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Aux notes enchantées
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Aux notes enchantées
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Salut, moi c’est Steeve ! 42 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores. Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort. Si tu aimes les chroniques honnêtes, écrites le cœur, tu es au bon endroit. N’hésite pas à laisser un mot ou à partager tes propres découvertes
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Aux Notes Enchantées
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aux notes enchantees
23 juin 2026

Faeloria : la beauté d'une rencontre musicale inattendue

 

 

Aujourd'hui, j'ai très envie de vous partager le projet musical de Faeloria, qui a pris vie il y a seulement quelques mois, mais qui possède déjà tout d'une grande artiste. Je l'ai découverte complètement par hasard en faisant défiler Instagram, et ce fut une très belle surprise.

 

Faeloria est un projet dark folk créé par Kécia Paquin Lafaille. À travers ses compositions, l’artiste invite l’auditeur à un voyage introspectif où se mêlent ombre et lumière, émotion et spiritualité. Une musique délicate et atmosphérique, qui semble chercher à révéler ce qui se cache au plus profond de nous-mêmes.

 

Actuellement, Faeloria a publié deux chansons : Ostara et Algiz. Elle a également collaboré avec le talentueux Gealdýr sur le titre Wyrmbana II. Sur son compte Instagram, on peut aussi découvrir plusieurs extraits, tous plus merveilleux les uns que les autres. 

 

 

 

Dès les premières notes, Faeloria nous embarque dans un univers à la fois doux, mystérieux et profondément immersif. Les nappes synthétiques planantes renforcent la dimension onirique des compositions et invitent à la contemplation, tandis que le tambour chamanique présent sur Ostara m'évoque les battements d'un cœur.

 

Le côté immersif est pleinement exploité sur Algiz avec le croassement d'un corbeau en introduction et l'utilisation d'une tagelharpa, qui est définitivement l'un de mes instruments préférés. Le morceau dégage une magnifique atmosphère chamanique qui m'emporte à chaque écoute.

 

Faeloria possède une beauté et une puissance vocales incroyables, qui me donnent la chair de poule à chaque écoute, une sensation encore renforcée lorsque je branche mon casque. Pour moi, elle fait partie des plus belles voix de la scène dark folk actuelle, avec certaines intonations qui peuvent évoquer, par moments, la talentueuse Lisa Gerrard.

 

Faeloria est clairement une artiste que je vais suivre attentivement, en espérant la sortie d’un EP en fin d’année ou au début de l’année prochaine. Je vous laisse avec OstaraAlgiz et le magnifique clip de Wyrmbana II : branchez votre casque, si vous en avez un, respirez profondément, fermez les yeux et laissez-vous guider à travers ces trois fabuleux titres.

 

Vous pouvez suivre et soutenir le travail de Faeloria sur son : Site officiel, Facebook, Instagram, Bandcamp, Soundcloud, TikTok et X . Je vous invite également à découvrir son compte Instagram emerald.tatoo car ses réalisations sont tout simplement somptueuses et méritent d'être vues. Dommage pour moi qu'elle vive au Canada et non en France !

 

 

 

 

 

 

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12 juin 2026

Krystal System – Da Punch : l’impact en pleine face

 

 

Avec Da Punch, Krystal System ne revient pas sur la pointe des pieds : le groupe défonce la porte, branche les machines et balance un uppercut électro-metal en pleine face. Quatrième album de la formation, ce nouveau disque porte son nom à merveille tant il frappe fort, avec une énergie frontale, nerveuse et dévastatrice. Après plus de dix ans d’attente, autant dire que le retour valait largement le coup.

 

Le coup est porté dès le titre éponyme de l’album, Da Punch, morceau percutant, nerveux à souhait, traversé par une tension permanente et un sentiment d’urgence. Cette urgence transparaît pleinement dans les paroles, où Krystal System dresse le portrait d’un monde au bord de la rupture : les arbres brûlent, les mers débordent, la pression monte, tandis que l’humanité reste prisonnière de son inertie. La phrase “We don’t feel, we don’t move, we don’t care” résume à elle seule toute la force du morceau : un constat glaçant sur notre capacité à rester immobiles face au chaos. Pourtant, le refrain laisse aussi entrevoir une envie de rupture, celle de chercher un autre endroit, de sortir de cette course absurde et de lâcher prise.


Avec Someday, Krystal System déplace le curseur vers un territoire plus intime et mélancolique. Après l’urgence frontale de Da Punch, le morceau ouvre une brèche intérieure, traversée par le souvenir, la solitude et le besoin d’ailleurs. Le “un jour” du titre sonne comme une promesse fragile : prendre le risque, dire adieu, apaiser les traces de la mémoire et atteindre un autre espace. Entre l’envie de rester et celle de partir, entre la blessure de la solitude et la possibilité d’en faire une force, Someday transforme l’isolement en matière sensible. Textuellement, la noirceur se fait plus douce, tandis que musicalement, le titre conserve toute sa force percutante et tranchante. L’ensemble n’en est pas moins poignant, porté jusqu’à sa conclusion par un effet de clavecin qui s’intègre à la perfection et apporte une touche d’originalité particulièrement réussie.

Je ne vais pas revenir en détails sur Eclats rouges car je l'ai chroniqué en tant que single en juillet dernier (tout comme je ne reviendrais pas sur Skippy bop). Ce que je peux rajouter en plus, c'est que son texte prolonge parfaitement l’imagerie du combat qui traverse Da Punch : le ring, les coups, les corps mis à l’épreuve, mais aussi la violence transformée en spectacle, entre lumières, paris et bookmakers. Les “éclats rouges” deviennent alors autant des traces de coups que des fragments de rage et de douleur, tandis que les “étoiles étalées sur les paupières” donnent au titre une dimension presque visuelle, entre brutalité physique et vertige intérieur. 

 

 

 

On enchaîne avec l’excellente Iryna’s Song, qui voit cette fois Seven ouvrir le chant, un choix particulièrement appréciable tant sa voix rauque et puissante apporte une intensité immédiate au morceau. Musicalement, le titre s’impose dans une veine indus comme je les aime, avec un beat lourd, une guitare omniprésente et une mélodie imparable qui rend l’ensemble ultra dansant. Et c’est précisément ce décalage qui rend les paroles encore plus bouleversantes, puisque Bonnie m’a confié que le morceau faisait écho au meurtre d’Iryna Zarutska, jeune réfugiée ukrainienne assassinée en août 2025 dans une rame du métro léger de Charlotte, aux États-Unis. Entre douleur, innocence fauchée et prière vers l’Éden, Iryna’s Song devient alors bien plus qu’un morceau percutant : un hommage sombre, vibrant, et profondément humain.

 

 

Neon Cage démarre sur une introduction que j’aime beaucoup, dans cet esprit un peu “à l’ancienne” où l’on entend les membres du groupe échanger entre eux et faire quelques tests de son. Ce genre de détail apporte immédiatement une dimension plus humaine au morceau, comme si l’on entrait dans le studio avec Krystal System avant que la machine ne se mette pleinement en route. On retrouve d’ailleurs ce même esprit à la fin du titre, lorsque le son baisse progressivement jusqu’à clôturer définitivement le morceau. J’adore retrouver ce type d’effet, qui donne au titre une présence plus organique, presque comme si l’on assistait à une prise vivante plutôt qu’à une simple piste figée. Côté texte, Neon Cage évoque davantage une forme de discipline et de construction de soi dans un monde moderne, électrique et sous pression. La “cage néon” devient alors moins une prison qu’un espace de tension, presque un terrain d’entraînement intérieur, où l’on avance entre contrôle, endurance et volonté de se forger soi-même.

 

Place à Mélodie en sous-sol, seul titre instrumental de l’album, et quel instrumental ! Référence évidente au film d’Henri Verneuil, ce morceau semble pourtant porter son titre bien au-delà du simple clin d’œil : la mélodie paraît réellement provenir d’un endroit caché, comme une boîte à musique souterraine dont on entendrait le mécanisme se remonter tout au long du morceau. L’ambiance y est clairement cinématographique, quelque part entre dystopie et univers industriel, avec cette impression d’avancer dans un décor sombre, métallique, presque abandonné. Un titre court, mais particulièrement évocateur, qui installe à lui seul des images très fortes.

 

Poursuivons avec Soleil Noir, titre qui s’ouvre sur une batterie envoyant toute sa puissance percutante. Le morceau frappe autant par son énergie que par son atmosphère urbaine et nocturne, portée par des images très visuelles : sirènes à 200 décibels, écran de verre, phalènes attirées par la lumière et cette “déesse” inattendue qui prend les traits d’une Citroën. Derrière ces visions à la fois poétiques et grinçantes, Soleil Noir dessine un monde saturé de bruit, de reflets et de faux éclats. Un morceau frontal et très visuel, où la nuit industrielle devient un véritable théâtre électrique, mais aussi un espace de retrait, comme si la solitude devenait une manière de résister au vacarme extérieur.

 

Nouvel Age est la chanson la plus calme de l'album même si les paroles restent percutantes et sarcastiques avec une critique de notre monde moderne qui promet beaucoup, mais formate tout sur son passage. Le texte, mordant et sarcastique, évoque une époque du calibrage, de l’image et du superflu, où “hors du calibrage, point de salut”. Derrière les promesses de partage, de libération et de progrès, le morceau laisse surtout entendre une société obsédée par l’apparence, les sondages et l’art de plaire. Dans les couplets et le refrain en français, Bonnie étire presque systématiquement les derniers mots de chaque vers avec une intonation descendante, donnant au chant une couleur hypnotique et désabusée. Ce procédé vocal renforce parfaitement l’ironie mordante du texte, comme si chaque phrase retombait lourdement sur ce “Nouvel Age” calibré et sans relief.

 

 

On arrive sur mon titre préféré de l’album avec A World That Is Yours, qui m’évoque par moments Rammstein, notamment Du Hast, dans cette façon d’installer une pulsation électro en arrière-plan. C’est puissant, indus à mort et explosif à la fois : tout ce que j’adore ! Sur ce morceau, Seven assure les couplets tandis que Bonnie prend en charge le refrain, et l’association fonctionne à merveille. L’ensemble se révèle terriblement efficace, avec une mélodie qui reste immédiatement en tête. Derrière son titre, que l’on pourrait traduire par “Le monde t’appartient”, A World That Is Yours évoque un amour absolu, sans concession, traversé à la fois par les souffrances, les joies et l’espoir. Le morceau ne sonne pas comme un simple hymne lumineux, mais plutôt comme une déclaration intense, où l’amour devient un monde à part entière, avec ses blessures, ses élans, ses cages intérieures et son besoin de liberté. La phrase “Inside a cage I think about how freedom feels” prend alors tout son sens : même au cœur des limites, des doutes ou des douleurs, quelque chose continue de chercher l’air, la lumière et la possibilité d’aimer pleinement.
 

 

 

Place ensuite à Headhunter, reprise du célèbre titre de Front 242. Un choix qui tombe sous le sens tant l’héritage EBM et électro-indus semble dialoguer naturellement avec l’univers de Krystal System. Le groupe ne se contente pas d’un simple hommage : il s’approprie le morceau avec son énergie propre, ses guitares, sa tension et cette manière de faire sonner l’indus de façon à la fois frontale et organique. Sincèrement, la reprise est absolument excellentissime, au point que je la préfère même à l’originale !
 

Poursuivons avec l’hypnotique What If I Fail?, que j’adore également ! La chanson est intégralement chantée par Seven, et c’est d’ailleurs l’une des grandes forces de Krystal System : que ce soit Bonnie ou Seven derrière le micro, le rendu vocal fonctionne à merveille. Il m’arrive assez souvent, dans ce genre de configuration, d’être davantage sensible à l’une des deux voix. Ici, rien de tout cela : les deux apportent quelque chose de fort, de complémentaire, et le résultat est excellent dans les deux cas. Une fois encore, Krystal System signe un refrain qui fait mouche, porté par une mélodie qui s’accroche immédiatement en tête. Côté texte, What If I Fail? aborde le doute sous la forme d’une métaphore maritime. Construire un bateau, lever l’ancre, affronter les tempêtes, les calmes plats et l’incertitude du voyage : tout semble parler d’un départ nécessaire, mais traversé par la peur de tomber, de se tromper de route ou de ne pas arriver à temps. Pourtant, malgré l’horizon vide, une phrase résume toute la force du morceau : “But still I’m sailing”. Malgré le doute, continuer à naviguer.


Déjà abordé lors de ma chronique consacrée au single Éclats Rouges, Skippy Bop mérite tout de même d’être replacé dans l’ensemble de Da Punch. Avec son ton grinçant et son refrain volontairement absurde, le morceau tourne en dérision un monde administratif et entrepreneurial déshumanisé, où tout semble passer par les tickets d’admission, les conditions d’adhésion, les dossiers imparfaits, la restructuration et le rendement optimum. Derrière son apparente légèreté, Skippy Bop cache une critique mordante du langage corporate et de ses formules toutes faites, comme si l’absurde devenait la seule réponse possible face à une machine qui broie les individus avec le sourire.

 

 

Terminons ce voyage musical avec Wonder Who?, qui s’ouvre sur une superbe introduction au piano (et se conclue de la même façon : frissons garantis) avant de basculer vers une ambiance plus synthétique. Le refrain se distingue notamment par un effet vocal cybernétique très original et parfaitement réussi, au point de donner presque l’impression d’entendre une présence mécanique prendre le relais. Clin d’œil volontaire aux êtres cybernétiques de Doctor Who ? Difficile à dire, mais l’effet fonctionne à merveille et apporte au morceau une vraie singularité.

La question “Wonder who is pulling the strings?” revient alors comme une idée fixe : qui tire réellement les ficelles ? Derrière l’apparente simplicité des paroles, le titre laisse planer une sensation plus trouble, presque liée aux mécanismes de l’inconscient. Entre joie, piqûres, mouvement permanent, vitesse et besoin soudain de tout arrêter, Wonder Who? semble interroger cette part invisible de nous-mêmes qui agit, décide, fuit ou se fige sans toujours se laisser comprendre. Une conclusion efficace, presque entêtante, qui clôt l’album sans apporter de réponse claire, mais en laissant résonner une dernière inquiétude.
 

Pour conclure, Da Punch est un excellent album de Krystal System, et même, à mes yeux, le meilleur du groupe. Aucun titre ne semble en dessous d’un autre : l’ensemble fait preuve d’une constance remarquable tout au long de ses 13 morceaux, sans baisse d’intensité ni passage dispensable. Je suis d’autant plus heureux de pouvoir enfin chroniquer un album de Krystal System, tant le groupe fait clairement partie de mes formations préférées. Avec Da Punch, Bonnie, Seven et Phi signent un retour puissant, inspiré et sans concession, à l’image d’un album qui porte décidément son nom à merveille.

 

Vous pouvez pré-commander Da Punch en format physique sur le site d'Alfa Matrix et en format numérique sur le Bandcamp d'Alfa Matrix également ! Vous pouvez suivre Krystal System via leur : site officiel, Facebook et YouTube !

 

 

5 juin 2026

LELEK – Andromeda : l’un des grands moments de l’Eurovision 2026

 

Il y a un peu moins d'un mois avait lieu l’Eurovision 2026, qui se déroulait à Vienne. Bon, je ne suis pas un aficionado de l’émission au point d’en suivre toutes les phases de très près : je me contente généralement de la finale, et encore, je ne la regarde pas toujours en entier. Mais j’aime beaucoup suivre cet événement, car il permet souvent de découvrir des artistes ou des groupes venus d’autres pays, vers lesquels on n’irait pas forcément spontanément.

Même si j’ai bien aimé la chanson victorieuse, Bangaranga de Dara, ainsi que REGARDE ! de Monroe, mes deux gros coups de cœur sont allés au groupe féminin d’ethno-pop LELEK, avec ANDROMEDA, et à Alexandra Căpitănescu avec Choke Me, dans un registre nu-metal.

 

 

Ayant des origines croates de par mon grand-père, je commence donc avec LELEK, un groupe très récent formé en 2024 à Zagreb. Il se compose actuellement de :

 

  • Inka Večerina Perušić
  • Judita Štorga
  • Korina Olivia Rogić
  • Lara Brtan
  • Marina Ramljak

 

J’ai trouvé la performance du groupe incroyablement hypnotique, puissante et esthétiquement sublime. Entre les images projetées en arrière-plan, les jeux d’ombres et de lumières, les flammes surgissant sur et autour de la scène, tout contribuait à créer une ambiance presque mystique. La chorégraphie était magnifique, portée par la présence scénique impressionnante des cinq femmes, à la fois intense, habitée et profondément charismatique.

Mention spéciale également aux faux tatouages reproduits avec soin sur le corps des chanteuses. Ces marques, composées de formes géométriques, de croix, de petits soleils et de lignes, renvoient aux sicanje : des tatouages chrétiens traditionnels portés notamment par les jeunes femmes croates catholiques de Bosnie-Herzégovine et de Dalmatie, jusqu’au XIXe siècle. Au-delà de l’esthétique, ce détail apporte une vraie profondeur symbolique à la prestation, comme si le groupe faisait remonter sur scène une mémoire ancienne, à la fois intime, spirituelle et collective. Je vous invite d’ailleurs à lire ce passionnant article expliquant davantage l'histoire des "sicanje" ou "bocanje"

 

Andromeda est donc un poème qui rend hommage à la force des femmes, tout en rappelant que leur liberté demeure, encore aujourd’hui, menacée. C’est un appel à ne pas laisser le passé dormir dans les livres d’histoire, mais à en tirer une force pour reconnaître les chaînes d’aujourd’hui et bâtir un avenir meilleur.

 

Actuellement, LELEK n’a pas encore d’album à son actif, seulement quelques singles disponibles. Mais après un tel passage en Grande Finale de l’Eurovision, j’espère sincèrement que cette belle exposition leur permettra de franchir un cap et, pourquoi pas, de nous offrir un premier album dans les mois à venir.

 

 

Au départ, je pensais consacrer un seul article à l’Eurovision, en y évoquant mes deux coups de cœur de cette édition. Mais finalement, plus j’avance dans l’écriture, plus une évidence s’impose : LELEK comme Alexandra Căpitănescu méritent chacun leur propre chronique. Rendez-vous donc très prochainement pour vous parler d’Alexandra Căpitănescu !

 

 Pour soutenir LELEK et suivre leurs prochaines actualités, retrouvez le groupe sur: Instagram et YouTube !

25 mai 2026

Unverkalt – Héréditaire : un album viscéral et cinématographique

 

En janvier dernier, je vous évoquais mon coup de foudre pour le groupe Unverkalt et leur single Oath Ov Prometheus, issu de l’album Héréditaire, paru au mois de février. Ayant eu quelques soucis de santé (tout n’est pas encore réglé), je me retrouve à rédiger cette chronique seulement maintenant. Alors, autant être sincère avec vous : ce n’est pas un style que j’ai l’habitude de chroniquer. Mais j’aime tellement cet album que je ne pouvais pas ne pas en parler. J’espère être à la hauteur de cet excellent opus d’Unverkalt, et surtout vous donner envie de l’écouter dans son intégralité.

 

À l’image de sa pochette, Héréditaire est une œuvre d’art saisissante, sombre et spectaculaire.

 

La première chose qui m’a frappé à l’écoute de l'album, c’est son immense richesse, autant sur le plan musical que vocal. Entre leurs racines grecques qui émergent sur Ænæ Lithi (ne me demandez pas de le prononcer, j’en suis bien incapable 😅) ou encore sur I, the Deceit, le groupe oscille parfaitement entre des moments de douceur et des montées de fureur. Et vocalement, Demetria impressionne par sa palette : des passages éthérés et chuchotés, avant de basculer sans prévenir dans des growls puissants. Elle m’a captivé sur l’ensemble des 9 pistes.

 

Cette démonstration artistique, avec toutes ces variations, est parfaitement illustrée dès le premier titre, Die Auslöschung (premier single dévoilé par Unverkalt). Le morceau démarre tout en douceur pendant plus d’une minute, porté par une Demetria à la fois fragile et aérienne, puis vient l’explosion vocale initiée par Eli, d’une efficacité redoutable sur fond de déchaînement musical à t'en retourner les tympans. Sa voix complète parfaitement celle de Demetria, et l’impact est immédiat. D'ailleurs, la chanteuse a expliqué à propos de ce titre qu’il est “à la fois sombre et immersif”, sculpté dans des textures noircies et un rythme presque hypnotique, canalisant un effondrement à la fois personnel et collectif. Et c’est exactement ce que j’ai ressenti durant les six minutes de ce morceau. 

 

Mention spéciale pour le clip, d’une beauté incroyable. Et il faut aussi souligner que Themis signe des vidéos à l’esthétique extrêmement soignée, toujours aussi somptueuse.

 

 

 

Héréditaire se poursuit avec Oath Ov Prometheus (deuxième single de l’album). Je ne reviendrai pas dessus en profondeur, puisque j’en avais déjà rédigé une chronique. Mais ce titre est toujours aussi jouissif à écouter : aucune lassitude à l’horizon. De plus, je garderai toujours une affection particulière pour ce morceau, puisque c’est avec lui que j’ai découvert Unverkalt et, à la clef, un véritable coup de foudre musical !

 

 

 

Place à la troisième piste de l’album, Ænæ Lithi, qui puise dans les racines grecques du groupe, brillamment interprétée en anglais et en grec ! Cette chanson s’inspire d’une histoire vraie et tragique : celle du Grand Incendie de Smyrne qui a eu lieu en 1922 lors de la guerre gréco-turque et que la grand-mère de Themis lui racontait.

Dans une interview donnée à The MetalList sur YouTube, Themis raconte qu’il a composé ce morceau en même temps que la création de la pochette de l’album. Il explique aussi que cela faisait depuis très longtemps qu’il souhaitait mettre cette histoire en musique, dès le premier album, mais qu’il n’avait jamais trouvé la bonne approche musicale, car c’est une histoire vraie qui l’aide beaucoup, et qu’il voulait être à la hauteur. Il a cependant trouvé le bon moment pour la faire sur Héréditaire, et le fait d’avoir créé l’œuvre d’art de la pochette en même temps que la composition du morceau le rend très heureux. Sincèrement, je trouve cette chanson magnifique et poignante. 

 

On enchaîne l’exploration d’Héréditaire avec A Lullaby for the Descent, qui s’ouvre sur des notes de guitare acoustique, installant une atmosphère mélancolique durant les deux premières minutes, avant le retour de cette fureur vocale, assurée ici par Eli uniquement. De son côté, Demetria reste sur du chant clair et démontre une fois de plus l’étendue de ses talents.


Les guitares saturées sont un régal auditif et, par moments, elles semblent presque pleurer, rendant la chanson particulièrement émouvante. Sur le plan des paroles, le morceau est d’une noirceur poignante : il parle de l’absence, du désespoir et de ce vide qui aspire tout, comme si l’on se dissolvait dans le vide. Et dès le début, ce court passage en grec, “Μην φύγεις” (“Ne pars pas”), à peine audible, sonne comme un murmure discret qui donne le ton de la descente.

 

La chanson s’achève comme elle a débuté, sur des notes de guitare acoustique, cette fois rejointes par une guitare électrique, ce qui renforce encore la mélancolie du titre. C’est le morceau qui m’a le plus bouleversé, et il fait clairement partie de mes préférés de l’album.

 

 

Penumbrian Lament, cinquième piste de l’album, débute de façon lourde et froide, presque grave, avec un côté très post-black metal. L’ambiance est très cinématographique, j’imagine bien une héroïne hyper badass telle que Selene dans Underworld ou Alice dans Resident Evil débarquer de façon charismatique et déterminée, avant de dégainer les armes et de tout ravager sur son passage. Puis vient le déchaînement instrumental et vocal, marqué par le retour des growls de Demetria, avec Eli en renfort par moments.

 

Au bout de deux minutes, retour au calme pour un long passage que je trouve fascinant : l’ambiance reste lourde, avec un côté “bon gros rock”, une voix claire et écorchée, quelques passages chuchotés… sans pour autant délaisser des growls percutants et incisifs. Musicalement, j’ai été saisi par la présence, la puissance et la force de la batterie : ça décoiffe pleinement !

Du côté des paroles, le titre dresse le portrait d’une beauté abîmée, comme une œuvre d’art noircie, froide et pâle, dont les couleurs ont disparu. Unverkalt évoque le chaos, une guerre (réelle ou intérieure) et cette lumière qui faiblit jusqu’à nous mettre à genoux : on cherche une sortie, mais on reste pris dans le labyrinthe et, au final, il ne reste que la chute.

 

Introjects avait déjà eu droit à sa chronique à la sortie du single (à retrouver ici), donc je ne vais pas refaire la même analyse. Mais je tiens quand même à ajouter un détail : j’adore l’intro, portée par une ligne de basse vibrante et tranchante. C’est un véritable régal auditif !

 

 

Poursuivons notre exploration de ce merveilleux album avec I, the Deceit (feat. Sakis Tolis de Rotting Christ), le seul duo de l’album et la première collaboration d’Unverkalt avec un autre artiste ! Alors, je sais, je vais en faire bondir certains, mais je ne connaissais pas du tout Rotting Christ jusqu’à ce jour. Je crois que j’ai vu le nom passer une fois ou deux, mais c’est tout.

Mais en tout cas, quel plaisir de découvrir la voix de Sakis Tolis, qui fait des merveilles avec Demetria, et les deux s’accordent à la perfection ! Je redoutais un peu le côté duo, car j’ai l’impression que c’est devenu très monnaie courante dans le metal, un peu comme un “incontournable” pour beaucoup de groupes, et souvent je trouve le résultat déjà entendu (Within Temptation) ou ultra décevant et fade (Tarja feat. Dani Filth). Mais ici, j’ai été extrêmement agréablement surpris par la qualité de ce duo et du titre !

 

Sur le plan des paroles, I, the Deceit est un uppercut en pleine face ! Le titre pointe du doigt l’indifférence de celles et ceux qui laissent le monde s’effondrer et brûler (et ils sont malheureusement nombreux) non pas par ignorance, mais parce que cela les sert. Demetria explique d’ailleurs que la chanson porte le poids de cette cruauté devenue presque “ordinaire”, intime, comme si elle faisait partie du quotidien. Et musicalement, tout renforce cette sensation de plaie à vif : les guitares semblent palpiter de douleur, l’atmosphère est lourde et noire, et Sakis Tolis crache son mépris sur le refrain avec une intensité incroyable. Pourtant, au milieu de cette tempête, une fissure de lumière apparaît grâce au chant clair de Demetria, avec cette idée d’un cœur commun et d’une vérité encore possible. À noter aussi que certains passages de Sakis Tolis sont chantés en grec, ce qui renforce encore l’identité du morceau et l’ancre parfaitement dans les racines du groupe.

 

La chanson est, une fois de plus, magnifiquement mise en images par Themis. C’est le clip le plus épuré des quatre, mais il regorge toujours de métaphores et de symboles. Demetria apparaît notamment avec une sorte de voile en tulle et les yeux bandés, une image forte qui symbolise parfaitement ceux qui laissent le monde s’effondrer et brûler. Les textures rouges, presque incandescentes, m’ont d’ailleurs immédiatement fait penser à un monde qui explose, qui saigne, qui s’embrase sous nos yeux. Et la dualité entre ces séquences rouges et celles qui sont blanches renforce encore le contraste : comme une fissure de lumière au milieu du chaos, avec cette idée d’un cœur commun et d’une vérité encore possible. Sakis Tolis est également très présent dans le clip : d’abord figé, presque impassible, puis soudain explosif. Que ce soit dans l’ambiance blanche ou rouge, sa gestuelle et son interprétation imposent une tension brute, comme une colère qui ne cherche pas à se cacher.

 

 

Death Is Forever, avant-dernière piste de l’album, est probablement la chanson qui apporte une petite touche de douceur et de romantisme, même si la musique reste puissante et tranchante. C’est également le titre qui a la particularité d’être le plus court de l’album (4’50, contre 5 à 6 minutes pour le reste des chansons d’Héréditaire). C’est aussi l’un des morceaux les moins complexes de l’ensemble, avec un refrain d’une efficacité redoutable : “They rest their bones / They’re absorbed in the dirt / Death is forever / We stand here now / Look how we lay on the ground / Death is forever”.

 

Les couplets et le refrain sont répétés 2 à 3 fois, comme une sorte de mantra, rendant le morceau extrêmement envoûtant. Demetria déploie tout son talent de vocaliste, entre un sublime mélange de chant clair, éthéré et guttural, couplé à la puissance d’Eli et à l’effet d’un chœur en arrière-plan sur certains passages. Ce titre est un pur bonheur !

Côté texte, Death Is Forever est d’une lucidité glaciale. Le refrain martèle l’inévitable, tandis que l’image de “l’eau bénite” qui n’est même plus pure laisse une impression terrible : on cherche à se laver, à se sauver, mais rien n’efface vraiment la fin. Entre l’image des corps “absorbés par la terre” et celle du temps qui nous rend “plus froids, plus pâles, plus vieux”, le morceau laisse une sensation implacable, comme un verdict qu’on n’a pas envie d’entendre, mais qu’on ne peut pas contester.

 

Le voyage musical s’achève avec Maladie de l’Esprit, qui offre les derniers instants de frissons, de douce mélancolie et de rage ultime, et referme à la perfection Héréditaire. L’introduction s’ouvre de façon dramatique sur des notes de bouzouki (du moins, c’est ce qu’il me semble), ce qui rend le morceau ultra captivant dès les premières secondes. Demetria nous cueille une dernière fois avec douceur, apportant une certaine sérénité au premier couplet, avec cette ligne de basse profondément vibrante et ces notes de guitares électriques lointaines : j’en ai eu la chair de poule !

 

Puis tout monte progressivement en puissance à partir du refrain : “Oh aching heart, where are you tonight? / (Oh aching heart, where…) / Oh aching heart, where are you tonight? / You were meant to be that way”, avec la batterie lourde et percutante, les guitares et la basse qui accélèrent de plus en plus. Puis retour au calme avec un effet vocal qui donne l’impression de surgir d’outre-tombe, avant un déchaînement total et maîtrisé pour la dernière partie, qui s’achève sur un merveilleux “Can we make it better? / Better…” en boucle, d’abord porté par Demetria, puis rejoint par Eli.

 

Les paroles de Maladie de l’Esprit racontent une descente intérieure étouffante, faite de mensonges, de repères perdus et de vieilles blessures qui serrent encore trop fort.. Mais au milieu de cette noirceur, le refrain revient comme un mantra, fragile et précieux : “Soon and very soon tears shall dry” (Bientôt, et très bientôt, les larmes sécheront.)

 

Pour conclure cette chronique, Héréditaire est un album monstrueux, il est plus qu'un coup de coeur et c'est l’un des meilleurs que j’ai écoutés à ce jour ! Il jouit d’une richesse incroyable à tous les niveaux : musical, vocal et culturel. J’ai lu que le groupe avait poussé davantage l’expérimentation sur cet album, et cela se ressent pleinement, tout en gardant une très forte cohérence entre les morceaux. Ce sont ces différentes facettes offertes par le groupe qui m’ont totalement conquis et qui ont renforcé le coup de foudre que j’ai eu pour eux en début d’année ! Au fil des différentes écoutes que j’ai effectuées pour rédiger cette chronique, je me suis rendu compte que mes titres préférés changeaient systématiquement. Il m’est totalement impossible de choisir un ou deux morceaux plutôt que d’autres, tant l’album se montre cohérent et inspiré dans son ensemble. 

 

Un immense bravo à Unverkalt pour ce magnifique travail et ce merveilleux album, à Demetria pour la pureté et la puissance de son incroyable voix (qui fait désormais partie de mes chanteuses préférées), à Eli pour sa fureur vocale, ainsi qu’à Themis pour son travail artistique grandiose !

 

Je vous mets en bonus le Live Studio Performance du titre Oath Ov Prometheus, que je trouve vraiment excellent. Joscha y rejoint Demetria et Eli pour les chœurs gutturaux, et cette performance m’a collé de gros frissons, mais m’a également donné une envie folle d’assister à l’un de leurs concerts ! Enjoy !

 

 

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Unverkalt et Sakis Tolis. © Silvio Pelegrin

12 février 2026

Cachemire au Chabada (Angers) - Live report

 

Cachemire - 7 février 2026
© Aux Notes Enchantées

 

Samedi dernier, j’ai suivi la recommandation d’un ami et je suis allé voir Cachemire en concert avec lui. Avant de réserver, j’ai juste lancé un petit extrait : assez pour sentir que ça pouvait me plaire. Ensuite, j’ai volontairement arrêté là. Pas envie de me spoiler : je voulais tout découvrir sur le moment, le soir du concert. 

 

Je ne vais pas faire semblant : le groupe en première partie, ce n’était pas du tout mon style. Zéro déclic. Par contre, Cachemire… là, j’ai pris une claque (et j’en redemande).

D’entrée de jeu, l’énergie scénique est dingue. Dès que le groupe entre en scène, tout de blanc vêtu, et en robe pour ces messieurs, tu sais que tu vas passer un excellent moment. Aucune chauffe, aucune transition molle, ça part fort dès les premières secondes. Musicalement, c’est nerveux, percutant, et ça t’embarque sans te demander ton avis.

 

Et puis il y a Fred. Une puissance vocale franchement impressionnante, avec des aigus envoyés avec une facilité déconcertante, qui m’ont rappelé Matthew Bellamy.

 

Sans parler de cette communion totale avec le public, notamment sur La nuit je mens : j’en ai eu des frissons. Ça pogotait à fond dans la fosse, et c’était franchement chouette à voir depuis les gradins (oui, au vu de ma vieillesse et de mon dos, je préfère jouer la prudence 😅).

 

 

Les textes, eux, sont excellents. J’ai été particulièrement ému par Adam, qui aborde la transidentité avec une justesse et une sincérité incroyables, sans jamais tomber dans le pathos. Seul m’a également beaucoup touché et m’a collé la chair de poule par moments, surtout lors des “oooooh ooooooh” repris en chœur avec toute la salle : un instant vraiment fort.

 

Et parce qu’ils savent aussi relâcher la pression, il y a eu des moments plus funs, comme Mouscash, qui dénonce la superficialité des influenceurs et la dictature de l’apparence, ou encore Moi être Roi, satire au vitriol sur Macron. Suis-moi Baby ! a été un autre moment de communion entre le groupe et le public du Chabada, vraiment incroyable à vivre. Le concert s’est achevé sur Chanson pour sépulture, un final explosif et festif.

 

En tout cas, c’était la première fois que j’allais à un concert sans rien connaître du groupe, et je ne regrette absolument pas. C’était phénoménal, je me suis pris une grosse claque. Et quel bonheur de voir un groupe aussi généreux, aussi proche de son public. Je retournerai les voir avec plaisir, et je vais clairement me plonger dans leur discographie !

 

Cachemire, c'est validé. Et même plus que validé !

 

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11 février 2026

Unverkalt dévoile “Introjects”, troisième extrait de Héréditaire

 

 

Nouvelle sortie single pour Unverkalt avec Introjects, troisième extrait de leur album à venir le 27 février : Héréditaire.
Avec ce nouveau titre, le groupe ne fait pas dans la dentelle et met à nu des idées, des rôles, des identités héritées, qui n’ont pourtant jamais été les nôtres mais absorbées  du monde des autres. Un morceau lourd et frontal où, comme ils l’expliquent eux-mêmes, il s’agit de reconnaître ce poids… puis de le briser net.

 

Musicalement, c'est à nouveau du lourd ! Introjects s'ouvre de façon moins "bourrine" qu'Oath Ov Prometheus, mais de façon plus majestueuse et cinématographique un peu façon bande-annonce de film style postapocalyptique bien sombre. La ligne de basse implacable accompagnée d'un riff de guitare répétitif et envoûtant, place immédiatement une ambiance lente et lourde à la fois avec une montée progressive jusqu'à quasiment la 3ème minute où Dimitra murmure doucement "Oh, break out..." comme un ultime souffle avant l’impact. Et là, tout se déchaîne avec fureur, musicalement et vocalement, avant de revenir sur un rythme plus contenu mais toujours chargé de puissance… j'en ai eu des frissons de plaisir auditif !

 

Unverkalt
© PHRENETICA Photography & Design

 

Et que dire de la partie vocale ? Dimitra fait encore des merveilles : je suis scotché à chaque fois par son aisance à passer d’une voix claire, quasi éthérée, à un chant extrême, avec un hurlement maîtrisé qui fend l’air et te prend aux tripes, parfaitement soutenu par les growls d’Eli. Tout s’imbrique à merveille, c’est un gros kiffe.

 

Introjects est évidemment accompagné d’un clip, à nouveau superbe. Dans la lignée de Oath Ov Prometheus, il déroule une série de symboles fragmentés : une église sous un ciel chargé, puis sous la pleine lune, parfois même renversée par le cadrage, des couloirs et des pièces délabrées façon maison hantée, des portes qui s’ouvrent et se ferment à toute vitesse… et Dimitra, de dos, qui semble fuir quelqu’un, ou quelque chose. J’ai également adoré les mouvements chorégraphiés, tantôt lents, tantôt plus nerveux, ainsi que les passages où son visage apparaît en reflet dans un miroir : l’esthétique est tout simplement magnifique. Et la présence, le charisme et l’intensité de chacun des membres du groupe sont remarquables. Un vrai spectacle visuel. Big up à Themis Ioannou, la réalisation est une claque.

 

Avec Introjects, Unverkalt signe une nouvelle masterclass, un morceau puissant et d’une qualité exceptionnelle. Il ne m’aura fallu que deux singles pour qu’ils deviennent ma référence metal internationale, tant leur originalité et leur créativité artistique m’ont immédiatement happé. J’ai désormais énormément hâte de découvrir Héréditaire le 27 février !

 

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Et ma chronique d'Oath Ov Prometheus est disponible par ici, si vous souhaitez en découvrir plus sur Unverkalt

 

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