Salut, moi c’est Steeve !
42 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores.
Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort.
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Le duo tAngerinecAt a récemment publié une nouvelle vidéo live, captée à Édimbourg, sur leur titre “The Irish Sea”.
Et quelle claque ! Cette version live, que j’ai trouvée particulièrement touchante, est à mes yeux encore plus puissante et percutante que celle de l’album. Leur présence scénique est forte, magnétique, presque envoûtante — on ne décroche pas une seconde du regard de Zhenia, ni des textures sonores résonnant de depuis la scène.
La vidéo s’ouvre sur une séquence splendide de la mer d’Irlande : des vagues furieuses s’écrasant sur des rochers — une image parfaite pour accompagner le roulement de tambour sourd qui bat la cadence du morceau. Puis on voit Paul, suivi de Zhenia, qui déclame les paroles avec intensité .
Les mots apparaissent en projection sur un rideau bleu derrière eux, renforçant encore la portée émotionnelle du texte et la force de l’interprétation. La détermination dans la voix de Zhenia, son regard fixe et habité, ses gestes… tout respire l’engagement viscéral.
Pour accompagner cette performance, tAngerinecAt a publié ce texte, aussi fort que leur musique :
« Les battements d’un cœur… une marche, des engrenages, des roues… l’anxiété, comme le marteau du fascisme… un marteau extérieur, un marteau intérieur… un grondement qui monte… une voix discrète, comme l’écho d’un chant ancien, né au cœur du chaos, explose en un cri. The Irish Sea. »
À titre personnel, cette vidéo m’a profondément marqué. C’est le genre de performance qui laisse un frisson, même une fois l’écran éteint.
J’espère sincèrement pouvoir un jour vivre ça en live, pour ressentir chaque émotion transmise par tAngerinecAt, à fleur de peau.
Aujourd’hui, j’ai très envie de vous parler d’un groupe que j’apprécie énormément : Bjorth, qui revient ce mois-ci avec un nouveau titre aussi puissant qu’envoutant, Fall of Midgard.
J’ai découvert ce projet il y a quelques temps, suite à sa superbe collaboration avec A Tergo Lupi sur le morceau Nornir que j'avais découvert en explorant la discographie de ces derniers, et depuis, je suis complètement sous le charme de l'univers de Bjorth
Mais avant de plonger dans Fall of Midgard, une petite présentation s’impose…
Bjorth est un projet musical viking/dark folk dirigé par le producteur allemand Björn Hoppen. Il mêle folklore nordique et d’Europe centrale à des paysages sonores cinématographiques et sombres, pour créer une expérience immersive à la fois tribale, mélodique et évocatrice.
En 2020, le projet prend vie avec un premier single, Drums of Midgard, qui pose les bases de son univers sonore. Il rencontre un beau succès avec plus de 6 millions de streams à lui seul. Depuis, Björn s’est entouré de collaboratrices de talent, notamment la chanteuse chilienne Daniela (Dani) Alvear, au timbre puissant et expressif, et la violoniste Meri Tadic (ex-Eluveitie), qui a rejoint l’aventure en 2023.
Le groupe multiplie les collaborations internationales : A Tergo Lupi (Nornir), Noiduin, Foresaga, Munknörr, ou encore Bukhchuluun Ganburged, maître du chant diphonique mongol (Khishigten). Le morceau Svinfylking a même été utilisé en 2025 pour la bande-annonce officielle de Call of Duty: Black Ops 6 – Saison 4. Un parcours remarquable qui prouve que les sons anciens peuvent résonner avec puissance dans notre époque.
Daniela (Dani) Alvear, Björn Hoppen et Meri Tadic
Ce que j’apprécie le plus chez Bjorth, c’est cette capacité à mêler puissance, intensité et envoûtement dans chacun de leurs morceaux. Leur style est reconnaissable entre mille, à la fois sombre et majestueux, brut et cinématographique. Et c’est exactement dans cette continuité que le groupe a dévoilé, le 7 novembre dernier, un nouveau titre saisissant : Fall of Midgard.
Dès les premières secondes, Fall of Midgard impose une tension sourde, presque mystique, portée par des percussions tribales puissantes et des nappes sonores cinématographiques.
Mais ce qui frappe le plus, c’est la voix de Dani Alvear, mise en avant avec une intensité remarquable. Elle chante ici avec une détermination vibrante, presque guerrière, tout en conservant cette part d’ombre et d’émotion qui la rend si captivante.
L’instrumentation, quant à elle, joue sur la retenue et la tension : on y perçoit par moments quelques notes pincées, presque cristallines, qui pourraient bien être le fruit d’un jeu en pizzicato au violon, apportant une touche subtile mais évocatrice.
C’est un morceau à la fois hypnotique et dramatique, qui évoque l’inéluctable chute, mais avec une noblesse résignée.
Le titre est entièrement chanté en vieux norrois — une langue ancienne et rugueuse, issue des sagas vikings, qui contribue à l’immersion totale. Même sans en saisir chaque mot, on en ressent la force, la colère, le souffle tragique.
C’est une expérience presque rituelle, où la voix devient incantation, et où chaque syllabe résonne comme un écho de la fin des temps.
Les paroles, traduites par le groupe, plongent directement dans les flammes du Ragnarök.
Les épées s’entrechoquent, Asgard s’effondre, Fenrir dévore le soleil, Loki ricane dans l’ombre… tout est là pour dresser une fresque sonore de fin du monde.
Le texte est court, mais d’une puissance évocatrice folle — une vraie peinture apocalyptique en quelques vers, à la fois mythologique et profondément cinématographique.
Avec Fall of Midgard, Bjorth signe un titre d’une puissance rare, qui transporte dès les premières secondes et vient réveiller quelque chose de profondément ancré en soi.
C’est un morceau qui donne la force, qui galvanise, qui pousse à avancer même quand le monde s’effondre autour.
Porté par la voix incantatoire de Dani et une production cinématographique magistrale, Fall of Midgard n’est pas seulement un voyage sonore, c’est une véritable claque émotionnelle.
Un titre que je ne me lasse pas d’écouter — et qui, à chaque fois, me redonne la pêche.
A Tergo Lupi a annoncé vendredi dernier la sortie de leur prochain album, pour le 25 novembre prochain ! Mon duo italien préféré de musique Dark Folk reviendra donc avec Howl qui comprendra 12 titres :
Furia – Irae – Chimera – Brostin von – Embrace – Entwine – Undertow – In veins – Heimweh – In limine I : Fall – In limine II : Sever – In limine III : Leave
La cover est juste somptueuse, réalisée en collaboration avec Francesco Rosalbi. Pour moi, c’est clairement l’une des plus belles pochettes de ces dernières années — et sans doute la plus marquante pour A Tergo Lupi jusqu’ici.
Je suis impatient de découvrir et chroniquer Howl, qui s’annonce puissant rien qu’en lisant les titres, et en me basant sur les trois singles déjà dévoilés depuis septembre 2024 : In veins, Heimweh et Furia. Je suis particulièrement intrigué par les trois derniers morceaux, qui semblent former un triptyque final en trois actes. S’ils tiennent leurs promesses, on pourrait bien avoir là un véritable climax narratif, épique et viscéral! Rendez-vous dans 15 jours pour le verdict !
En attendant, je vous remets les trois singles déjà disponibles : enjoy 🖤!
Alerte coup de coeur musical avec le second album de June the girl "Sweet Thérapie". De cette artiste je ne connaissais que l'excellent titre "I say love", que j'avais découvert sur les réseaux lors de sa sortie. Puis, victime des algorithmes je l'ai totalement malheureusement oublié. Jusqu'à ce que sur Tidal, dans les nouveautés sorties s'est affiché la pochette qui m'a sauté aux yeux de par son côté original avec le visage de June the girl avec le maquillage d'Arlequin avec les cheveux en bataille, le regard triste le tout sur fond rouge ! Plus interpellant que ce visuel, on peut difficilement faire mieux. J'ai lancé la lecture de l'album et j'ai été littéralement été happé dès la première chanson et les premières notes avec "Dancing with my monsters". Mais avant de débuter par la chronique de "Sweet Thérapie", une petite présentation de June the girl s'impose :
June The Girl est une chanteuse française, de son vrai nom Marine Bollengier. Elle s'est fait remarquer avec un premier single, I Say Love, en 2016.
Elle commence la guitare à quatorze ans et décide de rentrer dans le monde la musique à 18 ans, lorsqu'elle revient de Guyane Française pour ses études. June déménage très souvent pour le travail de sa mère et se nourrit de ses voyages pour créer ses textes et sa musique. Depuis, toujours, June est une grande fan de Taylor Swift et aime s'en inspirer.
La chanteuse se rend régulièrement à Granville, dans le département de la Manche, où vivent ses grands-parents. Elle a vécu en Guyane puis à Marseille pour ses études. En dehors de sa carrière, June the girl est étudiante en communication et journalisme.
En 2014, elle rencontre Antoine Essertier qui décide de travailler sur son album. Elle participe à l'émission Destination Eurovision qui a pour but de désigner l'artiste représentant la France à l'Eurovision 2018 au Portugal. Elle termine 7ême avec 8 points, elle ne se qualifie pas pour la finale. (source musicMe)
Sweet Thérapie est un album résolument pop, dansant, saupoudré de belles références cinématographiques et porté par des textes puissants. C’est un album de contrastes : mélancolique, parfois ironique, toujours sincère. Il aborde sans fard la santé mentale, les relations toxiques, les tiraillements émotionnels — sans sombrer dans le pathos.
Les mélodies synthétiques sont redoutablement efficaces : elles trottent dans la tête, donnent envie de danser même quand les mots pleurent. On est dans une pop-thérapie, une catharsis en strass, entre ombres et néons.
Vocalement, June The Girl est d’une beauté incroyable. Tantôt fragile jusqu’au frisson, tantôt affirmée avec une audace désarmante, elle manie les émotions avec une parfaite maîtrise. Elle ne chante pas, elle confesse, elle incarne. Et elle alterne entre le français et l’anglais avec une vraie aisance, sans que ça paraisse forcé ou too much. Quant aux textes, que dire ? Ils sont tout simplement bouleversants, poignants la plupart du temps, et certains m'ont beaucoup parlé. Et rien de mieux que de se retrouver dans des textes, paroles dans lesquelles on se retrouve pour mieux les savourer n'est-ce pas ?
Sweet Thérapie, c’est un album qui fait du bien sans faire semblant.
Une main tendue pour celles et ceux qui dansent avec leurs monstres, qui rient en pleurant, qui cachent leurs failles sous un trait d’eyeliner. June The Girl ne révolutionne pas la pop, mais elle y apporte sa voix sincère, touchante et actuelle. Et franchement, ça suffit amplement à en faire une belle surprise de cette seconde moitié d'année 2025. Comme d'habitude, je vous laisse avec mes morceaux préférés, ainsi que les magnifiques clips, enjoy !