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Aux notes enchantées

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Salut, moi c’est Steeve ! 42 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores. Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort. Si tu aimes les chroniques honnêtes, écrites le cœur, tu es au bon endroit. N’hésite pas à laisser un mot ou à partager tes propres découvertes
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11 février 2026

Gervaise – “Journal Intime” : le clip

 

 

Hier, Gervaise publiait son nouveau clip « Journal Intime », issu de l’album La Pudeur.
Un clip magnifique, tourné dans le Cantal, porté par de belles chorégraphies et un casting hyper inclusif. On y voit Gervaise incarner Jeanne d’Arc (normal, c’est la Jeanne d’Arc de la pop), de la bergère au bûcher.

D’ailleurs, pour ceux qui pourraient tiquer sur ce point-là (comme moi au départ), Gervaise m’a expliqué son choix : une Jeanne d’Arc pop, sans récup’ ni dimension religieuse, pour garder le côté guerrière, androgyne et vulnérable.
Le feu ne symbolise pas seulement Jeanne d’Arc, mais aussi toutes ces femmes qu’on a brûlées parce qu’elles dérangeaient. Et la fin n’est pas une mort : c’est une libération. Elle regarde le feu et s’en va, comme si elle laissait ses anciens démons derrière elle.

Je suis toujours aussi touché par ce titre (dans lequel je me retrouve sur certains points), véritable présentation d’elle-même : une enfance marquée par la maltraitance, le besoin d’apprendre à s’aimer quand on ne s’aime pas, ce besoin d’être aimée, les angoisses et ses checks, la procrastinationl’attente d’un succès qui ne vient pas… et ce ras-le-bol de se battre pour prouver ce qu’elle vaut face à des professionnels qui s’en tapent et ne se concentrent que sur ses follows.

 

L'ensemble est vraiment touchant et poignant. 

 

Pour suivre et soutenir Gervaise, rendez-vous sur : Facebook, Instagram, YouTube et TikTok. Et pour vous procurer l'album, c'est par ici ! 

 

Et si vous souhaitez lire ma chronique de La Pudeur, elle est juste 

 

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9 février 2026

Heart Attack : Refuse to Conform, du thrash et du culot

 

 

Fin 2025 (octobre/novembre), je découvrais un peu par hasard Heart Attack avec leur excellent titre Defeat The Veil. Grosse claque : j’ai surkiffé… mais faute de temps (et d’une organisation personnelle parfois aussi chaotique qu’un blast beat 😅), je n’avais pas eu l’occasion de le chroniquer.

Du coup, j’en profite aujourd’hui : le groupe revient avec un nouveau titre,  Refuse to Conform , sorti le 30 janvier, et c’est l’occasion parfaite de leur consacrer enfin une petite chronique. Comme toujours, avant d’entrer dans le vif du sujet, une courte présentation s’impose.

 

Heart Attack est un groupe de Modern Thrash Metal français formé en 2007 à Cannes (ayant vécu plus de 20 ans à Nice, ce détail était déjà un solide argument pour que je m'intéresse à eux). Il se compose de :

 

 

  • Kevin Geyer : Chant, guitare
  • Chris Cesari : Guitare
  • William Ribeiro : Basse
  • Christophe Icard : Batterie

 

Lors de ma découverte du groupe avec Defeat The Veil, je m’étais pris une grosse claque et j’avais immédiatement surkiffé. Avec Refuse to Conform, ce ne fut pas une simple claque : plutôt un uppercut, autant par la puissance du morceau que par la beauté et l’originalité de son clip.

 

D’ailleurs, je vais commencer par celui-ci, parce que niveau originalité, on est sur du très haut niveau. On découvre le groupe dans un hangar, lançant le morceau comme si de rien n’était… puis, très vite, des silhouettes surgissent en courant derrière William. Et là, surprise totale : ce ne sont pas des figurants au hasard, mais 25 danseurs et danseuses de danse contemporaine, qui se mettent à dérouler une chorégraphie carrément phénoménale.

Le mélange des genres est unique, et franchement, je pense n’avoir jamais vu ça dans le monde du thrash metal. Résultat : Résultat : c’est couillu, inattendu, et extraordinairement réussi.

 

Côté texte, Heart Attack ne fait pas dans la demi-mesure : c’est un morceau qui dit non à ce qui formate, à ce qui t’oblige à rentrer dans une case. Ça parle de rester soi-même, coûte que coûte, dans un monde qui préfère les gens bien rangés. Ici, le groupe vise la standardisation artistique et l’effacement progressif de l’individualité. Dans un monde que je trouve de plus en plus aseptisé, ça fait du bien d’entendre un morceau qui le dit aussi clairement : c’est juste, et c’est fort.

 

Musicalement, le morceau déboîte. Les riffs sont d’une efficacité redoutable : incisifs, tranchants, ils te prennent à la gorge dès les premières secondes. La batterie est puissante et percutante, la basse bien présente et mordante, et l’ensemble dégage un rythme ultra intense, porté par un refrain qui fait mouche à chaque passage.

Le chant de Kevin est à l’image du titre : puissant, implacable, et il te donne une seule envie, celle d'hurler avec lui : REFUSE TO CONFORM ! En live, ce morceau va être monstrueux ! Il est taillé pour retourner une fosse et déclencher un pogo monumental !

 

Avec Refuse to Conform, Heart Attack envoie du lourd, autant sur le plan musical que visuel ! Tout est réuni pour qu’ils deviennent rapidement l’un des groupes incontournables du metal, tant ils se démarquent par leur originalité et leur créativité. Heart Attack bosse actuellement sur son prochain album et, franchement, quelque chose me dit qu’il va être monumental.

 

Vous pouvez suivre et soutenir le travail d'Heart Attack sur leur : Facebook, Instagram et YouTube 

 

Et si vous voulez découvrir le titre qui m’avait mis la première grosse claque, Defeat The Veil, c’est juste ici

 

 

4 février 2026

Découverte musicale : Birtawil et la lente hypnose de Sento

© Charlotte Pneumonie

 

Nouvelle découverte musicale, grâce à Aurélien et Quentin de Watts Next?, en ce début 2026 avec Birtawil, qui m'a conquis dès les premiers instants d'écoute ! Mais avant de débuter ma chronique, un petite présentation s'impose :

 

Birtawil est le projet solo instrumental de Xavier Godart, né en 2013 à Bordeaux. Dès ses débuts, le projet s’inscrit dans une recherche de dépouillement, de répétition et d’obscurité, avec une approche radicalement minimaliste faite de lenteur, de textures instables et de tensions sourdes. À partir de 2020, Birtawil se durcit : les rythmiques électroniques et les synthétiseurs viennent contaminer la guitare, imposant une esthétique plus industrielle, plus abrasive et plus hostile.

 

Il y a une règle à laquelle je ne déroge jamais lorsque je découvre un nouveau projet musical : ne pas me fermer, et surtout ne pas nourrir d’attentes ou d’exigences, si ce n’est celle de me laisser vibrer intérieurement. Que l’écoute me fasse ressentir quelque chose, provoque des émotions, plus ou moins intenses.

Mon but n’est pas de faire du remplissage à foison, ce ne serait tout simplement pas moi. Peu importe le style musical, l’essentiel est que la musique me parle dès les premières notes. Et ce fut clairement le cas ici avec Birtawil et le titre Sento, premier single extrait de l’album Dua Min, attendu pour le 27 février prochain.

 

 

Ce que j’ai adoré avec Sento, c’est cette montée en puissance progressive et la tension constante qui s’en dégage. L’ambiance y est froidement hypnotique, portée par des guitares saturées dont je suis particulièrement friand, le tout sur un fond électro-indus rugueux (un style auquel j’ai longtemps été attaché avant de plonger pleinement dans le dark-folk).

 

Le clip accompagnant Sento, est à l’image des prestations scéniques du projet : la musique est prolongée par des projections vidéos composées de collages de vieux documentaires d’archives (fragments d’images dégradées et fantomatiques qui étendent l’espace sonore dans une dimension visuelle hypnotique).

 

 

Birtawil est une superbe découverte pour moi, le genre de projet musical qui me galvanise et sait me cueillir là où je ne l’attends pas. Au vu de la qualité de Sento, je suis persuadé que Dua Min me touchera profondément s’il s’inscrit dans la même lignée, et qu’il figurera sans difficulté parmi mes tops albums de 2026.

 

Vous pouvez suivre et soutenir le travail de Birtawil sur son : Site officiel, Bandcamp (l'album y est en précommande en format numérique et K7!), Facebook et Instagram

 

 

3 février 2026

Landroid annonce son retour avec Hank the Dragon et un nouveau membre

 

 

7 ans après la sortie de leur premier album, Landroid nous revient avec de belles nouveautés !
La première est l’arrivée d’un nouveau membre, en la personne de Nigel Roman, qui s’occupe de la guitare ainsi que de certains synthés. Souhaitons-lui la bienvenue !

 

La seconde nouvelle, et pas des moindres, c’est que le groupe publiera un nouvel album courant 2026. En attendant, un nouveau single intitulé Hank the Dragon verra le jour le 24 février.
Le titre est d’ores et déjà disponible en pré-sauvegarde sur Spotify et Apple Music, ce qui permet même d’y avoir accès en exclusivité.

 

Je n’en dévoile pas trop, car je ferai une petite chronique le jour de sa sortie, mais je peux déjà vous dire une chose : ce titre est magnifique, efficace et terriblement addictif.
Je n’ai pas passé une seule journée sans l’écouter !

 

Je vous donne donc rendez-vous le 24 février pour découvrir Hank the Dragon

2 février 2026

Gervaise - La Pudeur : la confession d’une guerrière fragileGerva

 

En novembre dernier, je vous partageais ma découverte de la touchante Gervaise à travers son single Hello.
Aujourd’hui, il est temps de s’attarder sur son premier album, publié le 30 janvier dernier, et intitulé La Pudeur. Mais pour les retardataires (ou celles et ceux qui n’avaient pas lu ma précédente chronique), voici une courte présentation de l’artiste :

 

Gervaise, ce n’est pas un pseudo, mais son véritable prénom et ça ne s’invente pas.
Artiste pop aux accents électro et urbains, elle évolue dans un univers où les paradoxes cohabitent avec naturel : exigeante et sensible, pop et chanson.

 

Révélée avec l’EP Chair Tendre, Gervaise y affirmait déjà une vision forte du féminin, évoquant sans détour ses failles, ses complexes et ses zones de fragilité, un travail salué par de nombreux médias.

Habituée de la scène, qu’elle considère comme une véritable safe place, Gervaise y a forgé une solide expérience, forte de plus d’une centaine de concerts et récompensée à plusieurs reprises, notamment lors de l’édition 2023 du Mans Pop Festival.

 

Depuis, son rapport au corps et à l’intime continue de nourrir son expression artistique, notamment à travers des échanges et projets plus personnels.

 

En toute franchise, avec La Pudeur, Gervaise signe un très bel album et livre un travail d’une grande justesse. Elle y décrit avec sincérité ses combats intimes, dévoilant pleinement cette figure de guerrière fragile qui traverse l’ensemble du disque.

 

©Léa Rouaud

 

L’album s’ouvre sur le puissant titre Journal intime, sans doute celui qui m’a le plus parlé, et dans lequel je me suis aussi le plus retrouvé. Gervaise y évoque des choses du quotidien en apparence anodines (comme arrêter le sucre) mais aussi des blessures beaucoup plus profondes : la maltraitance paternelle, le face-à-face avec son reflet dans le miroir, cette violence intime qui pousse à se trouver dégueulasse, ce besoin presque vital d’être aimé, simplement. À l’écoute, j’ai souvent eu les larmes au bord des yeux. 

 

Autre titre fort et, ô combien important, Fuck mon corps s’impose comme une véritable chanson manifeste. Gervaise y dénonce sans détour les diktats de la société actuelle (qu’ils aillent se faire voir où il pleut, pour reprendre ses mots), son culte permanent de la minceur et cette tendance destructrice à ne jamais aimer son enveloppe corporelle, à lui trouver sans cesse des défauts.

 

Mais au-delà du constat, le titre ouvre surtout la voie vers une forme de réconciliation avec soi-même. Cette nécessité, presque vitale, d’être « un peu plus love de soi », comme elle le chante, et de se rappeler que le corps n’est pas là uniquement pour être joli, mais aussi pour vivre, ressentir et exister. Un message libérateur, qui s’adresse aussi bien aux girls qu’aux boysLa chanson est accompagné d'un très beau clip de tous les corps féminins qui affirment leur vie, ainsi que leur différence

 

 

Parmi mes derniers titres préférés figure Vendeur de rose, une chanson sur l’amour que Gervaise attend et dont elle questionne l’existence. Je trouve le texte magnifique et puissamment poétique :
« L’amour est un vendeur de roses, j’imagine tes yeux pleins de ciels, où le soleil est éternel » ou encore « Viens froisser le rouge à mes lèvres ». Autant de phrases qui touchent droit au cœur et confèrent au morceau une douceur mélancolique particulièrement marquante. Je vous partage la version live, que je trouve superbe et encore plus touchante : 

 

 

Mention spéciale également à Un homme, où les codes sont renversés avec finesse : l’homme devient l’objet du désir. Gervaise y imagine une muse au masculin, un corps, une histoire, et pose un regard amoureux sensible et délicat.

 

D’autres thèmes forts et sensibles sont également abordés par Gervaise, tels que la maladie invisible ainsi que les liens et l’amour profonds qu’elle porte à sa sœur, toujours traités avec pudeur (Ultrasensible), la santé mentale et ces luttes intérieures silencieuses qui jalonnent le quotidien (Je vais bien, J’m’ennuie), mais aussi la fugacité de la vie et cette mort qui peut surgir à n’importe quel moment (Flirt avec l’orage, titre aux sonorités électro-urbaines).

 

Malgré mes légères appréhensions à l’écoute de ce premier album (tant d’artistes livrent d’excellents singles avant de proposer un album finalement plat et peu marquant) Gervaise m’a pleinement convaincu, s’impose comme un véritable coup de cœur !

Cette « Jeanne d’Arc de la pop » signe avec La Pudeur un excellent début, mêlant sincérité et sensibilité, portée par une véritable âme de guerrière. Un premier album solide, qui pose des bases fortes et prometteuses dans le paysage de la musique pop.

 

Vous pouvez suivre et soutenir Gervaise sur : Facebook, Instagram, YouTube et TikTok. Et pour vous procurer l'album, c'est par ici ! 

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30 janvier 2026

Pôle Nord – Plénitude, une immersion post-rock électronique

 

Une nouvelle découverte musicale ce mois-ci, grâce à Aurélien et Quentin de Watts Next ?, avec le trio instrumental strasbourgeois Pôle Nord crée en 2023  et qui se compose de : 

 

  • Ben (violon)
  • Antoine (guitare)
  • Andy (basse et machines électroniques)

 

Pôle Nord est à la croiséee du post-roch et de la musique électronique, le groupe crée des paysages musicaux où introspection et énergie brute se rencontrent. Il assume sa volonté de sortir des sentiers battus pour créer une expérience immersive qui brouille les pistes. A l'origine conçu comme un groupe de rock traditionnel, le trio a pleinement assumé un virage résolument électronique, enrichi d'éléments cinématiques (archives, poèmes, sons d'ambiance). Pôle Nord a publié un premier EP : Archipel fin 2024 et a de nombreux concerts à son actifs, en étant déjà bien ancré dans la scène musicale du Grand-Est et en Allemagne.

 

Aujourd’hui, le groupe dévoile un nouveau single et clip intitulé Plénitude . Un morceau qui porte parfaitement son nom, mêlant douceur, sérénité et élévation. Le trio conjugue avec finesse le lyrisme du violon, les textures progressives de la musique électronique et l’énergie organique du post-rock.
L’atmosphère est profondément immersive et émotionnelle, portée notamment par des samples de la voix de David Lynch, qui se fondent avec une étonnante justesse dans le morceau (timing parfait, puisque je suis justement en pleine découverte de Twin Peaks ^^).

 

Le clip met en scène les trois musiciens jouant en parfaite harmonie, dans une ambiance chaleureuse et cocooning. Une invitation à s’installer avec eux sur un canapé, emmitouflé dans un plaid, simplement pour les regarder jouer. Dépaysement garanti.

 

Vous pouvez suivre et soutenir Pôle Nord sur : FacebookInstagram et YouTube

 

 

 

 

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