Salut, moi c’est Steeve !
41 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores.
Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort.
Si tu aimes les chroniques honnêtes, écrites le cœur, tu es au bon endroit.
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2026 démarre sur les chapeaux de roue avec déjà une première découverte musicale coup de cœur : le projet dark synth / darkwave Night in Athens.
Créé en 2020 à l’est de Londres par l'artiste grècque Tina Boleti, auparavant claviériste au sein du groupe post-punk HAXON, le projet voit le jour durant la période du confinement. Animée par l’envie de se consacrer pleinement à une musique électronique plus personnelle, Tina lance alors Night in Athens.
Son univers musical puise dans des influences variées, mêlant dark electro, minimalisme, punk, coldwave et synthwave, pour construire des atmosphères sombres et introspectives. Une musique à la fois froide et habitée, où les textures électroniques servent un propos profondément émotionnel.
À ce jour, Night in Athens compte deux EP, The Epitaph (2020) et Crime Seen (2022), ainsi que deux albums, Metropolis (2021) et Wasted Reflektions(2024).
J’ai découvert Night in Athens en rédigeant la fin mon Top 21 de 2025, en laissant simplement l’algorithme de YouTube enchaîner les titres. C’est avec Words Unspoken que tout a commencé.
Le morceau m’a littéralement séduit d’entrée de jeu grâce à ses notes de guitare en introduction, ses percussions et sa ligne de basse synthétique hypnotisante. Puis arrive la voix grave et envoûtante de Tina Boleti, dégageant une profonde sensation de sérénité, et là… mon cœur a chaviré.
Une fois ma chronique achevée, j’ai écouté le morceau à plusieurs reprises, comme je le fais systématiquement lorsque je tombe amoureux d’un nouveau titre, afin de m’imprégner pleinement de son ambiance.
Comme le souligne très justement le site Post-Punk.com, « les paroles dépeignent le silence comme un sanctuaire, un lieu de sagesse et de paix, contrastant fortement avec le tumulte du monde. À travers des chuchotements et des mots non dits, la chanson montre comment le silence offre une véritable liberté et un répit face aux exigences constantes, tout en mettant en lumière la lutte moderne pour communiquer émotionnellement et aimer sincèrement. »
Je trouve le clip, réalisé par Simone Pellegrini et produit par Night in Athens, extrêmement soigné. Les images, superbes, jouent avec l’ombre et la lumière pour un résultat saisissant et d’une grande qualité.
Par la suite, j’ai pris le temps d’explorer l’ensemble de la discographie de Night in Athens, entre albums et EP, et le plaisir n’a fait que grandir au fil des écoutes. On oscille entre des atmosphères nocturnes et introspectives, portées par une dynamique très années 80. J’adore notamment le titre Cold, qui m’évoque musicalement les anciens jeux vidéo de l’époque Game Boy ou Amstrad.
À noter que Tina Boleti chante principalement en anglais, mais aussi en grec et en français. Le titre Papillon en est un très bel exemple, particulièrement réussi.
Night in Athens est donc une sublime découverte musicale pour débuter 2026. Une musique sombre et élégante, portée par la voix merveilleuse et captivante de Tina Boleti.
Vous pouvez suivre et soutenir Night in Athens sur son : Facebook, Instagram, Bandcamp et YouTube ! Je vous laisse avec certains de mes titres préférés, enjoy !
Première chronique de l’année… et dernier récapitulatif de 2025 que je n’ai pas eu le temps de publier le 31 décembre !
Après mon Top 15 de mes meilleurs albums & EP de 2025, voici le dernier bilan de l’année avec mes 21 titres préférés (oui, je n’ai pas opté pour un chiffre rond et étant né un 21, ça faisait parfaitement sens ^^).
Plus sensible aux titres individuels qu’aux formats longs, la liste se révèle donc un peu plus conséquente que celle des albums & EP… mais c’est aussi une excellente excuse pour prolonger le plaisir.
Allez, c’est parti avec, à la 20ᵉ place, Taratata de Anyma et Grimes, un excellent morceau électro, simple et efficace, qui reste bien en tête.
Le tout porté par une ambiance futuriste et cyborg, notamment apportée par la voix de Grimes.
Au 19ᵉ rang, l’un de mes groupes préférés, Sowulo, avec cette magnifique chanson Micēle Steorran interprétée en anglo-saxon. Probablement l’un des titres les plus apaisants que j’ai écoutés cette année, célébrant le silence et la solitude comme un moyen de se reconnecter à soi-même.
À la 18ᵉ place, la sublime chanson Fylgja de la talentueuse Rúnahild. La Fylgja est un esprit associé au destin dans la mythologie nordique. J’adore l’ambiance mystique qui s’en dégage, ainsi que le sublime clip qui l’accompagne, tourné dans des marais norvégiens au crépuscule.
Au 17ᵉ rang, ce titre résolument ovniesque Bébé, mange tes morts, signé Elektro Hafız et Ayla Millesen.
Un excellent morceau pop électro-folk aux sonorités orientales, porté par un texte piquant, chanté par la douce voix d’Ayla, qui assène avec un calme désarmant : « J’ai juste envie de t’éclater, toi et tes promesses d’été ».
Bébé, mange tes morts est, à mes yeux, la chanson parfaite pour envoyer balader un mec ultra toxique avec sa chérie. Dédicace à ma sister Tunickaren qui est également fan et de la phrase mange tes morts ^^
16ème place pour Lyric Noel – Blood In the Water. Je ne vais pas m’étendre, je l’ai déjà chroniqué… mais il continue de me déchirer les tympans avec la même violence jouissive.
15ème position pour Defeat The Veil signé Heart Attack.
Clairement le meilleur titre metal 2025 d’un groupe français à mes oreilles. D’ordinaire, j’ai un peu de mal avec le metal de chez nous… mais là, c’est du très haut niveau, autant musicalement que vocalement. Grosse mention aussi pour le clip que j’adore, tourné entre Nice et Paris (étant né à Paris et vécu longtemps à Nice, c'est le bingo assuré ^^)
Au 14ème rang, Gervaise avec l’excellent Hello. Inutile d’y revenir, je l’ai déjà chroniqué… mais une chose est sûre : je ne m’en lasse toujours pas.
Une belle 13ème place pour Krystal System et la chanson Eclats Rouges. Un retour que j’espérais et que je guettais, et qui s’est concrétisé avec brio cette année grâce à un excellent single (lui aussi déjà chroniqué). Autant dire que l’attente valait largement le coup. Maintenant, vivement l’album, qui ne devrait plus tarder à arriver !
12ème rang pour mon duo darkwave/post-punk préféré, Ductape, avec le génialissime Fade Away.
Un titre d’une efficacité redoutable, aussi bien sur le plan vocal que musical. Clairement imparable. Et là encore, impossible de ne pas trépigner d’impatience à l’idée d’être en 2026 pour la sortie de l’album
11ème place pour Rastaban avec Arise (version 2025). Une revisite plus que réussie de ce titre emblématique du groupe, que j’avais déjà chroniqué et qui confirme toute sa puissance, même revisité.
10ème position pour mon coup de cœur de cette fin d’année avec No Means No de 111. Ce n’est peut-être pas le morceau le plus speed de l’album, mais il reste l’un des plus percutants, notamment par ses paroles qui abordent frontalement la question du consentement.
Et à l’heure où le consentement des femmes est encore trop souvent bafoué ou ignoré, ce titre s’impose comme on ne peut plus actuel et surtout, nécessaire.
À la 9ème place, on retrouve l’un de mes projets musicaux chouchou : Moonlüs avec le sublime Numaye.
Totalement hypnotisant, percutant et porté par un dynamisme incroyable, ce titre a sur moi un effet ultra positif à chaque écoute. Impossible d’y rester insensible.
À la 8ème position, l’incroyable et percutant Fall of Midgard de Bjorth. Même si je l’ai déjà chroniqué, je peux ajouter une chose : ce morceau me fait exactement le même effet que Numaye. Il me fait du bien et m’apporte, à chaque écoute, un véritable surplus de motivation.
Au 7ème rang, le talentueux Le Garçon de l’Automne avec la magnifique L’Ankou. Probablement l’un des meilleurs titres de Quentin. Grand amateur d’ambiances gothiques et de légendes celtiques, ce morceau ne pouvait que me conquérir.
6ème position pour June the Girl et son touchant Armageddon. Ma plus belle retrouvaille musicale de 2025, neuf ans après I Say Love. Une ambiance faussement festive sur fond de fin du monde, portée par un sentiment d’urgence : celui d’aimer, de ressentir pleinement, même quand tout vacille. Le mélange franco-anglais des paroles, d’une grande justesse, renforce encore l’émotion et donne au morceau toute sa singularité.
À la 5ème place, Send Me Love Letters avec le percutant Glastonbury. LE morceau qui m’a fait découvrir cet incroyable groupe et qui m’a immédiatement conquis. Une claque qui prouve, s’il le fallait encore, que le rock made in France tel que je l’aime, tranchant et saturé, est loin d’être mort.
4ème position pour tAngerinecAt et le saisissant Grief. Mon tout premier gros coup de cœur musical de l’année 2025. Presque un an plus tard, je le trouve toujours aussi magnifique et magistral, intact dans l’émotion qu’il procure.
Nous arrivons au podium, et le choix des places d’honneur s’est révélé particulièrement compliqué.
Le podium s’est donc dessiné ainsi : une troisième place, une deuxième place ex-aequo, et une première place.
Une magnifique 3ème place pour la talentueuse Cherryshoes avec Too Late. Une voix d’une douceur et d’une pureté incroyables, portée par une ambiance mélancolique qui donne un résultat à la fois exquis et profondément bouleversant.
J’ai donc choisi d’attribuer une 2ème place ex-aequo à Furia de A Tergo Lupi et Room 36 de Corpus Delicti.
Ces deux titres ont eu un impact immense sur moi et se sont imposés comme mes incontournables de l’année 2025. Il n’y a pas eu un seul mois sans que l’un ou l’autre ne tourne en boucle. Deux univers radicalement opposés, deux clips magnifiques et originaux, mais d’une importance tout aussi capitale dans ma vie.
Au sommet de ce classement, à la 1ère place, j’ai choisi Archive avec l’excellentissime Look At Us.
Impossible de dire combien de fois j’ai écouté ce titre : je l’ai littéralement saigné, jour après jour. Il a eu sur moi l’effet d’une véritable bombe, de manière presque inexplicable. Le combo parfait entre la voix habitée de Lisa Mottram et la musique signée Darius Keeler et Danny Griffiths, d’une efficacité redoutable sur ce morceau. Rendez-vous le 27 février pour l’album
Un grand merci à vous toutes et tous d’avoir pris le temps de découvrir et de parcourir ce classement.
J’espère qu’il vous aura plu et, surtout, qu’il vous aura permis de faire quelques belles découvertes.
Dites moi en commentaire quels sont vos titres (ou le titre) qui ont marqué votre année 2025.
2026 s’annonce déjà riche et bouleversante musicalement, et je serai au rendez-vous, avec la même passion et l’envie de partager, même si 2025 a connu quelques silences.
Je vous adresse tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année : prenez soin de vous, et à très vite 🖤
2025 s’achève et il est temps pour moi de faire un premier récap de cette année musicale, riche, intense et parfois bouleversante. Aujourd’hui, place à mes 15 albums & EP qui m’ont le plus marqué, laissant en moi une empreinte indélébile et ayant été de véritables coups de cœur.
Certains n’ont pas encore fait l’objet de chroniques, faute de temps sur une partie de l’année, mais j’essaierai d’y revenir dans les semaines à venir.
C’est parti, avec à la quinzième place Azam Ali et son album Synesthesia, publié en novembre dernier.
Je n’ai pas eu l’occasion de l’écouter régulièrement depuis sa sortie, mais suffisamment pour en être bouleversé.
Au quatorzième rang, le dernier album de Cradle of Filth, porté par son inusable leader Dani Filth : The Screaming of the Valkyries.Un album qui regorge de pépites, rappelant l’époque Midian ou Nymphetamine : un pur régal auditif de la part de mon groupe préféré dans ce registre musical.
À la treizième place, un peu de variation musicale avec l’excellent album de Suzane, Millenium.
Un album magnifique, engagé et humainement poignant. Étant assez éloigné du style musical que je chronique habituellement, je n’ai pas osé en rédiger une chronique, laissant la place aux spécialistes du genre.
À la douzième place, Blackbriar et l’album A Thousand Little Deaths. Ma plus belle découverte en metal symphonique cette année. Il ne me reste plus qu’à trouver le temps de vous parler de ce groupe et de cet album à l’ambiance résolument gothique.
Au onzième rang, on retrouve l’un de mes groupes fétiches avec l’EP Haven Reflections de Cesair, proposant des remixes plus que réussis des titres de l’album Haven !
On entre dans le Top 10 avec Dayazell et l’onirique Hypnos : un album riche, multiculturel, et hyper immersif.
À la neuvième place, le duo montpelliérain DENUIT et leur album Love Violence. De l’électro dark & pop efficace, une voix hypnotisante et des textes bouleversants (CENDRE en est le parfait exemple).
Là encore, je regrette de ne pas avoir eu le temps de leur consacrer une chronique
Au huitième rang, place à Wardruna, véritable patron de la musique néo-folk nordique, qui m’a fait découvrir et aimer les merveilles de ce style musical. Les thématiques de cet album, Birna (qui signifie “ours” en vieux norrois), tournent autour de cet animal emblématique, et le résultat est toujours aussi puissant.
À la septième place, Send Me Love Letters et leur EP This Won’t Cure Your Depression. Une émotion brute, mêlée à une sincérité et une spontanéité percutantes. Comme je l’ai dit dans ma chronique, le groupe s’imposera comme l’un des incontournables de la scène rock française.
Découvert la semaine dernière, mais directement à la sixième place, l’excellent album Oh Wow de 111.
L’album rock le plus engagé de l’année, qui ne passe pas par quatre chemins pour dénoncer les abus de notre société patriarcale envers les femmes.
Au cinquième rang, la touchante June the Girl avec Sweet Thérapie. Probablement l’album chanté en français qui m’aura le plus touché cette année. D’une douceur et d’une sincérité désarmantes, Sweet Thérapie aura toujours une place à part en moi.
Au pied du podium, Rastaban et leur excellent EP Ouroboros. Ce fut ma plus belle découverte scénique en 2024, amorçant leur retour cette année après une pause de trois ans. Un EP d’une réussite totale, entre renouveau, puissance et maîtrise.
C’est parti pour le trio final de ce Top 15 des meilleurs albums et EP de 2025 ! Il m’était impossible de ne pas y inclure tAngerinecAt avec leur bouleversant Grief. Un album totalement unique, à la fois fort et puissant, qui ne laisse pas insensible par la profondeur de ses textes, mêlant habilement sujets forts, métaphores et une touche de poésie.
La seconde place de mon classement revient à Corpus Delicti Liminal marquant le retour des boss de la scène goth française ! C'est le retour le plus réussi après 30 ans de pause et le tout sans trahir leur héritage, sans la moindre sensation de recyclage ou de fan service ! Liminal est un album percutant, débordant d’énergie et porté par une maturité sans faille.
Et c’est le génialissime Howl de A Tergo Lupi qui se hisse à la tête de ce classement.
Tout est réuni dans cet album : des émotions puissantes, une énergie brute, une intensité constante, et un duo au talent immense, porté par une force créative et artistique phénoménale. A Tergo Lupi parvient à se réinventer en permanence tout en restant profondément fidèle à son identité.
Des textes forts, bouleversants, qui touchent en plein cœur et résonnent jusque dans les tréfonds de l’âme. Peu d’artistes arrivent à provoquer une telle intensité, mais A Tergo Lupi l’a fait avec brio sur Howl.
Et dans ce registre néo-folk que j’affectionne tout particulièrement depuis 2009, et qui me parle le plus, il ne pouvait en être autrement.
Voilà, j’espère que ce classement vous a plu !
N’hésitez pas à partager avec moi votre Top albums de l’année, qu’il soit en 15, 10 ou 5, ce sera avec grand plaisir d’échanger avec vous.
Merci aux artistes cités d’avoir rendu cette année 2025 musicalement exceptionnelle.
Et vivement 2026, pour de nouvelles découvertes et pour prendre le temps de chroniquer les albums de ce Top 15 que je n’ai pas encore pu aborder, faute de temps.
Nouvelle (et très certainement dernière) découverte musicale de cette année 2025 : le groupe lyonnais post-punk 111. Le trio se compose de :
Emma (basse et chants), Yvain (guitare et chœurs) et Jules (batterie et chœurs)
Et voici la biographie du groupe issue de leur Bandcamp :
111 secoue, bouscule, libère et rassemble, avec la conviction de pouvoir faire trembler les murs. Mené par une bassiste- chanteuse incendiaire, 111 joue comme on entre en lutte : sans fard, sans politesse et sans excuse. Une basse, une guitare, une batterie et un même feu : faire du rock un espace où l’on respire, où l’on danse, où l’on rit, où l’on pense.
J'ai découvert le groupe en scrollant mon fil Facebook et je suis tombé sur un article de France 3 Rhône -Alpes qui leur était consacré avec une accroche particulièrement efficace :
Autant dire que le bingo était immédiat : impossible de ne pas ouvrir l’article… et encore moins de ne pas aller écouter ce que 111 avait à proposer.
Je suis allé écouter leur album Oh Wow, sorti en février dernier, et le coup de cœur a été instantané.
Entre des guitares nerveuses, une basse incisive et une batterie percutante, 111 délivre un rock saturé, frontal, exactement comme je l’aime et comme je le préfère. Le groupe nous offre douze morceaux à l’énergie folle, sans quasiment aucun temps mort. Seuls les titres Stars et No Means No permettent de reprendre un peu son souffle… avant de replonger.
Derrière cette énergie brute, les textes de 111 sont résolument engagés. Le groupe aborde sans détour des sujets lourds et essentiels : le patriarcat, l’inceste, les violences faites aux femmes, la question du consentement ou encore la sororité. Des mots forts, indispensables par les temps qui courent, portés par une urgence qui ne laisse pas indifférent.
Avec Oh Wow, 111 signe un premier album percutant, rempli de rage contenue, saupoudrée d’une énergie brute et sincère. À l’heure où les chansons actuelles sont de plus en plus lisses, il est à la fois plaisant et rassurant de constater que des groupes comme 111 restent pleinement engagés, dénonçant les dérives de notre monde actuel, ce qui est au fond l’essence même du rock.
Oh Wow, c’est un puissant uppercut en pleine gueule du patriarcat et de la masculinité toxique. Et putain… ça fait du bien.
Aujourd'hui, nous fêtons l'anniversaire d'un de mes albums préférés d'Indochine (si ce n'est mon préféré) à savoir Alice et June ! C'est le 10ème album studio du groupe publié le 19 décembre 2005 et 4 ans après le monumental Paradize, qui avait signé le retour en grâce d'Indo ! Le line-up de l’époque était le suivant, de gauche à droite sur la photo :
Marc Eliard, Nicola Sirkis, Oli de Sat, Mr Shoes et Boris Jardel
Vingt ans plus tard, Alice & June n’a pas pris une ride. Je le trouve toujours aussi efficace, aussi sombre que puissamment beau. L’album existe en deux versions : une version simple, et une version double que j’ai aimée instantanément. Deux disques complémentaires : Alice au pays des cauchemars – La Promesse et June au pays des merveilles – Le Pacte!
Je me souviens m’être acheté Alice & June le jour de sa sortie, et n’avoir écouté que cet album ce jour-là. En boucle. Comme une évidence. Le lendemain, Indochine donnait ce fameux Concert Secret à la Cité de la Musique à Paris. Un moment suspendu, intense, qui a scellé à jamais mon lien avec cet album. Alice & June n’a donc jamais été pour moi un simple album, mais une véritable expérience. Il est arrivé à une période charnière de ma vie, à 21 ans, alors que tout se cumulait : mon premier logement, des études menées de front avec un travail, et une relation amoureuse aussi forte que compliquée. Dans ce quotidien parfois étouffant, cet album est tombé à point nommé, devenant une échappatoire précieuse face aux tracas de l’époque.
Dès les premières secondes, avec ces tics-tacs d’horloges qui s’affolent et se détraquent rapidement, Alice & June installe une atmosphère inquiétante. Puis débute le très sombre Les Portes du soir, véritable porte d’entrée vers le pays des cauchemars, en compagnie d’Alice et d'emblée, c'est saisissant et magnifique ! S’enchaîne Alice & June, premier single révélé par le groupe : un titre extrêmement nerveux, aux guitares lâchées à pleine puissance, dont les riffs font immédiatement mouche.
Ce premier disque regorge également de titres devenus incontournables. On y retrouve Gang Bang, Ladyboy (deuxième single) et son somptueux clip, sans doute l’un des plus originaux de la carrière du groupe, ou encore Adora (troisième single contenant l’excellent 999 et le parfait remix signé Oli de Sat).
Alice laisse aussi place à des moments plus sensibles, comme le très touchant Pink Water 3, en duo avec Brian Molko, sans oublier le furieux Vibrator, dont l’énergie brute n’est pas sans rappeler Punker.
Mais s’il ne fallait retenir qu’un titre, ce serait sans hésiter Black Page, mon morceau préféré des deux albums. Une mélodie imparable, des guitares saturées, un combo basse/batterie percutant et incisif, au service de paroles qui résonnent encore aujourd’hui, comme : « Je n’ai pas envie là / De devenir qu’un adulte imparfait »
ou « J’en ai jamais assez de ma réalité / À trouver des vampires / À qui parfois sourire ».
Le deuxième couplet, tout aussi marquant, approfondit encore ce sentiment de malaise et de peur de l’effacement : « Ce monde pourrit de loin / Est-ce que tu veux vivre / Encore avec moi ? »
Un passage fort, porté par un refrain terriblement efficace, qui s’ancre en tête dès la première écoute.
Le second disque, June au pays des merveilles – Le Pacte, n’est évidemment pas en reste. J’aime toujours autant son introduction, Le Pacte, qui reprend la mélodie de Douce nuit dans une version boîte à musique volontairement vrillée, presque inquiétante.
June, morceau central de cette seconde partie, aborde le thème de l’anorexie avec une grande justesse, et s’impose comme l’une des chansons les plus poignantes de l’album.
À l’image de La Promesse, la partie June regorge elle aussi de titres devenus incontournables : Crash Me, Belle & Sébastiane, le délirant Harry Poppers avec Didier Wampas, mais aussi les très émouvants Talulla et Morphine, sans oublier le magnifique Starlight.
Avec le recul de ces vingt années, un seul titre me paraît avoir moins bien traversé le temps : Aujourd’hui je pleure, en collaboration avec AqMe. Enfin, Alice & June s’achève sur Pink Water 2, version intégralement chantée en anglais par Nicola Sirkis, toujours accompagné de Brian Molko. Un duo tout en retenue, dont les voix se complètent parfaitement, offrant une conclusion douce-amère et presque apaisée à cet album dense et tourmenté.
Vingt ans après sa sortie, Alice & June reste clairement un album à part dans la discographie d’Indochine. Un disque dense et sombre, dans lequel il est facile de plonger… et de se perdre.
Pour moi, il n’a jamais cessé d’être plus qu’un simple album. Il est lié à une époque, à des souvenirs précis : comme la tournée sur laquelle j’ai assisté au plus grand nombre de dates, ou encore le privilège d’avoir été Indoreporter et d’avoir rencontré le groupe. Mais surtout, il est lié à des émotions qui, elles, n’ont pas vieilli. Alice & June continue de résonner, différemment peut-être, mais toujours avec la même intensité.
Avec le recul, cet album apparaît comme une œuvre charnière, ambitieuse et profondément habitée, qui a permis à Indochine de confirmer son retour au premier plan tout en explorant des territoires plus sombres et introspectifs. En 2025, Alice & June tient toujours debout, intact, et rappelle que certains albums ne s’écoutent pas seulement : ils s’accompagnent, traversent le temps… et les vies.
Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un artiste que je suis depuis quelques années déjà, plus précisément depuis 2022 : ATŌMI, le projet musical de Lorenzo Setti, producteur de musique et artiste sonore italien basé à Berlin. Je ne vais pas m’attarder sur une chronique d’album, mais me concentrer sur un seul titre, Oracles. Un morceau qui m’a touché au plus profond de l’âme dès la toute première écoute.
Oracles est un titre issu de l’excellent album Little Floating Oracles, dont il constitue l’avant-dernier morceau. Cet album de sept titres s’articule autour du concept du fœtus, envisagé comme une incarnation physique de l’essence cosmique, renfermant le savoir infini d’un Oracle. ATŌMI s’est ici entouré de la talentueuse violoniste et compositrice Laura Masotto, dont le jeu avec son violon électrique apporte une profondeur organique et vibrante au morceau, ainsi que de la chanteuse Giulia Bernardi. Sa voix, utilisée sans paroles, s’élève de manière très aérienne, presque angélique, apportant une lumière et une sérénité immédiates à l’ensemble. Musicalement, l’ambiance se fait spatiale, portée par un effet drone omniprésent qui installe une sensation de flottement et d’apesanteur tout au long de la piste. À l’écoute, Oracles procure cette sensation rare d’origine et de création, comme un moment suspendu où tout commence.
Il existe des morceaux dont on tombe amoureux dès la première écoute, qui nous foudroient et transpercent l’âme sans que l’on sache vraiment pourquoi, ni comment l’expliquer. Oracles fait clairement partie de cette catégorie. Malgré sa douceur, c’est un titre à la fois percutant et enveloppant, auquel il est impossible de rester insensible tant la beauté et la pureté musicale qu’il dégage sont saisissantes. Un titre qui témoigne d’une sensibilité et d’une maîtrise rares, et qui place ATŌMI parmi ces artistes capables de toucher à quelque chose de profondément universel.