. Quant aux textes, que dire ? Ils sont tout simplement bouleversants, poignants la plupart du temps, et certains m'ont beaucoup parlé. Et rien de mieux que de se retrouver dans des textes, paroles dans lesquelles on se retrouve pour  mieux les savourer n'est-ce pas ?

 

 

Sweet Thérapie, c’est un album qui fait du bien sans faire semblant.
Une main tendue pour celles et ceux qui dansent avec leurs monstres, qui rient en pleurant, qui cachent leurs failles sous un trait d’eyeliner. June The Girl ne révolutionne pas la pop, mais elle y apporte sa voix sincère, touchante et actuelle. Et franchement, ça suffit amplement à en faire une belle surprise de cette seconde moitié d'année 2025. Comme d'habitude, je vous laisse avec mes morceaux préférés, ainsi que les magnifiques clips,  enjoy !

Pour suivre l'actualité de June The Girl, c'est par ici : Facebook, X, Instagram et la boutique officielle (avec l'album dédicacé)

 

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