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Aux notes enchantées
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Salut, moi c’est Steeve ! 42 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores. Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort. Si tu aimes les chroniques honnêtes, écrites le cœur, tu es au bon endroit. N’hésite pas à laisser un mot ou à partager tes propres découvertes
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Aux Notes Enchantées
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19 mars 2016

Mon avis sur Toybloïd de Toybloïd

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En décembre dernier je vous parlait de Toybloïd qui sortait le single If you dare / Hooked, nous revient ce mois-ci avec leur premier album éponyme "Toybloïd" réalisé par Liam Watson (The Kills, The White Stripes etc...).

Je ne vais pas y aller par quatre chemin, cet album est une tuerie! De la première à la dernière piste on s'en prend plein la tronche, enfin les oreilles et c'est tout simplement jouissif. Leurs titres punk rock sont d'une efficacité redoutable, les mélodies et refrains restent en tête rapidement dès la première écoute.
L'album débute sur les chapeaux de roues et se poursuit sur la continuité de l'album, les titres s'enchaînent dans une grande cohérence et de façon très fluide, pas de pause pour reprendre son souffe jusqu'à "It's Alright". Peut-être avec "Hell Yeah" qui est un titre un peu plus "soft", plus rock'n roll


Les riffs de guitares envoient du lourd, la batterie est incisive à souhait tout comme la batterie ultra percutante, l'ensemble déborde d'énergie, de fougue , de fraîcheur, ça prend aux tripes, "Toybloïd" donne envie de danser, sauter de tout les sens. Musicalement ça sonne Joan Jett, The Runaways, le bon gros rock féminin des années 70, L7 mais avec une touche de modernité telle que The Withe Stripes (Hooked) mais sans que l'ensemble soit pompeux ou semble être du réchauffé de bas de gamme, non là c'est du haut niveau et il y a un côté très spontané sur "Toybloïd" qui est très appréciable

Vocalement, la voix de Lou est top, comme je l'ai dis chantant dans un anglais parfaitement maîtrisé et parfaitement soutenue par Madeleine au niveau des choeurs. Lou a une belle voix claire et puissante sans trop en faire un seul instant. Pour ceux qui trouvent ça dommage que des artistes français chantent dans la langue de Shakespear, je trouve qu'il ne peut en être autrement avec Toybloïd, avec ce genre de musique la langue qui correcspond le mieux c'est langlais.

Bref, Toybloïd est un excellent premier album qui déchire! Alors que je m'étais plus ou moins lassé de ce style musical, j'ai pris mon pied à l'écouter! Je vous recommande vivement de découvrir Toybloïd et leur album éponyme vous ne serez pas déçu!! Je vous laisse avec certains de mes titres préférés, enjoy! (Pour info, le groupe jouera à Paris le 12 avril au POINT EPHEMERE (Tickets ici et Event Fb  )

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(c) Sylvain Gripoix

Site officiel de Toybloïd : http://toybloid.tumblr.com/

Page facebook officielle : http://www.facebook.com/toybloid

Twitter officiel : http://twitter.com/toybloid

 

 

 

 

 

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15 janvier 2013

Première découverte musicale 2013!!

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Première découverte musicale de l'année, premier coup de coeur et on ne change pas les bonnes habitudes parce que oui, il s'agit à nouveau d'un groupe allemand : Din [A] Tod! J'ai découvert le groupe par hasard en surfant sur le web comme d'hab. Din [A] Tod est un groupe d'électro pop qui se compose de :

  • Sven: Vocals and Lyrics, Guitar, Bass, Construction
  • Claudia: Synthesizers, Vocals, Construction
  • Phelix: Sound, Construction, Programming

 Cet excellent groupe est très dynamique, plein d'énergie mélangeant habilement l'électro des années 80 à celle actuelle, sans trace de nostalgie, de plagiat le tout accompagné par les belles et douces voix graves de Sven et Claudia! Pour les réfractaires de la langue allemande, le groupe chante intégralement en anglais!  Les morceaux sont percutant, efficaces et entraînant, difficile d'ailleurs de ne pas danser en écoutant les morceaux de Din [A] Tod. Le groupe a été formé en 2003 par Sven Et Claudia à Berlin! Le groupe a sorti à ce jour deux albums : "The Sound of Crash" (2007) et "Westwerk" en 2009, le groupe travaille actuellement sur un troisième album. 

Je vous laisse avec certains de mes morceaux préférés :

 

 

 

 

30 janvier 2026

Pôle Nord – Plénitude, une immersion post-rock électronique

 

Une nouvelle découverte musicale ce mois-ci, grâce à Aurélien et Quentin de Watts Next ?, avec le trio instrumental strasbourgeois Pôle Nord crée en 2023  et qui se compose de : 

 

  • Ben (violon)
  • Antoine (guitare)
  • Andy (basse et machines électroniques)

 

Pôle Nord est à la croiséee du post-roch et de la musique électronique, le groupe crée des paysages musicaux où introspection et énergie brute se rencontrent. Il assume sa volonté de sortir des sentiers battus pour créer une expérience immersive qui brouille les pistes. A l'origine conçu comme un groupe de rock traditionnel, le trio a pleinement assumé un virage résolument électronique, enrichi d'éléments cinématiques (archives, poèmes, sons d'ambiance). Pôle Nord a publié un premier EP : Archipel fin 2024 et a de nombreux concerts à son actifs, en étant déjà bien ancré dans la scène musicale du Grand-Est et en Allemagne.

 

Aujourd’hui, le groupe dévoile un nouveau single et clip intitulé Plénitude . Un morceau qui porte parfaitement son nom, mêlant douceur, sérénité et élévation. Le trio conjugue avec finesse le lyrisme du violon, les textures progressives de la musique électronique et l’énergie organique du post-rock.
L’atmosphère est profondément immersive et émotionnelle, portée notamment par des samples de la voix de David Lynch, qui se fondent avec une étonnante justesse dans le morceau (timing parfait, puisque je suis justement en pleine découverte de Twin Peaks ^^).

 

Le clip met en scène les trois musiciens jouant en parfaite harmonie, dans une ambiance chaleureuse et cocooning. Une invitation à s’installer avec eux sur un canapé, emmitouflé dans un plaid, simplement pour les regarder jouer. Dépaysement garanti.

 

Vous pouvez suivre et soutenir Pôle Nord sur : FacebookInstagram et YouTube

 

 

 

 

2 décembre 2025

Le Garçon de l’Automne dévoile Ode to the Lost et Above the Lake

 

Des nouvelles de mon cher "Le Garçon De L'automne" qui a dernièrement dévoilé le nom et l'artwork de son prochain album "Ode to the Lost", dont la sortie est prévue pour le 6 février prochain !

La pochette de Ode to the Lost est magnifique et plein de symboles. On y retrouve un dégradé de couleurs pastel qui passe de teintes froides, rappelant la fin de l’automne, à des tons plus chauds et verdoyants qui évoquent une renaissance. Tout semble raconter le passage d’une saison intérieure à une autre.

 

Les bois de cerf au centre forment une arche presque sacrée, autour de laquelle se mêlent fleurs, oiseaux, feuilles, mais aussi crânes et champignons. La vie, la mort et transformation cohabitent naturellement, comme un cycle complet résumé en une seule image.

 

La typographie poétique de Le Garçon De l’Automne renforce cette ambiance féérique et artisanale, tandis que le sobre Ode to the Lost donne l’impression d’une dédicace à ce qui a été perdu.

Une pochette emplie de douceur et riche en symbolique, en parfaite résonance avec l’univers du projet.

 

Quentin a également dévoilé un nouveau titre il y a un mois : Above the Lake. Il s’agit du second single de l’album, après L’Ankou, dont je vous avais déjà parlé ici.

 

Above the Lake raconte l’histoire d’un mystérieux air de violon entendu dans un village niché dans les collines. Envoûtés, les habitants quittèrent leurs foyers et s’enfoncèrent dans la forêt, attirés vers un violoniste… qui n’était autre que le Diable lui-même.
La terre s’ouvrit alors et engloutit les villageois ; et l’on dit que, depuis ce jour, un lac s’étend à cet endroit — un lac où l’on pourrait encore croiser, dit-on, le Roi des Enfers.

 

C’est une chanson magnifique, et le clip l’est tout autant. L’ambiance sombre, gothico-fantastique, est envoûtante : on assiste à un superbe duel musical entre Quentin à la hurdy-gurdy et le Diable avec son violon. Les mélodies sont accrocheuses, dynamiques, et l’esthétique visuelle est somptueuse.

J’ai particulièrement hâte d’être en février pour découvrir l’intégralité de l’album, qui s’annonce très prometteur !

 

Vous pouvez suivre et soutenir Le Garçon de l'automne sur Facebook, InstagramBandcamp et Patreon

 

14 janvier 2026

Sowulo – NIHT : un rituel sonore immersif

 

Aussi surprenant que cela puisse paraître, je n’ai encore jamais rédigé de chronique consacrée à l’excellent projet Sowulo. Et pourtant, j’ai régulièrement eu de véritables coups de cœur pour certains de ses titres, comme Brego in Breoste, Spatle Æghwas, Eaxlgestealla ou encore Full Mōna
Il était donc grand temps de réparer cet oubli et de leur consacrer enfin une chronique. Avant de débuter, une présentation s'impose avec la biographie issue du site officiel :

 

Sowulo est l’œuvre musicale évocatrice du multi-instrumentiste Faber Horbach, mêlant la philosophie spirituelle de l’Europe du Nord ancienne aux cycles perpétuels de l’univers.

À travers l’utilisation d’un large éventail d’instruments historiques, de mélodies mélancoliques et de textes philosophiques chantés en vieil anglais (anglo-saxon), Sowulo façonne un paysage sonore immersif, invitant l’auditeur à entreprendre un véritable voyage intérieur.

Le projet tisse une identité musicale singulière en combinant les sonorités d’instruments tels que le carnyx (instrument à vent celte), la nyckelharpa, la harpe celtique, les tambours chamaniques, les cors, le bouzouki irlandais, la tagelharpa, la lyre, l’alto, ainsi que diverses techniques vocales traditionnelles.

 

Le nom Sowulo, qui signifie « Soleil » en proto-germanique, résume parfaitement l’essence du projet. À mesure que nous gravitons autour de l’astre solaire, se révèle la nature cyclique de la vie : l’alternance du jour et de la nuit, le passage des quatre saisons, la naissance et la mort, ainsi que la danse éternelle entre déclin et renouveau.

 

Sur le dernier album NIHT, le dernier le line-up est le suivant :

  • Faber Horbach : Bouzouki, chant et nyckelharpa
  • Micky Huijsmans : Chant
  • Chloe Alicia : Harpe celtique
  • Koen van Egmond : Flûte
  • Klaartje Julia : Viola
  • Pan Gruens : Davul

 

NIHT, qui signifie « nuit », est le sixième album de Sowulo. Conçu suite à une perte personnelle de Faber, l’album embrasse la nuit en tant que professeur et la lune en tant que guide.

 

L'album s'ouvre avec Niwe Mōna, porté par la voix sublime et habitée de Micky Huijsmans, l’auditeur est plongé dans une atmosphère où se mêlent douceur, profondeur et recueillement. D'ailleurs, elle est omniprésente sur l’album, sans doute plus que sur les précédentes sorties de Sowulo. Une présence vocale qui fait toute la différence et se révèle être un véritable régal auditif, tant sa voix est remarquable, profondément expressive et en parfaite osmose avec Faber, donnant naissance à des moments réellement sublimes sur l’ensemble de l’album. Leur alchimie est évidente dès le second titre, Seolfren Sicol, morceau fort porté par de puissantes percussions, mais aussi par des notes de harpe cristallines, dont l’équilibre et le rendu sont particulièrement réussis.

 

Avec Āsteorfan (mourir), Faber nous offre le premier moment fort de l’album. Ce titre, tout comme le suivant Sōl ond Māni, a été tissé à partir du deuil, de la mythologie et de la transformation, en s’appuyant sur des instruments brisés et des voix primales pour affronter la mort de l’ego et le vide laissé par la disparition de la lumière. La chanson est accompagnée par un sublime clip, dans lequel Micky incarne une personnification de la nuit en portant un sublime masque de papillon crée par l'artiste Oktawia Watras ! L'émotion est palpable tout du long, Faber et Micky y vivent la chanson avec une intensité authentique.

 

 

Sōl ond Māni puise son inspiration dans la mythologie scandinave en évoquant la relation intime entre la disparition de la lumière et celle de la vie. Le morceau s’appuie sur le mythe du Soleil et de la Lune pourchassés par deux loups jusqu’au Ragnarök, moment où leur lumière s’éteint et plonge le monde dans le Fimbulwinter, une ère de ténèbres et de conflits.

En 2024, Faber a perdu à la fois son père et son beau-père. Leur absence résonne tout au long de la chanson à travers les cordes d’une nyckelharpa brisée. Cet instrument, proche du violon, est tombé accidentellement au sol à l’issue de l’une des performances live de Sowulo, laissant une empreinte sonore aussi fragile que chargée de sens.

 

Durant la chanson, Faber utilise également l’un de mes instruments préférés : le rhombe. Cette lame plate, en bois, en os ou en pierre, attachée à une corde, produit, lorsqu’on la fait tourner au-dessus de la tête, un vrombissement grave et hypnotique, presque tellurique, dont l’intensité varie selon la vitesse et la longueur de la corde.

Le titre est principalement interprété par Micky, jusqu’au refrain où Faber la rejoint pour un duo mémorable, à la fois puissant et profondément émouvant. Le clip qui accompagne Sōl ond Māni prolonge cette intensité avec une esthétique majestueuse et poétique.

 

 

On arrive ensuite sur l’un de mes deux titres préférés de l’album avec Full Mōna, second single dévoilé par Sowulo. Véritable chanson épique, le morceau est dédié à la pleine lune, honorée comme une source de lumière et de guidance au cœur de l’obscurité.  Le refrain est particulièrement accrocheur, porté par un Mōna répété en boucle par Micky, tandis que Faber opte pour un chant guttural brut, contrastant fortement avec la douceur de sa voix.

 

Mon second titre préféré est donc Miċele Steorran, l’un des plus beaux morceaux de Sowulo à mes oreilles, de par la pureté et la tranquillité qui s’en dégagent. Les paroles, interprétées en anglo-saxon, évoquent la nuit et son ciel étoilé, où l’obscurité devient un refuge plutôt qu’une menace. On se sent littéralement enveloppé par l’atmosphère du morceau, qui apporte un profond apaisement et une véritable paix intérieure. C’est, tout simplement, un câlin émotionnel.

 

 

Le morceau suivant, Monaþblod (« sang de lune »), s’ancre profondément dans les cycles naturels et le corps féminin. À travers des paroles chantées en vieil anglais, le titre évoque le flux et le reflux, l’alternance entre croissance et décroissance, faisant du sang menstruel un symbole sacré plutôt qu’un tabou.

 

Monaþblod célèbre ainsi la sagesse ancestrale du corps féminin, présenté comme porteur d’un savoir ancien, intuitif et cyclique. La voix de Micky, puissante et brute, agit ici comme une invocation, honorant ce « temps du sang » et invitant à écouter ce qu’il a à transmettre. Le morceau s’inscrit pleinement dans une dimension rituelle, où le rythme lunaire, la fertilité et la spiritualité ne font plus qu’un.

 

Nihtēagan est un sublime morceau introspectif qui invite à accepter l'ombre présente en chacun de nous, en allant au plus profond de soi pour affronter ce qui s’y cache, s’y construit et y revient. e duo Micky / Faber continue d’imposer une intensité grandiose et particulièrement prenante.

 

On arrive sur Carnyx, un des morceaux les plus intrigants et incroyable qu'il m'ait été donné d'entendre ! Un titre 100% instrumental, dédié à cet instrument à vent celte du même nom. Cet instrument était utilisé pour t terroriser l'ennemi sur les champs de batailles durant l'âge de fer (source geo.fr). A titre personnel, je ne le trouve pas terrorisant mais très impressionnant. Vous pouvez avoir un aperçu de l'instrument ici.

 

Après Carnyx, Eald Mōna constitue le second morceau instrumental de l’album et s’inscrit sous le signe de l’ancienne lune, évoquant ce moment de bilan où l’on célèbre autant les dons que les leçons reçues. Sa lumière déclinante invite à laisser derrière soi ce qui n’a plus lieu d’être, afin d’ouvrir un espace à ce qui reste à venir.

 

L’album se poursuit avec Heolstor Sċeadu et Genihtian, deux morceaux qui, à mes oreilles, se révèlent un peu moins prenants et émotionnellement moins impactants que le reste de NIHT, et qui tirent légèrement le voyage musical de l’album en longueur.

 

NIHT s’achève sur l’outro Genihtian, qui signifie en anglo-saxon quelque chose comme « devenir nuit » ou « être plongé dans la nuit ». Cette conclusion marque la fin du rituel, un retour à l’obscurité totale et au néant.

La nuit devient ici un état d’unité et de dissolution, nécessaire à la régénération. C’est dans cette absence de forme que s’opère la transformation, prélude à une future renaissance, à l’image d’un cycle de mort et de réincarnation.

 

NIHT s'impose comme un album immersif, cohérent et porté par une richesse musicale, mais également par l'incroyable alchimie entre Micky et Faber ! C'est un album qui s’écoute comme un rituel nocturne traversé par la perte, l’introspection et la renaissance.

 

Suivez et retrouvez l'actualité de Sowulo sur leur : Site officiel, Facebook, Instagram, Bandcamp et pour vous procurez NIHT et autres articles rendez-vous sur le site du merchandising

 

 

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29 décembre 2025

Découverte musicale : 111 – Oh Wow, un uppercut salutaire

 

 

Nouvelle (et très certainement dernière) découverte musicale de cette année 2025 : le groupe lyonnais post-punk 111. Le trio se compose de : 

 

 

Emma (basse et chants), Yvain (guitare et chœurs) et Jules (batterie et chœurs) 

 

Et voici la biographie du groupe issue de leur Bandcamp :

 

111 secoue, bouscule, libère et rassemble, avec la conviction de pouvoir faire trembler les murs. Mené par une bassiste- chanteuse incendiaire, 111 joue comme on entre en lutte : sans fard, sans politesse et sans excuse. Une basse, une guitare, une batterie et un même feu : faire du rock un espace où l’on respire, où l’on danse, où l’on rit, où l’on pense. 

 

J'ai découvert le groupe en scrollant mon fil Facebook et je suis tombé sur un article de France 3 Rhône -Alpes qui leur était consacré avec une accroche particulièrement efficace : 

 

 

Autant dire que le bingo était immédiat : impossible de ne pas ouvrir l’article… et encore moins de ne pas aller écouter ce que 111 avait à proposer.

Je suis allé écouter leur album Oh Wow, sorti en février dernier, et le coup de cœur a été instantané.

Entre des guitares nerveuses, une basse incisive et une batterie percutante, 111 délivre un rock saturé, frontal, exactement comme je l’aime et comme je le préfère. Le groupe nous offre douze morceaux à l’énergie folle, sans quasiment aucun temps mort. Seuls les titres Stars et No Means No permettent de reprendre un peu son souffle… avant de replonger.

 

Derrière cette énergie brute, les textes de 111 sont résolument engagés. Le groupe aborde sans détour des sujets lourds et essentiels : le patriarcat, l’inceste, les violences faites aux femmes, la question du consentement ou encore la sororité. Des mots forts, indispensables par les temps qui courent, portés par une urgence qui ne laisse pas indifférent.

 

 

Avec Oh Wow, 111 signe un premier album percutant, rempli de rage contenue, saupoudrée d’une énergie brute et sincère. À l’heure où les chansons actuelles sont de plus en plus lisses, il est à la fois plaisant et rassurant de constater que des groupes comme 111 restent pleinement engagés, dénonçant les dérives de notre monde actuel, ce qui est au fond l’essence même du rock.

Oh Wow, c’est un puissant uppercut en pleine gueule du patriarcat et de la masculinité toxique. Et putain… ça fait du bien.

 

Merci à eux, et vivement la suite !

 

Vous pouvez suivre et soutenir 111 sur leur : Facebook, Instagram, Bandcamp et YouTube

 

 

 

11 février 2026

Gervaise – “Journal Intime” : le clip

 

 

Hier, Gervaise publiait son nouveau clip « Journal Intime », issu de l’album La Pudeur.
Un clip magnifique, tourné dans le Cantal, porté par de belles chorégraphies et un casting hyper inclusif. On y voit Gervaise incarner Jeanne d’Arc (normal, c’est la Jeanne d’Arc de la pop), de la bergère au bûcher.

D’ailleurs, pour ceux qui pourraient tiquer sur ce point-là (comme moi au départ), Gervaise m’a expliqué son choix : une Jeanne d’Arc pop, sans récup’ ni dimension religieuse, pour garder le côté guerrière, androgyne et vulnérable.
Le feu ne symbolise pas seulement Jeanne d’Arc, mais aussi toutes ces femmes qu’on a brûlées parce qu’elles dérangeaient. Et la fin n’est pas une mort : c’est une libération. Elle regarde le feu et s’en va, comme si elle laissait ses anciens démons derrière elle.

Je suis toujours aussi touché par ce titre (dans lequel je me retrouve sur certains points), véritable présentation d’elle-même : une enfance marquée par la maltraitance, le besoin d’apprendre à s’aimer quand on ne s’aime pas, ce besoin d’être aimée, les angoisses et ses checks, la procrastinationl’attente d’un succès qui ne vient pas… et ce ras-le-bol de se battre pour prouver ce qu’elle vaut face à des professionnels qui s’en tapent et ne se concentrent que sur ses follows.

 

L'ensemble est vraiment touchant et poignant. 

 

Pour suivre et soutenir Gervaise, rendez-vous sur : Facebook, Instagram, YouTube et TikTok. Et pour vous procurer l'album, c'est par ici ! 

 

Et si vous souhaitez lire ma chronique de La Pudeur, elle est juste 

 

12 février 2026

Cachemire au Chabada (Angers) - Live report

 

Cachemire - 7 février 2026
© Aux Notes Enchantées

 

Samedi dernier, j’ai suivi la recommandation d’un ami et je suis allé voir Cachemire en concert avec lui. Avant de réserver, j’ai juste lancé un petit extrait : assez pour sentir que ça pouvait me plaire. Ensuite, j’ai volontairement arrêté là. Pas envie de me spoiler : je voulais tout découvrir sur le moment, le soir du concert. 

 

Je ne vais pas faire semblant : le groupe en première partie, ce n’était pas du tout mon style. Zéro déclic. Par contre, Cachemire… là, j’ai pris une claque (et j’en redemande).

D’entrée de jeu, l’énergie scénique est dingue. Dès que le groupe entre en scène, tout de blanc vêtu, et en robe pour ces messieurs, tu sais que tu vas passer un excellent moment. Aucune chauffe, aucune transition molle, ça part fort dès les premières secondes. Musicalement, c’est nerveux, percutant, et ça t’embarque sans te demander ton avis.

 

Et puis il y a Fred. Une puissance vocale franchement impressionnante, avec des aigus envoyés avec une facilité déconcertante, qui m’ont rappelé Matthew Bellamy.

 

Sans parler de cette communion totale avec le public, notamment sur La nuit je mens : j’en ai eu des frissons. Ça pogotait à fond dans la fosse, et c’était franchement chouette à voir depuis les gradins (oui, au vu de ma vieillesse et de mon dos, je préfère jouer la prudence 😅).

 

 

Les textes, eux, sont excellents. J’ai été particulièrement ému par Adam, qui aborde la transidentité avec une justesse et une sincérité incroyables, sans jamais tomber dans le pathos. Seul m’a également beaucoup touché et m’a collé la chair de poule par moments, surtout lors des “oooooh ooooooh” repris en chœur avec toute la salle : un instant vraiment fort.

 

Et parce qu’ils savent aussi relâcher la pression, il y a eu des moments plus funs, comme Mouscash, qui dénonce la superficialité des influenceurs et la dictature de l’apparence, ou encore Moi être Roi, satire au vitriol sur Macron. Suis-moi Baby ! a été un autre moment de communion entre le groupe et le public du Chabada, vraiment incroyable à vivre. Le concert s’est achevé sur Chanson pour sépulture, un final explosif et festif.

 

En tout cas, c’était la première fois que j’allais à un concert sans rien connaître du groupe, et je ne regrette absolument pas. C’était phénoménal, je me suis pris une grosse claque. Et quel bonheur de voir un groupe aussi généreux, aussi proche de son public. Je retournerai les voir avec plaisir, et je vais clairement me plonger dans leur discographie !

 

Cachemire, c'est validé. Et même plus que validé !

 

Pour suivre l’actualité de Cachemire et en découvrir davantage, je t’invite à les retrouver sur leur site officiel, ainsi que sur Facebook, Instagram et TikTok.

 

 

13 février 2026

Interview – A Tergo Lupi (FR/EN)

 

 

Aujourd’hui est un jour un peu particulier pour moi, car je partage avec vous la seconde interview publiée sur Aux Notes Enchantées.


En 2017, le groupe Cesair m’avait fait l’immense gentillesse de m’accorder la toute première interview du blog. Et en cette année 2026, c’est avec une vraie fierté que je vous propose celle réalisée avec A Tergo Lupi, qui a eu la générosité de répondre à mes questions.

 

J’ai découvert le duo italien en 2022. Ce fut un coup de cœur immédiat, qui ne s’est jamais démenti et qui, au contraire, s’est renforcé au fil des années.

 

J’avais très envie d’en apprendre davantage sur eux : la signification d’A Tergo Lupi, leur parcours musical avant ce projet, leur processus créatif. Je leur ai donc proposé de répondre à quelques questions, une invitation qu’ils ont acceptée avec une grande bienveillance.

 

Avant de vous laisser découvrir cet échange, un immense merci à Fabio et Camilla pour leur temps, leur bienveillance et la précision de leurs réponses.

 

Installez-vous confortablement, les réponses qui suivent méritent une lecture attentive. 


Pour ne léser personne, je publie la version originale en anglais sous la traduction française. (Original English version below.)

 

 

1. Pour celles et ceux qui vous découvrent à travers cette interview, pouvez-vous vous présenter brièvement ?


Salut Steeve !
Tout d’abord, merci pour cette interview. Nous sommes Fabio et Camilla, partenaires dans la vie comme dans le projet musical et visuel A Tergo Lupi.
Nous sommes italiens et vivons au pied des montagnes des Apennins.

 

 

 

 

2. Que signifie A Tergo Lupi, et pourquoi avoir choisi un nom aussi évocateur ?


« A Tergo Lupi » provient d’un adage latin :
« A fronte praecipitium, a tergo lupi »
« Devant toi, le précipice ; derrière toi, les loups. »

 

À l’époque, nous n’avions pas encore pleinement conscience de ce que nous étions en train de construire. Lorsque nous avons dû choisir un nom pour le projet, nous traversions une période d’incertitude. Ces mots semblaient parfaitement capturer notre état d’esprit et convenaient à un projet qui ne faisait que commencer, malgré les difficultés.

 

Même aujourd’hui, avec le recul du temps, ce nom reste pour nous à la fois un avertissement et un encouragement. Il nous rappelle que les solutions faciles, les chemins confortables ou les passés déjà résolus sont rares. On ne peut pas toujours sauter par-dessus les précipices, mais on peut faire face aux loups.

 

3. Comment le projet est-il né ? Qui en a été à l’initiative et qu’est-ce qui a déclenché votre envie de créer ensemble ?


Nous avons commencé à faire de la musique ensemble pour nous-mêmes lorsque nous nous sommes rencontrés en 2011. Nous avions toujours eu envie de créer quelque chose à deux.

 

Les débuts plus sérieux remontent à 2017, peu avant la naissance d’A Tergo Lupi. À cette période, nous sommes tombés amoureux d’instruments comme la tagelharpa et les tambours sur cadre. Il y avait énormément d’inspiration dans l’air, liée à l’émergence d’un nouveau genre musical que nous ressentions presque physiquement. En parallèle, notre désir et notre besoin de faire de la musique n’avaient jamais été aussi forts.

 

Camilla travaillait déjà comme luthière (avec Ebanisteria Musicale C.M. Ferrari), et nos premières compositions ainsi que nos premières vidéos ont été créées pour présenter ses instruments sur YouTube et d’autres plateformes sociales. Très rapidement, cela a évolué vers quelque chose de plus vaste.

 

 

 

4. Quels étaient vos parcours artistiques avant A Tergo Lupi ?

 

Fabio :


J’ai ressenti le besoin de faire de la musique aussi loin que je me souvienne. Enfant, j’adorais inventer des rythmes et des mélodies en utilisant tout ce qui me tombait sous la main (claviers, boîtes, casseroles…), que j’enregistrais sur un vieux magnétophone à cassettes.

 

À la fin des années 90 et au début des années 2000, j’ai eu accès à des logiciels de production musicale, ce qui m’a permis de faire mes premiers pas dans la création musicale à proprement parler.

Les années suivantes, j’ai continué à produire de la musique par plaisir, en explorant de nombreux genres.

 

Entre 2006 et 2010, j’ai fait partie d’un groupe rock/alternatif/électronique en tant que claviériste et programmeur. Ce fut sans doute l’expérience la plus formatrice et la plus enrichissante avant A Tergo Lupi. Elle m’a permis d’apprendre et d’affiner des techniques d’enregistrement et de mixage, tout en prenant énormément de plaisir à jouer sur scène.

 

Camilla :


J’ai commencé à étudier la musique très jeune. J’ai eu la chance de naître dans une famille de musiciens et de passionnés de musique. Mon parcours a d’abord été centré sur les instruments à vent (cuivres et flûte), que je jouais dans l’harmonie de ma ville, avant de s’ouvrir à d’autres instruments et univers musicaux.

 

À l’adolescence, je suis entrée au conservatoire pour étudier le piano, où j’ai passé plusieurs années. C’est durant cette période que j’ai commencé à composer mes premières pièces. Aujourd’hui encore, le piano reste l’instrument sur lequel je m’appuie toujours pour composer.

 

Je dois beaucoup à ma formation classique, tout autant qu’aux nombreux musiciens merveilleux que j’ai rencontrés, aussi bien dans ce cadre qu’en dehors.

 

Après quelques expériences plus modestes, auxquelles je reste très attachée, j’ai commencé à expérimenter différentes choses avec Fabio lorsque nous nous sommes rencontrés en 2011.

 

5. Quelles influences (musicales, culturelles ou spirituelles) nourrissent votre univers ?


Bien sûr, une influence importante sur notre musique vient du neofolk. Nous avons une longue liste de groupes, musiciens et projets que nous aimons, mais nous mentionnons toujours Einar Selvik en premier. Son travail a été, et demeure, le plus lumineux de tous.

 

Nous puisons également notre inspiration auprès de nombreux artistes qui ne sont pas nécessairement proches (voire très éloignés) de notre style, mais qui sont fondamentaux pour nourrir notre travail et nous pousser à toujours progresser. Ces influences évoluent avec le temps, mais parmi nos références communes intemporelles figurent Nine Inch Nails, Tool, Nick Cave, Rammstein, Ataraxia, et bien d’autres.

 

6. Comment se déroule généralement la création d’un morceau chez vous ? Partez-vous des paroles, d’un rythme, d’une émotion ?


Souvent, nos morceaux naissent d’un besoin d’exprimer, de communiquer et de traduire en musique quelque chose qui nous hante, nous tourmente ou reste présent dans notre esprit (parfois même de façon positive).

 

Concrètement, nous n’avons pas de point de départ défini : certains morceaux commencent par des rythmes, d’autres par des mélodies improvisées ou intuitives, ou encore par des sons et des atmosphères.

Aujourd’hui, grâce à nos smartphones, nous avons la chance d’avoir toujours un enregistreur à portée de main, et il nous arrive de capturer des idées aux moments et dans les lieux les plus inattendus.

 

Jusqu’à présent, nous ne sommes jamais partis des paroles, car pour nous, les mots suivent un processus particulier.

 

7. Travaillez-vous toujours ensemble, ou certaines idées émergent-elles séparément avant d’être réunies ?


Nous pourrions dire que toutes nos idées commencent séparément, mais elles sont toujours développées ensemble.

 

8. Vous utilisez plusieurs langues dans vos chansons (anglais, italien, islandais, suédois, latin). Comment choisissez-vous la langue d’un morceau ? Est-ce instinctif, symbolique, ou lié au thème ?


Dans notre processus créatif, les paroles arrivent presque toujours en dernier.

 

La structure musicale vient généralement en premier, et peut déjà inclure les lignes vocales. Nous consacrons énormément de temps aux mélodies chantées, rejetant d’innombrables idées jusqu’à trouver celle qui répond à nos attentes et exprime au mieux le sens, l’atmosphère et les émotions que nous cherchons à transmettre.

 

Durant cette phase, nous utilisons souvent des mots provisoires, inexistants, car nous souhaitons privilégier les sonorités, les voyelles, les consonnes et les rythmes syllabiques les plus adaptés. Nous essayons de traiter la voix comme un instrument qui s’intègre et s’entrelace avec les autres, plutôt que comme un élément posé au-dessus.

 

Les paroles sont ensuite écrites sur cette base. Elles doivent non seulement transmettre ce que nous voulons exprimer, mais aussi respecter des critères très exigeants de sonorité, de rythme et de structure. C’est en tout cas vers cela que nous tendons, et cela demande beaucoup de temps.

 

Parfois, nous choisissons une langue plutôt qu’une autre parce que ses sonorités et ses structures s’accordent mieux au morceau et permettent d’exprimer plus efficacement ce que nous voulons transmettre musicalement.

 

Il existe aussi des exceptions, comme « Wind Kommt » ou « Kominn Heim », pour lesquelles nous avons choisi des langues que nous aimons (l’allemand et l’islandais) avant même d’écrire les paroles. Bien sûr, il y a de nombreuses autres langues magnifiques que nous aimerions utiliser, mais dans la limite de nos capacités, nous sélectionnons celles pour lesquelles nous pensons pouvoir atteindre une bonne prononciation, avec l’aide de locuteurs natifs.

 

« Anma » et « Préia » ont été chantées dans nos dialectes respectifs, qui font profondément partie de nous, mais qui disparaissent malheureusement peu à peu. Comme beaucoup d’autres langues et dialectes locaux, ils sont fragilisés. Nous avons voulu leur rendre hommage en tant que patrimoine culturel fragile et lien avec nos racines.

 

 

 

 

9. Que représente Howl pour vous ? Est-ce un album de rupture, de renaissance, ou une nouvelle étape dans votre parcours artistique ?


Pour nous, Howl représente une étape supplémentaire dans le chemin entamé avec Hide.

 

10. Chaque single dévoilé jusqu’à présent (In Veins, Heimweh, Furia) possède une identité très forte. Comment avez-vous abordé la cohérence globale de l’album ?


Il est peut-être amusant de savoir qu’après avoir terminé Furia, nous avons mis de côté (voire abandonné) cinq morceaux qui étaient pourtant déjà bien avancés, fruits de plusieurs mois de travail. Nous ne les trouvions plus cohérents avec la direction que nous avions décidé de suivre, et nous avons donc choisi de repartir de zéro.

 

Cela dit, pour répondre plus précisément à la question, nous ne travaillons pas sur l’album dans son ensemble. Chaque morceau demande du temps et une réflexion approfondie, et nous préférons nous y consacrer pleinement, en immersion totale, jusqu’à ce qu’il prenne complètement forme.

 

De cette manière, il nous arrive de travailler sur différents morceaux à plusieurs mois d’intervalle, même s’ils sont tous destinés à faire partie du même album.

 

Howl a nécessité environ deux années de travail et est le résultat d’un cheminement linéaire, plutôt que d’un thème central unique.

 

 

 

 

11. Comment décidez-vous qu’un morceau devienne un single pour A Tergo Lupi ? Est-ce un choix instinctif ou réfléchi ?


Nous dirions qu’il s’agit avant tout d’un choix instinctif. Nous sélectionnons les morceaux que nous estimons les plus représentatifs de ce que nous faisons à un moment donné.

Dans le cas de Furia, Irae et Chimera, ces titres étant étroitement liés et conçus comme une sorte de « voyage en trois parties », nous tenions particulièrement à les relier également à travers leurs vidéos respectives.

 

12. Y a-t-il un morceau de Howl qui a été particulièrement complexe à composer ou à finaliser ? Si oui, pourquoi ?


Nous dirions probablement Chimera. Pour créer les chœurs, nous avons dû enregistrer un très grand nombre de voix. Malheureusement, même lorsqu’il s’agit de chœurs importants, les voix sont toujours exclusivement les nôtres, ce qui implique un travail considérable.

Nous aimons intégrer des chœurs dans presque tous nos morceaux, mais dans ce cas précis, ils traversent l’intégralité de la chanson. Il a donc fallu trouver de nouvelles approches pour les gérer à la fois dans l’arrangement et dans le mixage.

 

 

 

13. Comment choisissez-vous les lieux où vous tournez vos clips ? S’agit-il d’endroits que vous connaissez déjà, ou partez-vous en repérage à la recherche de paysages en résonance avec l’âme de vos chansons ?


Nous consacrons beaucoup de temps à la recherche de lieux susceptibles de devenir le décor idéal pour nos idées. Nous nous rendons physiquement sur place pour effectuer des repérages, prendre des photos et filmer des essais afin de voir comment les paysages rendent à l’écran. Nous analysons également la lumière selon les conditions météorologiques et les différents moments de la journée.

 

Au fil du temps, nous avons eu la chance de découvrir des endroits que nous aimons et où nous prenons plaisir à revenir. Mais nous ne cessons jamais d’explorer, surtout lorsque nous cherchons des lieux capables de raconter, d’exprimer et de se connecter profondément au morceau que nous voulons représenter.

 

Étant seulement deux, nous devons aussi tenir compte de la faisabilité : atteindre ces lieux en transportant notre matériel, nos costumes et nos instruments.

 

Les vidéos de Furia et Irae, par exemple, ont nécessité de nombreux trajets à pied, chacun portant entre 20 et 30 kg (costumes, équipement vidéo, instruments, nourriture…), sur des sentiers de montagne ni courts ni faciles.

 

Nous devons donc toujours planifier plusieurs allers-retours et organiser soigneusement les scènes à tourner, en tenant compte de la météo.

 

14. Quelle est la prochaine étape pour A Tergo Lupi ? Envisagez-vous une tournée ou peut-être d’ouvrir pour un artiste ou un groupe qui vous inspire ?


Malheureusement, pour le moment, il ne nous est pas possible de planifier des concerts en raison de problèmes de santé affectant l’un d’entre nous.

 

Nous ne savons pas encore quand ni comment nous pourrons recommencer à envisager des performances live, mais nous espérons en avoir l’opportunité à l’avenir.

 

Pour l’instant, nous nous concentrons sur la prochaine vidéo.

 

15. Avez-vous un message pour vos fans, notamment votre public français, ainsi que pour celles et ceux qui vous découvriront à travers cette interview ?


Il est toujours difficile de trouver les mots justes pour exprimer à quel point nous sommes heureux de la présence, du soutien et de l’amour que nous avons reçus jusqu’à présent. Le public français nous a toujours fait sentir aimés, et nous sommes profondément reconnaissants pour ce cadeau.

 

Nous avons même eu la chance de rencontrer de véritables amis en chemin, ce qui n’a pas de prix.

 

Nous souhaitons remercier toutes celles et ceux qui écoutent notre musique, qui nous suivent, nous soutiennent et restent proches de nous, toutes les personnes qui apprécient notre travail : merci du fond du cœur.

 

À celles et ceux qui nous découvriront à travers cette interview, nous ne pouvons que vous remercier si vous décidez de donner une chance à nos chansons ; cela signifie énormément pour nous. Nous espérons sincèrement que vous apprécierez notre musique. 😊

 

16. Et enfin, que peut-on vous souhaiter pour 2026 ?


Nous travaillons actuellement sur une nouvelle vidéo.

Nous espérons également pouvoir reprendre certaines collaborations que nous avions mises en pause pendant la réalisation de l’album.

 

Un immense merci à vous deux pour le temps que vous avez accordé à cette interview. Je vous suis profondément reconnaissant pour votre générosité et votre disponibilité.


Merci encore à vous !

 

Retrouvez et suivez l'actu d'A Tergo Lupi sur leur : Site officiel Facebook, Instagram, Bandcamp et le Shop

 

À lire aussi sur Aux Notes Enchantées :

 

Ma chronique de l’album Howl : ici

Ma chronique de l’album Hide : ici

 

 

 

 

 

 

English version below

 

1.    Hello Fabio and Camilla !  Could you briefly introduce yourselves for those who are discovering you through this interview ?


Hi Steeve ! First of all, thank you for this interview. We're Fabio and Camilla, partners in life and in the music/visual project A Tergo Lupi. We're Italian, we live at the foot of the Apennines mountains.

 

 

2.    What does A Tergo Lupi mean, and why did you choose such an evocative name ?

 

“A Tergo Lupi” comes from a Latin saying : “A fronte praecipitium, a tergo lupi”: in front of you, the precipice; behind you, the wolves. 

 

At the time, we weren’t yet fully aware of what we were building. When we had to choose a name for the project, we were going through a period of uncertainty. These words seemed to capture how we felt and felt appropriate for a project that was just beginning, despite its difficulties.

 

Even now that time has passed, the name stay with us as both a warning and encouragement. It reminds us that easy solutions, comfortable paths or resolved pasts, are rare. You can’t always jump over cliffs, but wolves can be faced.


3. How was the project born? Who initiated it, and what sparked your desire to create together ?

 

We started making music together just for ourselves when we met in 2011, we had always wanted to create something together.


A more serious beginning can be traced back to 2017, shortly before the birth of “A Tergo Lupi.”
At that time, we fell in love with instruments like the tagelharpa and frame drums. There was so much inspiration in the air for a new genre that was evolving, we could feel it physically. Alongside this, our desire and need to make music had never been stronger than it was in that moment.

 

Camilla was already working as instrument maker (with « Ebanisteria Musicale C.M. Ferrari ») and our first songs and videos were created to show her instruments through YouTube and other social channels. Very quickly, this evolved into something more.


4. What were your artistic backgrounds before A Tergo Lupi ?


Fabio:

 

I’ve had a need to make music ever since I can remember. As a child, I loved inventing rhythms and melodies, using whatever was at hand (keyboards, boxes, pots and pans) and recording them on an old cassette recorder.


Around the late ’90s and early 2000s, I got access to some music production software, which allowed me to take my first steps into actual music production.
In the following years, I continued producing music for fun, exploring all kinds of genres.


Between 2006 and 2010, I was part of a rock/alternative/electronic band as a keyboardist and programmer. It was perhaps the most formative and enjoyable experience before A Tergo Lupi. It allowed me to learn and refine recording and mixing techniques, while also having a great time performing live.

 

Camilla:

 

I started studying music at a young age, I was lucky to be born into a family of musicians and music lovers. My learning path initially focused on wind instruments (woodwinds), which I played in my town’s band, but it soon moved towards other instruments and music.


As a teenager, I entered the conservatory to study piano, where I spent several years, and it was during this time that I began trying my hand at composing my first pieces. The piano is still today the instrument I always rely on for composing.


I owe a lot to classical studies, and equally so to the many wonderful musicians I have met both inside and outside that context.


After a few small experiences that I still cherish, I began experimenting with different things together with Fabio when we met in 2011.

 

5. Which influences (musical, cultural, or spiritual) nourish your universe?


Of course, an important influence on our music comes from neofolk. We have a long list of bands, musicians, and projects that we love, and we can’t help but always mention Einar Selvik first. His work has been, and still is, the brightest of all.


We also have many sources of inspiration, including musicians and artists who aren’t closely related (or even distant) to our style, yet are fundamental in nourishing our work and pushing us to always strive for improvement and growth. These influences may change over time, but some of our timeless shared favorites include Nine Inch Nails, Tool, Nick Cave, Rammstein, Ataraxia, and more.

 

6. How does the creation of a track usually unfold for you? Do you start from lyrics, rhythm, an emotion ?

 


Often, our songs are born from the need to express, communicate, and translate into music something that is haunting, tormenting us, or lingering in our mind (even in a positive way, sometimes).
Concretely, we don’t have a defined starting point: some songs begin with rhythms, others with improvised or intuited melodies, or even from sounds and atmospheres.


Nowadays, we’re fortunate enough to always have a recorder with us thanks to our smartphones, and sometimes we find ourselves recording ideas at the most unexpected times and places.
So far, we’ve never started from the lyrics, because for us, the words follow a particular process.

 

7. Do you always work together, or do some ideas emerge separately before being combined ?

 


We could say that all our ideas start out separately, but are always developed together.

 

8. You use several languages in your songs (English, Italian, Icelandic, Swedish, Latin). How do you choose the language of a piece? Is it instinctive, symbolic, or linked to the theme ?


In our creative process, the lyrics almost always come at the end.
Usually, the musical structure comes first, which may already include the vocal melodies. We spend an enormous amount of time on vocal lines, discarding countless ideas until we find the one that answers our questions and best expresses the meaning, the atmosphere, and the emotions, in short, what we are trying to communicate.


During this phase, we often use provisional, non-existent words because we want to prioritize sound, vowels, consonants, and syllabic patterns that feel most appropriate. We try to treat the voice as an instrument that fits in and intertwines with the other instruments in the song, rather than as something layered on top of them separately.


Based on this, the lyrics are then written. They must not only convey what we are trying to communicate with the song but also meet often very stringent criteria of sound, vowels, rhythm, and consonants.
At least, this is what we strive for, and it requires a lot of time.


Sometimes we choose one language over another because we feel its sounds, structures, and characteristics blend better into the song, allowing it to express more effectively what we want to convey musically.


There are also exceptions, such as «Wind Kommt» or «Kominn Heim», for which we chose languages we love (German and Icelandic) even before writing the lyrics. Of course, there are many other beautiful languages we would love to use, but within the limits of our abilities, we try to select those for which we believe we can achieve good pronunciation (with the assistance of native speakers).


“Anma” and “Préia” have been sung in our respective dialects, which are a very profound part of us but, unfortunately, are rapidly disappearing today. This fate has affected many local languages and dialects in recent years. We wanted to pay homage to ours as a fragile cultural heritage and as a bond with our roots.


9. What does Howl represent to you? Is it an album of rupture, rebirth, or a new stage in your artistic path ?


For us, it represents a step forward in the journey that began with Hide.

 

10. Each single released so far — In Veins, Heimweh, Furia — has a very strong identity. How did you approach the overall coherence of the album ?


It might be funny to know that, after finishing Furia, we took five songs that were already well on their way to being completed, the fruit of months of work, and “trashed” them, because we no longer felt they were consistent with the direction we had decided to take, and we chose to start again from scratch.


But we understand the intent of the question, and the reality is that we don’t work on the entire album as a whole. Each song requires time and thought, and we prefer to work on it in full immersion until it takes shape completely.


In doing so, we often find ourselves working months apart on different songs, even though they will all be part of the same album.


Howl took about two years to be made and is the result of a linear path rather than a central theme.

 

11. How do you decide which track becomes a single for A Tergo Lupi? Is it an instinctive or a deliberate choice?


We would say it’s a more instinctive choice,  we choose the songs that we feel are most representative of what we’re doing at that moment.
In the case of Furia, Irae, and Chimera, being strictly connected and conceived as a sort of “three-part journey,” we were particularly keen to link them also through their respective videos.

 

12. Is there a track on Howl that was particularly complex to compose or finalize? If so, why ?


We would probably say Chimera. To create the choirs, we had to record a really large number of voices. Unfortunately, even in the case of large choirs, the voices are always and only ours, so we have to work on them a lot. We like to include choirs in almost all of our songs, but in this case, they run through the entire song, and we had to find new approaches to managing them in the arrangement and mix.

 

13. How do you choose the locations where you film your music videos? Are they places you already know, or do you scout specific landscapes that resonate with the soul of your songs ?


We spend a lot of time looking for places that can serve as the right setting for our ideas, physically visiting locations to scout them taking test photos and footage to see how they come across on camera, and analyzing the light under different weather conditions and at various times of the day.


Over time, we’ve been fortunate to find places that we love and where we enjoy returning, but we never stop exploring, especially when searching for locations that can tell, express, and connect more deeply to the song we’re trying to represent.


Since there are only two of us, we also have to consider the feasibility of reaching these places while carrying our equipment, costumes, and instruments.


Videos like those for Furia and Irae involved numerous trips on foot, carrying 20–30 kg each, including costumes, video equipment, instruments, and food… over mountain paths that were neither short nor easy.


We therefore always have to plan multiple trips and carefully organize the scenes to be filmed, taking the weather into account as well.


    
14. What is the next step for A Tergo Lupi? Do you envision a tour, or perhaps opening for an artist / band that inspires you ?


Unfortunately, at the moment it’s not possible for us to plan concerts due to health issues affecting one of us.
We don’t know when or how we’ll be able to start thinking about live performances, but we hope to have that opportunity in the future.


For now, we are focusing on the next video.


15. Do you have a message for your fans, especially your French audience , as well as for those who will discover you through this interview ?


It’s always difficult to find the right words to express how happy we are for the presence, support, and love we’ve received so far. The French audience has always made us feel loved, and we are so grateful for this gift. We’ve even been lucky enough to find good friends along the way, which is truly priceless.


We want to thank everyone who listens to our music, who follows, supports, and stays close to us, everyone who appreciates our work: thank you with all our hearts.


To those who will get to know us through this interview, we can only thank you if you decide to give our songs a chance; that alone means so much. We truly hope you will enjoy our music. 😊

 

16. And finally, what can we wish you  for 2026 ?


We are currently working on a new video.
We also hope that we’ll be able to resume some collaborations that we had put on hold while making the album.


A heartfelt thank you to both of you for taking the time to answer this interview. I’m deeply grateful for your generosity and your availability.


Thanks so much to you ! 
 

Follow A Tergo Lupi and stay up to date here:  official websiteFacebook, Instagram, Bandcamp and the Shop

 

  • My review of the album Howl: here (french version only)

  • My review of the album Hide: here (french version only)

15 juillet 2026

Kalahari, l’évasion au cœur de la scène angevine

 

Vivant à Angers depuis maintenant cinq ans, j'ai aujourd'hui envie de vous parler de Kalahari, un groupe de la scène locale angevine que j'ai découvert en avril dernier. Alors que j'attendais mon train pour me rendre à Paris afin de passer des examens médicaux, je faisais défiler Instagram lorsqu'une publication a immédiatement attiré mon attention. Elle annonçait la sortie du clip d'un titre intitulé Yermawe.

 

Le visuel ainsi que le titre attirent immédiatement mon regard. Une femme apparaît partiellement cachée derrière un voile ocre qui masque son regard sans pour autant l’effacer complètement. Les couleurs chaudes et l’ambiance qui s’en dégage m’évoquent l’Afrique, tout en attisant ma curiosité. Mon oncle, qui a beaucoup voyagé, m’a initié durant mon adolescence aux musiques du monde : musiques africaines, orientales, asiatiques ou encore venues des pays de l’Est. Autant dire que ma curiosité est immédiatement piquée au vif !

 

 

Je recherche alors Kalahari sur Tidal et découvre avec plaisir l'EP Djeha, paru en 2025. Je lance la lecture et, dès les premières notes, je suis conquis.

 

Mais avant d'aller plus loin, une petite présentation de Kalahari s'impose :

 

Le trio angevin  se compose de :  

 

  •  Margot Guilbert (saz, piano, flûte gaïta, voix)
  •  Lena Potin (guitare folk, voix)
  • Clément Pineau (batterie, percussions, n’goni, voix).

 

Après deux années de répétitions, Kalahari voit officiellement le jour en 2024 avec la sortie du clip Sehara. Le trio enchaîne ensuite une douzaine de concerts, au cours desquels il a le plaisir de partager son univers avec le public. Kalahari remporte également l'édition 2024 du Tremplin Musical d'Avrillé.

 

Avant Djeha, Kalahari avait déjà publié le single Kalahari, comprenant les titres Sehara (accompagné d'un sublime clip) et Koumbe Dja. Leur EP Djeha paraît ensuite en mai 2025, avant que le trio ne dévoile Baikal Lake en octobre de la même année, un titre intégralement chanté en anglais.

 

 

 

C’est toutefois avec Djeha que je vais poursuivre cette chronique, puisque cet EP de cinq titres m’a particulièrement marqué par son ambiance jazz/folk, ses harmonies vocales et son ouverture vers les musiques du monde. Le trio nous accueille avec Djeha, le morceau-titre, porté par de sublimes sonorités orientales, particulièrement captivantes et dépaysantes. L’EP est entièrement écrit dans un dialecte inventé, privilégiant la musicalité des syllabes et les émotions qu’elles transmettent plutôt que le sens direct des mots. Et cela fonctionne à merveille. Cette approche permet d’être rapidement happé par l’univers de Kalahari et de se laisser porter tout au long de l’écoute.

 

Artwork by Carole Mariet

 

Merea se distingue par une atmosphère particulièrement poétique. Son introduction à la guitare acoustique installe immédiatement une ambiance douce et délicate, portée par la voix de Margot, que celles de Lena et Clément viennent parfaitement accompagner et renforcer. La batterie de ce dernier, enrichie de plusieurs percussions, apporte progressivement davantage de profondeur et de relief au morceau, sans jamais rompre sa douceur.

 

Watibe troisième titre de l'EP, m’a beaucoup touché par sa beauté. Le morceau s’ouvre au son de la gaita, une flûte traditionnelle colombienne, dont la présence tout au long de la chanson lui confère une atmosphère profondément envoûtante. Ses sonorités singulières renforcent cette sensation de voyage et donnent au titre une identité particulièrement marquante.

 

On enchaîne avec mon titre préféré, qui est sans conteste Waya. J’aime particulièrement son dynamisme, ainsi que la parfaite harmonie vocale entre Margot, Lena et Clément. À certains moments, ce morceau m’a même évoqué Dies, Nox et Omnia, le premier album de Cesair, avec lequel il partage, à mes oreilles, ce même goût pour les harmonies vocales et l’évasion.

 

 

L’EP se clôture avec Nahiye, un titre plein de délicatesse et richement instrumenté. On y entend les sonorités cristallines d’un handpan, les notes pincées du n’goni ainsi que des percussions aux résonances profondes, évoquant notamment celles d’une calebasse. L’ensemble crée une atmosphère apaisante et contemplative, qui referme Djeha avec beaucoup de douceur.

 

Après cette immersion dans Djeha, revenons à Yermawe. S’inscrivant dans la même démarche que les morceaux de l’EP, le titre repose lui aussi sur un dialecte inventé, sans qu’une signification précise soit attribuée à chaque mot. Le trio part d’une idée générale inspirée par l’ambiance musicale, puis explore les sonorités des syllabes, des consonnes et des voyelles afin de mettre en valeur la mélodie. Sans être rattaché à une culture ou à une tradition particulière, Yermawe a été pensé comme une invitation à l’ouverture, aux rencontres et à l’entraide, dans un monde qui tend de plus en plus à se replier sur lui-même.

 

Le clip est lui aussi une véritable réussite. Très coloré, il est porté par une superbe chorégraphie interprétée par la danseuse Floriane Leblanc, de la compagnie Iswame. Les images accompagnent parfaitement l’univers du morceau et renforcent encore davantage cette impression de voyage et d’évasion qui traverse la musique de Kalahari.

 

 

Vous l’aurez compris, Kalahari a été pour moi une véritable et magnifique découverte ! Avec Djeha et Yermawe, le trio angevin nous embarque dans un univers singulier, à la croisée du jazz, de la folk et des musiques du monde. J’ai été totalement séduit par la richesse des instruments, la beauté des harmonies vocales et ce dialecte inventé qui devient, au fil des morceaux, un véritable langage émotionnel.

 

Je suis particulièrement heureux de consacrer pour la première fois une chronique à un groupe de la scène locale angevine, d’autant plus lorsqu’il se révèle aussi talentueux et prometteur que Kalahari. Il me tarde désormais de découvrir le trio sur scène et, bien évidemment, de suivre avec beaucoup d’attention la suite de son aventure musicale.

L’occasion se présentera peut-être très prochainement, puisque Kalahari se produira au festival Mazette, le 25 juillet à Mazé-Milon (49), aux Soirées d’été, le 1er août à Loches (37), le 28 août au Thoureil (49), puis le 13 septembre à La Guinch’ette, à Montrelais (44) !


En attendant, je ne peux que vous encourager à aller écouter le trio et à vous laisser emporter, à votre tour, par ses magnifiques paysages sonores !

 

Vous pouvez suivre et soutenir Kalahari sur Facebook, Instagram, Bandcamp et YouTube

3 août 2026

Bjorth & Kveld nous plongent au cœur du rituel avec Blotvegr

 

Après Drengr, Hedeby et Branngrav, Bjorth et Kveld unissent à nouveau leurs talents autour d’un nouveau morceau : Blotvegr !

Et quelle merveille ! Une nouvelle claque musicale et un pur régal auditif.

 

Petite anecdote intéressante concernant la naissance de Blotvegr : Björn m’a expliqué que la composition avait initialement été créée pour un autre de ses projets, tandis que Kveld lui avait proposé le concept et les paroles du morceau, prévus à l’origine pour une autre musique. En intégrant la voix de Kveld à sa propre composition, Björn a trouvé que l’ensemble fonctionnait parfaitement : c’est ainsi que Blotvegr est né !

 

Il m’a également précisé que les voix féminines proviennent d’enregistrements studio réalisés par d’autres interprètes et que l’on peut entendre un chœur d’enfants à la fin du morceau. Il a aussi tenu à souligner qu’aucune intelligence artificielle n’avait été utilisée dans sa création.

 

Le descriptif de l’official lyric video annonce déjà la couleur :

 

De la terre jusqu’au ciel, à travers le feu,
tu rejoindras la demeure d’Odin.

 

Bienvenue dans notre nouvelle aventure sonore : Blotvegr.

 

La chanson s’ouvre sur le son profond d’un carnyx celtique, dont la résonance semble remonter des entrailles de la Terre. La voix de Kveld s’élève ensuite comme une véritable invocation, portée par des percussions grondantes, lourdes et puissantes. La répétition de « blóta til » donne progressivement au chant un côté presque hypnotique, chaque nouvelle phrase semble renforcer le rituel, comme si l’on assistait à une véritable cérémonie venue d’un autre temps. Après cette première montée en puissance, les percussions s’effacent momentanément et la composition se fait plus dépouillée, presque recueillie.

 

 

Cette accalmie laisse toute sa place à la gravité du texte, qui évoque le chemin emprunté par les ancêtres, celui que nous suivons aujourd’hui et que parcourront à leur tour les générations futures. Puis les percussions repartent de plus belle, d’abord par roulements, avant d’adopter une cadence martiale qui relance l’invocation avec encore plus d’intensité.

 

L’arrivée des chœurs féminins vient alors sublimer la chanson en lui apportant une dimension mystique qui m’a donné de gros frissons ! Les voix se mêlent parfaitement à celle de Kveld et renforcent encore l’impression d’assister à un véritable rituel. Les percussions se font ensuite plus espacées pendant quelques instants, avant de repartir dans une dernière montée en puissance.

 

Les chœurs prennent de plus en plus d’ampleur, jusqu’à l’apparition d’un chœur d’enfants qui donne au morceau une dimension encore plus saisissante ! Tous les éléments semblent se rejoindre dans un ultime élan, comme si le rituel atteignait enfin son point culminant, pour nous offrir une fin grandiose et épique ! J’ai été scotché jusqu’à la dernière seconde.

 

J’ai également beaucoup aimé l’official lyric video, dans laquelle on découvre un cœur de lave en fusion qui semble respirer, comme si nous nous trouvions au-dessus d’un volcan en éruption.

 

Pour conclure, Blotvegr est une nouvelle réussite pour Bjorth et Kveld ! Envoûtant, percutant et d’une intensité incroyable, ce single confirme tout le talent de deux artistes qui sont, à mes yeux, en train de devenir incontournables sur la scène dark folk nordique.

 

Vous pouvez suivre et soutenir Bjorth sur leur site officiel, ainsi que sur: Instagram, Facebook, Bandcamp et sur leur chaîne YouTube .

 

Pour suivre Kveld, rendez-vous sur : Instagram, Bandcamp et YouTube .

 

Découvrez également ma chronique consacrée à Bjorth et à son single Fall of Midgard ici

12 janvier 2018

Eurielle : première découverte musicale et premier coup de coeur 2018

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Première découverte coup de coeur en ce début d'année 2018 avec Eurielle une talentueuse artiste anglaise venant du Yorkshire, que j'ai découvert totalement par hasard sur Youtube avec le titre "Carry Me" que j'ai trouvé mangnifique et m'a collé de gros frissons de part la musique ou la voix d'Eurielle qui forment un ensemble envoûtant. J'ai donc switché sur Spotify et j'ai poursuivi ma découverte avec son premier album sorti en 2015 : "Arcadia" qui fut un gros régal auditif de la première à la dernière piste ! 

Musicalement l'album est très riche et varié, oscillant entre partie classique orchestrale et pop dont le mélange est parfaitement maîtrisé comme sur des titres comme "City of the Dead" (dont l'intro m'a fait pensé à celle de Muse "New Born") ou encore sur "Burning Cold", "I'll Be Waiting" et "Gold". D'autres titres à l'instar de "Carry Me", "Eurielle", "Dies Irae" ou "Whispers" qui dont des compositions dignes de musiques de films tel que "Le Seigneur des Anneaux" et le "Hobbit". J'ai eu un coup de coeur pour "Raindrops" avec son ambiance féérique dès l'intro du morceau. 

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Vocalement, la voix d'Eurielle est sublime, très envoûtante, douce et éthérée à la fois à en avoir des frissons au plus profond de soi. En chanson coup de coeur j'adore "City of the Dead" avec le mélange de chant en anglais et latin que je trouve sublime en parfaite harmonie! A noter qu'ellle maîtrise très bien le français sur "Je t'Adore". 
J'ai trouvé quelques similitudes avec Enya sur "Raindrops" et "Eurielle" ce qui n'est pas pour me déplaire car j'adore cette chanteuse, malgré tout Eurielle ne fait pas du plagiat ou n'est pas une pâle copie d'Enya, je trouve qu'elle a son propre style et une voix qui est différente de cette dernière.
D'ailleurs ses compositions inspirées de "The Hobbit" ou du "Seigneur des Anneaux" sont de toutes beautés, j'ai eu l'impression qu'elles étaient extraites des films et hormis la reprise de "The Bridge of Khazad Dum" ce sont des chansons originales. 

Bref, Eurielle est l'une des plus belle découverte musicale que j'ai fais ces derniers mois qui avec son album Arcadia nous offre de la musique lumineuse, poignante, qui fait du bien à écouter en nous transportant dans une bulle musicale de bien être et de sérénité. Je vous laisse avec certains de mes morceaux préférés ainsi que les sublimes clips réalisés par Nick Cooke dont l'esthétisme et la qualité sont grandioses !  


J'en profite également pour vous souhaiter une très belle et heureuse année 2018 ! Plein de bonnes et belles choses pour vous et vos proches, beaucoup de découvertes musicales et de concert ! Enjoy !

Site officielle d'Eurielle : http://eurielle.com/

Facebook officiel : http://www.facebook.com/EurielleMusic

Twitter officiel : http://twitter.com/EURIELLE_MUSIC

Instagram officiel : http://www.instagram.com/eurielle_music/

 

 

  

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Photo credit - Katrina Duffey

 

 

 

 

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21 janvier 2017

Coup de coeur court métrage : INTROSPECTION

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Hier en parcourant mon fil d'actu je suis tombé sur la vidéo d'un court métrage  "INTROSPECTION" relayée par la page Entreveaux Tourisme qui est un film  réalisé par Lionel Prado dans le but de promouvoir une vision introspective face à la société qui nous entoure. 

« L'introspection est la prise de conscience de soi. La liberté de s'émanciper du connu et d'évoluer vers sa propre vérité. »

Submergé par l’hyper-connexion et le surplus d’informations, il est difficile de se recentrer sur sa vie intérieure. Ainsi le projet INTROSPECTION propose une quête vers une réalité bien plus tangible : celle de l’exploration de nos émotions et de nos ressentis.

Le film a été réalisé en accord avec la charte du Parc National du Mercantour.

Les séquences de montagne ont été tournées dans le respect de la nature avec des animaux libres et sauvages.

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© 2016 Maïeutic studio

Pour moi, la vision de ce film a été un régal avec des images à couper le souffle, une réalisation très bien soignée, une musique envoûtante (par Hoenix) qui accompagne à la perfection "INTROSPECTION" et m'a donné une envie furieuse d'aller me promener en solitaire pour aller me ressourcer au calme dans la nature car pour l'avoir fait (mais pas au même point que Lionel) il est vrai que c'est un grand moment appréciable et faisant un bien fou. Je pense que l'on devrait essayer de temps à autre de privilégier ce moment de déconnection et de solitude qui fait le plus grand bien, histoire de s'éloigner de toute cette frénésie de surconsommation, notre enfermement quotidien scotchés à nos écrans. Vivre un instant un retour aux sources, de paix intérieure. Ce film nous rappelle également que la nature et la Terre sont magnifiques offrant de sublimes paysages. Le récit de ce voyage est raconté par Doryan Denis dont je retiens un passage qui m'a beaucoup plu : 

"Au fond de l'esprit se cache une vérité dont nous seuls possédons la clef. Cet espoir accompli de vivre pour aimer. Je vous parle d'aimer la vie pour se réaliser, car toutes actions communes souvent banalisées, dessinent le futur sous forme de destinée. Ce qui demeure en vous n'est que créativité. Soi toi même, soi libre, avance avec vérité, sans illusions"

Pour en savoir plus sur Lionel Prado, je vous invite à visiter son site internet où sont en ligne de somptueuses photos avec le partage de ses différents prériples : http://www.lionelprado.com/

Pour acheter le DVD du film + la BO d'HOENIX c'est par ici : http://www.lionelprado.com/shop/

Pour vous procurer la magnifique BO signée HOENIX c'est par ici (uniquement en numérique)  : http://hoenixmusic.bandcamp.com/releases

Et la page du film INTROSPECTION : http://www.facebook.com/introspectionlefilm/?fref=ts

 

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13 avril 2014

Imaginaerum : le dernier album studio de Nightwish

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Bon, je suis vachement à la bourre afin de parler du dernier album studio de Nightwish qui est donc "Imaginaerum" sorti depuis 2011!! Pourquoi autant de temps? Et bien tout simplement parce que je n'avais absolument pas accroché à l'album "Dark Passion Play" premier album sans Tarja Turunen et donc l'arrivée d'Anette Olzon! Musicalement, l'album était pas mal, mais j'ai trouvé la voix d'Anette vraiment à chier ainsi qu'elle en faisait des tonnes dans les clips (cf Bye Bye Beautiful ou Amaranth les deux seuls que j'ai vu). Bref, je ne voulais plus entendre parler de ce groupe avec Anette en tant que chanteuse! Mais dernièrement en allant sur le forum de within temptation du site francophone afin de revendre ma place pour le concert de Within Temptation, j'ai lu de très bon avis concernant la chanson "Scaretale", donc j'ai décidé d'aller écouter ce morceau, pensant que malgré les avis, je n'adhèrerai pas, ce qui ne fut pas le cas! J'ai trouvé ce morceau excellent,, une ambiance un peu Tim Burton et cirque / carnavalesque très originale! La voix d'Anette est excellente avec un côté sorcière qui rend très bien!

J'ai donc décidé d'écouter l'intégralité de l'album via Youtube et le résultat est très bon, j'ai adoré (hormis le morceau "Slow, Love, Slow"que j'ai trouvé bien mais sans plus). Musicalement, l'album est au top, mélangeant orchestrations épiques et choeurs, avec des parties folk, très heavy ou la présence d'une flûte éthérée qui apporte une touche celtique! En clair très varié et cohérent de ce côté là.. J'aime beaucoup également, la présence des choeurs d'enfants qui apporte une touche soit inquiétante, soit joyeuse à l'album! Vocalement, la performance d'Anette est très surprenante de part sa justesse et son accord parfaite avec la musique, qui n'était absolument pas le cas sur "Dark Passion Play". Certes, ce n'est pas Tarja, mais Anette n'est aucunement une chanteuse lyrique! Que ce soit en sorcière hystérique, énervée sur "Scaretale", douce et envoûtante sur la très belle ballade "The Crow, the Owl ans the Dove" ou langoureuse que le morceau "Slow, Love, Slow" avec son côté jazzy plutôt réussi! Bref, elle fait oublier la déconvenue de "Dark Passion Play" tout au long de l'album. Dommage qu'elle se soit faite virer du groupe :3. J'ai adoré également la forte présence de Marco Hietala,, le bassiste du groupe avec sa voix rocailleuse qui s'accorde très bien avec la voix d'Anette et apporte un plus aux chansons de l'album et qui nous offre une superbe intro "Tikatalvi" une berceause finnoise qui signifie magie de l'hiver. 

En conclusion "Imaginaerum" est un très bon album de Nightwish que je vais m'acheter dès le mois prochain, surprenant, innovant, très varié magique et épique! Si vous avez été déçu par "Dark Passion Play", je vous invite à découvert cet excellent album qui pour moi, remet Nightwish au premier plan du métal symphonique. Reste à voir, s'ils confirmeront ou pas avec l'arrivée de Floor Jansen au sein du groupe en tant que nouvelle chanteuse. 

Je vous laisse avec certains de mes morceaux préférés, enjoy!

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1 décembre 2021

Coup de coeur : OMASPHERE - ECLOSION

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En début d'année, j'avais eu la chance de découvrir l'excellent groupe "OMASPHERE" fondé et porté par Brice Amo avec le premier Ep "Prélude" que j'avais trouvé sublime. Mais faute de temps (nous avons quitté Nice et déménagé à Angers cet été) et un peu par manque de motivation, je n'ai pas eu l'occasion d'en faire une chronique. Mais, Brice vient de sortir ce second Ep "Eclosion" que je trouve tout aussi excellent que le premier et je me dois de vous parler de ce groupe français. 

OMASPHERE dont le nom du groupe évoque Om (la terre) Ma (tout ce qui est lié à la nature) et  Sphere ( qui Englobe l’univers créatif) a été crée par Brice Amo en 2003 dans le petit village de Lahitère (commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie) avec Gérard Frikman (contrebasse), rapidement rejoints par Loïc Noret (multi instrumentiste) que Brice a rencontré alors qu'ils se produisaient tous les deux sur des scènes locales. La première année les musiciens, vivent en partie de travail temporaire, ce qui va permettre de créer rapidement l'ensemble d'un répertoire. La musique est composé principalement par Brice (à l'exception de quelques-unes qu'il compose avec Loïc). Les textes sont tous signés par Brice dans un dialecte qui lui est propre aux intonations orientales. 

 

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Brice (à droite) et Loïc (à gauche)

Eclosion débute avec le morceau d'introduction "Chryzalis" très envoûtant, qui sonne comme du Dead Can Dance et l'excellent "The Host of Seraphim" avec son jeu de percussion et l'utilisation d'un de mes instruments à cordes frappées préférés à savoir le santur iranien. Le début du voyage musical oriental peut commencer et on enchaîne avec "Serenity" totalement porté par la voix de Brice qui m'a collé de gros frissons et apporté une pleine sérénité, d'ailleurs, ses intonations de voix de rapprochent beaucoup de Lisa Gerrard pour mon plus grand plaisir. Le tempo est assez lent avec un subtil mélange de différentes percussions avec le hang drum et le djembé en fin de morceau, entre autres est de toute beauté.


"Another World" le troisième titre est un morceau très dynamique, dansant et qui me file la patate dès que je l'écoute ! La puissance de Brice se révèle pleinement sur ce sublime titre, je ne fais plus de sport mais je suis quasiment certain que ce titre m'aiderait à motiver et repousser mes limites bien aidé par le mélange du santur, du djembé et derbouka. Bref, un régal et sans doute mon morceau préféré de l'album tout  suivant qui est "Elena", qui lui est plus un titre invitant au recueillement, c'est une chanson d'une beauté incroyable entre nappes synthétiques, le tintement d'une petite cloche et la voix de Brice tout en émotion et pureté, j'en ai la chair de poule à chaque fois que je l'écoute tellement elle me touche au plus profond de mon âme. Rares sont les chansons à me procurer cette incroyable sensation mais "Elena" en fait clairement partie.

L'Ep se termine par l'excellent titre éponyme "Eclosion" qui débute par quelques notes de Didgeridoo avant que les percussions des Tablas (petits tambours indiens) et les notes d'oud (un luth oriental) ne fassent la part belle à ce morceau et offrent une sublime conclusion à ce voyage musical totalement dépaysant.

Pour conclure, cet Ep d'OMASPHERE "ECLOSION" est un véritable coup de coeur et un sublime chef d'oeuvre de la part de Brice. J'espère qu'il sortira prochainement un album car il m'a été un peu frustrant de rester aussi peu de temps (21 min 42 sec) dans un si sublime univers musical dont je ne peux que recommander à tous les amateurs de world musique et de Dead Can Dance.

Site officiel d'OMASPHERE : https://www.omasphere.com/
Site officiel de Brice Amo : https://www.briceamo.com/
Facebook officiel d'OMASPHERE : https://www.facebook.com/OmasphereOfficial/
Facebook officiel de Brice Amo : https://www.facebook.com/briceamo

Je vous laisse avec les titres "Another World" et Elena, je vous laisse écouter les autres titres via les plateformes de streaming habituelles ;)

 

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1 septembre 2017

Chronique Cesair : Omphalos

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Neuf mois après ma découverte coup de coeur du premier album de Cesair "Dies, Nox & Omnia" (qui était sorti en 2015), le groupe revient avec leur second album Omphalos paru en ce jour du 1er septembre 2017 et dont voici une explication du nom Omphalos issue du livret du CD : 

"Rappelez - vous, il y avait un temps avant nous. Dans ce vieux monde, un sentiment d'appartenance et le sentiment de l' unité nous a tenus ensemble par la tempête et les inondations. 
Rappelez - vous, il y avait un endroit; un centre dans les cycles de la vie, un portail sur la terre intérieure. Marqué avec des monuments de pierre, ces lieux se sont alignés avec le chemin vers les étoiles. 
Rappelez - vous, il y avait un nom au début: 
Omphale, le nombril de la terre, un symbole qui dépasse le temps, l'espace, la culture et les croyances de l'homme"

Alors qu'en est-il de ce second opus de Cesair ? Eh bien, c'est un nouveau coup de coeur  pour ma part, une merveille musicale et poétique !
Même si la magnifique pochette de l'album  est dans des tons froids, musicalement il en est tout autre, l'ambiance générale est joyeuse, dansante et festive bien plus que ne l'était Dies, Nox & Omnia !
Pas de prologue cette fois, nous entrons dans le vif du sujet avec Erda qui est un morceau très mélodique et dynamique avec la présence de guimbarde, de bodrhan, guitare et violon ! En parlant de violon, je trouve que sa présence plus mise en avant est importante sur Omphalos et apporte cette dimension festive, dansante ou même de légèreté selon les passages que ce soit sur Erda, Bouddica, Chovihani, Ahes, Mardochaios ou sur le titre final Umbra. 
J'ai un gros coup de coeur pour le titre Runatal dont l'intro délicate et magique jouée au Hammered Dulcimer par Fieke (qui est un de mes instruments préférés) est mon intro préférée de l'album ! Sur ce morceau apparaît pour la première fois le Slideridoo joué par Luka Aubri (nouveau membre du groupe), associé aux parties guitares, violons et du Hammered dulcimer ce titre est de toute beauté de la première à la dernière note ! Je ne connaissais pas vraiment cet instrument mais je trouve qu'il est parfaitement utilisé par Cesair avec parcimonie. Sa présence est plus ou moins prononcée comme sur Bouddica, Chovihani, La Luna, Troll Kalla Mik entre autre ! 
Il y a deux autres morceaux qui, pour moi, se détachent pleinement de l'album, que je trouve percutants; tout d'abord l'excellent Troll Kalla Mik : le rythme est endiablé, tout les instruments sont déchaînés que ce soit  la batterie, le violon,  la guitare ou le Slideridoo qui apporte un côté grave avec son bourdement intense! Troll Kalla Mik doit être génial à vivre en live car pour moi c'est un titre taillé pour la scène !  Le second est Mardochaios qui fait la part belle à la batterie de Jan dès l'intro qui est accompagné de Sophie au violon et Luka et son fameux Slideridoo qui est un peu plus discret que sur Troll Kalla Mik ! Ce titre est d'une grande jouissance auditive et là encore, fait pour les lives ! 

Autre nouveauté côté instruments utilisé par Cesair c'est le piano joué par Faber Horbach (second nouveau membre du groupe) apportant de la douceur en glissant par exemple quelques notes cristallines sur The Ruin ou un peu plus graves sur Bouddica mais là où le piano se fait plus présent c'est sur la très belle chanson Ahes donnant un côté très poétique à ce morceau sur lequel je reviendrai plus tard !
En tout cas, Omphalos est un superbe voyage musical avec diverses influences que ce soit celtiques, nordiques, orientale avec un côté mystique en particulier sur Surya Mantras qui est un titre pleinement envoûtant malgré le fait qu'il soit court ! Niveau qualité et créativité musicale on oscille entre Azam Ali et Loreena McKenitt, bref un régal infini et absolu !

Côté vocal, que dire ? C'est toujours aussi parfait, Monique fait des merveilles, toujours aussi à l'aise avec les différents dialectes qu'elle utilise pour chanter, nous offrant diverses émotions tout au long de l'album ! Elle possède une voix envoûtante, bienveillante et rassurante, douce et chaude à la fois, elle peut être sacrément endiablée, j'ai eu plusieurs passage où j'ai eu des frissons où sa voix atteint un niveau de beauté, de pureté, que ce soit sur le final d'Erda : Erda, haimo il m'est impossible de rester insensible tout comme sur Runatal ou La Luna ! Sa voix est parfaitement renforcée par les choeurs de Sophie, toutes deux sont en parfaite osmose ! Thomas n'est pas en reste non plus, en particulier sur Troll Kalla Mik chantant d'une voix grave et quelque peu menaçante en vieux norrois, offrant de beaux échanges avec Monique, tout en rendant le morceau explosif ! 
Je tenais à mettre le titre Ahes à part, car étant d'origine bretonne c'est un morceau qui m'a particulièrement plu ! Ahes (également appelé Dahud ou Dahut) nous conte la légende finistérienne de cette princesse de la ville d'Ys reponsable de l'engloutissement de la Cité pour avoir un amant hors mariage (selon les versions, il s'agissait du Diable ou un de ses envoyés) !  Le groupe a modifié l’histoire pour nous conter l’amour de la princesse et d’un esprit de la mer la courtisant à sa fenêtre tous les soirs, lui conjurant de le laisser entrer. Comme la mère d'Ahes était autrefois venue d'Ys du Royaume de Neptune, la connexion profonde entre leurs deux âmes a conduit Ahes à inviter son amant, permettant à la mer d'inonder la ville !
Ce titre, (qui est de toute beauté) est le premier duo avec une personne hors du groupe à savoir Stephan Groth, membre de Faun et de Folk Noir ! Sa douce voix claire et posée se marie parfaitement à celle de Monique afin de nous conter cette légende quelque peu tragique.

Les textes d'Omphalos, sont soit écrits par Monique, soit issus d'anciens poèmes ou de textes traditionnels. Ils nous content diverses légendes et histoires nordiques  (Runatal, Troll Kalla Mik), celtiques (Ahes, Boudicca), orientales (Umbra) et tant d'autres mais je ne vais pas tout vous dévoiler car il faut garder le plaisir de la découverte dès la première écoute de l'album ! En tout cas, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire les textes ainsi que les notes explicatives de Cesair, j'ai pu faire pas mal de découvertes ou en apprendre davantage sur certaines légendes dont j'avais entendu parler ainsi que certains personnages ! 

En bref, Omphalos est un excellent album, un coup de coeur comme je l'ai dis au départ de cette chronique ! J'ai pris beaucoup de plaisir à son écoute, les pistes s'enchaînent à la perfection, offrant une très belle continuité tout au long de voyage musical totalement dépaysant. On ne demande qu'à y retourner à la fin de l'album ! Je vous laisse avec l'intégralité de l'album car il est très difficile pour ma part de faire un choix de titres préférés, enjoy !

 Site officiel : http://www.cesair.nl

Page Facebook officielle : http://www.facebook.com/cesairmusic/

Twitter officiel :  http://twitter.com/cesairmusic

 

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8 septembre 2015

Découverte musicale : Black Egg

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Découverte de ce début de mois, grâce au label Unknown Pleasures Records il s'agit du groupe Black Egg qui se compose de : 

  • USHERsan: vox, electronics, samples and rythms.
  • Corina NENUPHAR, voice, instrumentation.
  • Sebastien FD: guitars and bass.
  • Normotone: rythms, glitsches.
  • Peter Render: additionnal drums, electronics.
  • Vera: vox.
  • HIV+: support & voice.
  • Mimi Gall: artwork and graphic designer. 
  • Titus Le Pèse Nerfs: art & alchemy.

Ce que j'ai aimé chez Black Egg, qui ressort le plus c'est que c'est un univers unique et totalement original tant sur le plan musical que sur le plan vocal.

Musicalement, je trouve ça grandiose, mélodique, tantôt mélancolique, tantôt dansant oscillant entre la cold wave, indus ,  chaque titre est unique et réserve une bonne surprise et un régal auditif dans une ambiance généralement sombre et mélodiquement riche et varié. Certains morceaux m'évoquent l'excellent "Faith and The Muse", en particulier "Egg Mantra" 

Vocalement la voix d'USHERsan est totalement atypique, avec un côté rassurant, elle est appaisante, envoûtante que ce soit en anglais ou en allemand  tout comme la voix de Corina qui est en parfaite harmonie avec celle d'Usher. 

Bref, Black Egg est un groupe vraiment original, unique et d'excellente qualité que je vous recommande vivement de découvrir, vous ne serez pas déçus. Pour ma part, il fait parti de mes gros coup de coeur de cette année 2015. 

Je vous laisse avec mes morceaux préférés, enjoy!

Facebook officiel : http://www.facebook.com/Black.Egg.Room

Souncloud officiel : http://soundcloud.com/black-egg

Pour vous procurer le dernier album "Melencolia" : http://aufnahmeundwiedergabe.bandcamp.com/album/melencolia

Pour précommander "Song Of Death And Deception" qui sortira le 29 septembre : https://hivmusic1.bandcamp.com/album/songs-of-death-and-deception-cd-upr-027

 

 

 

 

  

 

 

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1 août 2015

SPECTRE : Lost Disco

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Le groupe SPECTRE a sorti son premier single et premier clip "Lost Disco". Un clip mettant en scène quatre âmes en pleine solitude et détresse dans une ambiance sombre, lumineuse à la fois, réalisé et parfaitement soigné par Ulysse Thevenon, esthétiquement c'est superbe et très pop. Musicalement, c'est très mélodique, on retrouve la touche Oxygen avec un peu plus d'électro mais tout autant diablement efficace : la mélodie reste très facilement en tête. Les voix de Maxime et Chloé s'accordent et se complètent parfaitement intégralement en anglais, rien à redire sur ce duo qui fait vibrer. 

Bref, pour un premier single et clip, SPECTRE frappe fort de par la qualité ainsi que l'originalité, vivement la suite du programme. Je vous laisse avec le clip, enjoy!

Site officiel : http://www.soundofspectre.com

Page facebook officielle : https://www.facebook.com/soundofspectre

 

 

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6 août 2015

Découverte musicale : Lebanon Hanover

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Découverte musicale du jour grâce à Deezer, il s'agit donc de Lebanon Hanover, projet musical venant de Berlin et de Newcastle formé par Larissa Iceglass et William Mybelline dont le style musical est la Cold Wave et le Post Punk à l'ambiance mélancolique, très sombre, voir même comme le dit une de mes amies : dépréssifiante.

La musique de Lebanon est une simplicité incroyable, ils utilisent juste une boîte à rythme, une basse prédominante , une guitare et un synthé c'est tout. Mais l'ensemble est diablement efficace, les mélodies froides plutôt simples qui restent facilement en tête, le tout rappelant avec beaucoup de justesse mais absolument pas en simple imitation sans talent, les années fin 70 début 80;à la croisée entre Joy Division, The Cure.

Les voix parachèvent cette ambiance glaciale émergeant de leurs albums entre la sublime voix de Larissa envoûtante, mystérieuse, reposante intensémment grave tout comme celle de William qui n'est pas en reste qui semble être celle d'un mort vivant, qui peut mettre mal à l'aise mais perso j'adore et ça colle parfaitement à l'ambiance, l'univers du groupe. Ca donne un résultat original un peu déroutant. 

Bref, Lebanon Hanover est un excellent groupe à découvrir que je recommande aux fans de Cold Wave Post Punk, nostalgiques des groupes précurseurs du style. Vous ne serez pas déçu de constater qu'en 2015 il existe des groupes d'excellente qualité dans ce genre musical. Et également à tous ceux qui veulent découvrir un groupe original et sympa! Je vous laisse avec mes morceaux préféré, enjoy!

 

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Site officiel : http://lebanonhanover.bandcamp.com/

Page facebook officielle : http://www.facebook.com/lebanonhanover

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 novembre 2014

Nouveau line up pour Eycromon

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En décembre dernier Mandra Gore a quitté le groupe Eycromon pour des raison personelles et les autres membres sont également partis, il ne reste plus que Bergerac Eycromon, de la formation initiale. Le groupe se compose désormais de :

  • Alba Lhynn Eycromon : Lyrics &Vocals
  • Bergerac Eycromon : Compositeur, claviers, programmations
  • Icon Eycromon : Guitariste
  • Perkuš Eycromon : Batteur

Le groupe donnera un concert le 6 décembre 2014 à Augsburg. Des extraits du prochain album sont dispo ici . Vous pourrez découvrir la voix d'Alba qui est magnifique, le timbre n'est pas très éloignée de Mandra Gore, sauf qu'elle me semble plus douce et fluide. Musicalement, c'est toujours au top, J'ai hâte d'en entendre d'avantage. 

N'hésitez à pas à vous tenir au courant de l'actualité du groupe en les rejoignant sur leur page facebook officielle : https://www.facebook.com/EYCROMON?fref=ts

 

11 août 2014

Twilight Kingdom : le nouvel album de Lisa Gerrard

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A l'heure où la plupart des chanteurs commerciaux actuels, qui lorsque qu'ils préparent un nouvel album des extaits fuitent sur le net, les réseaux sociaux et cie, Lisa Gerrard vient de sortir, dans la plus grande discrétion  aujourd'hui un nouvel album intitulé "Twilight Kingdom" qui est son sixième album solo. Preuve il en est, qu'en s'y prennant bien, un artiste peut sortir un album sans problèmes de fuites. 

Ce nouvel opus a été fait en collaboration avec  Daniel Johns, Patrick Cassidy, Astrid Williamson ainsi que Russell Crowe (qui a apporté quelques mots) et il est d'une beauté et d'une réussite absolue!! Un album dans l'ensemble mélancoliques des voix éthérées, une musique douce, calme des rythmes lents, hypnotiques, qui évoquent le rêve et invite à voyager spirituellement,,  Lisa pose ses vocalises profondes et sa voix unique sur les nappes de synthés donnant des morceaux puissamment envoûtant et d'une terrible efficacité; Sa voix est toujours aussi touchante, poignante, inique, émouvante et n'a pas bougé d'un poil depuis le début de sa carrière ainsi que son talent qui est toujours aussi incroyable Comme toujours à l'écoute d'un album de Lisa Gerrard, je me suis senti appaisé, me procurant une sorte de bien être intérieur que seule cette artiste est capable de m'apporter.

En bref, "Twilight Kingdom" est un superbe album, assez proche de l'excellent album "Silver Tree" je trouve et une très belle surprise en ce mois d'août. Je vous invite à écouter ce nouvel album, vous ne serez absolument pas déçu.  Pour le moment et malheureusement, il n'est disponible qu'en format digital, téléchargeable sur le site officiel de Lisa.

Je vous laisse avec le magnifique clip "Seven Seas" ( le morceau est disponible en téléchargement gratuit sur son site officiel) intégralement en noir et blanc, enjoy:

Pour acheter et écouter enn intégralité 'Twilight Kingdom" et pour télécharger gratuitement "Seven Seas" c'est par ici : http://www.lisagerrard.com/

Page facebook officielle de Lisa Gerrard : https://www.facebook.com/LisaGerrardOfficial?fref=ts

Twitter officiel : https://twitter.com/Lisa_Gerrard

 

 

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28 juin 2014

Découverte musicale du jour : ChthoniC 閃靈

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Découverte musicale du jour, grâce à Church of Nowhere, il s'agit du groupe ChthoniC (prononcez Sonic, oui oui comme le petit hérisson bleu ^^) un groupe d'Orient Metal!! Le nom du groupe est inspiré de la mythologie grecque  qui s'applique aux anciennes divinités helléniques des enfers.

Chthonic est un groupe Thaïwanais formé en 1995 et composé de : 

  • Freddy Lim 林昶佐 - Vocal, hena violin 
  • Jesse Liu 劉笙彙 - Guitar
  • Doris Yeh 葉湘怡 - Bass, Background Vocal
  • CJ Kao 高嘉嶸 - Synthesizer, Piano
  • Dani Wang 汪子驤 - Drums

Ce que j'adore chez ce groupe (et qui me l'a fait aimé) c'est que musicalement c'est certes du black / death metal mais mélangé avec des instruments traditionnels chinois tel que l' Erhu (violon chinois) et ça envoi du lourd!! Musique ultra percutante avec de bons passages de claviers symphonique, des riffs de guitares très incisifs et déchaînés laissant aucun temps mort dans leurs albums.. Les morceaux sont très épyques, très puissant et le tout saupoudré d'une petite touche exotique qui apporte de l'originalité aux compositions!! Les parties batterie sont juste énormes, d'une violence incroyable avec une bonne utilisation de la double pédale qui fait des merveilles et ça décrasse bien les tympas!!

Vocalement c'est énorme avec Freddy qui mélange à la perfection les hurlements grave et aiguës qui a ce moment là me fait rappeler la voix du grand Dani Filth (de Cradle of Filth pour ceux qui ne suivent pas) et c'est le genre de voix que j'adore dans le metal. (chérie, tu peux arrêter de lire la chronique et laisser un commentaire ou pas xD). Les thèmes abordés par le groupe sont variés, ça va des mythes taïwanais, à la mort en passant pas les traditions ancestrales, la colonisation, la seconde guerre mondiale etc..... le tout chanté soit en mandarin, anglais, taïwanais ou chinois traditionnel. Chthonic est un groupe très engagé politiquement, Lim prône l'indépendance de Taïwan, le Free Tibet et il est actuellement le président de la section taiwanaise d'Amnesty International, le groupe s'est engagé en faveur de l'entrée de Taiwan aux Nations unies.  

Visuellement l'univers est très soigné et léché que ce soit les pochettes de leurs albums ou encore les clips qui sont magnifiques. En concert, pour le peu que j'ai vu le groupe est vraiment très bon, une sacrée énergie et vocalement Freddy ne perd rien de son talent. 

Bref, Chthonic est un excellent groupe d'Orient Metal qui m'a mis une sacrée claque de part son originalité, sa forte identité qui se démarque des autres groupes de metal même si par moment, il y a des ressemblances avec Cradle of Filth mais on est loin d'un simple et  vulgaire copié-collé du groupe. Je recommande vivement ce groupe aux amateur de black-death metal vous ne serez pas déçu!

Je vous laisse avec mes morceaux préférés enjoy!

Site officiel de Chthonic : http://chthonic.tw/

Page facebook officielle : https://www.facebook.com/chthonictw

Twitter officiel : https://twitter.com/CHTHONICtw

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 juin 2014

Découverte musicale : Hexperos

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Après une longue période de rock, métal, electro-indus, EBM etc...  (même si j'en écoute encore) j'entre dans une période musique calme,  mélancolique et apaisante, ça doit être l'effet de la trentaine certainement xD. La découverte musicale du jour est "Hexperos"grâce à deezer, qui un groupe formé en 2004 au départ par un duo d'italien composé d’Alessandra Santovito et de Francesco Forgione. "Hexperos" est un groupe gothique-néoclassique. 

Musicalement Hexperos nous propose un subtile mélange entre l'opéra gothique et sonorité médiévale avec la présence d'une harpe celtique, de violons, de flîtes, orgues, darbouka et autres instuments le tout dans une ambiance parfois baroque, romantique, sombre et lumineuse, envoûtante, mélancolique, mystérieuse et romantique!  La musique d'Hexperos est une véritable invitation à la découverte d'un monde onirique particulier, parfaitement sublimée par la splendide voix soprane d'Alessandra. Une voix magique, douce, puissante, éthérée quelque peu angélique, très lyrique et unique! Certes textes sont des révérences à Shakespear, Ruben Dario ou la poétesse Alda Mérini..

Le groupe a sorti à ce jour deux albums "The Garden of the Hesperides" (2007) et "The Veil of Queen Mab" (2010), un nouvel album intitulé "Lost in the Great Sea" sortira prochainement et vous pouvez d'ores et déjà le précommander à In the Morning Side Records (order@inthemorningsiderecs.com) ou par mail à Hexperos : greeneyes2@alice.it ou  info@hexperos.com. In the Morning Side Records et Hexperos acceptent le paiement via paypal.

Bref, Hexperos offre un magnifique voyage mélancolique avec des atmosphères très variées que je recommande aux amateurs de musique médiévale romantique. Je vous laisse avec certains de mes morceaux préférés, enjoy!!

Site officiel d'Hexperos : http://www.hexperos.com/

Page facebook officielle : https://www.facebook.com/Hexperos?fref=ts

Twitter officiel : https://twitter.com/Hexperos

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25 avril 2014

Découverte musicale du jour : LESIËM

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Gros coup de coeur ce jour, en parcourant deezer, il s'agit du groupe allemand Lesiëm!! Le groupe a été crée en 1999 par Sven Meisel et Alex Wende et mélange la pop, l'électro, le rock, la new age et des chants Gregorien! Le groupe ressemble beaucoup à Era, mais à la différence de ces derniers qui chantent dans un langage inventé, Lesiëm chante bel et bien en latin. ainsi qu'en anglais!

Lesiëm n'est pas une pâle copie d'Era, non bien au contraire! Le groupe chante des chant Grégorien avec une touche de modernité avec des guitares électriques, accoustiques avec des accompagnes de sons de cloches, d'herses, des mélodies de flûtes, d'harpes etc..... Lesiëm ajoute également des influences africaines, celtes ou même de Vangelis comme sur l'excellent morceau "Liberta" qui rappelle grandement la BO "1492 conquest of Paradise" tout en gardant la touche grégorienne. A noter la participation de Maggie Reilly sur l'labum "Times" (pour ceux qui ne connaissent pas le nom, c'est elle qui interprète le titre "Moonlight Shadow" de Mike Oldfield. 

Le groupe a sorti 3 albums à ce jour, un quatrième est en préparation mais depuis un long moment et c'est un peu silence radio à ce sujet malheureusement. 

En conclusion, Lesiëm est un excellent groupe à découvrir et surtout si vous souhaitez remplacer Era, qui s'est un peu égaré depuis quelques albums et surtout le dernier avec Arielle Dombasle. Je vous laisse avec certains de mes morceaux préférés, enjoy!

Site officiel de Lesiëm : http://www.lesiem.de/

Page facebook de Lesiëm : https://www.facebook.com/pages/LESI%C3%8BM/127090080659278?fref=ts

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11 novembre 2013

Coup de coeur musical : Wardruna

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Redécouverte musicale que j'avais faite en 2009 avant la fin définitive de myspace, il s'agit donc du groupe Wardruna.

Wardruna est un projet musical Norvégien, fondé par  Kvitrafn, Gaahl, Lindy Fay Hella et basé sur les anciennes croyances nordiques ainsi que d'avoir la particularité d'être centré sur l'alphabet runique. Le style du groupe est folk ambient, jouant avec des instruments traditionnels très anciens tels que tambourins en peau de cerf, des tagelharpes (harpes Viking), des harpes à bouche, Kraviklyra (genre de lyr norvégienne), des cornes de chèvre, une lure (instrument de musique à vent scandinave, ressemblant à une trompe), le tout mélangé à des bruits de la nature comme les cours d'eau, tonnerre, bruissement de branches, vent, et j'en passe, car le groupe a souvent enregistré en plein air. L'ambiance est lourde, profonde, presque mystique très Viking d'il y a plus de 900 ans avec de superbes chants grave longs et lents, on a l'impression d'assister à un rituel chamanique. Les trois voix sont sublimes, en parfaite harmonie, qui nous transporte dans une époque d'un autre temps très ancien, presque oublié de tous avec un côté très authentique. 

Malgré tout, ne vous attendez pas à danser avec Wardruna, les morceaux sont tous très lents mais en même temps très reposant,s, envoûtant.. Wardruna s'écoute au calme pour réellement apprécier la beauté et la pureté de cette musique particulière. Si vous êtes amateur de musique tribale, très traditionnel, avec cette envie de retour aux sources, très proche de la nature ou expérimental Wardruna est clairement fait pour vous. Si ce n'est pas le cas, passez votre chemin, car ça vous semblera ennuyeux et lassant..

 

Site officiel du groupe : http://www.wardruna.com/

Page facebook officielle de Wardruna : https://www.facebook.com/Wardruna

Pour écouter d'avantage de morceaux c'est par ici : http://www.wardruna.com/musicplayer/

Je vous laisse avec certains de mes morceaux préférés, enjoy!

  

 

 

 

 

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