Salut, moi c’est Steeve !
42 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores.
Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort.
Si tu aimes les chroniques honnêtes, écrites le cœur, tu es au bon endroit.
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Il y a 8 ans (déjà… le temps file à une vitesse folle !), je vous parlais de Lionel Prado. À l’époque, j’avais eu un vrai coup de cœur pour son univers, son regard, et son court métrage "INTROSPECTION" et mis en musique par le talentueux HOENIX.
Depuis, Lionel a sorti un second court métrage, “S’ABANDONNER AU SAUVAGE” en 2021: un voyage poétique au cœur de la forêt boréale du Grand Nord canadien. Je suis totalement passé à côté à sa sortie, mais mieux vaut tard que jamais pour rattraper ce genre de pépite.
Aujourd’hui, Lionel revient avec son troisième projet : “INCARNATION.” Voici le pitch :
C’est à l’autre bout du monde dans les contreforts de l’Himalaya que Lionel part à la découverte du sauvage et des mythes anciens qui y règnent. Durant cette immersion entourée de sommets vertigineux, il fait la rencontre de TT Namgail, un ladakhi bouddhiste qui vit à plus de 3500 mètres d’altitude dans une petite vallée reculée et dont la perception du monde le marquera à jamais.
— “Oser le chemin du soi.“
Pour finaliser ce film(la post-production, le mixage, l’étalonnage, la diffusion) Lionel a lancé une campagne participative sur Ulule.
Il lui manque 12 000 € pour boucler le projet. L’objectif minimum est de 12 000 €, mais s’il atteint 16 000 €, cela permettra aussi de couvrir une grande partie des frais de tournage et la création de l’affiche, qu’il a avancés de sa poche.
De belles contreparties sont proposées selon le montant que vous souhaitez offrir.
Si vous aimez la nature, la poésie visuelle, les récits initiatiques… ou juste les projets profondément humains, c’est vraiment un film à soutenir.
Je fais une exception hors musique parce que Lionel est une personne profondément inspirante, authentique, et qu’il me semble important de soutenir son travail. Je vous laisse avec la vidéo de présentation d’“INCARNATION” et le lien vers la la cagnotte ulule également.
Gervaise, c’est la nouvelle voix pop à surveiller de très près. Je l’ai découverte grâce à François Welgryn, et son dernier single “HELLO” m’a directement mis un sourire au cœur. :
Gervaise, c’est pas un pseudo : c’est son vrai prénom. Et ça claque.
Sur son EP CHAIR TENDRE, elle a balancé sa vision du féminin, parlé de ses complexes, de ses looses et de son combat intérieur pour s’en libérer. Elle s’est fait remarquer par la presse (Tsugi, Simone, Francofans…) et a marqué pas mal d’esprits sur scène.
Son univers, c’est de la pop électro-urbaine, entre force brute et sensibilité à fleur de peau. Gervaise, c’est une guerrière fragile qui assume ses paradoxes : carnassière mais sensible, chanson mais pop.
Aujourd'hui Gervaise sort son deuxième single "HELLO" (après "FAME") issu de son premier album "LA PUDEUR" qui sortira le 30 janvier 2026, il y aura également une release party au Pan Piper à Paris !
Cette chanson, comme le dit si bien Gervaise, c'est une chanson pour les introvertis. Elle y parle de son anxiété sociale avec le sourire aux lèvres, en disant qu’elle préfère clairement les soirées maison avec son chat aux soirées watchi-watcha et autres mondanités dont elle est totalement allergique. Mieux encore : elle a trouvé le confinement plutôt cool (et franchement, je pense pareil !).
Musicalement, elle mélange un arpeggiator très 80’s, avec une batterie hip-hop qui donne du rebond, de l’allure, et ce petit groove qui met automatiquement le corps en mode dandinage automatique. Le synthé est redoutablement efficace, la prod décolle, le refrain reste instantanément en tête
“Hello" m'a fait découvrir Gervaise qui possède une identité forte, sensible, libre. Une guerrière fragile qui transforme ses doutes en pop addictive. Vivement LA PUDEUR. Et un immense merci à François de m’avoir fait découvrir cette incroyable artiste !
Nouvelle bombe musicale avec Lyric Noel et leur excellent nouveau single "Blood In the Water" ! J'avais découvert le groupe il y a 3 ans avec leur magistrale reprise "Carol of the Bells", une version metal ultra dynamisée, bien lourde que ce soit musicalement et vocalement ! Après, je n'avais pas trop cherché à développer l'exploration de leur univers, je m'étais éloigné du metal (hormis DIANNE et les quelques classiques incontournables pour moi CoF, SOAD....) à ce moment là en étant plus dans la vibe dark-folk et cie... J’avais donc mis leur nom de côté… jusqu’à ce que je tombe par hasard sur un extrait de Blood In the Water en scrollant mon feed Insta. Et là… claque monumentale.
Avant d’aller plus loin, petite présentation rapide :
Originaire de la région de Dallas‑Fort Worth (Texas), Lyric Noel a débuté seule avant que son projet ne prenne l’ampleur et ne devienne le groupe éponyme qu’on connaît aujourd’hui. À sa tête : Lyric Hollar (chant / autrice-compositrice) et Russell Hollar (guitare / production / compositeur) qui sont rejoints plus tard par Robert Gray (guitare / compos),et Jerrin Castillo (batterie / backup vocals)
Revenons donc à nos moutons à "Blood In the Water" qui nous plonge littéralement dans une ambiance suffocante et puissante. De tous les titres de Lyric Noel, c’est, à mon sens, leur titre le plus fort et celui qui me procure le plus de frissons, que ce soit musicalement, mais surtout vocalement sur lequel Lyric chante avec toutes ses tripes à la limite de la brisure. Plus d'une fois j'en ai eu à l'écoute de certains passages chantés surtout sur le dernier couplet "Blood for... / Blood in the water / Blood on their hands / blood in the water / blood on their hands". Nous sommes face à un texte riche de multiples symboles et métaphores puissantes, entre murs de verre qui renferment des secrets tus, courants qui entraînent vers les profondeurs, et cris enfermés dans le silence. L’ensemble évoque un traumatisme profond, enfoui, mais qui cherche à s’exprimer, à se libérer — quitte à éclabousser de rouge ce qui l'entoure.
La mer devient ici une métaphore du chaos intérieur, de cette noyade émotionnelle que l’on ne peut arrêter. Le refrain obsédant, martelé comme un mantra, agit presque comme un exutoire, un cri de révolte face à ce qui a été infligé. À travers ce texte, Lyric Noel semble évoquer une expérience profondément traumatique, quelque chose qu’elle a vécu, subi, qu’elle transforme en une vague de colère, de douleur, mais aussi de puissance retrouvée. Les images du verre brisé, des secrets enfouis, du corps fragmenté et du sang dans l’eau dessinent une descente vertigineuse, à la fois physique et mentale. Mais loin d’être une simple complainte, 'Blood in the Water' devient une libération, un cri viscéral, une reprise de pouvoir.
Le visuel qui accompagne Blood in the Water prolonge cette sensation d’étouffement et de tension émotionnelle. On y voit Lyric évoluer entre plusieurs états : tantôt debout avec le groupe, tantôt allongée (ou en rampant) dans l’eau, les yeux rouges, tenant un bouquet, qui est image puissante évoquant à la fois la mort symbolique et une forme de renaissance. Juste avant le passage final “Blood for…”, elle ouvre les yeux et reprend son souffle, comme si elle revenait à la vie après une noyade émotionnelle.
En parallèle, une autre version d’elle-même apparaît, portant un bijou en forme de mains sur les yeux autre symbole fort qui pourrait incarner la censure, l’aveuglement imposé, ou l’oppression vécue. Ce double visuel intensifie le message du morceau : celui d’une mémoire oppressante, d’un traumatisme enfoui, mais aussi d’une volonté de reconquête identitaire. Le clip ne montre pas, il suggère, mais avec une force esthétique redoutable.
C'est la première fois que je fais une analyse aussi poussée d'un morceau ainsi que d'un clip, mais cela me semblait très important de le faire. La chanson et le clip m'ont vraiment touché et j'avais envie de mettre tout ce que je ressentais à lecture de celui-ci.
Étant un grand fan de Queen (c’est le tout premier groupe de rock que j’ai découvert), je ne pouvais pas ne pas évoquer la nouvelle version de "Who Wants To Live Forever", remixée pour la saison 5 de Stranger Things.
Et que dire de cette nouvelle version ? Elle est tout simplement magistrale et bouleversante. Elle m’a filé encore plus de frissons que celle de 1986, pourtant déjà sublime, composée pour le film Highlander.
Pour la petite histoire, c’est Brian May, le guitariste de Queen, qui l’a écrite après avoir vu une projection du film. “Il s’agit du moment où le héros reste jeune pour toujours alors que la femme qu’il aime vieillit et meurt dans ses bras.” Cette scène résonnait profondément chez lui : son mariage battait de l’aile, et son père venait tout juste de mourir. La musique lui est venue d’un seul trait, à la sortie du cinéma (source queenfrancefanclub.fr).
Ce qui est encore plus marquant ici, c’est l’enchaînement vocal : ce n’est pas Freddie Mercury qu’on entend en premier, mais bien Brian May, jusqu’à la ligne “But touch my tears with your lips”. Et puis, Freddie entre en scène avec “Touch my world with your fingertips”… et là, les frissons s’installent pour de bon. Sa voix semble plus claire, plus puissante, plus émotive que jamais.
Le remix conserve la beauté tragique du morceau original, mais lui ajoute une dimension apocalyptique, typique de l’univers Stranger Things. On passe d’une ballade déchirante à un hymne de fin du monde, et le résultat est tout simplement phénoménal.
Franchement, on ne pouvait rêver meilleure chanson pour accompagner la dernière saison de cette série culte.
Je vous laisse savourer ce bijou. Enjoy.
(Et pour les curieux : je vous mets aussi la version originale juste en dessous 😉)
Chronique un peu à la bourre, car le single est sorti le 10 octobre dernier, mais je tenais tout de même à vous parler de "Fine" de Ductape (mon duo post/punk turque préféré), qui est le premier single de leur prochain album à venir en 2026 "Faded Flowers" (qu'est-ce que j'adore ce titre !)
Ce que j’adore dans cette chanson, c’est son paradoxe explosif : une mélodie dansante, presque lumineuse, qui se cogne à des paroles positivement sombres. On parle ici de perte de contrôle, de chute brutale : “From the highest cloud / To the concrete floor”, on ressent pleinement l’impact de ce crash émotionnel.
Et pourtant, au cœur de ce désastre, résonne un puissant “But I feel fine”. Comme un souffle de lucidité dans la tourmente. Parce que même si l’effondrement est total, une forme de paix s’installe enfin pour la première fois :
“I feel fine / For the first time / At the bottom of the hole / I call mine.”
Ce trou, je dirais même ce vide intérieur, n'est plus subit, il est adopté et assumé. C’est sombre, poignant mais sublime car cela fait écho à plein d'émotion que l'on garde au plus profond de soi.
J'aime énormément le second couplet également : “Faded flowers rain on me / Every ache now oh feels so real / Nothing makes sense anymore / As I drift and watch them fall” qui donne un vrai côté cinématographique au morceau. J’imagine sans mal un perso de film, à la dérive, ayant tout perdu, regardant ses souvenirs défiler comme des pétales fanés.
Mention spéciale aussi pour le clip, entièrement en noir et blanc, où l'on retrouve le duo Çağla et Furkan en apprentis alchimistes, concoctant une mystérieuse potion du bonheur éternel — comme l’annonce ironiquement l’ouverture du clip : “Today, we'll give you the recipe for endless happiness.”
En tout cas, "Fine" s’impose comme un excellent premier single pour introduire Faded Flowers, le prochain album à venir. Et si le reste est du même calibre, ça risque de déménager sévère et cela s'annonce aussi percutant et marquant qu’Echo Drama.
Le duo tAngerinecAt a récemment publié une nouvelle vidéo live, captée à Édimbourg, sur leur titre “The Irish Sea”.
Et quelle claque ! Cette version live, que j’ai trouvée particulièrement touchante, est à mes yeux encore plus puissante et percutante que celle de l’album. Leur présence scénique est forte, magnétique, presque envoûtante — on ne décroche pas une seconde du regard de Zhenia, ni des textures sonores résonnant de depuis la scène.
La vidéo s’ouvre sur une séquence splendide de la mer d’Irlande : des vagues furieuses s’écrasant sur des rochers — une image parfaite pour accompagner le roulement de tambour sourd qui bat la cadence du morceau. Puis on voit Paul, suivi de Zhenia, qui déclame les paroles avec intensité .
Les mots apparaissent en projection sur un rideau bleu derrière eux, renforçant encore la portée émotionnelle du texte et la force de l’interprétation. La détermination dans la voix de Zhenia, son regard fixe et habité, ses gestes… tout respire l’engagement viscéral.
Pour accompagner cette performance, tAngerinecAt a publié ce texte, aussi fort que leur musique :
« Les battements d’un cœur… une marche, des engrenages, des roues… l’anxiété, comme le marteau du fascisme… un marteau extérieur, un marteau intérieur… un grondement qui monte… une voix discrète, comme l’écho d’un chant ancien, né au cœur du chaos, explose en un cri. The Irish Sea. »
À titre personnel, cette vidéo m’a profondément marqué. C’est le genre de performance qui laisse un frisson, même une fois l’écran éteint.
J’espère sincèrement pouvoir un jour vivre ça en live, pour ressentir chaque émotion transmise par tAngerinecAt, à fleur de peau.