Salut, moi c’est Steeve !
42 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores.
Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort.
Si tu aimes les chroniques honnêtes, écrites le cœur, tu es au bon endroit.
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Le visuel du prochain album d'Oxygen a été dévoilé par le groupe hier ainsi que la track-list que voici :
Je trouve la pochette sublime, la plus belle et originale que j'ai vu depuis 2010 et la sortie de l'album "Vanitas" de My Friend Skeleton. Il y a un côté un peu futuriste et affiche de film genre "Rencontre du 3ième type". Le labyrinthe me fait penser au cerveau de l'être humain avec au bout l'arrivée au rêve. La track-list est très alléchante, d'ailleurs le single "L'ère de rien" est excellent avec une mélodie puissante et efficace qui reste facilement en tête comme les paroles. Dès les premières notes, on reconnait le style et le son unique d'Oxygen. Ce nouvel album s'annonce prometteur. A se procurer d'urgence ici ou ici!! N'hésitez pas non plus à laisser votre avis sur l'un des deux sites svp!!
De plus, la première partie du documentaire réalisé par Ulysse Thevenon sur Oxygen et la création du nouvel album est dispo sur youtube et la voici, enjoy :
Je connaissais déjà la miss Brody via son ancien groupe The Distillers et l'excellent (et dernier album) "Coral Fang", cherchant des infos sur l'actu du groupe, j'ai donc découvert avait sorti un album solo en 2014 intitulé "Diploid Love" que je me suis empressé d'écouter sur Deezer. Ce que je peux dire en premier de cet album c'est qu'il envoie du lourd avec un mélange de rock alternatif, punk et un peu électro, l'ensemble et cohérent et sonne vachement bien même si je n'ai pas accroché à tous les titres.
"Diploid Love" démarre sur les chapeaux de roues avec "Rat Race" un premier morceau plus rock qui tranche nettement avec côté punk bien énervé de The Distillers que l'on retrouve avec le second titre "Underworld" un morceau bien percutant, mordant et d'une efficacité diabolique avec des trompettes et des sons de mariachi en fin de piste qui en font un morceau très original et plein de peps tout comme le titre suivant "Don't Mess With Me" au refrain entêtant et qui reste bien en tête.
"Dressed In Dreams" est le premier titre calme et mélancolique de l'album et qui prend au tripes malgré tout avec la batterie mise en avant qui est bien percuante. "Cary On" est un titre ultra pop, pas mal mais sans plus ce n'est pas le titre le plus transcendant de l'album, je l'ai trouvé un peu long et répétitif.
Par contre avec "Meet The Foetus / Oh The Joy" qui est un titre un titre en hommage à la naissance des enfants de miss Dalle, on repart sur du lourd, une batterie bien percutante dès l'intro renforcée par une basse bien mordante avant le déchaînement des guitares lors du refrain. Le final est bien explosif également et même s'il est un peu simpliste côté vocal c'est un plaisir d'entre Shirley Manson (chanteuse de Garbage) et Emily Kokal (Warpaint), bref c'est un régal auditif du début à la fin et c'est mon morceau préféré (mention au clip manga super original).
C'est à la suite de cet excellent titre que j'ai du mal avec le reste de l'album : le titre "I Don't Need Your Love" qui est une ballade est un morceau très déroutant à la première écoute surtout par le côté vocal de Brody qui est clair, aérien mais complètement méconnaissable, passer de sa voix de "The Distillers" et la première partie de l'album c'est très surprenant et j'ai eu du mal à m'y faire. La parenthèse des rires des enfants de Brody et ses propres rires est étrange au milieu du titre également mais bon étant donné que le titre est dédié à son père, je pense que c'est vraiment pour démontrer qu'elle est pleinement heureuse et n'a pas besoin de l'amour de son père (avis purement personnel hein? ^^). L'ensemble est assez planant et il m'a fallut plusieurs écoute avant de l'apprécier un minimum.
"Blood In Gutters" est un morceau bien lourd niveau batterie, guitare, basse l'ensemble est assez lent mais efficace et puissant. "Parties For Prostitues" est le seul morceau auquel je n'ai absolument pas accroché, je trouve qu'il ne colle pas au reste de l'album, ce qui fait que j'ai un petit goût d'inachevé avec ce dernier titre même si la dernière minute est plutôt punchy.
Sinon vocalement Brody Dalle assure à mort et n'a rien perdu de sa voix que je trouve superbe, unique avec son timbre rauque particuler et je la trouve bien plus posée et juste qu'à l'époque de "The Distillers", où par moment elle "gueulait" plus qu'elle ne chantait, sur "Diploid Love", elle chante de façon plus mélodique et bien puissante! Côté texte fini les coups de gueule "politico anarchiste" de "The Distillers", ici Brody nous raconte son histoire de femme, de mère et son point de vue pessimiste sur notre société actuelle.
Bref, "Diploid Love" est globalement un bon album avec des titres un peu moins bons que d'autres rendant le résultat final un peu inégal mais pour un premier album solo, il est réussit avec des gros titres bien calibrés pour les lives. Brody évolue, se renouvelle et ça lui va bien. Pour ceux qui espère un retour aux sources époque "The Distillers" cet album n'est pas fait pour vous, car vous serez déçu. Pour les amateurs de rock, punk aimant les voix féminines fortes et puissantes je ne peux que vous recommander cet album. Je vous laisse avec certains de mes morceaux préférés, enjoy!
Hier, A Tergo Lupi a dévoilé un nouveau clip pour la chanson "Anma ed Préia" issue de l'album Hide et qui fait partie de mes titres préférés du duo italien qui font partie de mes chouchous dans l'univers folk nordique.
"Anma ed Préia" est une sublime chason en dialecte milanais, calme et relaxante à souhaits et comme je les aime. Les voix de Fabio et de Camilla sont puissament belles, envoûtantes comme jamais et c'est un immense plaisir d'entendre deux artistes si talentueux.
Le clip est majestueux, mélangeant habilement les plans sur Camilla et Fabio ou sur la nature, la forêt, les chaînes de montages et la végétation italiennes avec des passages de pluie de cendres avec une danse de voiles un blanc et deux noirs que j'interprète comme des âmes de la forêt dont les deux noires sont libérées par les deux musiciens suite à cet hymne/invocations aux esprits de la nature. Ce n'est que mon interprétation personnelle, je n'ai pas échangé avec Fabio ou Camilla à ce sujet. Mais en tout cas, le résultat est magnifique, très poétique et offre un très beau moment d'évasion.
Je vous laisse avec le clip d'Anma ed Préia", enjoy !
Il y a 11 ans je vous parlais de groupe Xandria que j'avais découvert, à l'époque la formation était avec Manuela Kraller pour être remplacée par Dianne van Giersbergen en 2013 (également lead du groupe Ex-Libris) l'année suivante. où elle sera restée quatre années avant de partir pour des raisons de santé et des soucis de tensions avec les autres membres du groupe. Bref, je dois avouer qu'entre temps, j'ai lâché le style metal symphonique, étant davantage tourné vers le folk, musique nordique etc... Je suis Dianne sur les réseaux sociaux depuis cette période et il y a quelques temps, elle a annoncé la création d'un album solo qui s'intulera "Soulward Bound" et un premier single "After The Storm" sorti en février dernier et qui déboîte bien. "After The Storm" évoque le fait de se défendre et d'abandonner sa position de pion dans la guerre de quelqu'un d'autre. De ce que j'ai lu sur l'excellente interview écrite qu'elle a donné au site metalorgie.com , Dianne a choisi de démarrer cette histoire à l'instant où elle a quitté Xandria afin de tourner quelque chose de négatif dans sa vie en quelque chose de positif afin de pouvoir tourner définitivement la page de cette période. Pour ce titre Dianne s'est entourée de : Isaac Delahaye(Epica) à la guitare, Johan van Stratum (Blind Guardian, Stream of Passion) à la basse, Isaac Delahaye (Epica) à la guitare Joost van den Broek(After Forever, Ayeron, Epica, Blind Gardian...) aux clavierrs et qui va produire, co-écricre l'album avec l'orchestration et Koen Herfst (Van den Berg, Armin van Buuren) à la batterie.
Et en toute honnêteté ce single m'a fait énormement de bien et m'a réconcilié avec le style musical car entre Nightwish que j'adorais mais qui me semble s'être égaré depuis l'arrivée de Floor, Within Temptation qui devient quelconque dans ses compostions et la façon de chanter de Sharon ou encore Rhapsdody qui est à l'arrêt avec Luca Turrilli et les nouveaux groupes auxquels je n'accroche pas, ben "After The Storm" a clairement été une bouffée d'oxygène pour moi avec musicalement le côté symphonique/épique que j'adore et qui est ici parfaitement exécuté avec de sublimes parties solos de guitares offrant une puissance dingue.
Dianne van Giersbergen
Vocalement, la voix soprano dramatique de Dianne fait des merveilles et m'a collé des frissons, le résultat est tout simplement jouissif, alors que les chanteuses de metal symphonique actuelles tendent plus vers le pop-rock vocalement, Dianne reste elle-même en gardant son style classique/opéra et les techinques qu'elle a appris dès 2005 quand elle a commencé ses études de musique classique au conservatoire "ArtEZ Academy of Music" au Pays-Bas où elle a appris le chant classique par Elena Vink mais elle a également suivi des cours de théâtre musical. En 2009 elle obtint le Bac avec distinction puis enchaîne avec un Master durant lequel Dianne a perfectionné ses techniques pour faire se mêler la musique classique à la musique metal. Elle a également rédigé un plan d'affaire décrivant sa vision de combiner et d'exécuter cela dans la pratique, elle a organisé un concert dans le cadre de son récital de fin d'études dans lequel elle a réussi à combiner et fusionner ces deux genres et le tout fut couronné de succès en 2012.
Bref, j'ai ressenti une grosse authenticité qui fait du bien dans "After The Storm" et ça faisait très longtemps que ça ne m'était pas arrivé donc un grand merci à Dianne pour celà. Sachez que l'album solo de Dianne sortira dans cinq ans et qu'entre temps, elle sortira deux singles par an donc rendez-vous en 2027 (bordel, ça va être long quand même) pour découvrir ce futur bijou musical. En attendant vous pouvez la soutenir dans la création de ce projet artistique sur son Patreon ici .
Sachez que le titre et la pochette (qui est magnifique) ont été révélé aujourd'hui, il s'agira de "Unleash the Siren" et sortira le 22 septembre prochain. L'artwork est de Teresa Ramos de Teradiam Art. Ce sera une chanson sur la façon de faire face au stress et à l'anxiété liés aux traumatismes À propos de comment affronter ce démon à l'intérieur... Pour ce nouveau single les musiciens seront : Imo Somers . Luuk van Gerven et Roel van Helden. A nouveau, je trouve la symbolique extrêmement forte.
Site officiel de Dianne ici , Facebook ici , Instagram ici , Bandcamp ici et chaîne YouTube là !
Je vous laisse avec le somptueux clip d'After The Storm dont la réalisation ainsi que l'esthétisme y sont parfaitement travaillés et soignés sans parler de tout le charisme et la classe de Dianne, enjoy !
7 ans après la sortie de leur premier album, Landroid nous revient avec de belles nouveautés !
La première est l’arrivée d’un nouveau membre, en la personne de Nigel Roman, qui s’occupe de la guitare ainsi que de certains synthés. Souhaitons-lui la bienvenue !
La seconde nouvelle, et pas des moindres, c’est que le groupe publiera un nouvel album courant 2026. En attendant, un nouveau single intitulé Hank the Dragon verra le jour le 24 février.
Le titre est d’ores et déjà disponible en pré-sauvegarde sur Spotify et Apple Music, ce qui permet même d’y avoir accès en exclusivité.
Je n’en dévoile pas trop, car je ferai une petite chronique le jour de sa sortie, mais je peux déjà vous dire une chose : ce titre est magnifique, efficace et terriblement addictif.
Je n’ai pas passé une seule journée sans l’écouter !
Je vous donne donc rendez-vous le 24 février pour découvrir Hank the Dragon
Hier nous fêtions les 22 ans de la sortie de l'album Paradize, un album qui a énormément compté pour moi car il m'a accompagné durant toute ma vie de lycéen. Paradize c'est l'époque de mes premiers concerts d'Indo à Nice et à Toulon lors du Paradize Tour, ce fut ma première rencontre avec le groupe au pub "Le Thor" à Nice début 2022, bref que des merveilleux souvenir. Force est de constaté que cet album reste une pure merveille musicale impossible de s'en lasser, les mélodies et les textes sont toujours aussi efficaces, intemporels et on s'en prend toujours plein les oreilles, le plaisir est toujours intact et les frissons sont toujours là comme à la première écoute. Tout l'album s'enchaîne à la perfection du premier au dernier titre qui sont tous géniaux, pas un n'est en-dessous de l'autre ou laisse un goût de trop peu tout est parfaitement équilibré.
Il me tarde le nouvel album dont la sortie est prévue pour cette année et j'espère le retour des gros riffs de guitares comme il y a sur les titres Marilyn, Punker etc...
Il y a des albums que j'écoutais il y a plus de 20 ans et que je n'aime plus et me lassent mais ce n'est clairement pas pour Paradize qui fera toujours partie des albums incontournables et qui m'ont profondément marqué. Un grand bravo à Indo et surtout à Nicola et Oli pour leur travail et cette incroyable prouesse d'avoir signé un album indémodable.
Je vous laisse avec certains de mes titres préférés de l'album, enjoy !
Aujourd'hui, j'ai très envie de vous partager le projet musical de Faeloria, qui a pris vie il y a seulement quelques mois, mais qui possède déjà tout d'une grande artiste. Je l'ai découverte complètement par hasard en faisant défiler Instagram, et ce fut une très belle surprise.
Faeloria est un projet dark folk créé par Kécia Paquin Lafaille. À travers ses compositions, l’artiste invite l’auditeur à un voyage introspectif où se mêlent ombre et lumière, émotion et spiritualité. Une musique délicate et atmosphérique, qui semble chercher à révéler ce qui se cache au plus profond de nous-mêmes.
Actuellement, Faeloria a publié deux chansons : Ostara et Algiz. Elle a également collaboré avec le talentueux Gealdýr sur le titre Wyrmbana II. Sur son compte Instagram, on peut aussi découvrir plusieurs extraits, tous plus merveilleux les uns que les autres.
Dès les premières notes, Faeloria nous embarque dans un univers à la fois doux, mystérieux et profondément immersif. Les nappes synthétiques planantes renforcent la dimension onirique des compositions et invitent à la contemplation, tandis que le tambour chamanique présent sur Ostara m'évoque les battements d'un cœur.
Le côté immersif est pleinement exploité sur Algiz avec le croassement d'un corbeau en introduction et l'utilisation d'une tagelharpa, qui est définitivement l'un de mes instruments préférés. Le morceau dégage une magnifique atmosphère chamanique qui m'emporte à chaque écoute.
Faeloria possède une beauté et une puissance vocales incroyables, qui me donnent la chair de poule à chaque écoute, une sensation encore renforcée lorsque je branche mon casque. Pour moi, elle fait partie des plus belles voix de la scène dark folk actuelle, avec certaines intonations qui peuvent évoquer, par moments, la talentueuse Lisa Gerrard.
Faeloria est clairement une artiste que je vais suivre attentivement, en espérant la sortie d’un EP en fin d’année ou au début de l’année prochaine. Je vous laisse avec Ostara, Algiz et le magnifique clip de Wyrmbana II : branchez votre casque, si vous en avez un, respirez profondément, fermez les yeux et laissez-vous guider à travers ces trois fabuleux titres.
Vous pouvez suivre et soutenir le travail de Faeloria sur son : Site officiel, Facebook, Instagram, Bandcamp, Soundcloud, TikTok et X . Je vous invite également à découvrir son compte Instagram emerald.tatoo car ses réalisations sont tout simplement somptueuses et méritent d'être vues. Dommage pour moi qu'elle vive au Canada et non en France !
Ma petite découverte du jour se nomme RoSaWay ! Enfin, découverte, oui et non. Non, parce que j’avais déjà croisé leur route lors de leur passage dans l’émission musicale d’Émilie Mazoyer sur Europe 1, et j’avais beaucoup apprécié leur interview. Oui, parce qu’à l’époque, je n’avais pas pris le temps d’explorer davantage leur univers, tandis que mon blog était plus ou moins à l’abandon.
Mais avant d’aller plus loin, une présentation du duo s’impose :
RoSaWay est un duo parisien mêlant disco, funk et jazz, porté par des sonorités électroniques, une voix soul et des instruments joués en direct, notamment la flûte et la batterie. Leur univers puise entre autres dans les sonorités des années 1980 et s’inspire de figures emblématiques comme Donna Summer et Rick James.
Le duo réunit Rachel Ombredane, flûtiste de formation classique, chanteuse et diplômée en musicologie, ainsi que Stéphane Avellaneda, batteur ayant parcouru plus de trente-cinq pays aux côtés d’Ana Popovic et partagé la scène avec des artistes tels que B.B. King, Buddy Guy ou Jonny Lang. En 2022, RosaWay a été prénommés aux Grammy Awards dans la catégorie « Meilleure performance pop en duo ou en groupe ».
C’est en parcourant le fil d’actualité Instagram d’Aux Notes Enchantées que je suis tombé sur un extrait vidéo de leur dernier single, Fly Me to the Moon. J’ai immédiatement été happé par l’énergie dégagée par le duo et par la sublime voix de Rachel. J’ai donc décidé de découvrir le morceau dans son intégralité sur YouTube, où RoSaWay a publié une live session disco-jazz qui m’a totalement fait craquer !
Le plus amusant, c’est qu’au départ, je n’avais pas compris qu’il s’agissait d’une reprise de ce grand standard rendu célèbre par Frank Sinatra, tant RoSaWay se réapproprie le morceau et lui insuffle une personnalité nouvelle. Cette version est extrêmement réussie : dynamique, élégante et respectueuse de l’esprit du titre, tout en affirmant pleinement l’identité du duo. L’ajout de la flûte traversière est notamment de toute beauté et apporte une véritable fraîcheur à l’ensemble. J’adore également la prestance de Rachel et Stéphane, débordants d’énergie et dégageant un magnétisme particulièrement communicatif.
Et l’aventure ne devrait pas s’arrêter là, puisque RoSaWay dévoilera un nouveau single Lullaby Of Birdland le 7 août prochain. Une sortie que je ne manquerai évidemment pas de découvrir et dont je vous reparlerai très bientôt sur Aux Notes Enchantées.
Dans quelques jours débutera le festival Les Traversées de Tatihou, et je souhaitais revenir avec vous sur quelques-uns des artistes qui m’ont marqué lorsque j’ai découvert la programmation. Je commence avec l’une des plus solaires d’entre eux : Roberta Gulisano, chanteuse folk contemporaine italienne. Mais avant de nous intéresser à sa musique, faisons d’abord connaissance avec cette artiste sicilienne au parcours particulièrement intéressant.
Roberta Gulisano débute son parcours à l’âge de 12 ou 13 ans, dans le cadre d’un atelier de danses traditionnelles organisé au lycée. Très timide, elle y trouve d’abord une manière de s’exprimer et de créer du lien avec ses camarades. Le groupe devient ensuite la Compagnia Triskele, au sein de laquelle elle évolue principalement comme danseuse. Son passage au chant se fait presque par hasard lorsqu’une chanteuse tombe malade et qu’on lui demande de la remplacer.
Lorsqu’elle part étudier à l’université de Palerme, son horizon musical s’élargit grâce à son implication dans la scène locale. Elle intègre ensuite le conservatoire Vincenzo Bellini, où elle étudie le jazz et commence à composer ses propres morceaux. Sa première chanson entièrement structurée, « Mennula Amara », voit le jour en 2008. Elle figurera huit ans plus tard sur son deuxième album, Piena di(s)grazia.
Cette formation et ces différentes expériences lui permettent peu à peu de façonner son propre univers musical, entre chanson d’autrice, influences jazz et traditions siciliennes. En 2012, elle dévoile son premier album, Destini Coatti, un projet inspiré par l’œuvre de l’écrivaine Goliarda Sapienza et consacré à plusieurs destins de femmes.
Pour ma part, c’est avec Destini Coatti que je suis véritablement entré dans l’univers de Roberta Gulisano, après avoir découvert deux ou trois chansons sur sa page artiste Tidal. J’ai d’emblée été conquis par la chaleur qui se dégage de sa musique. Dès le morceau d’ouverture, « Adela che cade », ses racines siciliennes se font pleinement ressentir, avec des sonorités chaleureuses et lumineuses qui traversent une grande partie de l’album.
Mais ne vous fiez pas à cette apparente légèreté : les textes, eux, jouent souvent sur un tout autre registre, se révélant parfois sombres, grinçants et particulièrement corrosifs. Destini Coatti s’intéresse ainsi à différents destins de femmes, abordant aussi bien les violences conjugales (Adela che cade), la solitude (C.M.) ou le rapport au corps et à l’image de soi (100 grammi, Canzone per donna imperfetta), que l’hypocrisie sociale (Freak & Chic), sans pour autant délaisser des thèmes plus intimes comme l’amour (Troppo profondo per le 23).
Roberta sort quatre ans plus tard l’excellent Piena di(s)grazia, un deuxième album qui conserve cette écriture engagée tout en accordant une place encore plus importante aux questions sociales et politiques. Sur Bandcamp, elle le décrit comme neuf "prières anarchiques" dirigées contre une trinité : l’argent, le pouvoir et l’oppression.
L’album démarre fort avec le titre éponyme, Piena di(s)grazia, qui détourne directement l’imagerie religieuse pour dénoncer les pouvoirs économique, politique et religieux. Avec Giru di ventu, Roberta nous ramène ensuite vers une Sicile rurale faite de terres desséchées, de départs et de vies difficiles, mais aussi de résistance : même lorsque la route monte et que tout s’assombrit, il faut continuer à avancer.
Le troisième titre, La brigante, revisite quant à lui l’unification italienne à travers le point de vue d’une femme du Sud qui refuse la soumission, dans un texte ouvertement militant.
Elle y aborde également le monde du travail, notamment les contrats précaires et les salaires insuffisants avec « Mattanza », qui dénonce une vie professionnelle devenue presque une forme d’exploitation acceptée comme normale.
Avec « Controcorrente », Roberta revient sur le drame migratoire de Lampedusa du 3 octobre 2013, en adoptant notamment le point de vue de pêcheurs venus porter secours aux naufragés, tout en dénonçant avec virulence l’inaction politique face à la tragédie.
Après la sortie de Piena di(s)grazia, la vie de Roberta prend un nouveau tournant lorsqu’elle s’installe en Angleterre. Elle met alors la musique entre parenthèses pour se consacrer à sa famille, à son travail et à son adaptation à cette nouvelle vie. Au fil du temps, elle perd progressivement ses repères et finit par comprendre qu’elle doit reprendre son parcours musical là où elle l’avait laissé.
Elle compare cette période à un citronnier planté dans une terre différente : ses racines sont toujours là, mais l’arbre ne parvient plus à fleurir. Elle comprend alors qu’elle doit recréer autour d’elle les conditions nécessaires à son propre épanouissement.
C’est dans ce contexte que naît son EP A ccu apparteni. Cette expression ne signifie pas vraiment “D’où viens-tu ?”, mais plutôt “À qui appartiens-tu ? La question porte donc sur les personnes, la famille, la culture, la langue et les valeurs qui nous constituent. Roberta dédie explicitement ce projet aux déracinés, à ceux qui ont quitté leur terre avec leur solitude, mais aussi leur fierté.
Musicalement, ce changement se ressent également : l’ambiance se fait plus retenue, plus sombre et mélancolique, tout en restant aussi séduisante que sur ses deux premiers albums. Côté textes, Roberta aborde plusieurs thèmes et reste toujours aussi engagée. Elle évoque notamment la mémoire et l’oubli autour de l’univers des anciennes mines de soufre siciliennes (A’ Surfarara), mais aussi les inquiétudes écologiques à travers les incendies, les crues, la destruction des terres, la cupidité humaine et la perte collective de repères (« U cuntu »). Elle parle également d’amour passionnel, presque dévorant (« Amuri ca ppi ttia , mais surtout de racines, d’identité, d’origines, de déplacement et de reconstruction avec (A ccu apparteni).
J’ai eu un coup de cœur pour le titre Muscià, notamment pour son introduction à la musicalité étrange, décalée et quelque peu théâtrale. Cette dimension presque espiègle se retrouve également dans l’interprétation de Roberta, comme si elle donnait vie sous nos yeux à cette petite scène de village. La chanson met en scène des commérages : une femme vient en voir une autre avec un prétexte banal, puis, très vite, elle lui raconte ce qu’elle a vu dans la ruelle : la fille d’untel avec un jeune homme. Elle enchaîne alors avec les détails, les sous-entendus et les petits secrets… tout en lui faisant promettre, évidemment, de ne rien répéter. Derrière ce ton amusé se cache néanmoins une critique des mauvaises langues et des rumeurs qui peuvent finir par abîmer les familles et les relations.
Pour conclure cette chronique, ma découverte de Roberta Gulisano est un véritable coup de cœur qui m’a ouvert les portes d’un univers musical que je connaissais encore peu, à la croisée des traditions siciliennes et d’une approche résolument contemporaine. Entre la richesse de ses compositions, la profondeur de ses textes, son engagement et cette capacité à mêler chaleur musicale et thématiques parfois beaucoup plus sombres, je ne pouvais que succomber à son talent.
Au fil de ses deux albums et de son EP, Roberta dévoile une artiste profondément attachée à ses racines, mais qui ne se contente jamais de regarder vers le passé. Elle les fait vivre, les transforme et les utilise pour parler de notre époque, de ses injustices, de ses blessures mais aussi de l’amour, de l’identité et de ce besoin universel de savoir à quoi, ou à qui, nous appartenons.
Une très belle découverte qui me confirme tout l’intérêt que j’ai eu à me pencher sur la programmation des Traversées de Tatihou, où vous pourrez retrouver Roberta Gulisano le 12 août de 21h à 22h15 à l'glise de Montfarville !
Vous pouvez suivre et soutenir Roberta Gulisano sur sa page Bandcamp, sa page Facebook, son compte Instagram et sa chaîne YouTube !
En juin dernier, je vous parlais de ma découverte du groupe Sangham, qui fut une véritable révélation metal et un immense coup de cœur ! Le 11 septembre dernier, le groupe a publié un nouveau single intitulé Reclaim, accompagné d’un clip qui sont tout simplement incroyables ! Il s’agit du dernier extrait de The Radiant Crown, qui sortira le 16 octobre prochain.
Comme expliqué dans ma précédente chronique, Sangham est un groupe engagé sur de nombreux sujets, notamment la défense de la cause animale et la dénonciation de la maltraitance envers les animaux dans Our Vain Pleasure. C’est une nouvelle fois le cas avec Reclaim, véritable hymne écoféministe.
La chanson ne parle pas simplement de reprendre le pouvoir. Elle présente la création, la solidarité et la transmission comme des formes de résistance face aux logiques de domination, qu’elles touchent les femmes, les identités ou le vivant.
Dès les premières paroles, Sangham pose une image particulièrement forte : celle d’une fleur qui, malgré sa fragilité, parvient à pousser à travers l’asphalte qui tente de l’étouffer. Une métaphore si centrale qu’elle se retrouve jusque sur la pochette du single, où cette fleur devient presque l’emblème visuel de Reclaim. Pour le groupe, la vulnérabilité n’est pas synonyme de faiblesse : elle peut au contraire se transformer en force et devenir un puissant moteur de résistance.
Le texte devient ensuite beaucoup plus frontal avec « Her uterus is not territory to be conquered ». Le corps féminin n’est pas un territoire à conquérir ou à contrôler, et Reclaim affirme avec force le droit des femmes à reprendre possession de leur corps, de leur voix et de leur liberté.
Cette volonté de transformer la vulnérabilité en force se retrouve pleinement dans le clip réalisé par Elise Meunier, alias Lili Youri Tchekhov, que je trouve vraiment magistral ! Reclaim regorge d’images chargées de symboles, et celle qui m’a le plus marqué est sans doute la grenade que Christelle tient entre ses mains. Le groupe m’a précisé qu’elle est utilisée à la fois comme symbole de fécondité, mais aussi pour sa proximité avec la pomme dans la symbolique religieuse, en référence au fruit défendu mangé par Ève. Sangham souhaitait également jouer avec l’évocation du sang, tout en laissant volontairement l’interprétation ouverte.
Pour ma part, j’y vois également une représentation de l’utérus traversant différentes étapes de la vie d’une femme. Le plan où le sang coule le long du bras de Christelle, tandis qu’un grain s’échappe de la grenade, m’évoque le cycle menstruel et les règles. Plus tard, lorsqu’elle assène violemment un coup de poing au fruit, j’y vois aussi une possible évocation de l’endométriose, avec ces douleurs parfois décrites comme de véritables coups de poignard. Une interprétation personnelle, bien sûr, puisque le groupe a justement choisi de laisser la symbolique ouverte.
Pour évoquer la sororité, Sangham a fait le choix de réunir dix artistes féminines de la scène metal française actuelle : Eva (Grandma’s Ashes), Sofia (No Terror In The Bang), Lola (Encounters), Audrey (Ianwill), Nao (Aora Paradox), Amanda (Cyb1rth), Mélodie (Ghetto Paradise), Alaia (Neura), Emmanuelle (Aliore) et Alice (CTRALTSUPPR).
En toute transparence avec vous, musicalement, je n’en connais encore aucune. J’avais simplement déjà vu passer le nom de Grandma’s Ashes, sans prendre le temps de les écouter. Une lacune qui sera corrigée très prochainement, tout comme pour les neuf autres groupes !
Leur présence n’est pas uniquement là pour faire joli. Chacune a participé au clip en partageant des moments avec Christelle, qui les met parfaitement en avant et en valeur ! J’aime particulièrement le passage qui précède le dernier couplet, lorsque les dix musiciennes sont filmées une à une en gros plan, de nuit, éclairées par une lumière de feu qui accentue encore la force et la détermination qui se dégagent de leurs visages.
Chacune impose une présence très forte à l’écran, avec des regards et des attitudes d’un charisme fou, l’ensemble étant parfaitement porté par une batterie et des guitares ultra percutantes et incisives. Cette succession de visages donne encore plus de poids au message du morceau, comme si chaque femme venait incarner à sa manière cette idée de résistance et de reprise de pouvoir.
La partie finale de Reclaim a également été réenregistrée avec les dix chanteuses, offrant à mes yeux le moment le plus fort du titre et le faisant basculer dans une dimension encore plus intense que la version single. Le dernier couplet :
Tremble, tremble, inquisitors
Their mothers whisper to them
The knowledge of their ancestors
The Pythias have emancipated themselves
est d’abord chanté a cappella par les onze chanteuses, le poing levé, à l’exception de Christelle qui brandit une épée rouge sanguinolente. Ce passage offre un premier moment de pure émotion et m’a donné d’immenses frissons. Puis un roulement de batterie vient rompre cette suspension avant que le morceau ne reparte avec une puissance décuplée, donnant au final une dimension presque épique et incantatoire.
Pour conclure, Reclaim est un titre fabuleux et l’un de mes préférés de Sangham. Je ne peux également que saluer l’initiative du groupe de mettre en lumière des musiciennes encore sous-représentées et trop souvent invisibilisées au sein de la scène metal. À l’heure où l’extrême droite occupe une place de plus en plus importante dans le paysage politique de nombreux pays et où, en France, le RN se situe très haut dans les intentions de vote pour l’élection présidentielle de 2027, je trouve ce type de prise de parole artistique particulièrement important. D’autant que les droits des femmes connaissent encore des reculs à travers le monde.
J'ai découvert tAngerinecAt totalement par hasard via Instagram avec le titre "House of Shards" que j'ai immédiatement adoré ! tAngerinecAt est un duo ukrainien basé au Pays de Galles non-binaire fondé en 2014 par Zhenia Purpurovsky (il/lui) (compositeur, producteur, parolier, chanteur) et Paul Chilton (ils/eux) (synthés, sifflets, son design avec Zhenia et programmation) qui avaient collaboré ensemble au début des années 2000 en Ukraine sous le nom de Dark Patrick. Ayant été persécuté en Ukraine en tant que LGBTQ+, anticapitaliste, antifasciste et militant féministe, a été contraint de partir pour s'installer au Pays de Galles avec Paul qui était originaire du Cheshire mais qui a vécu 18 ans en Ukraine.
"Glass" est donc le troisième album du duo qui est sorti en janvier dernier, l'ambiance y est assez particulière, plutôt lourde mais totalement prenante. En effet, l'album est basé sur les expériences personnels de Zhenia en tant que personne neurodivergente ayant subi des abus ainsi que de graves traumatismes vécus durant son enfance en vivant dans une grande pauvreté et en ayant survécu à la catastrophe de Tchernobyl et activiste réfugiée multiethnique queer d'Ukraine. Musicalement, le registre du groupe est pour moi inclassable, la base principale est l'électro mais avec un mélange d'indus, post-punk et ils utilisent comme instruments la vielle à roue, une duda (cornemuse ukrainienne), des sifflets, le tout en parfait harmonie plutôt puissante. La particularité de cet album est le son d'un verre brisé répété tout du long qui représente très certainement le côté brisé qu’à vécu Zhenia durant la première partie de sa vie.
L’album s’ouvre avec "Ask Owl" raconte l'histoire du lien déchiré entre les gens et la nature cela peut être comparé à une trahison de la part des humains qui conduira à la catastrophe. Le hibou (Owl) dans la chanson symbolise également les personnes marginalisées, telles que les femmes, les homosexuels, les migrants, les handicapés… qui ont été déshumanisés et diabolisés par la société. L'ambiance de ce premier morceau est sombre avec Zhenia qui y chante également sa douleur qui ne part pas et nous embarque ce voyage musical rétrospectif de son passé. La seconde piste de l’album "Anti-Lullaby" réalisé en duo avec l'artiste norvégien Runa de Luna (également non-binaire) à propos de la démone Lillith, les chants de Zhenia et Runa s'accordent à perfection mélangeant chant chuchoté pour l'un et profond pour l'autre, l'ambiance semble par moment oppressante mais le résultat est sublime, j’ai trouvé cette chanson très fascinante, captivante. "Glass" est un album envoûtant à l'image du titre "Mass of the Black Cats" dont sa sublime intro avec les chants éthérées de Zhenia et Paul m’a collé des frissons. Ce titre est une chanson à l’ambiance sacrée dont les paroles sont proclamées par Paul tel un prêtre avec sa voix grave et claire, comme si nous assistions à une cérémonie religieuse qui est en hommage aux chats qui donne le titre le plus original de l’album. Dans cette chanson, le chat noir également le symbole de l'anarchie. Je vous parlais un peu plus haut de la spécificité de "Glass" avec le son de verre brisé, qui apporte une ambiance unique à cet album et ce son est particulièrement prononcé sur l'excellent titre "Hereafer" où le verre s'éclate indéfiniment durant un peu plus trois minutes où se mélangent le beat techno indus très lourd avec le bruit d'une porte en métal qui grince et claque brutalement, un titre 100% instrumental d'une efficacité redoutable et qui en fait ma seconde piste préférée de l'album. Pour l'anecdote : ce titre représente le début de la catastrophe évoquée dans le titre "Ask Owl" et qui fonce comme un train qui ne peut être arrêté. Ce morceau a été créé en dernier sur le fond de la guerre en Ukraine lorsque la Russie a commencé son invasion à grande échelle, de sorte que l'atmosphère de ce titre est également présente là-bas.
Runa de Luna, Zhenia etPaul
J'ai également beaucoup d'affection pour "Molfar" un titre dansant, enjoué où la Duda est particulièrement présente et qui est une invitation au soulèvement envers les oppresseurs auxquels Eugene a dû faire face, la chanson se conclue avec ces deux phrases percutantes "Take your right to rise up. You have a right to rise up" chantée en boucle d’abord par Eugene, puis Paul pour se finir en duo de façon explosive et puissante offrant un moment très fort. D'ailleurs, le morceau reste facilement en tête, je me suis surpris à souvent le chanter ces derniers temps. Sachez que "Molfar" est est un mot ukrainien (мольфа́р ) désignant une personne dotée de prétendues capacités magiques dans la culture Hutsul ( Carpates ukrainiennes). On enchaîne avec le fameux "House of Shards" une piste sur laquelle les deux artistes se lâche totalement que ce soit par toujours ce bruit de verre qui se brise, un beat plus percutant que jamais et Zhenia qui chante de façon agressive pour finir en apothéose avec la vielle à roue totalement lancinante, c’est définitivement mon titre préféré de l’album. Suit le titre "Something Broke Inside" qui est un titre très torturé, l’ambiance de la chanson et en parfaite adéquation avec le titre, on ressent bien que Zhenia a été cassé, brisé intérieurement. L’album s’achève par le très beau titre "Spell" où malgré sa solitude, le fait de ne pas avoir d’espoir, de n’avoir personne sur qui compter Zhenia voit dans le noir, prend son envol comme un oiseau et décide de ne pas mourir :
"Not to burn in the fire Nor freeze in the chill Nor be soaked in the rain Nor lost in the fog To see in the dark Like a bird take flight And not to die"
"Glass" est définitivement un coup de cœur pour moi, un album à l’univers particulier sombre et torturé mais également engagé, qui permet aussi de pleinement ressentir le calvaire qu’a vécu Zhenia. C’est fort, prenant, magnifique et unique, je ne connais pas d’autres albums de ce calibre avec une telle ambiance mais également une telle qualité et créativité musicale sans oublier la beauté vocale qu’apportent Zhenia mais également Paul tout au long de l’album !
Je vous laisse avec les liens du site officiel , Facebook , Instagram , Bandcamp et la chaîne Youtube et mes titres préférés, enjoy ! J'en profite également Zhenia de m'avoir apporté des précisions concernant les chansons qui ont été composées durant cet album ainsi que de la signification de certains titre.
Photo by Zhenia Purpurovsky. Photo manipulation by Afsoon Shahriari
Premier coup de coeur musical de cette année 2021 avec Lůn, projet musical français basé à Paris et porté par Mayline Gautié (ex violoniste d'Adagio et Idensity) et Raphaël Verguin (Rïcïnn, Spectral, Psygnosis). C'est Mayline qui m'a contacté en janvier dernier via mon ancien blog, afin de me présenter l'univers et la musique de Lůn qui m'a complètement subjugué. J'ai été conquis immédiatement que ce soit de part le visuel et par la musique. "Chamanes", le premier Ep du groupe est pour moi une Ôde à la féminité sacré rien que par cette sublime pochette représentant un magnifique papillon symbolique et très évocateur. A l'heure où la société se bat pour l'égalité homme/femme, qu'il y ait moins de discrimination à l'égard des femmes, je trouve ce choix particulièrement judicieux ! Tout comme la couleur verte du papillon si accrocheuse, rappelant mère nature symbole de vie, de fertilité, de vie couplé au jaune du haut du soleil offre un rendu parfait, en osmose totale. C'est un des plus bel artwork que j'ai vu à ce jour et il est signé par Okiko.
Lůn mêle musiques néofolk, world, néoclassique et chamanique, en clair tous les ingrédients sont présents pour me plaire ! Et pourtant, j'étais peu confiant au départ parce que même si le visuel est sublime, j'avais peur que le côté musical ne suive pas. Généralement les contacts d'artistes français que j'ai eu m'ont toujours déçus et chez nous, quand un artiste se lance dans un style musical assez en vogue, c'est toujours la douche froide et beaucoup moins bien. Sauf qu'ici, avec Lůn, c'est loin d'être le cas et le résultat est particulièrement brillant parce que Mayline a un supplément d'âme et d'authenticité qui m'a particulièrement plu à l'écoute de "Chamanes" et ce dès le premier titre éponyme.
"Chamanes" débute de façon douce, envoûtante avec les roulements de percussions mêlés à la voix de Mayline qui chuchote un mantra dans une langue inventée , au fur et à mesure l'ambiance devient de plus en plus intense, le côté chamanique devient omniprésent qui me donne l'impression d'assister à une cérémonie rituelle en pleine nature où une déesse est invoquée. "Chamanes" est un hommage à toutes les femmes il embrasse les notions de féminin sacré, de reconnexion à la Nature et à ses cycles. La chanson est accompagné d'un clip à l'esthétisme ultra soigné, de magnifiques jeux d'ombres et de lumières avec de très belles chorégraphies envoûtantes et sensuelles : c'est l'un des plus beaux clips que j'ai vu depuis un moment.
Vient ensuite "Prāṇa", est le seul titre instrumental de l'Ep. Le Prāṇa (aussi appelé le Qi) est cette énergie mystérieuse composant chaque élément de notre Univers. Ce morceau est pensé comme une danse vibratoire, au cours de laquelle le microcosme s'associe au macrocosme et où la matière devient contemplative mais également source de vie... Cet instrumental est une pure merveille, l'association violonce-tambour chamanique est en parfaite osmose, il y a une ambiance très orientale qui se dégage de "Prāṇa" que j'affectionne particulièrement, offrant une intensité incroyable. Il m'a été difficile de résister à danser en étant sur ma chaise pour chroniquer cet Ep ^^ Le clip accompagnant ce titre est magnifique et terriblement envoûtant
"Sedna", le troisième titre, évoque quant à lui la déesse des océans. Cette chanson est plus calme que les deux précédentes mais est tout aussi sublime de part la présence de la violoncelle de Raphaël donnant un côté poétique au titre mais également de la sublime voix de Mayline qui nous offre une autre facette de son talent vocal en ayant un chant plus clair, aiguë contrairement à "Chamanes" où sa voix était nettement plus grave, j'en ai eu des frissons. "Sève" met en lumière cette substance invisible qui circule dans l'arbre, le nourrit et le fait grandir. J'ai bien aimé ce quatrième titre et sa sublime intro au piano/violoncelle apportant une bonne touche Néoclassique tout du long de la chanson, le résultat est sublime plein de douceur. Petit bémol cependant, pour ma part, j'ai trouvé ce morceau un chouïa trop court et je suis resté un peu sur ma faim. Ce bémol reste le seul de l'Ep et est plutôt moindre. "Lặsteio" cinquième et dernière piste de cet excellent Ep qu'est "Chamanes" s'ouvrant par un battement de coeur qui rythmera l'ensemble de ce morceau. L'ambiance est entièrement orientale que ce soit musicalement et vocalement, du moins de part la façon de chanter de Mayline car les paroles ne le sont pas, nous restons toujours sur ce magnifique langage inventé. Ce titre m'a littéralement fait voyagé au fin fond du désert, où j'avais l'impression d'être dans un campement saharien autour d'un feu avec des danseuses dans une ambiance festive. "Lặsteio" est mon titre préféré de cet Ep
Pour résumé, "Chamanes" est un excellent premier Ep qui m'a littéralement conquis dès la première écoute et j'ai hâte de découvrir la suite de l'aventure musicale de Lůn, je l'espère, un album à venir prochainement. Si vous aimez Heilung, Angelic Foe, Dead Can Dance, Rajna les ambiances orientales entre autre, vous devriez aimer Lůn que je vous invite vivement à découvrir.
Grosse découverte et gros coup de coeur pour Swan Ink que j'ai découvert grâce à une amie sur Facebook postant une vidéo live. Swan Ink est un excellent duo féminin français originaire de Marseille, composé de :
à tendance électro-rock "teinté de sonorités cold-wave ainsi que des textures indus inspirés d'Ez3kiel, John Carpenter, Nine Inch Nails, The Do, Austra, Depeche Mode..."
Musicalement c'est top : énergique et puissant à la fois l'Ep "Going Deeper" composé de six titres, n'a presque pas de temps mort, tout s'enchaîne rapidement ! Les rythmes sont percutants, les synthés et guitares saturés sont en parfaites osmoses (The Seeker est mon titre préféré) avec des lignes de basses lourdes à souhait. Certaines compos (Shit it Out et The Horror We Do en particulier) vidéos live m'ont évoqué le groupe IAMX : la même énergie scénique et musicale qui déchire grave !
Vocalement Zenia nous offre une particularité tout au long de "Going Deeper" à savoir de base, un chant rock mais également des parties hip-hop ainsi que de chants lyriques comme sur l'excellent "Horror We Do" ! Cette variété est surprenante au premier abord mais rend super bien, de façon habile et ne dénature en rien l'excellente qualité de cet Ep! "Les 6 titres énergiques abordent les thématiques de l’existence humaine et ses interrogations…L’identité, la création, la domination de l’homme sur l’animal, la folie…Autant de thèmes évoqués et racontés avec poésie à travers des textes métaphoriques dont elles sont les auteures"
Bref, Swan Ink est ma première découverte coup de coeur électro-rock de cette année 2018 avec "Going Deeper" un premier Ep parfaitement maîtrisé, original et se démarque beaucoup de ce que l'on a l'habitude d'entendre habituellement ! A découvrir urgemment pour les amateurs du genre !
En janvier dernier je vous avais fait part de mon gros coup de coeur concernant le film de Lionel Prado "INTROSPECTION" (chronique ici) tourné dans le Parc National du Mercantour ainsi que dans la Vallée de la Tinée et de l'Ubaye ! Sachez que vous pouvez dès aujourd'hui acheter le coffret DVD qui comprend le film, ainsi que de la sublime BO d'HOENIX et un dépliant rédigé par Lionel sur les clés spirituelles du film, la réussite d'un projet. Les fonds récoltés serviront à financer un prochain projet qui se déroulera dans l'Himalaya. Afin d'ouvrir de nouvelles portes et d'amener le film toujours plus loin, le film a dû être retiré de la plateforme Viméo. N'hésitez surtout pas, ce film vaut vraiment le détour !!
Nouvelle découverte musicale aujourd'hui avec l'excellent groupe Loell Duinn (lo-el d^in) qui nous vient de Croatie ( étant d'origine Croate, ça me fait encore plus plaisir de découvrir ce groupe ^_^) fondé par Alen Zarifović and Olja Frolo en avril 2003 à Labin ! Le groupe se compose de :
OLJA FROLO ( Voix et percussions)
ALEN ZARIFOVIĆ (Guitare classique et accoustique)
GORAN BREZAC (Batterie et percussions)
PATRIK ŠĆIRA (Clavier et accordéon)
DAMIR DIMOVSKI (Basse)
IVONA KIRŠIĆ (Flûte et choeur)
Musicalement Loell Duinn est dans la même veine que le groupe Cesair, Dead Can Dance ou encore Loreena McKenitt, à savoir un beau mélange de sonorités avec des côtés orientaux, médiévaux ,folklorique traditionnel avec un côté mélancolique un peu plus prononcé au sein de Loell Duinn ! Le tout donnant un côté très mélodique, mystique et envoûtant. A l'écoute de l'album Karpatia, j'ai l'impression de voyager à travers des contrées Méditerranéenne d'un ancien temps tandis que l'album "Retrospective 2003 - 2008" est plus un voyage dans le temps tantôt époque médiéval, tantôt époque baroque ou encore renaissance. Les instruments jouent en parfaite harmonie même les parties d'accordéon sont superbes et pourtant je ne suis pas très fan de cet instrument, le tout forme un ensemble très universel, varié, beau, magique et comme je l'ai déjà dis envoûtant.
Le timbre vocal d'Olja est tout aussi sublime, puissant que la musique de Loell Duinn qui forment une entité parfaite. Parfois éthérée, parfois grave et puissante Olja nous offre d'excellentes perfomances vocales avec de nombreuses variations de chants dans diverses langues telles que le croate, l'arabe, l'espagnol, suédois, anglais, dialect local (labinjonski) ou inventés. Ces variations de dialectes sont très prenant, touchant et magique, c'est un pur régal auditif prouvant que les langues n'ont pas de frontières.
Bref, Loell Duinn est pour ma part une sublime découverte coup de coeur de ce mois de mai, un très beau projet musical riche, multiculturel, unique, rempli d'émotion, de sincérité ! Une invitation à voyager tous ensemble à travers différentes cultures, différents pays du monde car la musique est un art universel, sans frontières, ni de limites et Loell Duinn l'a parfaitement insufflé à travers ces différents morceaux de ses deux albums. Je vous laisse avec certains de mes morceaux préférés, et des deux clips réalisés par le groupe, enjoy !
Je vous avais parlé il y a un peu plus de deux ans de l'excellent groupe Trobar de Morte qui a sorti un album en juillet dernier avec deux nouveaux membres à savoir :
Tout d'abord un peu d'explication à propos d'Ouroboros qui est un ancien symbole représentant un serpent ou un dragon qui mange sa propre queue. Il symbolise l' auto-réflexion, l' introspection et le voyage musical que l'on fait à l'écoute de cet album apporte vraiment tout cela! "Ouroboros" oscille entre des références à la mythologie et les légendes nordiques avec les titres "Idunn", "The Wolf", "Yggdrasil" ou "Völuspa: The Beginning and the End of the World" qui sont des titres sublimes. Cependant, le côté médiéval, celtique et espagnol est toujours bel bien présent tout au long de l'album comme l'excellent titre "The Mystic Path" ou "Destiny" ou encore"In Laudem Bacchi" dont ce dernier me fait penser à nos amis Tri Yann en particulier au niveau de l'intro. Musicalement tous les titres sont parfaits sans excepetions, c'est très mélodique,dansant, émouvant, puissant! L'utilisation de divers instruments tels que la flûte, la vielle, le violon la cornemuse avec entre Fiona Frewert (du groupe FAUN) ou encore la harpe avec Victor Santal, nous offrent une très belle variation musicale harmonieuse avec beaucoup de justesse.
Il y a trois titres que j'ai particulièrement adoré dès la première écoute : "Vision Dream", "The Voice of Eternity" et "Ouroboros" qui sont trois titres ayant l'esprit Dead Can Dance que ce soit musicalement et vocalement, je trouve que Lady Morte vocalement a une voix aussi pure que celle de Lisa sur ces morceaux : j'en ai eu des frissons qui renforcent le côté mystique présent sur tout l'album. En parlant de Lady Morte, je trouve sa voix encore plus belle et envoûtante que sur les précédents albums, chose que je n'aurai jamais imaginé possible, on ressent qu'elle donne tout ce qu'elle a sur chacun des titres qui les rendent tous uniques. J'ai également beaucoup aimé la voix d'Asenath qui est parfaite pour accompagner celle de Lady Morte, les deux voix sont en parfaites harmonies. Celle d'Üri est parfaite également, d'ailleurs c'est la première voix que l'on entend de l'album sur la sublime intro "Summoning the Gods".
Bref "Ouroboros" est un album parfait, un gros coup de coeur depuis sa sortie et il est pour moi le meilleur album de Trobar de Morte à ce jour qui nous invite à un voyage musical totalement dépaysant, envoûtant dont on ne se lasse pas. Je me le suis souvent écouté en boucle depuis sa sortie et je prends toujours autant de plaisir, "Ouroboros" m'a litérallement enchanté et fait frissoné! Un pur régal auditif que je recommande à tous les amoureux de musique médiévales celtiques. Il me tarde de les voir un jour en concert! Je vous laisse avec certains de mes morceaux préférés même si je vous recommande d'écouter l'intégralité de l'album qui est disponible sur Deezer ici , enjoy! (Je n'ai jamais noté les albums des groupes ou artistes que je chronique mais je ne peux m'empêcher de le faire ici en mettant un 20/20, le seul bémol que j'aurai à émettre est qu'"Ouroboros" est tellement bon, que je l'ai trouve un peu court avec ses 50 minutes de durée mais c'est juste histoire de chipoter un peu ^^)
Après plus de 10 ans et 4 albums avec Oxygen, Maxime (leader et fondateur du groupe) ayant besoin d'un nouveau souffle artistique a décidé de créer un nouveau projet musical avec ses acolytes d'Oxygen Matt et Stéphane mais également avec Chloé (Mary pop pin's) dénommé SPECTRE dont voici la présentation :
SPECTRE est un groupe français d'Electro-pop.
Construit autour des voix de Chloé et Maxime, le groupe compose une pop puissante et atmosphérique, dont les mélodies envoutantes épousent un univers cinématographique entre Lynch et Carpenter.
Le groupe est né en 2014, de la collaboration entre Chloé Valmary (ex membre du groupe Mary Pop Pin's) et Maxime Schucht (leader du groupe Oxygen) et de leur envie commune d'explorer musicalement un univers musical très cinématographique dans lequel se rencontreraient une esthétique pop et des atmosphères claires-obscures envoutantes. Le duo est rejoint rapidement par Matthieu Leglay et Stephane Pradinaud (respectivement batteur et bassiste d'Oxygen)…Spectre est alors né.
La partie musicale du groupe est complétée par l'expression visuelle de l'univers de Spectre, construite autour du travail d'Ulysse Thevenon à la vidéo et d'Elise Schipman à la photo.
Je vous laisse avec la première rencontre de l'univers du groupe en vidéo qui s'annonce très prometteur et original, enjoy! Sachez également qu'Oxygen n'est pas abandonné, le groupe continuera d'exister!
En morceau du jour, le dernier clip d'Indochine : College Boy que je trouve magnifique et violent. Ce clip fait polémique actuellement mais je trouve qu'il reflète parfaitement la réalité actuelle, que ce soit au niveau de la persécution, l'harcèlement, l'homophobie, l'archarnement envers une personne. Dire que ce clip n'est pas représentatif de la société actuelle, se gourrent complètement. On ne dit pas tout dans les journaux, à la TV surtout en France, je pense que pas mal d'affaires sont étouffés, contrairement à ce qu'il se passe aux USA. Je pense qu'il y' a beaucoup de jeunes qui vivent cette situation au quotidien ou des personnes l'ont déjà vécu (pas le passage où le mec est crucifié, hein, c'est une image). Nous vivons dans une société de plus en plus violente, inutile de se voiler la face, le Nouvel Observateur en a fait sa une récemment concernant la violence à lécole que voici :
Comme quoi, le clip de College Boy n'est pas hors sujet du tout. Je vous laisse donc avec cet excellent clip et excellente chanson, enjoy :
3 ans après leur dernier album "The Manticore & Other Horrors" qui fut très décevant pour ma part, Cradle of Filth revient avec ce nouvel album "Hammer Of the Witches" avec à nouveau des changements au sein du groupe dont entre autre le départ du guitariste historique Paul Allender mais également l'arrivée d'Ashok et Richard Shaw (guitaristes) ainsi que de Lindsay Schoolcraft claviériste et choriste à la place de Carolin Campbell.
Tout commence avec une magnifique intro à l'ambiance bien inquiétante "Walpurgis Eve" (en lien avec le rituel annuel des sorcières, lors du solstice de printemps) on enchaîne plein pot avec l'excellent Yours Immortally" un excellent morceau qui envoie du pâté annonçant la couleur pour tout le reste de l'album! Les guitares sont au top, agressives, puissantes, tranchantes, incisives avec de supers solos, on prend beaucoup de plaisir à entendre ce duo de guitares qui avait cruellement manqué ces derniers temps. les parties batteries sont tout autant géniales avec un rythme effréné, dantesque parfaitement bien maîtrisée par Martin Skaroupka. "Hammer Of the Witches" est incroyablement mélodique et épique comme jamais même s'il y a beaucoup moins de parties synthés qu'auparavent mais Dani avait prévenu, hors de question de faire un nouveau "Midian" ou "Cruelty & The Beast" juste en prendre l'essence de ces deux albums mais version 2015. J'ai également adoré le second morceau instrumental de l'album "The Monstrous Sabat (Summoning the Coven)" qui sonne un peu Nox Arcana et Danny Elfman : c'est une réussite.
Côté vocal, Dani a retrouvé de sa superbe, sa voix est toujours aussi violente mais il n'abuse pas pour autant de cris aigus et perçants tout est dans la justesse et précision sur cet album. Il nous raconte sur les onze titres de l'album de sorcières et leur persécution, de magie noire, de vampires, du Moyen Âge, virginité et érotisme ou encore l'art religieux européen. Concernant Lindsay Schoolcraft, j'aime beaucoup sa voix, mais malheureusement je trouve qu'elle n'est pas assez mise en valeur et en avant comme le fut auparavant Sarah Jezebel Deva ce que je trouve fort dommage et manquant à l'album.
Bref, "Hammer Of the Witches" est un excellent album, le meilleur depuis l'excellent Midian avec un très bon retour aux sources! On sent plus de motivation, d'implication et d'enthousiasme de la part du groupe ainsi que de Dani (de ce que j'ai lu dans diverses interview), le bonhomme paraît très heureux et satisfait du line-up actuel qui l'actuel. D'ailleurs, ils ont bossé à 6 ce qui n'était plus arrivé depuis très longtemps selon ses propres dires et ça se ressent. Bravo et merci pour cet excellent album qui déchire!!
Je vous laisse avec les 3 morceaux que le groupes a publié sur youtube, enjoy!
Ce petit article pour vous prévenir que l'album de MelanoBoy "From Dust" ainsi que d'Adan & Ilse "Cold Diamonds" sont disponible intégralement en écoute sur le bandcamp d'Unknown Pleasures Records. Vous pouvez également pré-commander les deux albums sur cette même page.
Découverte du jour avec l'excellent Helium Vola, qui est un groupe allemand, fondé en 2001, de musique électro-médiévale qui se compose de :
Ernst Horn ( compositeur, instruments)
Sabine lutzenberger ( chants)
Helium Vola interprète des paroles médiévales en ancien allemand, en latin ou en vieux français le tout sur un habile mélange de musique électronique et médiévale. Les morceaux sont tantôt festifs, dansant, tantôt mélancoliques, calmes ou avec des doses de rythmiques martiales comme sur les excellents morceaux "Omnis Mundi Creatura" et "Vagantenbeichte". Tous les albums d'Helium Vola sont des concepts albums avec un thème continu comme par exemple la vie d'une femme au Moyen Age (Liod) le naufrage du sous-marin nucléaire K-141 Koursk (Helium Vola) ou encore des différentes facettes de l'amour et ses émotions associées. Ils ont également repris un virelai en vieux français de Christine de Pisan, poétesse du bas Moyen Âge, "Je chante par couverture".
Vocalement, la voix de Sabine est tout simplement superbe, prenante, très claire et lyrique, tout en harmonie avec la musique composée par Ernst. D'ailleurs elle est une pionnière en matière de chant médiéval.
Bref, Helium Vola est un groupe unique qui nous offre de l'electro médiévale envoûtant et mystérieux. qui peut en déconcerter quelques-uns mais si vous aimez l'électro et la musique médiévale, ce savoureux mélange proposé par Helium Vola est fait pour vous.. Je vous laisse avec mes morceaux préférés, enjoy!
The Prodigy annonce son retour, six ans après l'album "Invaders Must Die". Le sixième album (oui seulement) "The Day Is My Enemy" de "The Prodigy" sortira le 30 mars 2015, l'album est en précommanande sur theprodigy.com et iTunes. dont voici la playlist :
1. The Day is My Enemy 2. Nasty 3. Rebel Radio 4. Ibiza feat. Sleaford Mods 5. Destroy 6. Wild Frontier 7. Rok-Weiler 8. Beyond the Deathray 9. Rhythm Bomb feat. Flux Pavilion 10. Roadblox 11. Get Your Fight On 12. Medicine 13. Invisible Sun 14. Wall Of Death
Le premier extrait issu de ce futur album s'intitule "Nasty" accompagné d'une excellente vidéo version animée mettant en scène une chasse à un renard. Le clip est très original, très soigné et surprenant! Le morceau est excellent, il reste très bien en tête et sonne totalement "Prodigy" pas de mauvaises surprises de ce côté là! Je vous laisse donc avec la vidéo "Nasty" et vivement le 30 mars pour entendre l'intégralité, enjoy!
Le single de Dominik Nicolas "Underground" est dispo sur iTunes depuis le 25 novembre!! L'album est prévu pour septembre 2015, pour le moment 13 titres son terminés (mais Dominik ne sais pas encore si les 13 seront sur l'album) avec un EP qui est prévu pour le printemps (source http://www.rockmadeinfrance.com/).! Les concerts se mettent en place et Dominik a déjà choisi son line up de musiciens, il y aura :
Ca va faire quelques années maintenant que j'ai découvert Soport Aeternus & The Ensemble of Shadow, grâce à mon ami d'enfance Céline G, qui avait posté la chanson "Dead Souls" sur son facebook et j'ai immédiatement adoré.
Sopor Aeternus (Sommeil Eternel) & The Ensemble of Shadows (souvent contracté sous la forme de "Sopor Aeternus" ou parfois "Sopor") est un projet musical allema,nd (oui une fois encore ^^) aux influences dark-folk, gothiques, Darkwave et néoclassiques dont la principale figure est Anna-Varney Cantodea. le projet a été créé en 1989. On sait très peu de choses concernant ce projet musical qui est le plus mystérieux à ce jour et l'artiste n'est jamais apparu publiquement: pas de concerts, pas d'interview en face à face
L'univers de Sopor Aeternus est particulèrement très sombre, triste, torturé, mélancolique.... Les chansons parlent souvent de la dépression, de la solitude ainsi que de l'isolement que ressent Anna-varney qui nous livre donc tout au long de ses albums ses états d'âmes (pas celles d'Eric xDDD ) ou interprète des texte d'Edgar Allan Poe dans des ambiances musicales médiévales, baroques, victoriennes, bref un répertoire musicale très riche et varié. avec l'utilisation de vilons, tubas, violoncelles, bassons, cloches, trombones, orgues, clavecins..... Vocalement par contre, la voix d'Anna-Varney est très particulière, que j'ai du mal à décrire mais je vais dire qu'elle va du râle d’agonie au murmure tragique en passant par la plainte douloureuse.
En résumé, Sopor Aeternus & The Ensemble of Shadow est un excellent groupe qui ne laissera pas indifférent. Soit l'on aime, soit l'on déteste je pense qu'il n'y a pas de juste milieu à l'écoute de leurs morceaux. A noter que le prochain album "Mitternacht" sortira le 23 septembre et déjà disponible sur le site officiel du groupe. http://www.soporaeternus.de/Mitternacht_2014.html
Je vous laisse avec certains de mes morceaux préférés enjoy!!!
J'ai découvert y'a un petit moment déjà cet excellent duo MelanoBoy & Xandra Davidson grâce à Noël Mattéï qui en parlait sur sa page facebook et j'ai immédiatement accroché: J'en profite de la sortie de leur dernier Ep "Exposed" qui est une tuerie afin de parler de cet excellent duo français très talentueux!
Après leur premier Ep "Stay ALeRt" sorti en 2011, Melanoboy & Xandra Davidson nous reviennent avec l'excellent "Exposed" qui sonne très électro-rock,! Un Ep de version digitale de 11 titres avec 3 titres bonus et 1 original! .Musicalement c'est très entraînant, percutant et ça donne envie de danser dès le premier morceau "ElectroBoy"ou sur les excellents "Exposed" et "Fire In Your Pants". La voix de Xandra est de toute beauté, incisive avec une touche de sensualité et de chaleur, elle s'accorde parfaitement à la musique de MelanoBoy.
Bref, "Exposed" est une totale réussite et à l'heure où je me lasse pas mal de l'électro où tout se ressemble et devient fade, MelanoBoy & Xandra Davidson apporte de la fraîcheur et décrasse nos tympans, ça fait du bien et merci à eux deux! A découvrir de toute urgence!!!
Je vous laisse avec le clip "Exposed" qui est très original et psychédélique réalisé par TGZ Arts, enjoy!!