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Aux notes enchantées
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Salut, moi c’est Steeve ! 42 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores. Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort. Si tu aimes les chroniques honnêtes, écrites le cœur, tu es au bon endroit. N’hésite pas à laisser un mot ou à partager tes propres découvertes
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16 février 2017

Throwback Thursday : mes morceaux préférés d'il y a 20 ans

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Voici un petit article personnel, n'étant pas inspiré ces derniers temps pour faire des chroniques que j'aime bien et que je découvre, je suis tombé sur un article mettant en avant les morceaux sortis il y a 20 ans et ma chérie m'a soufflé l'idée d'en faire un dans la même veine mais avec mes morceaux préférés de l'époque donc me voilà parti à rechercher les morceaux qui m'avaient fait vibrer à l'époque. Bon, la chose ne fut pas trop évidente car j'ai grandit avec des parents ultra strict, sans que je puisse écouter ce que je voulais et à la maison à l'époque c'était musique classique du matin jusqu'au soir avec de temps à autres un peu de variété française, j'avais un poste dans ma chambre mais il fallait que j'écoute des trucs validés par les parents, je me souviens de m'être fait confisqué mon poste parce que j'avais écouté IAM "Le Feu", si, si c'est véridique.  Bon, par moment j'arrivais à transgresser ça en ne mettant pas trop fort et à l'époque j'écoutais Skyrock qui passait de la dance, techno ou Kiss FM plus le fait d'aller un peu chez les copains de l'époque ou les déplacements en bus où certains passaient les K7 au chauffeur de bus, ça m'a permis d'être totalement décroché et has been xD. 1997 fut aussi l'acquisition de mes premiers CD grâce à ma grand-mère qui vivait à Paris en m'emmenant à la FNAC pour m'offrir mes premiers albums de Jean-Michel Jarre à savoir: The Magnetic Fields et Oxygen 7-13 et la compil' Images ! Ce fut également ma première découverte d'un groupe rock français toujours chez ma grand-mère avec Indochine qui fut vraiment ma première grosse claque musicale dans ce genre là après Queen que j'avais découvert grâce à un ami en 92! D'ailleurs, je n'arrêtais pas d'écouter le 45T "L'Aventurier" et j'avais réussi à gaver ma cousine qui était venue en vacances en même temps que moi xD. Ce fut le départ de mon aventure Indochinoise qui allait durer 12 ans plein pot.  Ensuite l'autre grosse découverte musicale fut en fin d'année, grâce à un pote Michaël qui m'a fait découvrir le harcore électro avec "THUNDERDOME XVI : THE GALACTIC CYBERDEATH", j'ai immédiatement adoré! Bon, jvous raconte pas la gueule de mes parents quand je leur ai rapporté le CD que Michaël m'avait prêté entre le design de la pochette (que j'avais adoré, j'avais même été jusqu'à le décalqué xDD) plus en le mettant dans la chaîne hi-fi, ça été très vite censuré ^^ . Et ce n'est que deux ans plus tard que j'ai pu affirmer mes goûts musicaux grâce à mon oncle, mon premier job d'été pour acheter moi même mes CD et deux ans en internat pour améliorer ma culture musicale.

J'ai également fait mon premier concert également au Zénith Omega de Toulon avec Jean-Michel Jarre lors de son Oxygen Tour, un gros moment que j'ai vécu grâce à un ami qui avait 10 ans de plus que moi (dont sa mère bossait avec la mienne) et m'avait initié à JMJ ce fut un grand moment. 

Bref, c'est avec plaisir que je partage mes morceaux de musique préférés de cette époque via une playlist spotify et quelques morceaux via youtube car pas trouvable autrement. Enjoy! (NB : j'ai mis Rammstein avec Du Hast, je n'ai découvert le morceau deux ans plus tard mais vu qu'il date de 97, j'avais envie de l'ajouter à ma playlist ^^) 

 

  

 

 

 

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26 novembre 2015

News SPECTRE-music

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Le groupe SPECTRE-music (dont j'ai parlé ici) a annoncé la date de sortie du premierEP intitulé "Inner Tides" (avec un somptueux artwork d'Ulysse Thevenon)  pour le 14 décembre prochain et sera disponible sur toutes les plateformes numériques. Une version physique collector (édition limitée), composée d'un digipack + un artbook + un accès à du contenu exclusif en ligne est disponible en pré-commande sur le site officiel du groupe pour seulement 16€. Des extraits de l'EP sont dispo également sur leur site et ça annonce du lourd (j'ai une préférence pour "Broken Mirrors), j'ai hâte d'écouter l'intégralité d'"Inner Tides". 

Site officiel de SPECTRE-music : http://www.soundofspectre.com/Spectre/spectre-officiel.html

Pour précommander l'EP: http://www.soundofspectre.com/Spectre/estore.html#!/EP-INNER-TIDES-Digipack-+-Artbook-pr%C3%A9commande/p/56644043/category=0

Pour écouter les extraits : http://www.soundofspectre.com/Spectre/music.html

Page facebook officielle: http://www.facebook.com/soundofspectre

 

22 novembre 2015

Découverte et album du jour : Angelic Foe "Mother of Abominations"

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Nouvelle découverte aujourd'hui  avec Angelic Foe dont j'avais entendu parlé, via Arcana, lors de la sortie de leur premier album  “Oppressed by the Heavens” mais auquel je n'avais absolument pas accroché. J'ai écouté le second album grâce à Equilibrium Music pensant être déçu mais c'est tout l'inverse qui s'est produit, "Mother of Abominations" (sorti le 14 septembre 2015) est un excellent album et un nouveau coup de coeur pour moi. 

Avant toute chose, une petite présentation s'impose : Angelic Foe est le projet musical d'Annmari Thim la chanteuse suèdoise du groupe Arcana dont l'idée s'est formé en 2006 Lorsqu'Annmari a écrit un ensemble de paroles consacrées à la mystique juive ainsi que les mythes des mondes démoniaques. Le genre musical d'Angelic Foe est Ethereal, symphonique, Darkwave néoclassique.

Musicalement "Mother of Abominations" est grandiose! Les morceaux sont très mélodiques et très variés avec de belles nappes synthétiques, des passages symphoniques la présence de passages de pianos, de violons, des parties de batterie-grosse claire rythmant à la perfection les pistes de l'album, une touche orientale au début du morceau "The Judgement" est très captivante ou encore le tintement de cloches sur "Pestilence and Smither" est sublime! Certains morceaux sont très aérien,quelque peu "planant", l'ensemble des pistes est une véritables invitation aux voyages vers d'autres contrées féériques mais également poétique, bref un véritable régal auditif à chaque piste. J'ai également trouvé que tous les morceaux s'enchaînent à la perfection, sans fioriture, j'ai eu l'impression de n'écouter qu'un seul et unique morceau divisé en plusieurs parties le tout dans une grande cohérence de la première à la dernière piste. C'est rare quand ça arrive avec une telle qualité, donc autant le souligner. Contrairement à Arcana qui est plutôt sombre et mélancolique, les musiques d'Angelic Foe sont plus entraînantes, dansantes; lumineuse en quelque sorte. A noter que le mixage final et le mastering ont été réalisé par Peter Bjärgo(Arcana, Sophia) himself.

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Vocalement, la voix d'Annmari est sublime et unique! Tantôt puissante, tantôt douce et rassurante mais également sensuelle et envoûtante,pleine de grâce. C'est avec plaisir qu'on la suit tout au long de cet album, il y a un côté rassurant dans sa voix que l'on pourrait la suivre n'importe où. Elle a une voix très lyrique qui m'a donné plusieurs fois des frissons de plaisir auditifs comme il m'en arrive rarement, sa voix est exquise, d'une pureté incroyable, telle une déesse. D'ailleurs pour moi, aucune comparaison n'est faisable, le timbre de voix d'Annmari est totalement unique et reconnaissable dès les premières intonations Les morceaux "Pestilence and Smither" de part son intro avec ses envolées lyriques et "Bewitching Lilith" avec son final chuchoté sont les deux titres qui m'ont le plus marqué, le plus touché :je suis "tombé amoureux de cette voix". Annmari nous invite à voyager avec elle vers un monde imaginaire rempli de mysticisme, hanté par des créatures surnaturelles et de textes religieux.

Bref, "Mother of Abominations" d'Angelic Foe est un nouveau coup de coeur musical pour moi, sans doute l'un des meilleurs de cette année 2015 que je recommande vivement de découvrir. Surtout si vous êtes fans de voix féminines imposantes, lyriques ainsi que de musique Neo classiques, Ethereals, symphoniques ou gothiques vous ne serez absolument pas déçu par cet album. Encore merci à Equilibirum Music pour cette superbe découverte!

Je vous laisse avec mes morceaux préférés de l'album, enjoy!

Site officiel d'Angelic Foehttp://www.angelicfoe.com/

Page facebook officielle : http://www.facebook.com/AngelicFoe

Pour acheter "Mother of Abominations" : http://equilibriummusic.bandcamp.com/album/mother-of-abominations

Page facebook d'Annmarihttp://www.facebook.com/annmarithimpage

 

 

 

 

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© Cecilia Bjärgö

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23 octobre 2024

Découverte musicale : Tabernis

 

 

Ma découverte musicale coup de cœur du moment que j'ai fais via Instagram, est l'énigmatique duo Tabernis qui nous vient de Belgique ! Le duo se compose de : BeeGPipes (Bag Pipe) et de Bee-NOne (Davul qui est un tambour à deux tête en forme de cylindre et c'est un instrument turque). Voici l'intéressante présentation et histoire mais non moins originale du duo, issue de leur site officielle :

 

Bienvenue dans le monde mystique de Tabernis, où se rencontrent des mélodies anciennes et des atmosphères sombres. Nous sommes un duo énigmatique d'apiculteurs qui transforme l'art de l'apiculture en une expérience musicale unique. Notre passion pour l'histoire et la musique nous a conduits à créer un mélange captivant de son médiévaux et d'harmonies éthérées.

 

Notre Histoire 

 

Né d'une fascination pour le passé et d'un amour pour le mystère, Tabernis entrelace les mondes de l'apiculture ancienne et de la musique sombre. Nous plongeons dans les profondeurs de l'histoire pour faire surgir des mélodies envoûtantes qui résonnent à travers le temps. Chaque pièce que nous créons est un voyage, vous invitant à explorer les ombres de la vie médiévales et les secrets des abeilles.

 

Notre Musique

Notre son se caractérise par l'utilisation d'instruments médiévaux traditionnels. Le résultat est une expérience riche et atmosphérique qui transporte les auditeurs à une époque révolue. Du doux bourdonnement des abeilles aux tonalités envoûtantes de la cornemuse médiévale, notre musique est un hommage à la beauté énigmatique du passé.

 

 

Tabernis a sorti un Ep de 3 titres en juillet dernier intitulé "Vox Tenebris Alvum" qui est très mélodique, percutant et mystérieux. J'ai énormément accroché à la musique du duo qui m'a un peu rappelé l'excellent groupe Barbarian Pipe Band (qui semble avoir disparu de la circulation) avec les abeilles et le côté sombre en plus. "Vox Tenebris Alvum" s'ouvre avec "Dark Hive" qui signifie "Ruche sombre" débutant par un air de cornemuse accompagnée de bourdonnements d'abeilles, le tintement d'une cloche au loin avec le sentiment de marcher tranquillement en pleine nature, puis résonne le Davul. L'ambiance est lente, lourde avec une voix féminine éthérée qui murmure et semble dire "Come into the Dark Hive", l'invitation à rejoindre la ruche est lancée. Le rythme ralenti encore plus au trois quart de la chanson, la sensation d'être quasiment immobilisé au sein de cette ruche sombre où les abeilles sont de plus en plus nombreuses, puis la mélodie reprend son rythme, plus puissante et s'accélérant de plus en plus comme si on courait pour atteindre le cœur de la ruche au plus vite ! Le titre s'achève par le bourdonnement des abeilles qui redouble de plus belle, nous voici pleinement arrivé dans le monde musicale de Tabernis de façon totalement atypique mais qui n'est pas pour me déplaire !

Le second morceau "Carmen Reginarum" confirme que nous sommes totalement arrivés au sein de la ruche car le titre signifie "Reine Carmen", ce titre est à l'opposé du précédent c'est à dire qu'il est très percutant, dynamique, je l'interprète comme une sérénade en l'honneur de la Reine de la ruche ! Le titre est accompagné d'une vidéo live du duo jouant en pleine forêt, le résultat est top avec une version quelque peu différente de celle de l'Ep ! 

 

 

La dernière piste "Alveus Umbrae" qui pour ma part, signifierait "Alvéole sombre" (je n'en suis pas certain à 100%). Ce morceau doit être un titre issu d'un morceau traditionnel folklorique, malheureusement je n'ai pas trouvé d'information à ce sujet, cependant je l'avais déjà entendu avec Barbarian Pipe Band (que j'avais découvert avec ce morceau) sous un autre nom qui est "Mitdans" ! Ceci dit cette version interprétée par Tabernis est beaucoup plus punchy, entraînante, c'est une mélodie que j'apprécie énormément restant très facilement en tête et typiquement médiévale ! Il ne pouvait pas y avoir de meilleure conclusion à cet Ep qui s'achève une nouvelle fois par le bourdonnement des abeilles qui semblent nous dire au revoir ! 

 

Bref, même si c'est un Ep très court à savoir 10 minutes, "Vox Tenebris Alvum" est vraiment excellent ! Moi qui suis fan de ce type de musique, j'ai littéralement été conquis et transporté dans cet univers énigmatique et original de Tabernis ! J'espère qu'ils sortiront un album l'an prochain !

Je vous recommande vivement d'aller écouter et découvrir cet intrigant duo qui vous fera voyager dans d'anciennes contrées teintées d'apiculture !

 

Vous pouvez suivre et soutenir Tabernis via leur : Site officielFacebook, Instagram, Bandcamp, TikTok, YouTube, Spotify et Apple Music

 

17 juillet 2025

Rastaban – Ouroboros : un retour puissant et inspiré

 

Le 12 juin dernier, Rastaban sortait un nouvel EP intitulé Ouroboros.
Pour ceux qui, comme moi, aiment creuser la signification des titres, sachez que l’ouroboros est un symbole ancien et fascinant, présent dans de nombreuses cultures. Représenté par un serpent ou un dragon qui se mord la queue, il symbolise le cycle éternel : vie, mort, renaissance. (Source : Univers Celtique)

Un choix de nom qui prend tout son sens dans le parcours du groupe. Après une belle trajectoire amorcée en 2012, Rastaban est entré en sommeil de 2020 à 2023, à la suite du départ de deux de ses membres fondateurs, Mich et Dominic.

 

Cette période de silence a ouvert la voie à un renouveau : Mathieu Lacrosse (guitare électrique) et Mathieu Lesage (percussions) rejoignent le groupe en 2023, apportant une nouvelle énergie. En 2024, Rastaban remonte sur scène, plus vivant que jamais, et dévoile donc cette année Ouroboros, un EP qui scelle cette renaissance. Ce n’est pas un simple retour : c’est un nouveau cycle créatif qui s’ouvre.

 

Ouroboros est un Ep qui contient 4 anciens titres de Rastaban totalement réinterprétés et réarrangés et 2 inédits avec "Ritual Spirit" (reprise de Massive Attack) et Jig of Life (reprise de Kate Bush).  

L’EP s’ouvre sur "L’Aube des Dieux (2025 version)", et dès les premières secondes — un craquement d’orage — l’ambiance est posée. Le violon entre doucement, soutenu par le didgeridoo, et ce qui me saute immédiatement aux oreilles, c’est l’énorme gain en qualité sonore par rapport à la version de l’album Arise.
C’est plus propre, plus profond, avec un violon que je trouve plus fluide et expressif. Les percussions sont plus marquées, puissantes, et donnent un rythme tribal très prenant.
L’ajout de la guitare électrique apporte une nouvelle intensité, plus percutante, plus épique, qui donne une autre dimension au morceau. Ce remix/relecture sonne comme une montée en puissance, tout en respectant l’âme de la version d’origine. Et que dire de la voix de Marine ? Je la trouve plus profonde, envoûtante, et surtout plus déterminée que jamais. Elle semble totalement habitée par le morceau, avec un chant qui vient des tripes et qui renforce toute la tension dramatique du titre.

 


Nous enchaînons avec "Zora (2025 version)", dont le nom signifie Aube. C’est un morceau rythmé et solaire, aux accents résolument festifs. Les percussions sont omniprésentes, mises en avant avec beaucoup d’équilibre, soutenues par la guitare et le violon dans un ensemble très fluide. La voix de Marine, plus aérienne et lumineuse que sur le titre précédent, se fondant parfaitement dans cette atmosphère de célébration. La réinterprétation de ce morceau est vraiment réussie, à la fois fidèle à l’original et portée par une nouvelle énergie.

La troisième chanson est une reprise de Massive Attack "Ritual Spirit", publiée en février dernier (et évoquée ici), et dont je ne me lasse toujours pas. Je trouve que ce morceau offre un moment de douceur et de sérénité qui fait du bien à mi-parcours de l’EP. La seule chose que je rajouterais à ce que j'avais écris dans mon article, c'est que Rastaban ne cherche pas à copier Massive Attack, mais à réinventer la chanson dans son propre univers entre sensualité contenue et intensité latente. Le résultat est audacieux, et franchement réussi.  La quatrième piste est "Arise (2025 version)" qui est définitivement mon titre préféré du groupe. Il débute de la meilleure des manières (du moins pour moi) : avec la guitare de Mathieu: c’est tranchant, direct, et ça donne une toute autre puissance au morceau. Chaque élément semble plus affûté : les percussions claquent, les voix sont pleines de relief, et le tout dégage une intensité que je trouve totalement grisante.

 

 

Nous poursuivons notre voyage musical avec la magnifique chanson "Rusalka (2025 version)". Pour la petite explication du titre, la Rusalka est une sorte de sirène ou d'ondine de la mythologie slave. Créature de l'eau, dont elle jaillit dans une nudité séductrice ou virginale, elle apparaît aux hommes pour les attirer dans les profondeurs. (source radiofrance.fr) Le morceau s’ouvre de manière poétique, avec le bruissement de l’eau qui s’écoule, bientôt rejoint par quelques notes de guitare légères et cristallines, qui évoquent pour moi les gouttes d’une pluie d’été, délicate et apaisante.
Puis le violon d’Arno entre doucement, tissant une mélodie fluide, presque hypnotique, avant que les percussions ne viennent structurer l’ensemble. La voix de Marine, à la fois éthérée et captivante, s’élève au-dessus de tout ça, comme un chant venu des profondeurs, entre séduction et mystère. Le morceau monte en puissance de façon progressive tout du long, pour s'achever un apothéose avec un déchaînement musical de part les excellents riffs de Mathieu, les percussions dynamiques et dansante, le bourdonnement du didgeridoo. Marine y chante alors de façon presque chamanique, comme prise dans une transe, entre incantation et invocation. Ce climax donne l’impression d’assister à un rite ancien, entre fascination et puissance brute.
"Rusalka (2025 version)" n’est pas seulement beau : c’est un morceau ensorcelant, magnétique, qui vous entraîne dans ses courants pour ne plus vous lâcher.

 

 

"Ouroboros" s'achève sur le reprise de Kate Bush "Jig of life", un titre qui m'était complètement inconnu avant la découverte de la reprise de Rastaban. Cette chanson déborde d'énergie percutante avec un tempo très enjoué, une ligne de guitare bien lourde et tranchante, des percussions bondissantes, un violon qui entraîne irrésistiblement le corps à suivre le rythme. D'ailleurs à chaque écoute de ce titre je dansais sur ma chaise, alors que j'étais en train de rédiger cette chronique. Vocalement, Marine n'a rien à envier à la talentueuse Kate Bush: je la trouve terriblement efficace avec une belle puissance et apporte une force nouvelle à ce morceau. "Jig of life" offre un final épique, vivant  comme un dernier souffle de danse avant que le cercle ne se referme.

 

 

Avec Ouroboros, Rastaban signe un retour fort, sincère et profondément incarné. En six titres, le groupe montre non seulement qu’il est toujours là, mais aussi qu’il a évolué, qu’il s’est réinventé sans renier son essence. Les anciennes compositions gagnent en ampleur et en puissance grâce à cette nouvelle formation, tandis que les reprises apportent un souffle inattendu, entre hommage et appropriation. Mention spéciale à "Arise", "Rusalka" et "Jig of Life", qui montrent trois facettes bien différentes mais tout aussi brillantes du groupe : la puissance galvanisante, le mysticisme envoûtant, et l’énergie festive. Cet Ep a beau être court (en même temps c'est le principe même d'un tel format 😅), il est riche et bien construit, sans temps faible. J'ai fortement apprécié que le groupe révèle au compte goutte chacun des titres de l'Ep, en vidéo live enregistré à Atelier Rock (Huy). J'ai ressenti la forte complicité qu'avait tous les membres entre eux, de part leurs regards ou leurs échanges les uns avec les autres malgré la configuration en cercle. Et bravo également pour le taff sonore, car la qualité est vraiment incroyablement top !
Cela donne clairement envie d’entendre la suite et de les retrouver sur scène. Je ne sais pas ce que Rastaban nous réserve pour la suite, mais si c’est du même acabit, je signe les yeux fermés.

 

Pour suivre et soutenir Rastaban, vous pouvez le faire via le : site officiel , Facebook, Instagram, Bandcamp et YouTube

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5 janvier 2013

B3 - Le dernier EP de Placebo

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Je viens de découvrir que Placebo a sorti en octobre (il était temps que je me réveille xD) un EP intitulé B3 composé de 5 titres! J'ai écoutél'intagralité de cet EP via deezer et juste 3 morceaux me plaisent beaucoup, à savoir : "B3", "I Know you Want to Stop" et "I.K.W.Y.L (I Know Where You Live). Bon, B3 est pas mal, une intro électro présent en fond tout au long du morceau, puis le reste du morceau est pop-rock, guitares saturés, batterie percutante par contre, on entend pas trop la basse de Stefane Olsdal, ce qui est dommage. Un bon morceau, made in Placebo dans la même veine que les morceau époque "Sleeping with ghosts" je trouve. Vient ensuite "I Know You Want to Stop" qui est une reprise de Minxus (que je ne connaissais pas à ce jour, donc je suis allé sur youtube écouter la version originale), qui est une bonne reprise, avec un duo Brian-Stefan et qu donne un côté plus punchy, plus rock que l'original! Vient ensuite "The extra" morceau calme, un peu électro à laquelle que je n'accroche guère. Par contre, le morceau suivant "I.K.W.Y.L" est mon coup de coeur de cet EP! Un super morceau dont l'intro fait pensé à l'excellent "Black Eyed" de l'album "Black marcket music" et le reste du morceau qui me fait penser à "36 degrees" de le premier album "Placebo" en un peu moins nerveux mais qui envoie bien, surtout la fin qui est terrible. Bref, un bon morceau qui rappelle le bon Placebo de la première heure!! Puis le dernier morceau "Time is Money" une balade de 7 minutes qui est sympa mais sans plus. Bon, faut dire qu'à la base, les balades ce n'est pas ce que j'apprécie dans un groupe de rock à moins que celui-ci s'appelle Queen, donc mon avis n'est peut-être pas très objectif non plus. Et puis 7 minutes je trouve ça un peu trop long même si vers la fin le morceau devient intéressant avec une partie batterie-piano plus la voix de Brian Molko pas trop nasillarde ce qui le rend sympathique! 

En bref, Placebo revient plutôt en forme avec cet EP, 3 ans après "Battle for the Sun" qui fut un peu décevant! Reste à savoir si pour le prochain album du groupe, Placebo sera toujours dans cette lignée (ou même mieux) ou pas. Pour le savoir RDV au printemps de cet année afin d'en savoir plus (le nom n'a pas encore été dévoilé).

Pour écouter l'EP, c'est par ici

Et voici donc mes trois morceaux préférés de cet EP, enjoy:

 

 

 

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2 octobre 2023

Dianne - Unleash the Siren

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Unleash the Siren est le second titre de Dianne Van Giersbergen issu de son projet solo Dianne dont l'album "Soulward Bound" sortira d'ici 5 ans. Pour ce nouveau titre Dianne s'est entouré de Joost van den Broek (Powerwolf , Epica , Blind Guardian ),  Timo Somers (ex- Delain , Ayreon ) à la guitare, Luuk van Gerven (ex- After Forever ) à la basse et Roel van Helden à la batterie.

Ce titre est une chanson sur la gestion du stress ainsi que de l'anxiété liés aux traumatismes et comment faire face à ce démon intérieur. J'ai trouvé "Unleash the Siren" fantastique, plus percutante qu'After the Storm qui envoyait du lourd mais également plus dramatique. Le passage avec uniquement le choeur qui chante à partir de 3'40 est vraiment magnifique, très prenant pendant presque une minute, j'en ai eu des frissons dès la première écoute.  Le clip est la suite d'"After the Storm" et je trouve ce procédé très original, la réalisation faite par le groupe symphonique néerlandais Blackbriar est magnifique et très soignée !  

Je suis impatient d'entendre le prochain titre qui sortira l'an prochain. En attendant, vous pouvez rejoindre le Patreon de Dianne où elle sera en live samedi 7 octobre à 21H15 et vous pourrez profiter de nombreux avantages comme un accès anticipé à ses clips musicaux, des vlogs exclusifs, des remises, des messages vocaux hebdomadaires etc.... Vous pouvez accéder au Patreon en cliquant ici

Je vous laisse avec le clip "Unleash the Siren", enjoy !!! 

✦ 𝗧-𝗦𝗛𝗜𝗥𝗧 𝗣𝗥𝗘-𝗦𝗔𝗟𝗘 & 𝗠𝗘𝗥𝗖𝗛 https://diannevangiersbergen.com/shop/ ✦ 𝗦𝘁𝗿𝗲𝗮𝗺 𝗗𝗜𝗔𝗡𝗡𝗘'𝘀 𝗺𝘂𝘀𝗶𝗰 𝘃𝗶𝗮: Spotify - https://open.spotify.com/artist/3Hwon... Apple music - https://music.apple.com/us/artist/dia... Other streaming platforms - https://distrokid.com/hyperfollow/dia... ✦ 𝗥𝗲𝗮𝗱 𝘂𝗽 𝗼𝗻 𝗺𝗲 & 𝗰𝗼𝗻𝗻𝗲𝗰𝘁 𝘃𝗶𝗮: Website - https://diannevangiersbergen.com Facebook - https://www.facebook.com/diannevangie... Instagram - https://www.instagram.com/diannevangi... ✦ 𝗦𝘂𝗽𝗽𝗼𝗿𝘁 𝗗𝗜𝗔𝗡𝗡𝗘'𝘀 𝗺𝘂𝘀𝗶𝗰 𝘃𝗶𝗮: Patreon - https://www.patreon.com/DIANNEvanGier... An open Paypal donation - https://www.paypal.com/donate/?hosted...

 

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6 décembre 2015

Toybloïd : IF YOU DARE / HOOKED single

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 (Artwork by Atelier Belle Lurette et  )

Ca fait un moment que je connais et suis plus ou moins Toybloïd", je les avais découvert totalement par hasard en assistant au DDLP (Division De La Pop) de 2007 et j'avais pas mal accroché et apprécié leur performance scénique très énergique, ils envoyaient du lourd. Pour ceux qui ne connaissent pas Toybloïd, c'est un groupe français basé à Paris de Rock - Punk - Garage composé de Madeleine,Pierre et Lou dont l'aventure a débuté le 1er juin 2007.

Après avoir sorti leur premier Ep "From Scratch" en 2013, Toybloïd nous revient en cette fin d'année avec l'excellent single "If You Dare / Hooked" en attendant la sortie prochaine de leur album prévu pour début 2016! "If You Dare / Hooked" est un single très efficace, plein d'énergie et de peps. Des lignes de basses agressives, des riffs de guitares acérés, une batterie percutante et une voix féminine (celles de Lou et Madeleine en choeurs) accrocheuse, puissante chantant en anglais à la perfection tout comme Madeleine qui assure les choeurs. Les deux morceaux restent dès la première écoute en tête, c'est frais, simple efficace. 

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Bref, "If You Dare / Hooked" est un excellent premier single pour Toybloïd, me faisant aux groupes de rock féminins des années 70, début 80 tel que "The Runaways", "Joan Jett & The Blackhearts" entre autre. C'est exactement le genre de rock que j'aime et souhaite écouter et avec ce single de Toybloïd, ça tombe pile poil et si c'est le genre de zic que vous aimez écouter, foncez découvrir Toybloïd et "If You Dare / Hooked", vous ne serez pas déçu. Vivement l'album! Je vous laisse avec la lyric video officielle d'"If You Dare" qui est super original et très bien réalisé par Matthieu Roche . Enjoy!

Site officiel de Toybloïd : http://www.toybloid.com/

Page facebook officielle : http://www.facebook.com/toybloid

Twitter officiel : http://twitter.com/toybloid

Soundcloud officiel : http://soundcloud.com/toybloid

Pour acheter le single : http://itunes.apple.com/fr/album/if-you-dare-hooked-single/id1059446994

  

 

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19 juin 2015

"Born For This Journey" le premier EP d'ØBE

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En janvier dernier je vous parlais du groupe ØBE crée par Mr MelanoBoy et Charles (Apoplexie) et bien leur premier album "Born For This Journey"est sorti hier et c'est u album extra. Musicalement je trouve que c'est très original, ça sort vachement de l'ordinaire. L'ambiance est plutôt chaleureuse, chamanique, envoûtante, mystérieuse et quelque peu psychédélique avec une touche d'exotisme. Le morceau "Yoj" en est la représentation parfaite, on se croit dans un périble en pleine jungle délirante le tout renforcé par des voix reverses très prenante.
L'EP en lui-même, me rappelle (un peu) l'excellent album "Zoolook" de Jean Michel Jarre, je trouve qu'il y a le même état d'esprit et la même originalité, qualité artistique. En parlant d'originalité, à noter celle des titres "Yoj" et "Tahw" écrit à l'envers. des mots originaux.. La seule chose que je "regrette" c'est que ce n'est qu'un EP, ça semble trop court. 

Bref, "Born For This Journey" est un excellent premier EP, que je vous recommande vivement de découvrir mais de préférence au calme afin de l'apprécier pleinement. avec un bon casque, le rendu n'en sera que meilleur et vous pourrez déconnecter complètement pour effectuer un voyage intérieur en tout quiétude.

Je vous laisse avec deux morceaux (je n'ai pas de préféré cette fois, ils sont tous très bons) pour le reste vous avez soit soundcloud soit bandcamp. Enjoy!

Pour vous acheter l'EP (dispo en format digital ( 4€) et K7 DIY, sur cette dernière il y a 4 titres + 1 titres bonus : https://obetranswave.bandcamp.com/ 

Soundcloud : https://soundcloud.com/obe_project 

Page facebook officielle : https://www.facebook.com/obetranswave 

 

 

1 janvier 2014

Ma rétrospective musicale 2013

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L'année 2013 s'est achevé,, l'heure pour moi de revenir en vidéo sur les morceaux que j'ai le plus aimé à travers mon top 10 , enjoy!

1) Oxygen avec l'album "Rêvolution" le meilleur album pop-rock français 

 

2) Stromae et son excellent album "Racine carré", meilleur album francophone

 

 

3) X-Kin ma meilleur découverte électro - synthpop 

 

 

4) Deleyaman : Meilleure découverte Ambient Darkawave

 

5) Wardruna : meilleure album folk-ambient

 

 

6) Didier Wampas & Bikini Machine meilleur album rock  

 

7) l'OST "Remember me" d'Olivier Derieviere

 

8) Eycromon meilleur album Synth-rock / wave / electro  

 

9) l'EP de Noël Matteï 

 

 

10) Lacrimosa meilleure découverte Darkwave 

 

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1 décembre 2025

A Tergo Lupi – Howl, un chef-d’œuvre dark-folk

 

Il est des groupes ou des artistes qui, dès la première écoute, nous percutent et nous touchent au plus profond de l’âme. A Tergo Lupi appartient sans conteste à cette catégorie. Avec Howl, leur troisième album, ils livrent une œuvre aussi puissante que bouleversante.

 

Avec Howl, le duo italien ne propose pas un simple album, mais un véritable rite initiatique : un cheminement intérieur où chaque titre marque une étape, une petite mort, une fracture ou une renaissance. Fidèle à son esthétique Dark/Folk profondément organique, A Tergo Lupi tisse une œuvre qui oscille entre instinct animal, spiritualité païenne et vulnérabilité humaine. Durant ce voyage musical, Fabio & Camilla utilisent avec brio différents langages tel que l'anglais, l'italien mais également le suédois, l'islandais et le latin !

À l’écoute de l'album, on traverse tout un spectre d’émotions : la rage, le déracinement, l’effondrement, la reconstruction. Avancer, chuter, se relever, accepter, couper, renaître : le cycle complet d’une métamorphose.

 

Howl s’ouvre magistralement avec Furia (que j'avais déjà chroniqué), troisième single publié mais logiquement première chanson du disque, tant elle incarne l’explosion originelle de l’album. Les éléments s’y soulèvent, la nuit appelle l’ombre et l’ombre appelle la tempête. Entre incantations et visions apocalyptiques, le morceau ne cesse de monter en puissance, se déchaînant après le pont musical jusqu’au dernier souffle, porté par un chant d’une forte intensité par Fabio, soutenu par la présence lumineuse de Camilla. Furia dépeint une rage qui dévore tout, avant de laisser place à la paix ardemment réclamée.

 

 

On enchaîne avec Irae, le dernier single et clip révélés le jour de la sortie d'Howl et de nouveau, c'est un titre somptueux. Après la rage et la tempête, place à la colère lourde et froide. Le tempo est plutôt lent, lourd mais puissant, profondément marqué par le tambour chamanique de Fabio et la tagelharpa de Camilla. D'ailleurs, ce qui me touche le plus dans ce titre, ce sont les deux passages que Camilla chante "Dawning flames breathe on…" et "Old long yearned bliss falls…", sa voix éthérée apporte une touche presque mystique. Elle flotte au-dessus de la rage incarnée par Fabio, comme un voile hypnotisant qui transforme la colère en quelque chose de plus grand, presque rituel. Grâce à elle, Irae ne se contente pas d’exprimer la fureur : il la magnifie, il l’illumine autrement. Frissons garantis. 

 

Irae est magnifiquement accompagné d’un clip somptueux, dans la parfaite continuité de Furia. On y retrouve ces personnages feuillus intrigants de Furia, des chorégraphies splendides et, bien sûr, le charisme incroyable de Fabio et Camilla. L’une des choses que j’admire le plus chez A Tergo Lupi, c’est leur créativité artistique jusque dans leurs visuels : chaque clip est une œuvre à part entière, soignée, unique, d’une beauté folle. Chapeau à eux !

 

 

Notre voyage musical intérieur se poursuit avec Chimera, un morceau qui m’a particulièrement touché, non seulement à l’écoute, mais également en en traduisant les paroles. Cette chanson est une exploration douce et mystique de la mémoire, du désir, et de cette part de soi que l’on cache au monde… et parfois même à soi-même. À travers les tempêtes intérieures, les mirages et les renaissances, Chimera montre comment nos fantômes personnels peuvent devenir des forces de paix lorsqu’on accepte enfin de les libérer.

C’est une chanson de réconciliation, où l’on commence à entrevoir un soi plus vrai, plus apaisé, comme une lumière encore fragile mais déjà déterminée. Un titre profondément intime, qui m'a touché en plein cœur.

 

Place à Brostin Von, un titre en islandais signifiant “Espoir brisé”. C’est probablement l’un des morceaux les plus émouvants de l’album. Il évoque les mensonges que ce soit ceux des autres, mais aussi ceux que l’on se raconte à soi-même, un cœur desséché, des espoirs entièrement brisés et des racines qui brûlent. Et malgré cette sensation de fatigue, de lassitude, de se tenir au bord du précipice, persiste cette volonté de ne pas mourir : continuer à exister, même quand tout se désagrège en nous et autour de nous.

 

 

Avec Embrace, on entre dans le moment douceur et délicatesse d’Howl. Camilla y chante presque toute la première partie, les trois quarts avant le final porté par Fabio, et sa délicate voix donne à l’ensemble une lumière ténue, presque hésitante. Le morceau parle de chemins obscurcis par les ronces, de rêves difficiles à retrouver, de ces ombres qui nous suivent malgré nos efforts pour avancer. C’est un titre plein de retenue, qui fait du bien après le début assez intense de l’album. La tagelharpa de Camilla, omniprésente et très appuyée, apporte une mélancolie profonde, comme si le temps, soudain, se suspendait.

 

La piste suivante, Entwine, s'ouvre sur les percussions de Fabio sur son tambour chamanique, donnant un souffle vif, brut, instinctif. C’est un morceau qui parle d’élan, de courage, de ces jours où l’on ose et de ceux où l’on ploie sous le poids des choses. La nature est au cœur de la chanson : un cœur de bélier, le rythme d’un lièvre, les bois printaniers, autant d’images qui symbolisent un réveil intérieur, le début d’une renaissance. On recoud peu à peu les voiles déchirées (“needle fingers mend my sails”) et on se remet à viser plus haut, plus loin, même avec des ailes en lambeaux. Entwine rappelle simplement ceci : certains jours, on porte le monde sur nos épaules ; d’autres, on réussit à s’élancer loin, à quitter l’obscurité qui nous rongeait. Mais que dans tous les cas, on avance. 

 

Poursuivons notre voyage musical avec Undertow : on entre dans un moment plus sombre et introspectif. Le morceau porte bien son nom : c’est un courant qui tire vers le fond, une sensation de glissement silencieux sous la surface. On y ressent un poids, une tension sourde, comme si quelque chose nous attirait vers nos zones les plus enfouies. Undertow agit comme un passage important du voyage : un rappel que, dans tout processus de reconstruction, il existe ces instants où l’on retombe un peu, où l’on se laisse happer avant de remonter.

 

 

La huitième piste de l'album est In Veins, qui fut le premier single dévoilé par le groupe en septembre 2024 et dont j'avais déjà rédigé une chronique. Un an après, je ne m'en lasse toujours pas ! Je n'avais pas noté l'ambiance tribale qui s'y dégage, c'est très intense que ce soit musicalement et vocalement. Les paroles évoquent un torrent intérieur qui remonte soudain à la surface : une rivière qui “coule comme du sang”, qui “brûle la gorge”, qui te saisit et te tire vers les profondeurs. Nous sommes tiraillés entre désir et cauchemar, entre quête et perte de repères. Des murmures nocturnes, des langues mêlées, des références aux Hespérides ou aux pétales sombres esquissent un paysage mystique où tout semble à la fois sacré et menaçant, c'est brutalement hypnotique et j'adore ! 

 

Avec Heimweh, A Tergo Lupi signe son second titre le plus poignant d'Howl et également le second single dévoilé par le groupe. En allemand Heimweh signifie "mal du pays", mais ici c'est plus la perte de soi qui y est évoquée. Ce moment où tu erres sans but, tu te sens totalement vide intérieurement, à sec en traînant une blessure profonde qui te déstabilise en permanence mais que des graines en ton for intérieur continuent de lutter et se tiennent prêtes à germer. Malgré le fait de se retrouver dans un épais brouillard, quelque chose en nous refuse de s'éteindre. C’est ce qui rend ce titre aussi bouleversant : il parle d’un cœur à vif, oui, mais aussi d’une résistance silencieuse, presque têtue, qui continue d’espérer. Pour moi, Heimweh est une marche douloureuse mais lumineuse, une de celles qui nous ramènent doucement vers nous-mêmes. 


Et que dire de la somptueuse vidéo, qui traduit à la perfection la chanson et l'errance intérieure !  

 

Le clip joue avec deux présences distinctes, mais dans un même lieu, comme deux temporalités superposées. On voit d’abord une silhouette masquée, couronnée de branches, marcher péniblement le long d’une plage voilée de brume. Le jour est gris, presque blanc, et la figure avance en traînant derrière elle un long tissu qui s’alourdit à chaque pas. Tout chez elle respire la fatigue, le poids, la lutte. C’est la part de soi qui résiste, qui survit, qui avance même quand tout s’effondre.

Plus loin, des plans de terre sèche et craquelée apparaissent, filmés en gros plan. Une surface brisée, vidée de toute vie, où rien ne semble pouvoir pousser. C’est le reflet parfait de cet état intérieur où l’on se sent desséché, fragmenté, épuisé jusqu’au sol. Un paysage de cœur fissuré.

Puis, apparaît une seconde figure sur la plage: une silhouette féminine, drapée, filmée cette fois sous une nuit totale illuminée par une éclipse. Là où l’autre marche écrasé par le poids, celle-ci danse, les bras levés vers le ciel, comme dans un rituel nocturne. Elle incarne l’abandon, l’acceptation, la transformation. Les deux figures ne se croisent jamais, mais elles se répondent : elles sont deux visages d’un même voyage intérieur. La lutte et la délivrance. Le jour et la nuit. La sécheresse et la renaissance.

Le clip se termine sur un plan saisissant : un drapeau planté dans le sable, immobile, tourné vers une étendue blanche où la mer et le ciel semblent avoir disparu. Aucun horizon, aucune vague, juste un voile de brume qui efface tout repère. La silhouette n’est plus là. Ne reste que ce drapeau fragile, comme un vestige de ce qui a été traversé, un signe que quelque chose a été déposé là, offert au silence. Une conclusion épurée, presque sacrée, qui résonne en parfaite continuité avec les dernières notes de tagelharpa. A Tergo Lupi signe un véritable bijou artistique !

 

 

 

On termine l'exploration d'Howl avec le triptyque final In Limine, décliné en trois étapes : Fall (chute), Sever (arracher) et Leave (laisser).
La première partie est une ultime chute, portée par le chant très aiguë de Camilla, presque spectral, comme venu d’outre-tombe. Les percussions graves et la tagelharpa renforcent cette tension dramatique, jusqu’aux derniers battements du tambour chamanique de Fabio. On a vraiment l’impression d’avoir touché le fond, de façon définitive

Sever s’ouvre de façon lente, sombre, et le reste du long de cette deuxième étape. Camilla y chante en italien :

 

"Se flebile
Stringi niente
Sogno che attende
Mentre mi sradichi"

 

Au milieu de cette immense plainte, on se retrouve accroché au vide, suspendu à rien d’autre que l’attente d’un rêve : celui d’être enfin arraché à cette profonde tristesse, à ce déracinement douloureux. Cette fois-ci, c’est Fabio qui assure les chœurs, renforçant encore davantage l’émotion poignante du passage. C’est magnifiquement beau, poétique, et tragique à souhait. 

 

Leave s'ouvre avec le chant déchirant de Camilla, hormis Lisa Gerrard, rarement une chanteuse ne m'avait autant pris aux tripes, touché en plein coeur et de mon âme. D'ailleurs, je trouve que cette partie là sonne pas mal Dead Can Dance, ce qui n'est absolument pas pour me déplaire. Mais cette plainte bouleversante est vite remplacée par plus de chaleur et d’espoir, lorsque les voix de Fabio et Camilla se rejoignent en parfaite harmonie. À ce moment-là, on sent que la douleur, le vide et l’ombre sont enfin laissés derrière. Quelque chose se rouvre. On avance vers la lumière, vers le mieux, vers un chemin nouveau, où l’on se retrouve, pleinement, et sur lequel la confiance renaît.

 

Pour conclure cette chronique (longue, certes, mais nécessaire), A Tergo Lupi nous offre un véritable chef-d’œuvre musical, visuel et artistique. On dit souvent que le troisième album est celui de la maturité ou de la confirmation : ici, Howl fait bien plus que confirmer : il renforce la place du duo parmi les groupes incontournables de la scène dark-folk. Et je dois le dire : Howl m’a parlé comme peu d’albums le font. Il m’a touché encore plus que Hide, que j’aimais déjà énormément. Mais là, on passe clairement à un autre niveau.

L’album frôle la perfection : aucun titre n’est à jeter, chacun possède sa propre singularité, sa force, sa beauté brute. Si je devais chipoter (parce que je suis peut-être trop matrixé aux œuvres découpées de Jean-Michel Jarre ou Mike Oldfield) j’aurais aimé que le triptyque final forme un seul et unique morceau découpé en trois parties distinctives, sans pause. Mais c’est vraiment pour pinailler.

Bravo Fabio & Camilla pour ce travail remarquable, d’une qualité absolument exceptionnelle.

 

Retrouvez et suivez l'actu d'A Tergo Lupi sur leur : Site officiel Facebook, Instagram, Bandcamp et le Shop

 

 

7 novembre 2025

Made In Heaven, 30 ans après : quand la fin devient éternelle

 

Il y a 30 ans sortait le dernier album de Queen Made In Heaven. Du moins, le dernier avec Freddie Mercury, puisqu’il y a eu ensuite l’album Queen + Paul Rodgers. 
Cet album posthume a été publié en 1995, trois ans après le décès de Freddie. Il contient les derniers enregistrements de 1991, mais aussi des titres retravaillés, initialement issus de projets solo :

 

  • Heaven for Everyone, extrait de l’album de Roger Taylor avec The Cross (1988),
  • Too Much Love Will Kill You, tiré de l’album solo de Brian May (1988) et je trouve que la version chantée par Freddie supplante celle de Brian,
  • Made in Heaven et I Was Born to Love You, issus de Mr. Bad Guy, l’album solo de Freddie (1985), ces deux nouvelles versions sont beaucoup plus percutantes et entre dans une autre dimension. D'ailleurs, j'avais découvert les versions Made In Heaven avant les versions Mr. Bad Guy et j'étais très déstabilisé les premières fois ^^

 

Tous ces morceaux ont été réarrangés par Brian, Roger et John, avec un soin évident.

Je me suis replongé dans l’album pour cette chronique, et hormis My Life Has Been Saved qui me touche moins, je dois dire que l’ensemble reste très bon. De même, le titre gospel Let Me Live est génial et reste dans le plus pur esprit de Queen, qui a toujours pris le risque d’explorer différents styles musicaux — avec plus ou moins de réussite (coucou Hot Space !).
Mais cette fois, pas de chronique "titre par titre" : j’ai choisi de me concentrer sur les morceaux les plus bouleversants, ceux qui portent la voix de Freddie jusqu’au bout.

 

Mother Love

 

Mother Love est le dernier enregistrement de Freddie. Il n’a pas pu aller jusqu’au bout, et c’est Brian qui a pris le relais pour le dernier couplet (qui s'en sort avec brio). Ce morceau est particulièrement bouleversant : même affaibli, Freddie livre un deuxième couplet d’une puissance vocale saisissante, et surtout des paroles d’une tristesse infinie :

 

I've walked too long in this lonely lane
J'ai marché trop longtemps dans ces rues vides
I've had enough of this same old game
J'en ai eu assez de ce même jeu obsolète
I'm a man of the world and they say that I'm strong
Je suis un homme du monde et ils disent que je suis fort
But my heart is heavy, and my hope is gone
Mais mon cœur est lourd, et je n'ai plus d'espoir
Out in the city, in the cold world outside
Dehors, au cœur de la ville, dans le monde glacial
I don't want pity, just a safe place to hide
Je ne veux pas de pitié, juste une place où me cacher en sécurité
Mama please, let me back inside
Maman, je t'en prie, laisse-moi revenir à l'intérieur

(Source Lacoccinelle)

 

C’est la première fois que je l’écoute au casque, et l’explosion sonore m’a encore plus submergé.
La fin — ce mélange d’impro vocale live à Wembley, de l’extrait de Going Back et du cri d’un bébé — m’achève systématiquement.

 

You Don’t Fool Me

 

Plus loin, You Don’t Fool Me reste un de mes titres préférés.
Écrit par Roger et Freddie, enregistré en 1991 (et ça s’entend), retravaillé en 1995, c’est un morceau souvent critiqué… mais que j’ai aimé dès la première écoute.
Groovy, pêchu, porté par une superbe ligne de guitare de Brian May, il amène une respiration rythmée dans un album globalement très mélancolique.

 

A Winter’s Tale

 

Enfin, impossible de ne pas mentionner A Winter’s Tale, le dernier morceau écrit entièrement par Freddie, composé depuis son appartement à Montreux, inspiré par l’hiver et la ville qu’il affectionnait tant.
Enregistrée en 1991, durant les sessions d’Innuendo, cette ballade laisse transparaître une forme de paix.
On y sent Freddie en harmonie, presque détaché du drame qu’il vivait — et c’est justement ce calme qui bouleverse le plus.

 

Untitled / Track 13

 

L’album se referme sur un morceau mystérieux, souvent oublié, simplement intitulé "Untitled", ou Track 13.
Instrumental de 22 minutes (clin d'œil aux 22 ans de carrière du groupe ?) , ce titre instrumental expérimental mêle sons électroniques, nappes atmosphériques, rires étouffés et un passage vocal de Freddie aux environs de la dixième minute : "Are running ?", répété régulièrement durant une bonne minute. 
C’est planant, déroutant, profondément contemplatif. Ce long morceau a des allures de voyage cosmique, comme un écho lointain, un espace suspendu entre la fin et l’au-delà. Certains y entendent un adieu. D’autres, un simple dernier souffle prolongé.

 

Trente ans plus tard, Made In Heaven reste un album à part. Ce n’est peut-être pas le disque le plus fort émotionnellement — ce titre revient à Innuendo — mais c’est sans doute le plus touchant à sa manière.
Pas un hommage forcé, ni un adieu larmoyant, mais un dernier témoignage — humain, fragile, parfois bancal, mais profondément sincère.
Et ça suffit largement à en faire un album qu’on n’oublie pas.

 

 

25 juillet 2025

Corpus Delicti – Room 36 : la renaissance continue

 

Le groupe niçois à la renommée internationale, Corpus Delicti, amorce définitivement son retour en annonçant un nouvel album, Liminal, prévu pour le 28 novembre prochain (précommandes disponibles ici), et en dévoilant un nouveau single, "Room 36", après les excellents "Chaos" et "A Fary Lie" (ce dernier ne figurera toutefois pas sur l’album).

Pour celles et ceux qui découvriraient le groupe, Corpus Delicti est une formation emblématique de la dark wave / goth rock, fondée en 1992, séparée en 1997 après avoir signé quatre albums studio et deux compilations. En 2020, le groupe se reforme, d’abord pour faire revivre ses morceaux cultes sur scène. Il faudra attendre 2023 pour entendre l’inédit "Chaos", suivi en 2024 de "A Fary Lie". Le line-up d’origine (Sébastien – chant, Franck – guitare, Chrys – basse, Roma – batterie) s’est légèrement modifié avec l’arrivée de Fabrice Gouré à la batterie qui succède cette année à Laurent qui a quitté le groupe pour des raisons familiales 

 

De gauche à droite (Chrys, Franck, Sébastien et Fabrice)

"Room 36" poursuit avec brio cette renaissance artistique. Dès l’intro, on retrouve l’atmosphère sombre, tendue, mais toujours élégante, propre à Corpus. C’est la basse hypnotique de Chrys qui ouvre le morceau : une ligne grave et lancinante, qui installe une tension palpable. Puis surgit la guitare de Franck, tranchante et spectrale, tandis que la batterie martèle un rythme sec, régulier donnant au morceau un rythme implacable. Par-dessus, la voix immédiatement reconnaissable de Sébastien : intense, précise, galvanisante. Le morceau est d’une efficacité redoutable, avec un refrain qui vous reste en tête et donne des fourmis dans les jambes. Il incarne à merveille l’art du morceau gothique qui fait danser l’ombre.

Le tout est sublimé par un clip noir et blanc superbe, à l’esthétique inquiétante et sobre, où le groupe partage l’écran avec Jean-Luc Verna, artiste à la présence fascinante. Sa performance m’a d’ailleurs rappelé, par instants, celle du regretté Keith Flint de The Prodigy — même rage intérieure, même intensité troublante.

 

 

Corpus Delicti signe ici un troisième single d’une qualité et d’une maîtrise remarquables. Le groupe ne se contente pas de ressusciter son passé en recopiant ses anciens succès : il puise dans son héritage pour mieux le réinventer, avec une approche moderne, percutante, et toujours fidèle à son identité. "Room 36" confirme que ce retour n’est ni opportuniste, ni nostalgique : c’est un renouveau sincère, porté par un vrai souffle créatif. A noter que le groupe sera en concert à la Maroquinerie de Paris le 29 novembre 2025 et vous pouvez réserver vos billets ici : 

Voici le visuel de l'album réalisé par Jean-Luc Verna et vous retrouverez en-dessous la tracklist de l'album

 

 

01. Crash
02. Room 36
03. It All Belongs To You
04. This Sensation
05. Under His Eye
06. Chaos
07. Fate
08. Endless Sighs
09. Out Of Steam
10. Liminal

Suivez et retrouvez l'actualité de Corpus Delicti sur leur : site officiel, Bandcamp, Instagram, YouTube . 

11 février 2013

Mon avis sur le nouvel album d'Indochine : Black City Parade

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Ca y est le dernier album d'Indochine "Black City Parade" est sorti aujourd'hui! Bon soyons honnête, je n'ai pas attendu aujourd'hui pour découvrir ce nouvel album, je l'ai écouté en streaming via iTunes où il est en intégral depuis le 5 février. Qu'en est-il alors de ce nouvel album? Et bien ma foi, il est très bon et il est la bonne surprise de ce début d'année 2013. Autant "Memoria" ne m'avait pas du tout botté (ce qui est toujours le cas, je trouve le morceau trop long) et j'étais inquiet pour l'album mais finalement il est passé tout seul dès la première écoute, contrairement à La République des Meteors m'avait pas mal déçu et dont il m'a fallut un peu plus d'un an pour l'apprécier. Musicalement c'est excellent l'ensemble est plutôt puissant, malgré que l'on soit loin de la nervosité des guitares qui claquent et de la patate qu'Indo envoyait à l'époque Dancetaria-Paradize-Alice et June. Il y a trois morceaux qui font un peu "réchauffés" à savoir l'intro du morceau "Le Messie" qui identique au final de "Stef II",  la mélodie du morceau "College Boy" est identique à "Belle et Sebastiane" et "Thea Sonata" me fait penser à "Drugstar" côté rythmique qui se met en place.... Malgré tout les mélodies restent facilement en tête, tout comme les paroles d'ailleurs qui sont toujours aussi Made in Sirkis, pas de gros changement dans les thèmes abordés mais ça passe quand même. Mes coups de coeur sont pour le morceau "Belfast" avec un côté bien électro et les guitares puissantes tout au long du morceau, une réussite ainsi que le morceau "Nous demain" un morceau très entraînant, bonnes guitares saturés, un refrain prenant, bref un excellent morceau Indochinois et l'intro "Black Ouverture" + "Black Parade City" tendance un peu indus, on sent la patte Oli de Sat. L'ensemble de l'album est donc très bon, sauf "Memoria" qui est un ton en dessous et je ne suis pas du tout déçu pour Black Parade City, d'ailleurs avec ma chérie nous allons acheter deux places de concerts pour Nice, j'ai hâte!

Il n'empêche, qu'il ne faut pas se fier aux single car entre "Madness" de Muse, "A l'Ombre" de Mylène Farmer et "Memoria" d'Indochine auxquels je n'avais point accroché, le reste de l'album de ces 3 artistes sont très bons ^^

Voici certains de mes morceaux préférés, enjoy :

 

 

 

 

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17 octobre 2012

Vanitas

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Honte à moi!!! Je me suis apperçu que je n'avais pas fait une chronique sur l'album de My Friend Skeleton : Vanitas!!!! Quel manque de sérieux, ce n'est plus ce que c'était! Bref, passons et attaquons les choses sérieuses!

Vanitas est le premier album Postapocalyptic Megalomania Punk du groupe allemand, un double album pour être précis sorti en avril 2010. Le premier album qui est "Hinter der Maske Schönheit der" (Derrière le masque de beauté) orienté dans une ambiance obscure, mélancolique et mystérieuse. Le second album ""Lauert der Tod" (Si la mort guette) est orienté dans un style électro et indus. Les morceaux sont tantôt en allemand, tantôt en anglais avec des touches de français qui ne gâchent en rien la beauté de l'album et des chansons. A noter que le premier album est réalisé par My Friend Skeleton mais que le second est réalisé par leur alter ego My Skeleton Friend.

Le début du premier voyage commence avec l'intro très prenante "The Nightmare  Within" avec le déclenchement d'un vieux parlophone d'où une voix semblant venir d'une lointaine époque chante une mélodie (que l'on retrouve plus tard dans l'album) puis arrivent en même temps des murmures, des sonorités robotiques puis la musique qui rententie au loin montant crescendo tel une ambiance de film d'horreur et s'imposer pour nous plonger totalement au sein du cauchemard (idéal pour Halloween ^^). Puis vient "The Dead One" un super morceau doux et mélancolique dont le rythme de fond me fait penser à un battement cardiaque, la voix de Violetta nous envoûte complètement qui est renforcée par celle d'Amaya lors du refrain. Ensuite le premier morceau "dansant" de l'album qui est "Black Widow" morceau percutant avec ses passages d'orgue symphonique l'ensemble est parfait! Le morceau suivant "Charonpenny" où la pureté et la douceur de la voix d'Amaya sont parfaites, on est littéralement transporté ailleurs. L'enchainement se fait avec "Funeral Of a Broken Doll (Her version)" single de l'album très poignant racontant le drame et le funeste destin d'une jeune fille, la voix de Kay Ozz en français rend très bien, la tristesse et la mélancolie sont à leur comble sur ce morceau et on a des frissons quand Amaya chante "I hear your calling and I have no fear". La chanson suivant "Alice" ne laisse pas insensible non plus, très mélodique et triste à la fois. Le duo Amaya et Kay Ozz est somptueux et le mélange de celles d'Amaya et Violetta rendent très bien. S'ensuit le magnifique "Requiem" interprété en latin par Kay Ozz accompagné par un clavecin on se croit en pleine cérémonie d'incantation pour réveiller morts et démons en tout genre. Le voyage se poursuit avec "Schwester im Spiegel" avec un côté  baroque très sympa racontant une histoire de deux soeurs. Retour du mélancolique et poignant aveec le morceau "Caroline" très onirique et orchestrale qui accompagne à la perfection la douceur de la voix d'Amaya. Ce morceau me fait penser par moment à une berceuse. L'album s'achève par "Spinning dream" avec un nouveau duo Amaya-Kay Ozz en première partie totalement en osmose et une seconde partie instrumentale avec les voix de chaque membre du groupe qui prononce des phrases en allemand, en anglais, en français et même en japonnais. 

 

 

 

 

Le second voyage nous emmène dans une direction totalement opposée et raconte l'histoire en six parties (Roboterblut) d'un robot. L'ensemble est musicalement électronique, mélodique et varié. Ainsi "Roboterblut Ouverture" est certes teinté de sonorité électro mais avec des influences orientales qui me font penser à quelques morceaux de Lorenna Mckennitt l'ensemble est très bien réalisé. "Roboterblut Act I" est intégralement parlé par Kay Ozz commençant à raconter l'histoire de ce robot sur fond musical futuriste et indus. "Roboterblut Act II" est le premier morceau très dansant de ce second album avec la voix de Kay Ozz et le rythme qui montent  en puissance tout au long de la chanson. Puis vient "Roboterblut Act III" avec une intro d'un peu plus d'une minute avec Kay Ozz qui continue de raconter l'histoire avec Amaya et les voix robotisées avant que la musique parte en puissance avec les guitares qui claquent accompagnés d'une batterie totalement survoletée enflammant le morceau qui est mon préféré de l'album. L'histoire se poursuit avec "Roboterblut Act IV" avec cette fois des sonorités celtes et moyen-âgeuse électronique qui s'accordent très bien au morceau et à l'album avant de conclure par "Roboterblut Act V" plus ambiant et mélancolique. Ensuite c'est le morceau "Funeral Of a Broken Doll (His version) version EBM qui s'enchaîne par le délirant "Fassadenbaustelle" toujours interprété par Kay Ozz avec sa propre version du Joker!! "Ochita Tenshi" seul morceau chanté par Amaya tantôt en anglais tantôt en japonnais, très mélodique et dansant. "Chérie" une belle histoire d'amour qui commence par un teintement d'une cloche accompagné par un orgue symphonique présent tout au long du morceau avec la  voix grave de Kay Ozz qui nous envoûte totalement. Puis le voyage s'achève avec le mélancolique et émouvant "Missed Calls" qui est l'histoire d'une personne perdant une autre, racontée de façon originale par Amaya qui conclue de manière parfaite cet excellent "Vanitas". 

Site officiel du groupe : http://www.my-friend-skeleton.com

Page facebook officiel : http://www.facebook.com/MFSkeleton?fref=ts

Et pour écouter l'intégralité de "Vanitas" c'est par ici

 

 

 

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19 décembre 2025

Alice & June, vingt ans d’émotions intactes

 

Aujourd'hui, nous fêtons l'anniversaire d'un de mes albums préférés d'Indochine (si ce n'est mon préféré) à savoir Alice et June ! C'est le 10ème album studio du groupe publié le 19 décembre 2005 et 4 ans après le monumental Paradize, qui avait signé le retour en grâce d'Indo ! Le line-up de l’époque était le suivant, de gauche à droite sur la photo :

 

 

Marc Eliard, Nicola Sirkis, Oli de Sat, Mr Shoes et Boris Jardel

 

Vingt ans plus tard, Alice & June n’a pas pris une ride. Je le trouve toujours aussi efficace, aussi sombre que puissamment beau. L’album existe en deux versions : une version simple, et une version double que j’ai aimée instantanément. Deux disques complémentaires : Alice au pays des cauchemars – La Promesse et June au pays des merveilles – Le Pacte!

 

Je me souviens m’être acheté Alice & June le jour de sa sortie, et n’avoir écouté que cet album ce jour-là. En boucle. Comme une évidence. Le lendemain, Indochine donnait ce fameux Concert Secret à la Cité de la Musique à Paris. Un moment suspendu, intense, qui a scellé à jamais mon lien avec cet album. Alice & June n’a donc jamais été pour moi un simple album, mais une véritable expérience. Il est arrivé à une période charnière de ma vie, à 21 ans, alors que tout se cumulait : mon premier logement, des études menées de front avec un travail, et une relation amoureuse aussi forte que compliquée. Dans ce quotidien parfois étouffant, cet album est tombé à point nommé, devenant une échappatoire précieuse face aux tracas de l’époque.

 

Dès les premières secondes, avec ces tics-tacs d’horloges qui s’affolent et se détraquent rapidement, Alice & June installe une atmosphère inquiétante. Puis débute le très sombre Les Portes du soir, véritable porte d’entrée vers le pays des cauchemars, en compagnie d’Alice et d'emblée, c'est saisissant et magnifique ! S’enchaîne Alice & June, premier single révélé par le groupe : un titre extrêmement nerveux, aux guitares lâchées à pleine puissance, dont les riffs font immédiatement mouche.

 

Ce premier disque regorge également de titres devenus incontournables. On y retrouve Gang Bang, Ladyboy (deuxième single) et son somptueux clip, sans doute l’un des plus originaux de la carrière du groupe, ou encore Adora (troisième single contenant l’excellent 999 et le parfait remix signé Oli de Sat).

 

 

Alice laisse aussi place à des moments plus sensibles, comme le très touchant Pink Water 3, en duo avec Brian Molko, sans oublier le furieux Vibrator, dont l’énergie brute n’est pas sans rappeler Punker.

 

Mais s’il ne fallait retenir qu’un titre, ce serait sans hésiter Black Page, mon morceau préféré des deux albums. Une mélodie imparable, des guitares saturées, un combo basse/batterie percutant et incisif, au service de paroles qui résonnent encore aujourd’hui, comme : « Je n’ai pas envie là / De devenir qu’un adulte imparfait »
ou « J’en ai jamais assez de ma réalité / À trouver des vampires / À qui parfois sourire ».

Le deuxième couplet, tout aussi marquant, approfondit encore ce sentiment de malaise et de peur de l’effacement : « Ce monde pourrit de loin / Est-ce que tu veux vivre / Encore avec moi ? »
Un passage fort, porté par un refrain terriblement efficace, qui s’ancre en tête dès la première écoute.

 

 

Le second disque, June au pays des merveilles – Le Pacte, n’est évidemment pas en reste. J’aime toujours autant son introduction, Le Pacte, qui reprend la mélodie de Douce nuit dans une version boîte à musique volontairement vrillée, presque inquiétante.

June, morceau central de cette seconde partie, aborde le thème de l’anorexie avec une grande justesse, et s’impose comme l’une des chansons les plus poignantes de l’album.

À l’image de La Promesse, la partie June regorge elle aussi de titres devenus incontournables : Crash Me, Belle & Sébastiane, le délirant Harry Poppers avec Didier Wampas, mais aussi les très émouvants Talulla et Morphine, sans oublier le magnifique Starlight.

 

 

Avec le recul de ces vingt années, un seul titre me paraît avoir moins bien traversé le temps : Aujourd’hui je pleure, en collaboration avec AqMe. Enfin, Alice & June s’achève sur Pink Water 2, version intégralement chantée en anglais par Nicola Sirkis, toujours accompagné de Brian Molko. Un duo tout en retenue, dont les voix se complètent parfaitement, offrant une conclusion douce-amère et presque apaisée à cet album dense et tourmenté.

 

Vingt ans après sa sortie, Alice & June reste clairement un album à part dans la discographie d’Indochine. Un disque dense et sombre, dans lequel il est facile de plonger… et de se perdre.

Pour moi, il n’a jamais cessé d’être plus qu’un simple album. Il est lié à une époque, à des souvenirs précis : comme la tournée sur laquelle j’ai assisté au plus grand nombre de dates, ou encore le privilège d’avoir été Indoreporter et d’avoir rencontré le groupe. Mais surtout, il est lié à des émotions qui, elles, n’ont pas vieilli. Alice & June continue de résonner, différemment peut-être, mais toujours avec la même intensité.

Avec le recul, cet album apparaît comme une œuvre charnière, ambitieuse et profondément habitée, qui a permis à Indochine de confirmer son retour au premier plan tout en explorant des territoires plus sombres et introspectifs. En 2025, Alice & June tient toujours debout, intact, et rappelle que certains albums ne s’écoutent pas seulement : ils s’accompagnent, traversent le temps… et les vies.

 

Pour suivre Indo et leur actualité, c'est par ici : Site officiel, Facebook, Instagram et YouTube

 

©Peggy M.

 

(moi en 2005, lors de l'attente à la Cité de la Musique, pour le Concert Secret)

19 novembre 2025

Lyric Noel met les tripes sur la table avec “Blood in the Water”

 

Nouvelle bombe musicale avec Lyric Noel et leur excellent nouveau single "Blood In the Water" ! J'avais découvert le groupe il y a 3 ans avec leur magistrale reprise "Carol of the Bells", une version metal ultra dynamisée, bien lourde que ce soit musicalement et vocalement ! Après, je n'avais pas trop cherché à développer l'exploration de leur univers, je m'étais éloigné du metal (hormis DIANNE et les quelques classiques incontournables pour moi CoF, SOAD....) à ce moment là en étant plus dans la vibe dark-folk et cie... J’avais donc mis leur nom de côté… jusqu’à ce que je tombe par hasard sur un extrait de Blood In the Water en scrollant mon feed Insta. Et là… claque monumentale.

Avant d’aller plus loin, petite présentation rapide :

 

 

 

Originaire de la région de Dallas‑Fort Worth (Texas), Lyric Noel a débuté seule avant que son projet ne prenne l’ampleur et ne devienne le groupe éponyme qu’on connaît aujourd’hui. À sa tête : Lyric Hollar (chant / autrice-compositrice) et Russell Hollar (guitare / production / compositeur) qui sont rejoints plus tard par Robert Gray (guitare / compos),et Jerrin Castillo (batterie / backup vocals)

 

Revenons donc à nos moutons à "Blood In the Water" qui nous plonge littéralement dans une ambiance suffocante et puissante. De tous les titres de Lyric Noel, c’est, à mon sens, leur titre le plus fort et celui qui me procure le plus de frissons, que ce soit musicalement, mais surtout vocalement sur lequel Lyric chante avec toutes ses tripes à la limite de la brisure. Plus d'une fois j'en ai eu à l'écoute de certains passages chantés surtout sur le dernier couplet "Blood for... / Blood in the water / Blood on their hands / blood in the water / blood on their hands". Nous sommes face à un texte riche de multiples symboles et métaphores puissantes, entre murs de verre qui renferment des secrets tus, courants qui entraînent vers les profondeurs, et cris enfermés dans le silence. L’ensemble évoque un traumatisme profond, enfoui, mais qui cherche à s’exprimer, à se libérer — quitte à éclabousser de rouge ce qui l'entoure.


La mer devient ici une métaphore du chaos intérieur, de cette noyade émotionnelle que l’on ne peut arrêter. Le refrain obsédant, martelé comme un mantra, agit presque comme un exutoire, un cri de révolte face à ce qui a été infligé. À travers ce texte, Lyric Noel semble évoquer une expérience profondément traumatique, quelque chose qu’elle a vécu, subi, qu’elle transforme en une vague de colère, de douleur, mais aussi de puissance retrouvée. Les images du verre brisé, des secrets enfouis, du corps fragmenté et du sang dans l’eau dessinent une descente vertigineuse, à la fois physique et mentale. Mais loin d’être une simple complainte, 'Blood in the Water' devient une libération, un cri viscéral, une reprise de pouvoir.

 

Le visuel qui accompagne Blood in the Water prolonge cette sensation d’étouffement et de tension émotionnelle. On y voit Lyric évoluer entre plusieurs états : tantôt debout avec le groupe, tantôt allongée (ou en rampant) dans l’eau, les yeux rouges, tenant un bouquet, qui est image puissante évoquant à la fois la mort symbolique et une forme de renaissance. Juste avant le passage final “Blood for…”, elle ouvre les yeux et reprend son souffle, comme si elle revenait à la vie après une noyade émotionnelle.

 

En parallèle, une autre version d’elle-même apparaît, portant un bijou en forme de mains sur les yeux autre symbole fort qui pourrait incarner la censure, l’aveuglement imposé, ou l’oppression vécue. Ce double visuel intensifie le message du morceau : celui d’une mémoire oppressante, d’un traumatisme enfoui, mais aussi d’une volonté de reconquête identitaire. Le clip ne montre pas, il suggère, mais avec une force esthétique redoutable.

 

C'est la première fois que je fais une analyse aussi poussée d'un morceau ainsi que d'un clip, mais cela me semblait très important de le faire. La chanson et le clip m'ont vraiment touché  et j'avais envie de mettre tout ce que je ressentais à lecture de celui-ci. 

 

Je vous laisse avec le clip et pour suivre et soutenir Lyric Noel, c'est par ici : site officiel, Facebook, Instagram, Patreon, Twitch et TikTok . Enjoy !!

 

12 juin 2026

Krystal System – Da Punch : l’impact en pleine face

 

 

Avec Da Punch, Krystal System ne revient pas sur la pointe des pieds : le groupe défonce la porte, branche les machines et balance un uppercut électro-metal en pleine face. Quatrième album de la formation, ce nouveau disque porte son nom à merveille tant il frappe fort, avec une énergie frontale, nerveuse et dévastatrice. Après plus de dix ans d’attente, autant dire que le retour valait largement le coup.

 

Le coup est porté dès le titre éponyme de l’album, Da Punch, morceau percutant, nerveux à souhait, traversé par une tension permanente et un sentiment d’urgence. Cette urgence transparaît pleinement dans les paroles, où Krystal System dresse le portrait d’un monde au bord de la rupture : les arbres brûlent, les mers débordent, la pression monte, tandis que l’humanité reste prisonnière de son inertie. La phrase “We don’t feel, we don’t move, we don’t care” résume à elle seule toute la force du morceau : un constat glaçant sur notre capacité à rester immobiles face au chaos. Pourtant, le refrain laisse aussi entrevoir une envie de rupture, celle de chercher un autre endroit, de sortir de cette course absurde et de lâcher prise.


Avec Someday, Krystal System déplace le curseur vers un territoire plus intime et mélancolique. Après l’urgence frontale de Da Punch, le morceau ouvre une brèche intérieure, traversée par le souvenir, la solitude et le besoin d’ailleurs. Le “un jour” du titre sonne comme une promesse fragile : prendre le risque, dire adieu, apaiser les traces de la mémoire et atteindre un autre espace. Entre l’envie de rester et celle de partir, entre la blessure de la solitude et la possibilité d’en faire une force, Someday transforme l’isolement en matière sensible. Textuellement, la noirceur se fait plus douce, tandis que musicalement, le titre conserve toute sa force percutante et tranchante. L’ensemble n’en est pas moins poignant, porté jusqu’à sa conclusion par un effet de clavecin qui s’intègre à la perfection et apporte une touche d’originalité particulièrement réussie.

Je ne vais pas revenir en détails sur Eclats rouges car je l'ai chroniqué en tant que single en juillet dernier (tout comme je ne reviendrais pas sur Skippy bop). Ce que je peux rajouter en plus, c'est que son texte prolonge parfaitement l’imagerie du combat qui traverse Da Punch : le ring, les coups, les corps mis à l’épreuve, mais aussi la violence transformée en spectacle, entre lumières, paris et bookmakers. Les “éclats rouges” deviennent alors autant des traces de coups que des fragments de rage et de douleur, tandis que les “étoiles étalées sur les paupières” donnent au titre une dimension presque visuelle, entre brutalité physique et vertige intérieur. 

 

 

 

On enchaîne avec l’excellente Iryna’s Song, qui voit cette fois Seven ouvrir le chant, un choix particulièrement appréciable tant sa voix rauque et puissante apporte une intensité immédiate au morceau. Musicalement, le titre s’impose dans une veine indus comme je les aime, avec un beat lourd, une guitare omniprésente et une mélodie imparable qui rend l’ensemble ultra dansant. Et c’est précisément ce décalage qui rend les paroles encore plus bouleversantes, puisque Bonnie m’a confié que le morceau faisait écho au meurtre d’Iryna Zarutska, jeune réfugiée ukrainienne assassinée en août 2025 dans une rame du métro léger de Charlotte, aux États-Unis. Entre douleur, innocence fauchée et prière vers l’Éden, Iryna’s Song devient alors bien plus qu’un morceau percutant : un hommage sombre, vibrant, et profondément humain.

 

 

Neon Cage démarre sur une introduction que j’aime beaucoup, dans cet esprit un peu “à l’ancienne” où l’on entend les membres du groupe échanger entre eux et faire quelques tests de son. Ce genre de détail apporte immédiatement une dimension plus humaine au morceau, comme si l’on entrait dans le studio avec Krystal System avant que la machine ne se mette pleinement en route. On retrouve d’ailleurs ce même esprit à la fin du titre, lorsque le son baisse progressivement jusqu’à clôturer définitivement le morceau. J’adore retrouver ce type d’effet, qui donne au titre une présence plus organique, presque comme si l’on assistait à une prise vivante plutôt qu’à une simple piste figée. Côté texte, Neon Cage évoque davantage une forme de discipline et de construction de soi dans un monde moderne, électrique et sous pression. La “cage néon” devient alors moins une prison qu’un espace de tension, presque un terrain d’entraînement intérieur, où l’on avance entre contrôle, endurance et volonté de se forger soi-même.

 

Place à Mélodie en sous-sol, seul titre instrumental de l’album, et quel instrumental ! Référence évidente au film d’Henri Verneuil, ce morceau semble pourtant porter son titre bien au-delà du simple clin d’œil : la mélodie paraît réellement provenir d’un endroit caché, comme une boîte à musique souterraine dont on entendrait le mécanisme se remonter tout au long du morceau. L’ambiance y est clairement cinématographique, quelque part entre dystopie et univers industriel, avec cette impression d’avancer dans un décor sombre, métallique, presque abandonné. Un titre court, mais particulièrement évocateur, qui installe à lui seul des images très fortes.

 

Poursuivons avec Soleil Noir, titre qui s’ouvre sur une batterie envoyant toute sa puissance percutante. Le morceau frappe autant par son énergie que par son atmosphère urbaine et nocturne, portée par des images très visuelles : sirènes à 200 décibels, écran de verre, phalènes attirées par la lumière et cette “déesse” inattendue qui prend les traits d’une Citroën. Derrière ces visions à la fois poétiques et grinçantes, Soleil Noir dessine un monde saturé de bruit, de reflets et de faux éclats. Un morceau frontal et très visuel, où la nuit industrielle devient un véritable théâtre électrique, mais aussi un espace de retrait, comme si la solitude devenait une manière de résister au vacarme extérieur.

 

Nouvel Age est la chanson la plus calme de l'album même si les paroles restent percutantes et sarcastiques avec une critique de notre monde moderne qui promet beaucoup, mais formate tout sur son passage. Le texte, mordant et sarcastique, évoque une époque du calibrage, de l’image et du superflu, où “hors du calibrage, point de salut”. Derrière les promesses de partage, de libération et de progrès, le morceau laisse surtout entendre une société obsédée par l’apparence, les sondages et l’art de plaire. Dans les couplets et le refrain en français, Bonnie étire presque systématiquement les derniers mots de chaque vers avec une intonation descendante, donnant au chant une couleur hypnotique et désabusée. Ce procédé vocal renforce parfaitement l’ironie mordante du texte, comme si chaque phrase retombait lourdement sur ce “Nouvel Age” calibré et sans relief.

 

 

On arrive sur mon titre préféré de l’album avec A World That Is Yours, qui m’évoque par moments Rammstein, notamment Du Hast, dans cette façon d’installer une pulsation électro en arrière-plan. C’est puissant, indus à mort et explosif à la fois : tout ce que j’adore ! Sur ce morceau, Seven assure les couplets tandis que Bonnie prend en charge le refrain, et l’association fonctionne à merveille. L’ensemble se révèle terriblement efficace, avec une mélodie qui reste immédiatement en tête. Derrière son titre, que l’on pourrait traduire par “Le monde t’appartient”, A World That Is Yours évoque un amour absolu, sans concession, traversé à la fois par les souffrances, les joies et l’espoir. Le morceau ne sonne pas comme un simple hymne lumineux, mais plutôt comme une déclaration intense, où l’amour devient un monde à part entière, avec ses blessures, ses élans, ses cages intérieures et son besoin de liberté. La phrase “Inside a cage I think about how freedom feels” prend alors tout son sens : même au cœur des limites, des doutes ou des douleurs, quelque chose continue de chercher l’air, la lumière et la possibilité d’aimer pleinement.
 

 

 

Place ensuite à Headhunter, reprise du célèbre titre de Front 242. Un choix qui tombe sous le sens tant l’héritage EBM et électro-indus semble dialoguer naturellement avec l’univers de Krystal System. Le groupe ne se contente pas d’un simple hommage : il s’approprie le morceau avec son énergie propre, ses guitares, sa tension et cette manière de faire sonner l’indus de façon à la fois frontale et organique. Sincèrement, la reprise est absolument excellentissime, au point que je la préfère même à l’originale !
 

Poursuivons avec l’hypnotique What If I Fail?, que j’adore également ! La chanson est intégralement chantée par Seven, et c’est d’ailleurs l’une des grandes forces de Krystal System : que ce soit Bonnie ou Seven derrière le micro, le rendu vocal fonctionne à merveille. Il m’arrive assez souvent, dans ce genre de configuration, d’être davantage sensible à l’une des deux voix. Ici, rien de tout cela : les deux apportent quelque chose de fort, de complémentaire, et le résultat est excellent dans les deux cas. Une fois encore, Krystal System signe un refrain qui fait mouche, porté par une mélodie qui s’accroche immédiatement en tête. Côté texte, What If I Fail? aborde le doute sous la forme d’une métaphore maritime. Construire un bateau, lever l’ancre, affronter les tempêtes, les calmes plats et l’incertitude du voyage : tout semble parler d’un départ nécessaire, mais traversé par la peur de tomber, de se tromper de route ou de ne pas arriver à temps. Pourtant, malgré l’horizon vide, une phrase résume toute la force du morceau : “But still I’m sailing”. Malgré le doute, continuer à naviguer.


Déjà abordé lors de ma chronique consacrée au single Éclats Rouges, Skippy Bop mérite tout de même d’être replacé dans l’ensemble de Da Punch. Avec son ton grinçant et son refrain volontairement absurde, le morceau tourne en dérision un monde administratif et entrepreneurial déshumanisé, où tout semble passer par les tickets d’admission, les conditions d’adhésion, les dossiers imparfaits, la restructuration et le rendement optimum. Derrière son apparente légèreté, Skippy Bop cache une critique mordante du langage corporate et de ses formules toutes faites, comme si l’absurde devenait la seule réponse possible face à une machine qui broie les individus avec le sourire.

 

 

Terminons ce voyage musical avec Wonder Who?, qui s’ouvre sur une superbe introduction au piano (et se conclue de la même façon : frissons garantis) avant de basculer vers une ambiance plus synthétique. Le refrain se distingue notamment par un effet vocal cybernétique très original et parfaitement réussi, au point de donner presque l’impression d’entendre une présence mécanique prendre le relais. Clin d’œil volontaire aux êtres cybernétiques de Doctor Who ? Difficile à dire, mais l’effet fonctionne à merveille et apporte au morceau une vraie singularité.

La question “Wonder who is pulling the strings?” revient alors comme une idée fixe : qui tire réellement les ficelles ? Derrière l’apparente simplicité des paroles, le titre laisse planer une sensation plus trouble, presque liée aux mécanismes de l’inconscient. Entre joie, piqûres, mouvement permanent, vitesse et besoin soudain de tout arrêter, Wonder Who? semble interroger cette part invisible de nous-mêmes qui agit, décide, fuit ou se fige sans toujours se laisser comprendre. Une conclusion efficace, presque entêtante, qui clôt l’album sans apporter de réponse claire, mais en laissant résonner une dernière inquiétude.
 

Pour conclure, Da Punch est un excellent album de Krystal System, et même, à mes yeux, le meilleur du groupe. Aucun titre ne semble en dessous d’un autre : l’ensemble fait preuve d’une constance remarquable tout au long de ses 13 morceaux, sans baisse d’intensité ni passage dispensable. Je suis d’autant plus heureux de pouvoir enfin chroniquer un album de Krystal System, tant le groupe fait clairement partie de mes formations préférées. Avec Da Punch, Bonnie, Seven et Phi signent un retour puissant, inspiré et sans concession, à l’image d’un album qui porte décidément son nom à merveille.

 

Vous pouvez pré-commander Da Punch en format physique sur le site d'Alfa Matrix et en format numérique sur le Bandcamp d'Alfa Matrix également ! Vous pouvez suivre Krystal System via leur : site officiel, Facebook et YouTube !

 

 

22 juin 2026

Landroid - Constellation : un voyage cosmique au cœur des liens invisibles

 

 

Ça y est !! Landroid est bel et bien de retour avec un nouvel album intitulé Constellation, sept ans après l’excellent Imperial Dunes !

 

Pour accompagner cette sortie, Landroid a eu la géniale idée de proposer à sa communauté une expérience immersive durant cinq jours, complétée par l’envoi d’un passeport numérique. Celui-ci dévoilait la liste des onze titres, leurs paroles, ainsi que différentes énigmes et missions particulièrement ludiques. Chaque jour, un nouveau mail nous invitait également à découvrir les coulisses de la création de Constellation : l’arrivée de Nigel au sein du groupe, les premières idées de chansons enregistrées par Cooper sous forme de notes vocales, les carnets d’écriture de Hank the Dragon ou encore une capsule temporelle nous emmenant à la découverte du passé musical de chacun des membres.

 

Faute de temps et d’organisation personnelle, je n’ai malheureusement pas pu participer pleinement à cette aventure. J’ai néanmoins trouvé cette initiative particulièrement intéressante et enrichissante, malgré un petit bémol : les vidéos partagées par le groupe ne proposaient que des sous-titres en anglais, ce qui pouvait rendre leur compréhension parfois difficile.
 

Avant toute chose, il est important de préciser que Constellation n’est pas un simple album, mais un album-concept construit autour des liens qui nous unissent. Il évoque ces fils invisibles qui nous relient à notre passé, à notre avenir et aux personnes qui façonnent notre existence. À l’image d’étoiles dispersées dans le ciel nocturne, chacun suit sa propre trajectoire. Pourtant, lorsque celles-ci se croisent et se rejoignent, elles finissent par dessiner quelque chose de plus vaste : une constellation.

 

L’arrivée de Nigel Roman au sein de Landroid s’intègre d’ailleurs parfaitement dans l’univers de Constellation. Loin de donner l’impression d’une présence extérieure ou simplement additionnelle, il participe pleinement à la nouvelle ampleur narrative de l’album. Son apport renforce autant la dimension humaine du récit, centrée sur deux amants pris dans une spirale irréversible, que sa portée plus mythologique liée à Yaldabaoth et à cette création imparfaite dont les conséquences échappent à celui qui l’a déclenchée. L’alchimie avec Cooper est également l’une des grandes réussites de l’album : les deux sont véritablement en osmose, leurs voix et leurs sensibilités se répondant avec une belle évidence.

 

À travers cette nouvelle dynamique, Landroid gagne en relief et en profondeur. Les voix, les points de vue et les émotions semblent se répondre comme différentes étoiles d’une même carte céleste, donnant à l’album une cohérence encore plus forte.
 

Constellation s’ouvre avec The Beginning, un morceau puisant dans le récit gnostique de la création du monde. Celui-ci met en scène Yaldabaoth, un être imparfait qui, se croyant seul maître de l’univers, façonne le monde matériel malgré les avertissements des puissances divines qui lui sont supérieures.

 

Derrière cette dimension cosmique apparaît déjà la question centrale de l’album : que se passe-t-il lorsque l’on déclenche quelque chose qu’il devient impossible d’arrêter ?

Le récit quitte alors les origines de l’univers pour se resserrer autour de deux amants. Après avoir braqué une banque, ils se retrouvent confrontés à un coup de feu qui fera irréversiblement basculer leur existence. Deux histoires en apparence très éloignées, mais traversées par la même peur : celle des conséquences d’un acte sur lequel il n’est plus possible de revenir.

 

 

Tout au long de son écoute, je n’ai pu m’empêcher de trouver ce deuxième album de Landroid terriblement poétique et touchant, autant par ses paroles et les thèmes abordés que par sa dimension musicale.

Parmi ces thématiques, le groupe évoque avec une grande justesse les héritages invisibles, notamment avec Autonomous, qui interroge le poids du passé, la figure paternelle et la nécessité de trouver sa propre voie.

 

Mais Constellation parle surtout de l’amour comme lien, refuge et vertige, à travers des titres comme Say My Name, Nine Moons, When You Close Your Eyes ou encore Stay.

Dans cette partie de l’album, Landroid explore différentes nuances du sentiment amoureux : l’attirance, le manque, la mémoire et cette peur de voir l’autre nous échapper.

Say My Name possède une dimension plus immédiate et charnelle, tandis que Nine Moons s’impose comme l’une des plus belles respirations de l’album. Plus proche de la ballade, le titre touche par sa mélancolie lumineuse et cette sensation d’éloignement que l’on tente malgré tout de traverser. When You Close Your Eyes prolonge cette idée en laissant apparaître les fantômes du passé, ces souvenirs amoureux qui continuent d’habiter les lieux, les gestes et les silences.

Plutôt que d’exister séparément, ces chansons semblent former une même constellation intime autour du désir, de l’absence et de la persistance des souvenirs.

 

Et justement, Stay occupe une place particulière dans l’album, puisqu’il s’agit sans doute de mon titre préféré de Constellation. Peut-être parce qu’il évoque cette immense peur de voir l’autre s’éloigner, même lorsqu’il est encore présent à nos côtés. On y ressent une supplication intime, presque désespérée, magnifiquement portée par Nigel, qui fait selon moi des merveilles sur cette chanson. Comme si le simple fait de demander à l’autre de rester devenait déjà un aveu de fragilité. Le refrain, construit autour de cette supplication simple, "Stay / Please stay / I’ll do anything", résume à lui seul toute la fragilité du morceau.

 

 

Landroid y capte avec beaucoup de justesse ce moment trouble où l’amour ne suffit plus forcément à retenir quelqu’un, mais où l’on continue malgré tout à tendre la main. Dans le cadre de Constellation, Stay devient alors l’une des étoiles les plus sensibles de l’album : celle qui rappelle que les liens qui nous unissent peuvent être puissants, mais aussi terriblement vulnérables.

 

Musicalement, j’adore également sa ligne de basse énergique et hypnotisante. Cooper y fait preuve d’une grande maîtrise : cette basse apporte selon moi toute la profondeur du morceau, comme un mouvement intérieur qui maintient la chanson en tension permanente.

Cette importance accordée à la basse se prolonge sur Say My Name, où elle continue d’occuper une place essentielle. Elle donne au morceau une pulsation plus charnelle, presque magnétique, comme si elle venait traduire physiquement l’attirance entre les deux personnages. Après la supplication fragile de Stay, Say My Name semble prolonger ce même lien sous une forme plus fiévreuse et immédiate.

La basse devient alors l’un des fils invisibles de l’album, reliant les chansons entre elles autant qu’elle relie les émotions des protagonistes.

 

 

 

Hank the Dragon trouve également une place importante dans cette traversée émotionnelle. Déjà marquant lors de sa sortie, le titre prend encore plus de sens une fois replacé au cœur de Constellation. Il ne fonctionne plus seulement comme un morceau magnifique, efficace et terriblement addictif, mais comme une pièce essentielle du puzzle imaginé par Landroid.

Dans le contexte de l’album, Hank the Dragon semble prolonger les questionnements autour de l’erreur, de la fragilité et de cette possibilité de retomber amoureux malgré les blessures. Il y a dans ce titre quelque chose de profondément humain : cette impression d’avoir cassé quelque chose, de ne pas toujours savoir comment réparer, mais de continuer malgré tout à chercher une forme de lumière au milieu des morceaux éparpillés.

 

 

 

Cette fragilité se prolonge ensuite sur Sometimes, autre moment particulièrement touchant de Constellation. Cooper y chante tout en douceur, avec cette impression de venir nous cueillir presque sans prévenir. Sa voix avance avec une grande délicatesse, comme si l’émotion n’avait pas besoin d’être forcée pour nous atteindre.

Musicalement, le morceau conserve cette basse profonde et scotchante, qui maintient l’ensemble dans une forme de gravité intime. Nigel intervient quant à lui en chœur de manière discrète, presque en arrière-plan, mais suffisamment pour apporter une couleur supplémentaire au titre. Cette présence subtile renforce la dimension fragile et spirituelle de Sometimes, qui interroge la foi, la peur et cette forme d’amour invisible auquel il faut accepter de croire sans toujours le comprendre.

 

 

Cette dimension spirituelle trouve son aboutissement avec The Ending, qui vient refermer la boucle ouverte par The Beginning. Landroid y relie la mort des deux amants à une forme de fin du monde, non pas pensée comme une catastrophe, mais comme une libération. Dans la lecture gnostique qui accompagne l’album, le monde matériel créé par Yaldabaoth est imparfait et temporaire. Lorsque les âmes retrouvent leur lumière intérieure, elles peuvent alors se détacher de cette réalité et retourner vers le Plérôme, ce royaume de plénitude spirituelle évoqué dès le début du voyage.

 

Dans ce contexte, The Ending ne sonne pas comme une conclusion brutale, mais comme une dissolution progressive. Après les choix irréversibles, les héritages invisibles, les amours fragiles et les souvenirs qui persistent, le morceau donne l’impression que tout revient à la source. La fin devient alors moins une disparition qu’un passage, comme si Constellation achevait son récit en transformant la perte en retour vers quelque chose de plus vaste.
 

Pour conclure cette chronique, Constellation est un excellent album, profondément touchant, pour lequel j’ai un énorme coup de cœur. C’est un voyage musical qui s’écoute d’une seule traite, porté par une cohérence remarquable et une forte constance du début à la fin. Chaque titre semble trouver naturellement sa place dans l’ensemble, comme si Landroid avait pris le temps de construire un univers où rien n’est laissé au hasard.

Le groupe conserve cette ambiance lynchienne qui faisait déjà partie de son identité sur Imperial Dunes, mais la pousse ici encore plus loin. Tout paraît plus abouti, plus maîtrisé, plus immersif. Constellation possède cette capacité à installer des images mentales très fortes, entre rêve étrange, romance blessée, fuite en avant et vertige cosmique.

 

Sept ans après Imperial Dunes, Landroid ne se contente donc pas de revenir avec un nouvel album. Le groupe élargit son univers, affirme une nouvelle dynamique et signe une œuvre ambitieuse sans jamais perdre son cœur émotionnel. L’arrivée de Nigel apporte une vraie profondeur supplémentaire, tandis que l’alchimie avec Cooper renforce l’intensité de l’ensemble. Greg, de son côté, reste essentiel à cet équilibre : sa présence participe à cette identité sonore si particulière, à la fois élégante, mystérieuse et profondément immersive.

Avec ses mélodies accrocheuses, ses basses profondes, ses voix parfaitement complémentaires et son concept aussi poétique que fascinant, Constellation fait partie de ces albums qui gagnent encore en puissance au fil des écoutes. Un album sensible, immersif et terriblement attachant, qui confirme que Landroid est bel et bien de retour, et de la plus belle des manières.
 

Pour suivre l'actualité de LANDROID vous pouvez le faire via leur : Site officielFacebook , Twitter , Instagram et Bandcamp .

 

 

13 juillet 2026

Cherryshoes : l’élégance sombre de Lisa MottramCherry

 

Après avoir consacré une chronique à Archive et à leur album Glass Minds, la suite logique était de vous parler de Cherryshoes, le projet solo de l’artiste galloise Lisa Mottram. Comme je vous l’avais expliqué à cette occasion, sa voix m’a totalement foudroyé. J’ai donc voulu en savoir davantage sur son parcours musical et grand bien m’en a pris, car ce qu’elle propose est vraiment excellent.

 

Cherryshoes évolue dans un univers que l’on pourrait rapprocher d’une pop noire, rêveuse et hypnotique. Une musique située quelque part entre la dream pop, le shoegaze, la mélancolie lo-fi et cette manière très particulière de faire flotter les chansons dans une atmosphère presque nocturne.

 

Le premier titre que j’ai écouté fut Too Late, une chanson extrêmement émouvante, portée par une voix quasiment éthérée. Il y a dans ce titre une pudeur très forte, une façon de ne jamais forcer l’émotion, mais de la laisser apparaître progressivement, jusqu’à ce qu’elle finisse par prendre toute la place.
 

 

 

 

La discographie de Cherryshoes se compose pour le moment uniquement de singles, ce qui donne à son univers une forme assez particulière. Plutôt que de découvrir un album pensé comme un bloc, on entre ici par fragments, par images, par atmosphères successives.

 

Chaque titre semble ouvrir une petite fenêtre différente sur le même monde intérieur, avec ses zones d’ombre, ses éclats de lumière et cette mélancolie vaporeuse qui traverse l’ensemble. En écoutant des titres comme Too Late, Losing You, Stay with me ou Take it, j’ai rapidement retrouvé ce qui m’avait touché chez Lisa Mottram avec Archive. Cette voix qui semble flotter au-dessus de la musique, mais qui parvient pourtant à transmettre énormément d’émotion. Cherryshoes ne cherche pas à en mettre plein les oreilles. Les chansons prennent leur temps, avancent avec douceur, et c’est justement ce qui les rend aussi attachantes.
 

J’ai également un vrai faible pour le premier single que Lisa avait publié en 2017, Ride On. Deux titres y sont présents : Ride On et Justice, qui sont beaucoup moins mélancoliques que les morceaux les plus récents, mais tout aussi bons et percutants. Ces deux titres sont davantage tournés vers une électro-pop sombre, avec une pulsation plus marquée et une énergie plus directe.

 

Ride On possède déjà ce côté hypnotique que l’on retrouve dans l’univers de Cherryshoes, mais avec une approche plus rythmée. Le titre avance sans trop en faire, porté par une ambiance nocturne et par cette voix qui semble flotter au-dessus de la musique. Justice, de son côté, se montre encore un peu plus nerveux, presque plus immédiat, tout en conservant cette élégance sombre qui fait le charme du projet.

 

 

 

Ce qui est intéressant avec ce premier single, c’est qu’il permet de voir que Cherryshoes ne s’est pas construit uniquement autour de la mélancolie. Il y a aussi chez Lisa Mottram une vraie capacité à proposer des titres plus dynamiques, plus accrocheurs, sans perdre cette atmosphère particulière qui rend sa musique immédiatement reconnaissable.
 

 

 

Autre titre qui m’a marqué : Don’t Hold Your Breath, à la durée très courte, puisqu’il ne dépasse pas les 2’04. Le morceau sonne plus expérimental, moins mélancolique que ses titres les plus récents, mais toujours porté par la voix éthérée de Lisa Mottram. J’aime beaucoup le jeu de guitare, avec ses sonorités claires et légèrement rétro, qui m’a même évoqué par moments The Shadows, comme une petite touche vintage glissée dans un univers pourtant beaucoup plus sombre et étrange.
 

 

 

Je vais vous parler d’un dernier titre : Play Boy. C’est difficile de ne pas évoquer les autres morceaux, tant ils sont vraiment bons, mais il faut bien faire des choix pour rédiger cette chronique. Très accrocheuse, un peu rétro et assez douce, cette chanson ferait selon moi un très beau titre pour un début de soirée en tête à tête, avec cette ambiance à la fois légère et intime.

 

 

Pour conclure, Cherryshoes est une très belle découverte et un vrai coup de cœur. Je suis vraiment heureux d’avoir voulu en savoir davantage sur le parcours de Lisa Mottram après ma chronique consacrée à Archive.

 

Sa voix m’avait déjà totalement conquis sur Glass Minds, mais avec Cherryshoes, j’ai découvert une facette encore plus personnelle de son univers. Ses morceaux ne dégagent pas tous la même chose : certains serrent le cœur, d’autres sont plus accrocheurs, plus rétro ou plus expérimentaux. Sa discographie peut sembler fragmentée au premier abord, mais elle reste pourtant très cohérente, comme si chaque titre ajoutait une nouvelle nuance à son univers.

 

Si vous aimez les voix aériennes, les ambiances sombres et rêveuses, ainsi que les titres qui vous restent en tête sans avoir besoin d’en faire des tonnes, je vous conseille fortement de découvrir Cherryshoes. Je vous invite aussi à fouiller du côté de Bandcamp SoundCloud et même YouTube, où l’on trouve d’autres morceaux absents des plateformes de streaming habituelles. Mention spéciale à Vampires, qui est vraiment géniale.
 

Vous pouvez suivre et soutenir Cherryshoes sur Bandcamp, Instagram, Facebook, SoundCloud et YouTube.

 

 

5 juin 2014

"Rebellion" le dernier titre de Linkin Park feat Daron Malakian de System Of A Down

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Fût une époque où j'aimais beaucoup le groupe Linkin Park jusqu'à l'album "Minutes to Midnight" ensuite j'ai lâché le groupe car je le trouvais plus mou du genou qu'autre chose, que ce soit vocalement avec Chester Bennington ou même musicalement avec un virage un peu trop électro à mon goût! 

Mais ce soir en faisant défilé mon fil d'actu facebook, je vois une info provenant de la page du site Church Of Nowhere, annonçant un nouveau morceau du groupe avec en participation Daron Malakian, chanteur-guitariste de System Of A Dawn! Ayant beaucoup aimé ce groupe jusqu'à leur dernier album sorti en 2005. Je suis intrigué et décide à écouté le morceau mis en ligne en version Lyric Vidéo et je suis très agréablement surpris! Le morceau est une tuerie, plein de peps, les riff, le style de Daron est toujours aussi diablement efficace et reconnaissable et ça colle vachement bien à Linkin Park et ça apporte un côté plus pêchu et moins métal pour ado:!! Vocalement Chester semble reprendre des couleurs ainsi que de la puissance! On a l'impression que le groupe revient aux sources, ce qui n'est pas pour me déplaire, bien au contraire!! D'ailleurs, j'ai trouvé trois autres morceaux ("Until It's Gone" et "Wastelands"  et "Guilty All The Same") confirmant cette tendance et qui paraîtront sur le prochain album de Linkin Park à savoir "The Hunting Party" qui sortira le 16 juin 2014! 

En attendant je vous laisse avec ces quatre excellents morceaux, enjoy!!

Site officiel de Linkin Park : http://www.linkinpark.com/main

Site Church Of Nowhere : http://churchofnowhere.com/

Page facebook officielle Church Of Nowhere : https://www.facebook.com/churchofnowhere?fref=ts

 

 

 

 

4 février 2016

Forndorm - Dauðra Dura

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En septembre dernier je vous faisais part de ma découverte de Forndom avec le premier Ep "Flykt", H.L.H Swärd nous revient cette année avec son premier album "Dauðra Dura"  sorti le 29 janvier 2016. 

Ce premier album composé de sept titres pour une  durée de 33 minutes, "Dauðra Dura" est, pour ma part, plus sombre et mélancolique que le premier. Les ambiances de la nature sont délaissées pour faire place à une athmosphère évoquant les rituels chamaniques scandinaves. 

"Dauðra Dura" (Les Portes de la Mort) est dans la continuité de "Flykt" mais avec un côté plus prononcé sur l'ambiance rituel que de la nature mais l'album est une réussite parfaite. Cet album est une interprétation musicale de la mort et la façon dont elle a été perçu dans le Nord. Musicalement c'est toujours aussi envoûtant, reposant et relaxant. H.L..H Swärd utilise divers instruments tel que le Tagelharpa qui est un instrument scandinave de la famille des lyres à trois cordes se jouant à l'archet, la guitare accoustique, le violon, et toujours ce tambour hypnotique semblant sortir de la Terre et martèlant le rythme.. Le tout formant des morceaux très prenant de la première à la dernière piste de l'album. 

Vocalement, c'est toujours Swärd qui les assure toutes, toujours aussi envoûtante, appaisante et reconnaissable dès les premières intonations.

Bref, "Dauðra Dura" est un excellent premier album de très bonne qualité,, en espérant d'autres dans un futur proche. Même si je trouve que cet album est un peu court, le voyage à travers les paysages et forêt enneigés de la scandinavie est total. Le mieux est d'enchaîné l'écoute de "Flykt" et de "Dauðra Dura" pour prolonger ce voyage envoûtant. Je vous recommande de l'écouter soit au casque pour une immersion totale. Je vous laisse avec mes morceaux préférés, enjoy!

Facebook officiel : http://www.facebook.com/Forndom

Bandcamp officiel : http://nordvis.bandcamp.com/album/dau-ra-dura

Tumblr officiel : http://forndom.tumblr.com/

 

  

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8 octobre 2013

Blue Man Group

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Aujourd'hui je vais vous parler d'un groupe que je connais depuis un bon moment, mais que j'ai redécouvert grâce à un ami sur facebook, il s'agit donc de Blue Man Group qui a été formé en 1988 à New-York par Phil Stanton, Chris Wink et Matt Goldman. Je pense que vous en avez déjà entendu parlé ou que vous les avez déjà vu car au début des années 2000, ils avaient fait quelques spots télévisés. D'ailleurs c'est comme ça que je les ai découvert et j'ai immédiatement eu un coup de coeur pour ce groupe, son originalité et son côté un peu déjanté! Mais bon à l'époque internet n'était pas aussi répandu qu'aujourd'hui donc je n'ai pas pu m'intéressé à ce groupe, je n'ai découvert qu'un seul morceau le plus connu qui est "Drumbone".

Dernièrement, comme je vous l'ai dis, un de mes amis facebook a publié quelques vidéos de Blue Man Group et j'ai été à nouveau été conquis! Leur musique est très recherché, original : un groupe qui utilise des tuyaux en PVC c'est extra comme trouvaille, leurs shows sont spectaculaires, très élaborés, fantastique, pour ma part je me suis pris une claque en voyant les vidéos de leurs spectacles!

Les membres du groupes (enfin les 3 principaux) sont excellents également, de part leurs différentes expressions lors des interprétations de leurs musiques ou encore leur humour dont ils font souvent preuve en live! Bref, Je rêve de les voir un jour en concert, mais bon à ce niveau là ça va être compliqué, ils n'ont fait uniquement que quelques passages en France et c'était en 2008. Mais bon, on ne sait jamais à l'avenir ^^.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cet excellent groupe, je n'ai trouvé que Wikipedia pour avoir des infos en français : http://fr.wikipedia.org/wiki/Blue_Man_Group

Le site officiel du groupe est par ici

La page facebook officielle est par

Et le twitter officiel de ce côté 

 

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Je vous laisse avec quelques uns de mes morceaux préférés, enjoy!! 

 

 

Une excellente reprise du "James Bond Thème", la plus originale que j'ai écouté à ce jour!

 

 

 

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Chris+Wink+Blue+Man+Group+20th+Anniversary+8a7JrTYvEPTl

 

13 juillet 2013

Remember Me, la BO composée par Olivier Deriviere

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Il y a quelques semaines, je vous ai parlé du jeu vidéo "Remember Me" qui pour moi a été un gros coup de coeur à tous les niveau. Je me suis acheté l'OST  du jeu composé par Olivier Deriviere via Amazon et je suis ultra fan, rarement une OST de jeu vidéo m'a autant plus. Il y a eu les musiques des James Bond, celle de Medievil et d'Assassin's Creed II, Brotherhood et Revelations composées par Jesper Kyd et celles de Final Fantasy IX et X autant dire peu par rapport à tous les jeux auxquels j'ai joué.

Bref, revenons à nous moutons, à savoir la musique de Remeber Me. Cette musique est tout simplement génial, à l'image du jeu, futuriste, dynamique, émouvante mélangeant la musique classique et électro. La musique a été composé avec un orchestre symphonique qui a été manipulé tout comme les mémoires dans le jeu (CF Olivier Deriviere) et le résultat en est bluffant.

On entre directement dans le vif du sujet avec le titre "Nilin the Memory Hunter" un thème simple mais ultra efficace qui nous prend littéralement dans l'univers du jeu et qui reste facilement en tête et que l'on retrouve tout au long du jeu de façon différente.

Ensuite viennent les deux  premiers titres émouvant du jeu "Rise to the Light" et "Still Human"  moment où Nilin s'échappe de la Bastille dans un cercueil et va jusqu'au Slum 404. Deux morceaux magnifiques, intégralement symphoniques, sans électro qui prennent bien aux tripes.

"Fragments" est un morceau sympa mais sans plus, un peu trop répétitif je trouve, contrairement au morceau "Neo Paris" qui est excellent et dont l'intro me fait penser un  peu à la musique du premier Harry Potter quand Harry arrive à Poudlard. 

"The Enforcers" est un très bon morceau qui colle très bien aux ennemis du même nom que l'on doit combattre tout au long du jeu. 

"Chase Through Montmartre" est mon morceau préféré,ultra dynamique, entraînant symphonique et électro et qui me fait penser à une musique de James Bond version futuriste. Pour moi ce morceau est digne de David Arnold époque "The World is not enough", ce titre est clairement dans la même veine. 

"Memory Reconstruction" un morceau en deux parties, qui commence calmement que symphonique classique  mais pour finir avec dynamique électro.

"The Fight" un autre de mes morceaux préféré, qui sonne là encore très bondien voir un peu Matrix. Un thème parfait qui colle bien aux affrontements du jeu qui les rends explosifs et très prenant quand on est à fond dans le jeu.

"Our Parents" autre morceau émouvant de l'OST, intégralement symphonique, totalement poignant, mélancolique et qui évoque bien les sentiments de Nilin concernant son passé, ses parents et en particulier sa mère.

"Memorize" est un très bon morceau très percutant, incisif qui représente parfaitement la fameuse organisation "Memorize"

"The Ego Room" un morceau magnifique, speed et qui me fait penser à Ghost in the Shell par les choeurs aériens et ethérés avec des effets de remixs.

"Remember Your Childhood" un très beau morceau très touchant à l'image de l'enfance de Nilin.

"The Zorn" le morceau le plus "impressionant" et imposant de la BO, tout comme le boss du même nom que l'on affronte à quelques reprises dans le jeu. Un morceau épique une nouvelle fois qui pourrait coller à l'univers de 007.

"Hope" dernier morceau de la BO et du jeu conclu à la perfection cette excellente BO, où l'on ressent l'espoir avec un fond un peu une partie du thème de Nilin qui sonne comme une bonne happy end dans les films.

Bref, une excellente BO à découvrir, composée et très bien dirigée par Olivier Deriviere, en parfaite osmose avec le jeu, digne des grands films actuels. Je pense à l'écoute de cette OST, Olivier Deriviere pourrait composer la prochaine BO du prochain James Bond ;).

Pour vous procurer la musique de Remember Me c'est par ici

Le site d'Olivier Deriviere est par ici 

Je vous laisse avec quelques titres, enjoy :

 

 

 

 

11 novembre 2012

Nouvelles photos de My Friend Skeleton

Le groupe My Friend Skeleton a participé le 3 novembre à la soirée Sinners - Creatures of the Night 2012 qui a lieu à Munich, voici quelques photos du groupe. Vous pourrez en trouver d'autre ici.

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Amaya Sakinah Skeleton

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Archimed Shinigami Skeleton

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Kay Ozz Skeleton

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Archimed Shinigami Skeleton et Asuveideto Skeleton

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Amaya Sakinah Skeleton

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Elciest Dhemis Skeleton

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Leontes Skeleton

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Amaya, Elciest Dhemis et Kay Ozz

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