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Aux notes enchantées
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Salut, moi c’est Steeve ! 42 ans, passionné de musique, et jamais rassasié de découvertes sonores. Ce blog, c’est mon espace pour partager mes coups de cœur et donner un coup de projecteur à des artistes qui méritent d’être écoutés fort. Si tu aimes les chroniques honnêtes, écrites le cœur, tu es au bon endroit. N’hésite pas à laisser un mot ou à partager tes propres découvertes
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8 octobre 2013

Dark Wings Of Steel, le trailer du prochain album de Rhapsody Of Fire

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Après d'être séparé en deux groupes distinct : "Rhapsody Of Fire"  et "Luca Turilli's Rhapsody" en 2011, Rhapsody Of Fire nous revient avec un nouvel album "Dark Wings Of Steel" qui sortira le 22 novembre 2013! Après avoir dévoilé la magnifique pochette ci-dessus, le groupe a mis en ligne un trailer de l'album qui s'annonce très bien!! J'avais bien aimé l'album  de "Luca Turilli's Rhapsody : Ascending to Infinity" mais je m'en suis vite lassé finalement et il me tarde d'écouter ce nouvel album qui j'espère sera meilleur que les précédents!! Et toujours est il que je préfère largement la voix de Fabio Lione à celle d'Alessandro Conti (même si je trouve qu'il chante bien mais bon chacuns ses goûts hein? ^^)

Bref, trêves de bavardages, je vous laisse avec le trailer et si vous souhaitez en savoir plus sur ce nouvel album et découvrir la tracklist c'est par ici que ça se passe ou sur la page facebook officielle du groupe! Enjoy

 

 

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19 décembre 2012

Monkey me, le nouvel album de Mylène Farmer

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Mylène Farmer a sorti un nouvel album le 3 décembre intitulé "Monkey Me", cet opus sort un petit peu plus de deux ans après "Bleu Noir", album qui m'avait fortement déçu de par son côté trop électro, il manquait un petit truc et du coup je ne l'ai pas acheté. Pour ce nouvel album Mylène, Laurent Boutonnat fait son grand retour en tant que compositeur ce qui n'était pas le cas sur le précédent et le résultat d'ensemble est très bien et je me suis acheté l'album. Bon, j'ai eu quand même un doute lors de la sortie du single"A l'ombre" que je trouve raté musicalement ainsi que le clip. Mais bon, un single n'a jamais fais un album donc le 3 je me suis branché à deezer, l'album commence avec "Elle a dit" qui début par une belle intro vocale de Mylène mais vite rejoint musicalement par de l'électro et qui dénature totalement le morceau bref, j'ai zappé. Le second titre est donc "A l'ombre" et j'ai enchaîné avec le morceau "Monkey Me" qui est mon morceau préféré de l'album, un morceau 100% Farmer pop-rock dans la même veine que "L'instant X" un style qui lui va à la perfection et le morceau qui m'a "réconcilié" avec Mylène, le titre suivant "Tu ne le dis pas" est pas mal non plus, musicalement il sonne dance des années 90 et un superbe refrain! On arrive au second raté de l'album, qui est pire qu'"A l'ombre" avec le titre "Love Dance" qui est complètement sans intérêt, chanté à moitié en anglais et à moitié en anglais et qui me fait penser à la chanson de "La Grande Vadrouille" "Tea for two" par sa façon de chanter xD. Bref, je n'ai pas pu écouter le morceau jusqu'au bout! Le titre suivant "Quand" est une sublime balade, un titre 100% Farmer-Boutonnat avec un très beau passage au saxo au milieu du morceau. "J'ai essayé de vivre" un autre morceau dance avec lequel j'ai eu du mal à accroché, il m'a fallut plusieurs écoutes pour l'apprécier mais les riffs de guitares relèvent un peu le morceau. "Ici bas" est un morceau moyen, électro dance des années 90 tout comme le morceau "A-t-on jamais" malgré la belle intro guitare et le refrain et les envolées "Alléluia" chanté par Mylène. La surprise et même l'OVNI de cet album est le titre "Nuit d'hiver" une reprise de la chanson "Chloe" sortie en 1986, cette version est plus sombre, mystérieuse et inquiétante que l'original, le résultat est parfait et ce morceau est mon second morceau préféré de l'album et qui je pense sera le morceau d'ouverture des concerts ! "A force de..." morceau positif mélangeant pop rock et électro un morceau simple et efficace avec des effets de voix qui rendent bien. L'album se conclu par "Je te dis tout" seconde balade de l'album tout aussi réussie que la première et qui sonne Farmer époque "Innamoramento", une chanson douce et sublime.

Bref, "Monkey Me" est un très bon album avec le retour de Boutonnat. J'avais le sentiment avec "Bleu Noir" Mylène se contentait de suivre la tendance musicale actuelle, mais avec cet album elle revient un peu aux sources même si ce n'est pas encore totalement ça. Le côté année 90 est sympa mais un peu trop présent dans l'album, j'aurai aimé plus de morceaux dans la lignée de "Monkey Me" mais je ne boude pas mon plaisir, ça fait du bien d'écouter du bon Mylène à nouveau, gageons que le suivant se fera encore avec Boutonnat et qu'il sera encore meilleur!

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Pour écouter l'album de Mylène c'est par ici, je n'ai pas trouvé d'autres morceaux sur youtube

27 mars 2013

Dead Can Dance : In Concert

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Le groupe a annoncé il a quelques jours, la sortie prochaine d'un nouvel album live "In Concert" qui sortira le 22 avril pour célébrer la poursuite de la tournée mondiale actuelle Anastasis

Il ya une prévente spéciale pour le coffret vinyle édition limitée Triple numérique et audio disponible dès maintenant sur le lien suivant : http://www.deadcandance.com/

Voici la tracklist de l'album :

CHILDREN OF THE SUN

ANABASIS

RAKIM 

KIKO

LAMMA BADA

AGAPE

AMNESIA

SANVEAN

NIERIKA

OPIUM 

THE HOST OF SERAPHIM

ALL IN GOOD TIME

UBIQUITOUS MR. LOVEGROVE

DREAMS MADE FLESH 

SONG TO THE SIREN

RETURN OF THE SHE KING 

 

L'album sortira sous les 4 formats suivants :

Dead Can Dance – Anastasis (Deluxe Live Edition) 2 x CD  

     -     CD1 : ‘Anastasis’ original studio album

     -     CD2 : In Concert (60 minute 11 track live concert edit)

Dead Can Dance - In Concert – Triple Vinyl LIMITED EDITION

     -     Full 90+ minute concert spread over 3 x 180gm LPs with art print flats and digital download code of full album

Dead Can Dance - In Concert -  Double CD

     -     Full In Concert 90+ minute 16 track live audio split over 2 CDs

Dead Can Dance - In Concert – Digital Version

     -     Full 90+ minute concert

18 novembre 2025

Quand Queen donne des frissons version Stranger Things

 

Étant un grand fan de Queen (c’est le tout premier groupe de rock que j’ai découvert), je ne pouvais pas ne pas évoquer la nouvelle version de "Who Wants To Live Forever", remixée pour la saison 5 de Stranger Things.

Et que dire de cette nouvelle version ? Elle est tout simplement magistrale et bouleversante. Elle m’a filé encore plus de frissons que celle de 1986, pourtant déjà sublime, composée pour le film Highlander.

 

Pour la petite histoire, c’est Brian May, le guitariste de Queen, qui l’a écrite après avoir vu une projection du film. “Il s’agit du moment où le héros reste jeune pour toujours alors que la femme qu’il aime vieillit et meurt dans ses bras.” Cette scène résonnait profondément chez lui : son mariage battait de l’aile, et son père venait tout juste de mourir. La musique lui est venue d’un seul trait, à la sortie du cinéma (source queenfrancefanclub.fr).

 

Ce qui est encore plus marquant ici, c’est l’enchaînement vocal : ce n’est pas Freddie Mercury qu’on entend en premier, mais bien Brian May, jusqu’à la ligne “But touch my tears with your lips”. Et puis, Freddie entre en scène avec “Touch my world with your fingertips”… et là, les frissons s’installent pour de bon. Sa voix semble plus claire, plus puissante, plus émotive que jamais.

 

Le remix conserve la beauté tragique du morceau original, mais lui ajoute une dimension apocalyptique, typique de l’univers Stranger Things. On passe d’une ballade déchirante à un hymne de fin du monde, et le résultat est tout simplement phénoménal.

 

Franchement, on ne pouvait rêver meilleure chanson pour accompagner la dernière saison de cette série culte.
Je vous laisse savourer ce bijou. Enjoy.
(Et pour les curieux : je vous mets aussi la version originale juste en dessous 😉)

 

 

7 juillet 2025

Hypnos de Dayazell : une traversée douce et multiculturelle

 

Nouvelle découverte pour ma part avec Dayazell – littéralement « celui qui repousse le mal » – et leur troisième album, intitulé Hypnos. Dayazell est un quatuor français toulousain formé en 2009 et qui se compose de :

  • Isao Bredel : chant, nyckelharpa, surpeti
  • Yann Righetti : oud, choeurs, nyckelharpa
  • Yann Voegel : ney, chalumeau, choeurs, tambour, rek
  • Guilhem Puech : tambours, tar, n’goni, den-den daïko, choeurs

Dayazell propose un voyage musical inattendu, librement inspiré des répertoires anciens du
monde. Qu’elles soient sacrées, animistes ou profanes, les œuvres revisitées par le quatuor
sont toutes vibrantes, oniriques et puissantes.  "Dayazell est ainsi, aussi céleste qu’étrangement ancré au sol, convoquant des racines profondes tout autant que sa propre voie lactée. Dayazell est un monde, en perpétuel mouvement, qui ne connaît pas de frontières." (Le Spot)
Leur répertoire nous transporte de la Scandinavie à la Mongolie, en passant par la Grèce, l’Egypte ou l’Arménie. Si les sources d’inspiration sont multiples, l’univers musical n’en reste pas moins équilibré et harmonieux.

 

 

"Hypnos", du nom du dieu grec du sommeil, porte admirablement bien son titre. Composé de huit pistes, l’album déploie une atmosphère de calme absolu, entre apaisement profond et voyage intérieur. J’ai eu besoin de plusieurs écoutes pour réellement m’immerger dans cet album. Au moment de la découverte, entre examens et déménagement, j’avais besoin de musiques plus dynamiques — et "Hypnos" est justement à l’opposé car c'est un disque qui demande du temps, du silence, de la disponibilité. Et qui, une fois apprivoisé, se révèle riche, subtil et enveloppant.

Cet album mélange habilement différentes influences en premier lieu arméniennes avec le très bon premier titre "Hov Arek Sarer Jan" : le groupe revisite un chant recueilli au XIXe siècle par le prêtre et ethnomusicologue Komitas, figure majeure du patrimoine arménien. Ce morceau, véritable prière aux éléments, emporte la peine et invoque la beauté dans la douleur. 

 

 

On retrouve aussi des influences turques avec "Nikriz Peşrev" un sublime titre instrumental qui fait la part bel à la flûte ainsi qu'au chalumeau. Le second titre turque (et troisième de l'album) "Bahçalarda Kestane", qui est un chant traditionnel de Crimée signifiant "Les châtaignes du jardin", un joli titre aux saveurs orientales tout en douceur. "Hypnos" contient également des influences grecques avec "Ipne Pou Pernis Tapedia" qui est pour moi un des plus beaux titres de l’album. La voix d’Isao y est très délicate, apaisante avec le sentiment d'être enveloppé dans une bulle de bien-être et les chœurs masculins ajoutent une touche de douceur et d’harmonie qui fonctionne à merveille. Il y a "Morenika", une chanson issue du répertoire séfarade, que je trouve vraiment magnifique.

L'album fait aussi la part belle à des pièces religieuses avec une sublume version de "Kyrie XI (Orbis Factor)" que j'avais découvert la première fois dans le film "Au Nom de la Rose", le très beau "O Rubor Sanguinis" (adapté d’un chant d’Hildegarde von Bingen), et "Stella Splendens" un chant extrêmement connu et repris par différents artistes, dont j'avais adoré celle de Qntal, mais je trouve que celle de Dayazell est tout aussi réussie, avec une approche différente, plus sobre.

 

 

Pour conclure, "Hypnos" est un album qui m’a demandé un peu de temps pour l’apprécier pleinement, mais qui en valait vraiment la peine. C’est un disque qui invite à un voyage calme et profond, qu’on savoure pleinement avec du recul — et surtout dans un environnement paisible.
"Hypnos" est très riche musicalement, varié, avec de nombreuses et belles influences parfaitement intégrées tout au long des huit pistes. C’est un magnifique album multiculturel, comme je les aime, et qui offre un vrai dépaysement.

Vous pouvez suivre et soutenir Dayazell sur leur sites officiels : Facebook, Instagram, Bandcamp (l'album est disponible en format CD pour 15€ avec une version numérique mais également en format vinyle pour 30€) et YouTube

 

 

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12 mai 2014

Découverte musicale : Powersolo

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Découverte musicale du jour, grâce aux pubs loufoques de chez SFR pour promouvoir son forfait red :, 

   

 

 

Il est rare que deux pubs me fassent autant marrer sur une aussi bonne musique. En faisant quelques recherches, j'ai découvert qu'il s'agissait du groupe danois Powersolo et du morceau "Canned Love".

Powersolo est un excellent groupe de rock garage / rock'n roll bien barré, décalé, déjanté, énergique  fondé en 1996 à Ârtus par Kim Jeppersen dit "Kix" et son frère Bo Jeppersen dit "Atomic child" rejoint par un batteur " JC Benz".  Musicalement et vocalement, Powersolo fait penser au bon vieux rock des années 60-70, simple et efficace, sans en faire des tonnes, avec pas mal d'autodérision, d'humour qui sont présents dans leurs clips et les morceaux restent facilement en tête ( oui tant que ce n'est pas dans les pieds tout va bien xD) Powersolo est un groupe qui ne se prend pas au sérieux!

A l'heure où tous les groupes de rocks se ressemblent avec guitares saturées, riffs en abondance ou avec une voix et des textes pour ado n'évoluant pas d'un poil à l'image du groupe Kyo, dernièrement reformé, il existe des groupes tel que Powersolo pour nous apporter cette vague de fraîcheur dont nos tympas ont besoin au milieu de toute cette soupe musicale et putain, ça fait du bien, merci à eux!!

Je vous laisse avec certains de mes morceaux préférés, dont l'intro de l'album "Buzz Human" qui décrit le groupe et nous pleinement dans l'ambiance, enjoy!

 Site officiel de Powersolo : http://www.powersolo.dk/

Page facebook officielle de Powersolo: https://www.facebook.com/POWERSOLODK

   

 

 

 

 

 

 

 

18 octobre 2012

Best Of Bond... James Bond 50 years - 50 tracks

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Le 8 octobre est sorti un nouveau best-of, un double album, des chansons issus des James Bond! Mais contrairement aux autres ce best of regroupe non seulement toutes les chansons des 22 Bond déjà sortis mais également sur le second CD des morceaux plus ou moins connus, les génériques de fin (sauf pour ceux qui ont chacun des albums de chaque film). On retrouve avec plaisir les chansons tel "Underneath The Mango Tree" issu du film "Dr No, qu'interprète la belle Ursula Andress en sortant de l'eau, "Where Has Everybody Gone" interprété par le très bon groupe The Pretenders ou le très bon remix du James Bond theme fait par Moby. Il y a quelques perle comme un medley "Opening Titles : James Bond is Back / From Russia with love (instrumental) / James Bond Theme",  "The Laser Beam" morceau de Goldfinger où 007 est attaché à une table qu'un laser commence à découper, "Capsule in Space" très beau morceau orchestré par John Barry dans "You Only Twice" là où les capsules spatiales se font capturer par le Spectre et pleins d'autres bons morceaux ce même genre. Petit bémol cependant il manque des morceaux extrait de "Licence To Kill " et  "Die Another Day".

Bref un excellent best of grâce à ce second CD uniquement car ne nous voilons pas la face, le premier ne sert pas à grand chose car il est tout le temps mis à jour lors chaque sorti d'un James Bond au cinéma et les derniers thèmes n'étaient pas très fameux. Sachez que ce nouveau Best of existe en deux version, la version simple (pochette blanche) avec uniquement les thèmes des 22 films à 15€99 et la version double (pochette noire donc) pour 2€ de plus ce qui vaut le coup.

 

 

 

1 novembre 2012

Souvenir musical du jour (1)

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A partir d'aujourd'hui je vais tenter de faire une fois par semaine, une chronique souvenir musical. Un morceau ou un album qui a marqué mon enfance ou mon adolescence. Aujourd'hui le premier souvenir musical est Georgian Legend qui était une troupe musicale  crée en 1999 par Pascal Jourdan avec l'ensemble géorgien Erisioni composé de plus de 90 artistes et dont le clip "Samaïa" passait régulièrement sur TF1 :

 

 

J'étais à l'époque en pleine découverte de musique du monde traditionnelle grâce à mon oncle et je ne pouvais avoir qu'un coup de coeur pour Georgian Legend. Le clip est magnifique, très original avec de superbes chorégraphie et l'ensemble vocal est magique! Je me suis procuré l'album quelque temps plus tard et il est parfait,  une très belle invitation à découvrir un art voyageur : chants a capella, valses brillantes, musiques cosmopolites entre tradition et modernité… Chaque morceau raconte une histoire, toujours sublimée par la couleur des instruments traditionnels et 13 ans après je ne m'en lasse toujours pas. 

Voici quelques uns de mes morceaux préféré, enjoy!

 

 

 

 

7 novembre 2012

Le Festival Interceltique de Lorient!

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Comme vous le savez ou pas, je suis un grand fan de musiques Celtiques et ayant des origines bretonnes (de part mes arrières grands parents qui vivaient à Locronan où ils étaient tisserands!) c'est un peu logique que j'aime ce style musical! Quoiqu'il n'en n'a pas toujours été le cas, je me souviens vaguement (et ce fut confirmé par grand-mère) quand j'étais petit (genre 6-7 ans) nous étions arrivés à Lorient en plein Festival Interceltique, ben je n'en n'ai eu que faire! Aucun intérêt pour cette magnifique fête, ni pour la musique, ça ne plaisait pas du tout!! Il aura fallut attendre un retour aux sources en 1999 pour enfin découvrir cet incontournable évènement mondialement connu avec la découverte de la Grande Parade des Nations Celtes, ma première Nuit Magique offerte par ma grand-mère, prendre un repas au village celtes, le fest noz... Toutes ces découvertes m'ont littéralement conquis et ont fait que j'ai pris conscience de la Bretagne, de cet héritage Celtes qui coule dans mes veines et que je ne puis renier. A partir de cet instant, j'ai tenté d'y aller le plus possible : 1999, 2000, 2001, 2002, 2004, 2008 et 2009! A chaque fois un grand plaisir d'y assister, des grands moments de magnifiques souvenirs! Toute cette ambiance de folie, magique, une belle et grande famille à chaque fois ce n'est que du bonheur! Grâce au Festival Interceltique de Lorient j'ai eu la chance de pouvoir assister à un concert d'Alan Stivell, de Loreena McKenitt, de découvrir HIKS, Les Ramoneurs de Menhirs et pleins d'autres choses. C'est également le moment idéal et rêver pour s'empiffrer de crêpes au Nutella, au beurre salé, beurre sucre ou des bonnes crêpes salés!!!!!!!! xD.

Bref, le Festival Interceltique est l'évènement qui est incontournable pour ma part même si ces deux dernières années je n'ai pu y aller pour diverses raisons. Je pense que le prochain auquel j'assisterai sera dans 3-4 ans le temps que le petit lutin Little A grandisse et puisse apprécier le spectacle. En attendant, je le bercerai à la cornemuse et au biniou xD. Plus sérieusement, je conseille vraiment à chaque personne qui aime la musique traditionnelle Celtique d'y assister au moins une fois dans sa vie car ça vaut le détour et vous en repartirez totalement boulversé (enfin c'est l'effet que ça m'a fait).

Je finis ce petit billet par une tite note très personnelle, merci mamie de m'avoir fait découvrir ce bel évènement, d'avoir eu la gentillesse de m'emmener dans divers spectacle, de m'avoir fait aimer cette musique et la Bretagne. Je t'aime. Miss you.

 

 

 

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13 novembre 2012

Véronica Falls

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Véronica Falls ou un groupe que j'ai découvert cette année alors que leur premier album (Veronica Falls) est sorti l'an passé, autant dire que je n'ai pas trop de retard pour une fois xD. J'ai découvert ce groupe en regardant une émission consacré au rock anglais sur Direct Star (oui oui la chaîne est devenu D17) et j'ai eu le coup de coeur immédiat avec du bon rock comme les anglais savent très bien le faire! Musicalement c'est excellent, des guitares claires légèrements saturées, rapide et acérée accompagnée d'une bonne ligne de basse et excellente batterie. La superbe voix légère et douce de Roxanne Clifford est magnifique, renforcée par celles des deux garçons du groupe Patrick Doyle et James Hoare sonnent comme la pop américaine des années 60 ou sur d'autres morceaux un peu les années 80 sans avoir le sentiment que le groupe se contente de faire un simple copier-collé sans originalité et tomber dans la facilité! Certes ça peut faire déjà entendu et il n'y a clairement rien de révolutionnaire musicalement chez Véronica Falls, mais c'est rafraîchissant et agréable à écouter. Bref, un bon groupe d'indie pop que je vous invite à découvrir car il vaut vraiment le détour! D'ailleurs la sortie du prochain album "Waiting For Something To Happen" est prévu pour le 4 février. 

 

Je ne mets pas la biographie du groupe car la seule que j'ai trouvé du groupe est sous copyright (on m'a déjà fait fermé mon blog une fois, ça me ferait chier que ça arrive une seconde fois), donc vous pouvez lire la bio du groupe par ici (au passage vous aurez l'occasion d'écouter l'intégralité de l'album ^^)

 

Veronica Falls

 

 

 

 

 

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15 décembre 2012

Découverte du jour : Euzen

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Aujourd'hui ma découverte musicale est donc le groupe Euzen que j'ai découvert  totalement par hasard sur youtube dans la liste de vidéos de suggestion avec la chanson "Judged By"! C'est un groupe danois formé en 2008 , composé de :

  • Maria Franz (chant) 
  • Christopher Juul (clavier)
  • Harald Juul (guitare)
  • Jon Pold (basse)
  • Kristian Uhre (batterie)

 

 Ce qui m'a poussé à cliqué sur la vidéo est le look de la chanteuse et bien m'en a pris car j'ai adoré entre la douce intro au piano, suivie de la sublime voix de la chanteuse Maria Franz puis l'ensemble guitare saturé - batterie - basse montant crescendo donnant un morceau percutant et incisif. L'ambiance du clip un peu sombre est magnifique! Donc je suis allé sur deezer écouter l'album "Sequelle" du groupe et le résultat est très bon!! Le style musical du groupe est electronique/alternatif/expérimental, l'ensemble est très mélodique, les chansons restent facilement en tête! La voix de Maria s'harmonise très bien avec la musique, celle-ci me fait penser par moment à Björk en particulier sur le dernier morceau de l'album "Sequel" ce qui n'est pas déplaisant et on est loin du copié collé ou de l'imitation! "Sequel" est un très bon album (le second du groupe), mélodique, efficace qui est vraiment très agréable à écouter

Bref, cette découverte est une belle surprise pour moi en cette fin d'année 2012 et il vaut franchement le détour. 

Site officiel du groupe : euzen.dk

Page facebook officielle du groupe : facebook.com/euzeniverse

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21 mars 2016

Découverte du jour : Minuit Machine - Violent Rains

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Découverte musicale du jour avec Minuit Machine, enfin je devrais dire redécouverte pour être honnête. En effet, à la base j'ai découvert cet excellent duo grâce à Mr MelanoBoy qui me l'avait recommandé. J'avais écouté quelques titres auxquels j'avais bien accroché mais malheureusement entre temps je suis passé à autre chose et je n'ai pu prendre le temps que de découvrir et écouter pleinement Minuit Machine aujourd'hui avec leur dernier album "Violents Rains".

Tout d'abord Minuit Machine est un duo féminin français venant de Paris crée 2013 par Hélène de Thoury, durant l'été de la même année Hélène commence à composer des mélodies sombres et captivantes. Amandine Stioui cherchait un projet musical avec une âme, quelque chose de passionnant et d'émouvant. Elle contacte Hélène en lui envoyant une démo d'" Agoraphobia", et on connaît la suite : Un premier EP « Blue Moon » est sorti en 2013, suivi du LP « Live & Destroy », sorti en octobre 2014 sous le label français Desire. Leur deuxième album "Violent Rains", est sorti le 9 octobre 2015.

Ce qui m'a d'abord séduit chez Minuit Machine dès le premier titre de "Violent Rains" ("June 7") est la voix d'Amandine qui est sublime, grave, sensuelle et en même temps particulière : il y a de la tristesse, de la mélancolie, de la chaleur, qui s'en dégage et qui donne une ambiance spéciale à l'intégralité de l'album. Je trouve qu'il y a un petit côté chanteuse new wave - cold wave des années 80 telle que celle de Siouxsie Sioux. J'ai trouvé la voix d'Amandine pleinement captivante et unique qui est reconnaissable dès les premières intonnations (en prenant en compte bien entendu du LP précédent "Live and Destroy). L'intégralité est chanté dans un anglais parfaitement maîtrisé et qui renforce ce côté âge d'or des années 80's.

Musicalement les titres composés par Hélène sont tops, synthétiques, très mélodiques, tantôt froid et mélancoliques tantôt chaleureux et dansant de ce côté là l'album est très varié, les morceaux oscillent entre les années 80 (l'utilisation des synthés et boîte à rythme y est pour beaucoup)-90 sans tomber dans la surenchère non plus, ni dans le côté ultra nostalgique pompeux, réchauffé comme le font certains groupes ou artistes actuels. Non avec Minuit Machine on est dans la sincérité et l'authentique, les mélodies restent facilement et longtemps en tête, chaque titre sur les neuf est une pépite et unique à écouter. A noter également que l'osmose est parfaite entre la musique d'Hélène et la voix d'Amandine.

En bref, "Violent Rains" est un super album qui est une pure réussite et de toute beauté que ce soit vocalement ou musicalement, touchant et prenant au plus profond de soi, on ne peut rester insensible à cet album et à Minuit Machine en général. Une fois de plus, je me suis pris une bonne claque musicale surtout venant d'un duo français : à découvrir d'urgence! Je vous laisse avec certains de mes morceaux préféres, enjoy!

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Site officiel : http://minuitmachine.bandcamp.com/

Facebook officiel : http://www.facebook.com/minuitmachine/

 

  

  

  

 

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1 mai 2015

Sketches Vol. 1 de My Friend Skeleton

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Joyeux Bhealltainn tout le monde !!

Il y a trois ans, nous avons publié l'EP « Schwester im Spiegel ».

Il est temps pour quelque chose de nouveau.

Nous avons publié les trois premiers titres de notre collection Sketches. Des petits secrets qui étaient cachés depuis très longtemps - certains d'entre eux peuvent éventuellement devenir des titres de l'album.

Mais ils peuvent rester dans leur solitude. Ils sont suffisamment courageux.

My Friend Skeleton. 

Trois nouveaux titres du groupe qui sont une très belle évolution de l'album "Vanitas", ils sont différents mais dans la continuité de ce que fais le groupe, on reconnait bien leur style. Ce "Sketches Vol. 1 est plus mélancolique et posé mais également apaisant, une sorte de sérénité se dégage de ces 3 titres instrumentaux, on peut entendre la voix d'Amaya chuchoter quelques paroles sur "Fragile Dahlia"  ce qui renforce ce côté mélancolique; Musicalement c'est encore mieux que précédemment, c'est plus travaillé, le son est plus net, il n'y a aucun effet de beat comme sur Vanitas ce qui donne un rendu plus doux, on reste plus proche du CD1 "Hinter der Maske der Schönheit..."et le morceau "Caroline"

Bref, trois superbes nouveaux titres de la part de My Friend Skeleton à découvrir et écouter impérativement! L'album s'annonce en tout cas très prometteur (toujours aucune info sur sa sortie à ce jour).  Sketches Vol. 1 est disponible en téléchargement sur le bancamp du groupe au prix que vous souhaitez

Je vous laisse avec un des trois morceaux, je vous invite à découvrir les deux autres par vous même sur bancamp : http://music.my-friend-skeleton.com/ , enjoy!

Site officiel de My Friend Skeleton :  http://www.my-friend-skeleton.com/ (dispo également en français)

Page facebook officielle : https://www.facebook.com/MFSkeleton 

 

7 février 2025

GRIEF - Le nouveau single de tAngerinecAt

 

 

 

Saisissant ! Tel est le premier adjectif qui m'est venu à l'esprit, quand j'ai écouté GRIEF de tAngerinecAt qui avec l'album "Glass", s'est imposé comme un groupe majeur pour moi. Ce nouveau single, issu du prochain album portant le même nom dont la sortie est prévue au printemps suivant,  se distingue totalement de ce que le groupe a produit jusqu'à maintenant. 

 

L'écoute s'ouvre sur un rire mélancolique de Pupurovsky a cappella, perçant l'atmosphère, sombre et fort, touchant en plein cœur ! Ensuite, continue en chantant les couplets en ukrainien. GRIEF fait partie des trois morceaux qui seront chantés dans cette langue, mettant en avant son aspect intime via une langue dans laquelle Zhenia a créé de la poésie depuis son plus jeune âge (c'est sa deuxième langue maternelle) et qui n'est pas aussi répandue que l'anglais.

 

Les harmonies vocales envoûtantes de Chilton s'harmonisent rapidement avec celles de Pupurovsky, dans un style inspiré de la liturgie monastique orthodoxe orientale: et bon sang, que c'est magnifique ! Je n'ai pas eu l'occasion de l'évoquer ici jusqu'à présent, mais je suis un grand amateur de ce type de chant car ça me touche pleinement et m'apaise totalement. La voix de Paul ne fait pas exception, j'ai eu la sensation d'être enveloppé et accompagné dans une bulle relaxante et de bien-être. Puis, une ligne de basse et une nappe de synthés entrent en scène, intensifiant cette atmosphère mélancolique.

 

Il convient de souligner, que cette chanson est née de l'immersion de Zhenia dans les événements de la guerre en Ukraine, où il est né et a grandi. C'est également l'endroit où Paul et lui se sont rencontrés, ont travaillé ensemble, fondé tAngerinecAt et réalisé de nombreuses tournées.  
Pour eux, la guerre est une tragédie déchirante, dont la vie quotidienne tourne autour du flot incessant d'informations sur la guerre qui ne quittent jamais complètement leur conscience. 


Pour conclure cette chronique,  GRIEF est une somptueuse complainte, une confession qui monte des entrailles mêmes de la Terre, faisant écho aux cris de l'humanité, des créatures et de l'essence de la nature elle-même. Il est également impossible pour moi de négliger la magnifique pochette créée par Şahin Çetin, un artiste et activiste turc, entre la couleur d'un côté, le noir et blanc de l'autre, avec une séparation nette au centre, illustrant à la perfection la fusion de tristesse, de chagrin  et de désespoir, habilement équilibrée pour faire apparaître le côté positif, libérateur ainsi que l'espoir. À l'heure où nous sommes de plus en plus envahis par des images en IA, il est agréable de voir une si belle illustration authentique et magnifiquement travaillée ! Le retour de tAngerinecAt est parfaitement réussi et il me tarde de découvrir l'album, qui s'annonce extraordinaire et très créatif ! Je vous mets le morceau à la suite, via le lecteur Spotify. Il est important d'écouter au maximum sur cette plateforme, même si vous êtes contre la direction qu'elle a prise dernièrement et qu'elle rémunère hyper mal, mais les tourneurs se basent uniquement sur le nombre de lectures des titres (surtout les derniers) afin de les programmer sur différents concerts.

 

Soyons solidaires des artistes que nous aimons, c'est important de les aider encore plus quand ce sont des musiciens non binaires, humainement authentiques, adorables et se démarquant avec un univers original. Mais qui ne rentrent pas dans l'industrie musicale comme les labels le souhaitent en ne voulant pas investir dans leur carrière. 

 

Un immense merci au groupe, de m'avoir offert l'opportunité de découvrir leur nouveau single en avant-première, afin que je puisse le chroniquer dans de très bonne conditions. Merci à eux pour leur confiance, à mon égard. 

 

Vous pouvez suivre tAngerinecAt sur leur site officiel, Facebook, Instagram, Bandcamp , Threads et YouTube

 

 

 

3 juin 2023

Coup de coeur musical : A Tergo Lupi - Hide

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Voici une chronique que je devais faire depuis un moment mais que je n'ai pas fais pour les raisons que j'ai expliqué sur mon post précédent !  Afin de relancer mon blog aujourd'hui je vais vous parler d'un de mes groupes préférés (en l'occurrence ici c'est un duo) que j'ai découvert il y a deux ans et qui nous vient directement d'Italie : A Tergo Lupi (Derrière les loups) !

A Tergo Lupi est un duo crée par Camilla Ferrari et Fabio Del Carro en 2018, leur musique mélange le dark neofolk avec des influences industrielles, les deux composent les musiques et écrivent les textes en symbiose à quelques exceptions près où c'est Camilla qui compose les harmonies qui selon Fabio est bien meilleure pour transmettre les émotions qu'ils souhaitent transmettre à leurs éditeurs. Dans ce cas là, Fabio se consacre d'avantage au sound design, mixage et mastering mais tout en se consultant mutuellement. 
Sur le plan musical les deux comparses utilisent principalement la Tagelharpa (conçue par Camilla elle-même car elle est ébéniste d'instruments musicaux à côté d'A Tergo Lupi) ainsi que le tambour chamanique mais également d'autres instruments à percussion tels que des bâtons, des os d'animaux, de divers hochers (coquilles de noix, hochets en métal ou faits à la mains avec des matériaux organiques), la lyre Kravik et la flûte ainsi que des drônes qui agissent comme des basses en étant un mélage de sons de synthés et des échantillons d'autres instruments tels que la vielle à roue, les cors ou le didjeridoo.
Côté paroles, elles naissent dans le besoin d'A Tergo Lupi d'exprimer ou traduire leurs angoisses, peurs, leurs pensées, réflexions et stimulis à propos du cycle de la vie, la souffrance, la mort, le passage du temps avec ses aspects positifs et négatifs mais également la valeur que l'on essaie de donner à sa propre vie. Le duo laisse le soin à l'auditeurs d'interprété à sa façon leurs textes en fonction de ses propres expériences de vie.

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Camilla et Fabio
"Hide" est (déjà) le troisième album délivré par le groupe en novembre 2022 après "Vesper" un album 100% instrumental sorti en mai 2021 et "Out of the Fence" sorti en novembre 2019, on peut dire que le duo italien ne chôme pas côté productivité !  Chaque titre de ce nouvel album est unique et nous transporte dans un voyage musical dépaysant, nous emmenant vers d'autres contrées. Il s'ouvre de façon magistrale avec "Fade Under" qui m'a fait un peu rappeler l'intro de Wardruna "Tyr" avec l'utilisation d'une pierre accroché à une corde en la faisant tourner de façon vive et rapide mais c'est une des rares fois où A Tergo Lupi m'a rappelé le célèbre groupe norvégien. L'ambiance que nous offre le duo est un peu plus sombre, les rythmes sont plus martelés et il y a un côté rituel avec l'utilisation du tambour chamanique de Fabio totalement envoûtant, la musique  est vraiment très puissante et prend au plus profond de soi. 

Le magnifique "Hoar Frost" deuxième titre de l’album avec lequel j'ai découvert le groupe, illustre parfaitement le fait de voyager vers d'autres contrées : il débute par une introduction venteuse glaciale et le son de craquement de branches d’arbres. Les percussions des bâtons mêlées à celle du tambour de Fabio et la Tagelharpa de Camilla sont tout simplement magiques et très prenantes avec les deux accolytes chantant en choeur fait que c'est mon morceau préféré de l'album. "Red Sun" la piste suivante est un titre où les percussions sont bien mises en avant avec le retour du son de la pierre accroché à une corde au son si particulier et que je trouve fascinant, la tonalité de chant de Fabio est très basse, à la limite du chant guttural donnant une ambiance lourde et sombre que j'adore.

La quatrième chanson "Kominn Heim" démarrant avec le bruit des vagues et la voix A Capella de Fabio chantant en islandais est une magnifique balade très relaxante. On enchaîne avec « UnHidden » un titre dansant, tribal qui m’a un peu rappelé Heilung mais ce n’est pas pour me déplaire bien au contraire étant donné que c’est un de mes groupes préférés ! Vient ensuite le titre "Heal the Tree" qui est un titre lent, apaisant avec la voix de Camilla et Fabio parfaitement en harmonie pour l'intro pour laisser place principalement à Camilla qui a la part belle sur cette chanson répétant inlassablement les couplets un par un apportant un côté envoûtant en particulier lors du troisième qui est :

"A réint arevarëmm
A réint l'òr e
A réint arevarëmm
A réint l'òr e"
Puis Fabio qui entonne le dernier couplet en même temps que Camilla chante cette partie, l'ensemble est tout simplement majestueux, j'en ai des frissons à chaque fois que je l'écoute. 

Après cette agréable accalmie, le voyage reprend de façon plus dynamique avec le génial "Hear Me" où les percussions et le Tagelharpa sont tout simplement grandioses, le duo nous offre un sublime pont musical de toute beauté sublimé par la seule magnifique voix de Camilla : au casque et en fermant les yeux ce titre est une merveille.
"Wind Kommt" est un titre chanté intégralement en allemand que j’affectionne beaucoup également, cette capacité de Fabio a chanter dans plusieurs langues (anglais, islandais et allemand) est assez rare au sein d’un même album. La neuvième piste "Black Feathers" est ma seule petite déception de l’album, musicalement la chanson est top mais je trouve que la voix de Fabio est un peu trop recouverte par le rythme des percussions.
"Anma ed Prèia" amorce la fin du voyage musical, ce titre tout en douceur permet de reprendre ses esprits sans perdre son intensité émotionnelle. Cette chanson nous enveloppe dans une bulle de détente, bien-être et apaisante, les voix sont pures et claires offrant un moment hors du temps.
"Night Path" avec une intro magique du chants des grillons et le son de drône apportant une intensité bourdonnante mais discrète tout au long du titre.
L’album s’achève par le somptueux "Worthy End" qui est dans le même esprit que le titre "Voluspá – Skaldic Version" à la nette différence que Fabio chante gravement en anglais jouant de la Lyre Kravik accompagné par Camilla à la flûte qui parachève la beauté de ce titre et offre une magnifique conclusion à ce voyage musical de plus d’une heure.

Ce que j’ai apprécié à l’écoute de "Hide" est que c’est un album vraiment très fort, dont aucun des titres m’a laissé insensible ! Le duo nous offre un univers unique qui arrive très facilement à se démarquer des mastodontes que sont Wardruna, Heilung. L’association du tambour chamanique et du Tagelharpa fait des merveilles, ce qui pour moi est la signature du groupe tout comme les somptueuses voix de Camilla et Fabio offrant différentes intensités et variations à leurs créations artistiques . Leurs clips sont tout aussi incroyables, extrêmement bien travaillés avec un esthétisme particulièrement soigné qui mettent parfaitement en scène les titres qu’ils accompagnent sans oublier le charisme incroyable du duo italien.
Très clairement "Hide" aura été mon album coup de cœur préféré de l’année 2022, j'espère qu'ils feront des concerts et que je pourrais aller les voir . Je vous laisse avec les clips de "Hoar Frost""Fade Under", "Hear Me" et "UnHidden", enjoy ! 

Page Facebook officielle : https://www.facebook.com/ATergoLupiProject
B
andcamp officiel : https://atergolupi.bandcamp.com/
Instagram officiel : https://www.instagram.com/atergolupi_/
C
haîne Youtube officielle : https://www.youtube.com/channel/UCz_8iGBzwwJ2bOAqJJJxomA

A Tergo Lupi est également disponible sur Spotify, Deezer, Apple Music. 

 

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Camilla M. Ferrari

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Fabio Del Carro

 

 

 

 

 

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18 octobre 2012

Daisybox

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Aujourd'hui je vais parler d'un excellent groupe de rock que peu d'entre vous connaisse et qui malheureusement n'est plus en activité depuis mai 2009, il s'agit donc de Daisybox.

Daisybox est un groupe que j'avais découvert en 2002 en première partie d'un concert d'Indochine en 2002 lors du Paradize Tour à Nice et ce fut une grande claque musicale ce jour là. Un rythme endiablé, un groupe débordant d'énergie, des guitares saturés, une bonne ligne de basse et une bonne batterie, tout ce que j'aime le coup de coeur ne pouvait que ce faire pour ce groupe! Je me suis précipité le lendemain à la Fnac et je me suis procuré leur premier album du groupe "Organic" (le premier du groupe sous le nom de Daisybox, le groupe avait sorti un mini album "Indessa" autoproduit sous le nom de Daisy) et j'ai définitivement accroché!! Un excellent album du premier au dernier morceau! Des textes simples, un univers proche d'Indochine et un bon son bien rock. Puis on suivi deux autres albums "Diagnostic" et "Polyester" qui sont très bons et qui me semblent plus personnels, plus sombres qu'"Organic". Ce que j'aimais chez Daisybox c'est que je retrouvais dans beaucoup de leurs chansons et sans doute plus que celle d'Indochine à l'époque de "Diagnostic" et "Polyester". Daisybox était un groupe original, avec une véritable identité et un son bien à eux comme il y en a peu en France. 

Voici la biographie du groupe (source site officiel du groupe)

Daisybox ne fait pas du rock français. Daisybox fait du rock en français. C’est cela qui fait du trio un groupe à part. Des vraies mélodies pop, des ambiances impressionnistes et des textes qui évoquent plus qu’ils ne disent ou ne dénoncent. Les frères Nicolas, créateurs du groupe, n’ont pas grandi en France et ça s’entend. S’il faut trouver des influences à Daisybox, c’est plutôt de l’autre côté de la manche ou de l’atlantique que dans la tradition locale de la chanson réaliste qu’il faut chercher. « Nous avons beaucoup de respect pour tous ces gens, il y a des choses formidables dans la musique française, mais ce n’est pas ce qui nous touche naturellement, explique Olivier. Quand je suis rentré à Paris, en 90, j’étais un extraterrestre, un Français de 17 ans qui n’avait jamais vu Les Bronzés et qui pensait que La Mano Negra était un groupe espagnol. Mon frère et moi avons du ingurgiter toute la culture populaire française en quelques mois, découvrir Gainsbourg, le cinéma d’auteur, Coluche, les hot-dogs en baguette, la musique festive, Michel Drucker... Après, il a fallu faire le tri. Mais si j’ai appris à aimer Françoise Hardy et Bashung, j’avais quand même avant tout les Pixies dans le sang. » Au milieu des années 90, Bashung, justement, lui donne le goût des beaux textes en français. Pour le reste, c’est le regard pointé vers l’Angleterre qu’il créera Daisy avec sa copine de fac Anne-Lise et son frère Sam. Aujourd’hui, Daisybox est un des rares groupes de rock chantant en français à passer à la radio en Australie, au Mexique, en Finlande et à séduire les fans de Blur ou des Dandy Warhols.

Réalisé par Scott Greiner (100 Watt Smile), « Polyester », leur troisième album, est aussi le plus abouti. Une fraîcheur qui manquait quelque peu à « Diagnostic », une énergie retrouvée et des textes qui approchent la perfection pop, à l’image de « Dentelle », sans doute le plus beau titre du groupe à ce jour, et de « Polyester », hymne pop imparable qui donne son nom à l’album. Daisybox, libéré de la pression des majors, a décidé de n’en faire qu’à sa tête.

1994. Les frères Nicolas, Olivier et Sam, fans absolus de rock en général et des Pixies en particulier, inventent Daisy avec leur copine de fac Anne-Lise Pernotte. De leur jeunesse passée à changer de pays tous les quatre ans, ils n'ont gardé qu'une certitude : les mexicains n'ont pas tous un sombrero... Il y en a même qui font du rock. Daisy refusera donc d'accepter les idées imposées. On peut être français et préférer une guitare électrique à un biniou.

1995. Premiers concerts. Un autre pote de fac, Olivier Nuc, les rejoint parce que justement, il sait en jouer, de la guitare. Et aussi parce que c'est un copain. Mais il est très doué pour écrire et il se consacrera bientôt entièrement à sa carrière de journaliste.

1996. Parmi les premiers spectateurs de Daisy, il y a Léonard Vasco. Guitariste, fou de Sonic Youth. C'est lui que le groupe attendait. Premiers textes en français. Daisy fait de la pop "à l'anglaise", certes, mais veut pouvoir assumer...

1997. Entre deux concerts devant dix potes sur une péniche pourrie, le groupe ouvre pour Echobelly, qui à l'époque tient le haut de l'affiche du rock britannique. C'est décidé : ce sera ça ou rien du tout. Daisy veut jouer, partout, encore, toujours !

1998. Euh... Des péniches, toujours des péniches. De temps en temps, un bar miteux. Mais bon, ils ne sont plus dix, ils sont vingt.

1999. Une péniche justement. Dans la salle, un monsieur les remarque. Il cherche une première partie pour son concert au Zénith de Caen. C'est Nicola Sirkis. Au final, Daisy fera trente dates avec Indochine. Entre temps, le groupe enregistre un mini album autoproduit, "Indessa", au départ une simple démo, qui finira par se vendre à deux mille exemplaires à la sortie des concerts. "Les champions du monde de la mélodie tranchante", écrit Magic.

2000. Enfin ! La presse et les maisons de disques, intriguées par ce groupe qui remplit des salles sans passer à la télé, commencent à s'y intéresser. Le rock revient à la mode, paraît-il...

2001. Daisy devient Daisybox pour ne pas déplaire à Donald, qui considère que "pâquerette" est un nom qui s'achète. Le groupe choisit Lez'Art Music, petit label indépendant, plutôt que l'une de ces majors qui se précipitent toutes sur ce "retour" du rock.

2002. Sortie de "Organic", enregistré en Angleterre par Daniel Presley. Sélection du FAIR. "Pause" cartonne sur les ondes des radios rock. "45 minutes" explose en Suisse. "Immobile" est plébiscitée par les téléspectateurs de MCM et MTV.

2003. "Ensemble contre la guerre" au Zénith de Paris. La grande scène du Paléo Festival à Nyon devant 10 000 spectateurs. Plus de cent concerts pour Daisybox.

2004. Le groupe s'enferme dans une ferme bretonne pour écrire "Diagnostic". La licence de Lez'Art Music est rachetée par Barclay- Universal... Bienvenue chez les majors.

2005. "Diagnostic" donc. Un album douloureux, sombre, magnifique. Peut-être difficile. Enregistré par Steve Lyon (Depeche Mode, The Cure) en Italie, mixé dans le sud de la France, masterisé à Abbey Road... Un single, "Les mains dans les poches", que diffusent les grosses radios nationales... et puis...

2006. ...et puis, la lassitude ! Les rapports entre Barclay et Lez'Art Music s'enveniment. Léo décide de s'en aller. Après une mini tournée au Mexique, leur dernier concert commun sera aussi celui que leurs fans ont décidé d'organiser pour fêter les dix ans de Daisybox. "Indessa Festival" à Charleroi en Belgique, avec tous les groupes dont les Daisy se sentent proches (Krisha, Poney Poney, Sam Semple, The Versus, Veda...). Les chansons de "Diagnostic" commencent à être diffusées en Australie, Mexique, Equateur, Finlande... Sans Léo, Daisybox terminera la tournée par quelques festivals d'été et un concert à Londres.

2007. C'est reparti ! Après "Métal hostile", choisi par une banque publique pour illustrer sa campagne de pub télé, plusieurs extraits de "Diagnostic" figureront dans la B.O. de la série "Déjà-vu", bientôt diffusée sur France 2. Anne-Lise, Olivier et Sam, à nouveau en trio, ont écrit le prochain album de Daisybox. Avec Scott Greiner (100 Watt Smile), ils ont enregistré, peaufiné, décortiqué la moindre note de ce fameux "Polyester"... Alors ?

2009. Séparation du groupe via un communiqué sur le site officiel que vous pouvez trouver par ici 

 

 

 

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16 décembre 2015

Mon avis sur "Inner Tides" de SPECTRE-Music

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Le 14 décembre est sorti le premier EP du groupe SPECTRE-Music "Inner Tides" et j'adore le résultat!

Musicalement, c'est super mélodique, dans la même veine qu'Oxygen en plus électro pop, le style musical de Maxime reste parfaitement reconnaissable dès les premières notes de chacun des 6 titres de l'EP. C'est très riche, varié très percutant moderne avec une touche année 80 qui sonne vachement bien. J'aime beaucoup l'intro au synthé du morceau "1985"qui m'évoque un peu Vangelis et il est très prenant. Mais mon coup de coeur de cet EP est pour le titre "Broken Mirrors", un morceau très percutant dès l'intro avec une basse puissante, incisive bien reforcée par la batterie très présente mais également les lignes de synthés créant un hymne mélodique, entêtant couronné par les guitares qui claquent et déchirent tout. C'est un super titre taillé pour les lives sur lequel on a envie de danser, sauter de partout, en bref une tuerie!! Les arrangements sont très bons, la qualité sonore est excellente c'est net et sans fioriture, les titres s'enchaînent très bien et de façon cohérente.

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Vocalement, les voix de Maxime et Chloé sont parfaites, en osmose totale, parfois les duos masculin-féminin ne fonctionne pas et d'autres fois oui, ce qui est le cas avec "Inner Tides". Douces et puissantes à la fois en fonction des titres, c'est un régal. L'intégralité des titres sont chantés dans un anglais très bien maîtrisé et très agréable à écouter. 

Bref, "Inner Tides" est un excellent premier EP pour Spectre-Music d'une grande qualité, qui envoi du lourd, de l'originalité et c'est une bonne claque musicale en cette fin d'année 2015. Je vous recommande vivement de découvrir et d'écouter "Inner Tides", vous ne serez pas déçus! 

Je vous laisse avec le teaser de l'album et de mes morceaux préférés, enjoy!

Site officiel de SPECTRE-Music : http://www.soundofspectre.com/

Facebook officiel : http://www.facebook.com/soundofspectre

Twitter officiel : http://twitter.com/soundofspectre

 

 

 

 

 

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21 novembre 2025

“HELLO” : la pop des introvertis selon Gervaise

 

Gervaise, c’est la nouvelle voix pop à surveiller de très près. Je l’ai découverte grâce à François Welgryn, et son dernier single “HELLO” m’a directement mis un sourire au cœur. : 

 

Gervaise, c’est pas un pseudo : c’est son vrai prénom. Et ça claque.

Sur son EP CHAIR TENDRE, elle a balancé sa vision du féminin, parlé de ses complexes, de ses looses et de son combat intérieur pour s’en libérer. Elle s’est fait remarquer par la presse (Tsugi, Simone, Francofans…) et a marqué pas mal d’esprits sur scène.

Son univers, c’est de la pop électro-urbaine, entre force brute et sensibilité à fleur de peau. Gervaise, c’est une guerrière fragile qui assume ses paradoxes : carnassière mais sensible, chanson mais pop.

 

Aujourd'hui Gervaise sort son deuxième single "HELLO" (après "FAME") issu de son premier album "LA PUDEUR" qui sortira le 30 janvier 2026, il y aura également une release party au Pan Piper à Paris ! 

Cette chanson, comme le dit si bien Gervaise, c'est une chanson pour les introvertis. Elle y parle de son anxiété sociale avec le sourire aux lèvres, en disant qu’elle préfère clairement les soirées maison avec son chat aux soirées watchi-watcha et autres mondanités dont elle est totalement allergique. Mieux encore : elle a trouvé le confinement plutôt cool (et franchement, je pense pareil !). 

 

Musicalement, elle mélange un arpeggiator très 80’s, avec une batterie hip-hop qui donne du rebond, de l’allure, et ce petit groove qui met automatiquement le corps en mode dandinage automatique. Le synthé est redoutablement efficace, la prod décolle, le refrain reste instantanément en tête

 

“Hello" m'a fait découvrir Gervaise qui possède une identité forte, sensible, libre. Une guerrière fragile qui transforme ses doutes en pop addictive. Vivement LA PUDEUR.  Et un immense merci à François  de m’avoir fait découvrir cette incroyable artiste !

 

Pour suivre et soutenir Gervaise c'est par ici :  Facebook, Instagram, YouTube et TikTok

Je vous laisse avec "Hello". Enjoy !

 

 

5 janvier 2026

Night in Athens : mon premier coup de cœur musical de 2026

 

 

2026 démarre sur les chapeaux de roue avec déjà une première découverte musicale coup de cœur : le projet dark synth / darkwave Night in Athens.
Créé en 2020 à l’est de Londres par l'artiste grècque Tina Boleti, auparavant claviériste au sein du groupe post-punk HAXON, le projet voit le jour durant la période du confinement. Animée par l’envie de se consacrer pleinement à une musique électronique plus personnelle, Tina lance alors Night in Athens.

 

Son univers musical puise dans des influences variées, mêlant dark electro, minimalisme, punk, coldwave et synthwave, pour construire des atmosphères sombres et introspectives. Une musique à la fois froide et habitée, où les textures électroniques servent un propos profondément émotionnel.
À ce jour, Night in Athens compte deux EP, The Epitaph (2020) et Crime Seen (2022), ainsi que deux albums, Metropolis (2021) et Wasted Reflektions (2024).

 

J’ai découvert Night in Athens en rédigeant la fin mon Top 21 de 2025, en laissant simplement l’algorithme de YouTube enchaîner les titres. C’est avec Words Unspoken que tout a commencé.
Le morceau m’a littéralement séduit d’entrée de jeu grâce à ses notes de guitare en introduction, ses percussions et sa ligne de basse synthétique hypnotisante. Puis arrive la voix grave et envoûtante de Tina Boleti, dégageant une profonde sensation de sérénité, et là… mon cœur a chaviré.

 

Une fois ma chronique achevée, j’ai écouté le morceau à plusieurs reprises, comme je le fais systématiquement lorsque je tombe amoureux d’un nouveau titre, afin de m’imprégner pleinement de son ambiance.

Comme le souligne très justement le site Post-Punk.com, « les paroles dépeignent le silence comme un sanctuaire, un lieu de sagesse et de paix, contrastant fortement avec le tumulte du monde. À travers des chuchotements et des mots non dits, la chanson montre comment le silence offre une véritable liberté et un répit face aux exigences constantes, tout en mettant en lumière la lutte moderne pour communiquer émotionnellement et aimer sincèrement. »

 

Je trouve le clip, réalisé par Simone Pellegrini et produit par Night in Athens, extrêmement soigné. Les images, superbes, jouent avec l’ombre et la lumière pour un résultat saisissant et d’une grande qualité.

 

 

Par la suite, j’ai pris le temps d’explorer l’ensemble de la discographie de Night in Athens, entre albums et EP, et le plaisir n’a fait que grandir au fil des écoutes. On oscille entre des atmosphères nocturnes et introspectives, portées par une dynamique très années 80. J’adore notamment le titre Cold, qui m’évoque musicalement les anciens jeux vidéo de l’époque Game Boy ou Amstrad.

À noter que Tina Boleti chante principalement en anglais, mais aussi en grec et en français. Le titre Papillon en est un très bel exemple, particulièrement réussi. 

 

 

Night in Athens est donc une sublime découverte musicale pour débuter 2026. Une musique sombre et élégante, portée par la voix merveilleuse et captivante de Tina Boleti.

 

Vous pouvez suivre et soutenir Night in Athens sur son : Facebook, Instagram, Bandcamp et YouTube ! Je vous laisse avec certains de mes titres préférés, enjoy !

 

 

 

 

 

 

4 février 2026

Découverte musicale : Birtawil et la lente hypnose de Sento

© Charlotte Pneumonie

 

Nouvelle découverte musicale, grâce à Aurélien et Quentin de Watts Next?, en ce début 2026 avec Birtawil, qui m'a conquis dès les premiers instants d'écoute ! Mais avant de débuter ma chronique, un petite présentation s'impose :

 

Birtawil est le projet solo instrumental de Xavier Godart, né en 2013 à Bordeaux. Dès ses débuts, le projet s’inscrit dans une recherche de dépouillement, de répétition et d’obscurité, avec une approche radicalement minimaliste faite de lenteur, de textures instables et de tensions sourdes. À partir de 2020, Birtawil se durcit : les rythmiques électroniques et les synthétiseurs viennent contaminer la guitare, imposant une esthétique plus industrielle, plus abrasive et plus hostile.

 

Il y a une règle à laquelle je ne déroge jamais lorsque je découvre un nouveau projet musical : ne pas me fermer, et surtout ne pas nourrir d’attentes ou d’exigences, si ce n’est celle de me laisser vibrer intérieurement. Que l’écoute me fasse ressentir quelque chose, provoque des émotions, plus ou moins intenses.

Mon but n’est pas de faire du remplissage à foison, ce ne serait tout simplement pas moi. Peu importe le style musical, l’essentiel est que la musique me parle dès les premières notes. Et ce fut clairement le cas ici avec Birtawil et le titre Sento, premier single extrait de l’album Dua Min, attendu pour le 27 février prochain.

 

 

Ce que j’ai adoré avec Sento, c’est cette montée en puissance progressive et la tension constante qui s’en dégage. L’ambiance y est froidement hypnotique, portée par des guitares saturées dont je suis particulièrement friand, le tout sur un fond électro-indus rugueux (un style auquel j’ai longtemps été attaché avant de plonger pleinement dans le dark-folk).

 

Le clip accompagnant Sento, est à l’image des prestations scéniques du projet : la musique est prolongée par des projections vidéos composées de collages de vieux documentaires d’archives (fragments d’images dégradées et fantomatiques qui étendent l’espace sonore dans une dimension visuelle hypnotique).

 

 

Birtawil est une superbe découverte pour moi, le genre de projet musical qui me galvanise et sait me cueillir là où je ne l’attends pas. Au vu de la qualité de Sento, je suis persuadé que Dua Min me touchera profondément s’il s’inscrit dans la même lignée, et qu’il figurera sans difficulté parmi mes tops albums de 2026.

 

Vous pouvez suivre et soutenir le travail de Birtawil sur son : Site officiel, Bandcamp (l'album y est en précommande en format numérique et K7!), Facebook et Instagram

 

 

16 décembre 2025

Avec This Won’t Cure Your Depression, Send Me Love Letters confirme tout son potentiel

 

 

En avril dernier, je découvrais l’excellent groupe Send Me Love Letters, un véritable coup de cœur qui marquait déjà mon début d’année. J’avais alors le sentiment de ne pas pouvoir trouver mieux du côté de la scène rock française. Leur nouvel EP, This Won’t Cure Your Depression, publié en octobre dernier, n’a fait que confirmer cette intuition.

 

Le groupe nous offre six titres chargés d’une intensité immédiate, et pose le décor dès The Mask & The Charades. Gabrielle y explore la désillusion amoureuse face aux faux-semblants et aux jeux de rôle émotionnels, ces jolis regards et ces beaux mensonges derrière lesquels plus rien n’est vraiment sincère. Lucide, elle voit clair désormais et refuse de se laisser piéger à nouveau.

Coincée entre conscience aiguë et noyade intérieure, la narratrice se protège en érigeant une armure : ne plus croire, ne plus tomber, quitte à ne plus ressentir. The Mask & The Charades saisit avec justesse cet instant fragile où les illusions s’effondrent, où l’on devient “plus malin que sage”, au prix d’une certaine perte d’innocence.

 

Avec Glastonbury (le titre qui m’a fait découvrir et aimer Send Me Love Letters), Gaby raconte une relation toxique, faite de déséquilibre et de dépendance affective. Malgré la lucidité, elle reste fidèle à cette histoire, acceptant la cruauté, la dureté et l’humiliation pour quelques bribes d’attention. Le morceau est puissant et bouleversant, tant il fait écho à des réalités vécues par de nombreuses femmes, enfermées dans des relations d’emprise. Si la tête reste haute en apparence, la blessure, elle, est bien là, profonde. Musicalement, ça décoiffe, la tension du morceau venant renforcer encore la brutalité de ce qu’il raconte.

 

 

Sur Pity Has Left The Room, Gabrielle change radicalement de ton. La désillusion laisse place à la colère, à une misanthropie assumée nourrie par la toxicité des relations humaines. La chanson déborde de sarcasme et de rage contenue, comme un trop-plein face à un monde bruyant, cruel et étouffant. Derrière cette agressivité se dessinent pourtant des blessures communes, partagées, qui expliquent autant qu’elles n’excusent cette perte totale de pitié.

 

On enchaîne avec l’excellent Sparkle, qui évoque la perte de cette étincelle intérieure donnant envie d’avancer, de désirer, de se sentir vivant. Gaby y décrit une sensation d’enfermement, celle de tourner en rond comme dans un bocal, déconnectée d’elle-même et de toute perspective. Pourtant, le morceau laisse aussi transparaître cette idée que l’on est prêt à tout pour retrouver cette étincelle, jusqu’à en venir à vénérer Satan. Une pointe d’humour noir bienvenue, qui m’a particulièrement plu.

Et que dire du clip qui accompagne ce morceau ! (oui, je veux absolument une cagoule à perles). On y voit le groupe en fuite après un braquage, une valise à la main, avant de célébrer leur échappée. Le montage, construit sur un passage répété en boucle, épouse parfaitement le propos de la chanson : cette impression de tourner en rond, de façon mécanique, sans parvenir à s’extraire de sa propre trajectoire. L’ensemble est à la fois original, cohérent et terriblement efficace. 

 

 

 

Avant dernier titre I’ve Got No Clue What This Is All About, Gabrielle exprime une profonde confusion et une attente vaine de réponses. Elle cherche quelque chose à quoi se raccrocher que ce soit une croyance, un sens, un signe, mais se heurte systématiquement au vide. Malgré ses yeux, ses oreilles et les bras grands ouverts, rien ne vient répondre à cet appel. Le morceau traduit cette frustration sourde, celle d’avoir suivi les règles et d’avoir espéré, pour finalement se retrouver face à un silence total. Musicalement, les guitares donnent au morceau une énergie très rock anglais, sèche et tendue, avec un final qui appuie encore cette sensation d’urgence.

 

On conclut l’EP avec Sweet Living, qui s’ouvre délicatement sur quelques notes de piano et la voix douce de Gaby, évoquant par moments l’atmosphère bondienne de No Time To Die de Billie Eilish (et j’adore !). Sous cette apparente douceur se dessine pourtant un constat bien plus amer : celui d’un engourdissement collectif, fait d’excès, de fatigue mentale et de solitude partagée. Derrière l’ironie du titre se cache une grande fragilité, celle d’une vie tenue à un fil, où l’on se sent vide sans jamais être totalement seul. C’est à la fois beau et puissant.

 

Avec This Won’t Cure Your Depression, Send Me Love Letters confirme tout son potentiel à travers un rock puissant et percutant, porté par des textes particulièrement travaillés abordant des thèmes sérieux et importants. Nul doute que, dans les années à venir, le groupe s’imposera comme l’un des incontournables de la scène rock française.

 

Suivez et retrouvez l'actualité de Send Me Love Letters sur leur : Site officiel, Facebook, InstagramYouTube et TikTok

 

17 septembre 2015

Découverte musicale : FORNDOM

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Dernière découverte musicale en date grâce à Youtube, il s'agit du projet musical FORNDOM fondé en Suède en 2012 par H.L.H. Swärd. Ce projet est basé sur l'art et l'atmosphère scandinave inspirée par la religion nordique, le folklore et la nature, voici une petite description du premier EP, issue du bandcamp de Forndom :

"Imaginez-vous un feu de camp à ciel ouvert, loin du fracas de la société. À proximité, vous remarquez un corbeau déployant ses ailes; croassant comme s'il regardait solennellement à travers le paysage environnant. En vous tournant, vous pouvez entendre un renard qui crie au loin, suivie par ce qui peut être perçu comme un battement de tambour provenant de la terre elle-même. Ceci est Flykt, une évasion du monde tel que l'humanité l'a laissé devenir - négligé et maltraité"

Musicalement, Forndom se rapproche de Wardruna avec la même excellence de qualité mais en différent. En effet, Forndom est dans un registre plus lent, plus sombre et mélancolique. La musique de ce projet musical est totalement envoûtant, nous transportant dans un voyage incorporel à l'époque où l'Homme vivait en parfaite harmonie avec Mère Nature. au son des ryhtmes de tambours, de quelques couches de synthés et des sons de la nature tel que l'orage qui gronde, la pluie qui tombe bref, une ambiance parfaite pour totalement déconnecter du monde dans lequel nous vivons.

Vocalement,, il n'y a que celle de H.L.H Swärd de présente, même si on a l'impression qu'il y en a plusieurs. Je trouve que cette voix est sublime, apaisante, rassurante et aussi envoûtante que l'est la musique de ce projet musical avec un côté un peu chant grégorien ou chamanique de toute beauté 

Jusqu'à présent Forndom n'a sorti qu'un seul EP "Flykt" qui est excellent de la première à la dernière piste mais que je trouve un peu trop court (5 pistes pour une durée de 25 minutes) même si pour ma part je l'écoute en boucle pour bien savourer ce chef d'oeuvre musical unique. L'album version CD est sold out car il n'était édité à 500 exemplaires (chapeau pour l'artwork d'ailleurs et la présentation vraiment magnifique de l'ensemble) mais il est toujours disponible en digital à cette adresse : http://nordvis.bandcamp.com/album/flykt . Un second EP est à venir intitulé "Dauðra Dura" -  "The Doors of Death" qui contiendra 7 pistes pour une durée de33 minutes, pour le moment H.L.H. Swärd en est à l'élaboration de l'artwork, plus d'infos à venir

Bref, Forndom est un projet musical vraiment original, unique qui m'apporte beaucoup de calme, sérénité et je me sens en paix en écoutant l'album "Flykt", c'est un  gros coup de coeur pour moi, dont je ne suis pas prêt de me lasser, Si vous aimez le folk à l'état pur, être en harmonie avec la nature ou si vous avez envie d'un voyage musical dépaysant, je vous recommande vivement d'écouter et de découvrir Forndom, vous ne serez pas déçus. Je vous laisse avec le teaser de "Dauðra Dura" - "The Doors of Death"et deux morceaux de l'albums dont je ne peux dire que ce sont mes préférés car j'adore l'album dans son intégralité. Enjoy! 

Page Facebook officielle : http://www.facebook.com/Forndom

Bandcamp officiel : http://nordvis.bandcamp.com/album/flykt

Tumblr officiel : http://forndom.tumblr.com

 

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15 décembre 2025

Corpus Delicti signe une renaissance magistrale avec Liminal

 

 

Le 28 novembre dernier, Corpus Delicti dévoilait Liminal, son premier album depuis Obsessions, sorti il y a trente ans.

Commençons par être transparents : je ne fais pas partie de ces fans qui attendaient un retour à tout prix. J’ai découvert Corpus Delicti tardivement, sans le poids de la nostalgie, sans attentes particulières non plus.

Je l’avoue, j’ai toujours eu du mal avec le “forcing” musical, ce moment où l’on vous répète qu’il faut absolument aimer un groupe. J’ai besoin que la rencontre se fasse d’elle-même.  J’ai découvert Corpus Delicti il y a quelques années déjà, sans l’attente fiévreuse d’un retour, ni l’attachement nostalgique qui accompagne souvent ce genre d’annonce. C’est donc avec un regard relativement libre que j’ai abordé Liminal.

 

Une chose m’a frappé avec cet album : le groupe ne tombe jamais dans la nostalgie et ne propose aucun réchauffé qui céderait à la facilité. Non, Corpus Delicti est revenu avec du neuf, tout en conservant un style immédiatement reconnaissable, et ce dès le premier titre, Crash. Musicalement, le morceau envoie du lourd, porté par un trio batterie/basse/guitare d’une efficacité redoutable, incisif à souhait. Vocalement, Sébastien n’a définitivement rien perdu de sa verve, même si celle-ci se fait aujourd’hui plus posée. Je m’attendais à quelques envolées, à la manière de Staring ou Circle, notamment en fin de titre. Il n’en est rien… mais le plaisir est intact, et les frissons bien présents.

 

Je ne reviendrai pas en détail sur Room 36, puisque j’en avais déjà donné mon avis auparavant. Pourtant, le morceau continue de m’accompagner régulièrement, notamment lors de mes sessions de sport. Il dégage une force motivante à toute épreuve.

J’ai également beaucoup aimé It All Belongs to You, qui figure parmi mes titres préférés de Liminal. C’est un morceau que je trouve particulièrement touchant, porté par de subtiles touches mélancoliques.

 

This Sensation n’est pas en reste non plus. Il s’agit d’une excellente chanson, puissante, avec toujours cette osmose parfaite entre la guitare , vive et tranchante, la basse et la batterie. L’alchimie est évidente, jusqu’à cette fin tout en douceur, où l’effet d’écho tourbillonnant sur la voix de Sébastien donne au morceau une dimension presque magistrale.

 

Corpus Delicti (Christophe, Sébastien, Fabrice et Franck).

©️ Elliot Pietrapiana

 

On arrive ensuite, pour moi, au titre le plus délicat de l’album : Under His Eye. Il m’a fallu plusieurs écoutes avant de réellement l’apprécier. Pour être tout à fait sincère, lors de la première écoute, j’ai rapidement zappé le morceau pour enchaîner sur la piste suivante. Son ambiance gothic-jazz, introduisant piano et trombone, m’a d’abord dérouté. Mais j’ai choisi de lui laisser sa chance, et ce n’est qu’à partir de trois/quatre écoutes que j’ai fini par l’aimer, le trouver original, et pleinement cohérent avec l’univers de Liminal. 
 

Sixième chanson de l’album, Chaos est aussi le premier single dévoilé par le groupe en 2023, annonçant leur retour avec de l’inédit. Et bon sang… que j’aime ce titre ! Énergique, brut, dynamique, exactement comme je les aime. Le refrain  (et même l’ensemble du morceau) reste très facilement en tête. C’est aussi la chanson où la basse m’a fait le plus vibrer, au point de la trouver tout simplement phénoménale.

Pour moi, Chaos est une véritable masterclass, un incontournable de Corpus Delicti. Un titre taillé pour le live, où son énergie brute pourrait facilement déchaîner les foules.

 

S’ensuit Fate, un morceau qui m’a particulièrement parlé, tant le groupe y aborde le thème du temps qui passe et de l’usure intérieure  (un sujet qui a, je l’avoue, tendance à m’angoisser). Les paroles évoquent une fatigue lucide, celle des cœurs qui s’érodent et des esprits qui se figent, mais aussi ce besoin viscéral de s’extraire, de “slip away”, ne serait-ce qu’un instant, afin de retrouver de l’espace et de la clarté.

Mention spéciale également pour le très beau clip réalisé par Eliott et Sébastien. Il donne l’impression de regarder une VHS des années 90, truffée de clins d’œil au groupe, avec notamment le plaisir de revoir certains endroits de Nice, dont le regretté Hit Import. Bravo à eux deux pour ce clip, empreint de nostalgie, mais sans jamais tomber dans le pathos.

 

 

Petit interlude musical avec Endless Sighs, un moment de flottement évasif, presque spatial, particulièrement appréciable à ce stade de l’album.
Nous arrivons ensuite sur Out Of Steam, un ancien morceau écrit en 1995, qui n’existait jusqu’ici qu’en version démo (que je ne connaissais pas). Dans sa version studio, le titre est en tout cas excellent, porté par des sonorités martiales et guerrières. C’est sans doute le morceau qui dégage le plus de rage et de colère sur Liminal.

 

L’album s’achève sur le titre éponyme, Liminal. Un morceau sublime, qui m’a immédiatement évoqué The Cure, avec cette même froideur élégante, que ce soit au niveau de la batterie, de la guitare ou de la voix de Sébastien, le tout en parfaite communion. La chanson dégage une poésie délicate, constamment suspendue entre ombre et lumière.

Le final est tout simplement succulent sur le plan auditif, porté par une atmosphère shoegaze qui m’a littéralement collé des frissons. Je ressens ce titre comme un au revoir, et non comme un adieu — presque comme une promesse que Corpus Delicti reviendra, et plus vite qu’on ne l’imagine.

 

©️ Loreleï jade

 

Avec Liminal, Corpus Delicti signe un album magistral et réussit pleinement son retour. Quitte à comparer car je les ai cité précédemment, je le trouve même nettement plus convaincant que celui proposé plus tôt cette année par The Cure. Le groupe a gagné en maturité, et l’ensemble des morceaux affiche un niveau d’aboutissement remarquable : rien n’est à jeter parmi ces dix titres.

Il me tarde désormais de les retrouver sur scène  (probablement le 30 avril 2026 à Nantes) et j’espère que ce retour s’inscrira dans la durée, porté par l’envie de poursuivre l’aventure et de faire naître de nouvelles compositions. Liminal n’est pas un point final, mais un seuil franchi avec assurance.

 

Suivez et retrouvez l'actualité de Corpus Delicti sur leur : site officiel, Bandcamp, Instagram, YouTube

 

 

24 juillet 2025

Krystal System – Éclats rouges : dix ans de silence, trois titres qui claquent

 

S’il y a bien un groupe que je n’aurais jamais imaginé chroniquer sur mon blog, c’est Krystal System ! Je les avais découverts à la grande époque de feu Myspace, en 2009, avec l’excellent "Demain n’existe pas" — un vrai coup de foudre musical, tout comme pour leur premier album Underground. S’en sont suivis les non moins excellents "Nuclear" et "Rage", puis… silence radio total depuis 2015. Alors, imaginez ma joie en mars dernier lorsque j’ai vu passer de nouvelles photos du groupe, annonçant officiellement leur retour !

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore Krystal System, il s’agit d’un duo électro-indus-rock français formé en 2006 à Paris, composé de Bonnie (chant, guitare) et Seven (synthé, guitare, chant), rejoints récemment par Phi à la basse. Voilà pour les présentations, passons à leur nouveau single "Éclats rouges", composé de trois titres.

 

La première piste, "Éclats rouges", est un morceau brut, nerveux, qui démarre par des riffs de guitare acérés, suivis d’une grosse percée percussive et d’une ligne de basse bien grasse. Dès les premières secondes, le ton est donné. Vocalement, Bonnie est toujours aussi percutante — sa voix n’a pas changé d’un iota : tranchante, intense, viscérale. Et cette fois, elle chante en français, avec une puissance qui claque. Chaque parole tombe comme un coup sec, imprégné de rage et de tension. On ressent la colère, la pression d’un monde “gone mad”. Comme le résume Bandcamp : un vrai “sonic fight club anthem” — un morceau qui saigne par les mots, qui gronde dans les tripes. Un retour comme on les aime, sans concession.

 

 

 

"Skippy Bop", le second titre, oscille entre français et anglais. Il est tout aussi percutant qu’"Éclats rouges", avec une ligne de basse bien lourde, des synthés sales et une guitare agressive comme je l’adore. Krystal System y adresse une critique acide des normes sociétales, avec un ton résolument sarcastique. Le rire de Seven, audible presque tout au long du morceau, renforce cette ambiance ironique et grinçante — à mi-chemin entre provocation et jubilation sonore.

 

Le single s’achève sur une surprise et non des moindres : "Newclear Winter", une version live retravaillée du morceau "Nuclear Winter". Et quelle claque ! Cette version est bien plus dynamique, percutante, et surtout habitée par une rage plus viscérale que l’originale. Tout sonne plus brut, plus tendu. Seven y prend davantage de place, avec une voix plus désabusée, presque froide, qui vient contrebalancer l’intensité féroce de Bonnie. Ce contraste fonctionne à merveille, renforçant l’impact de cette relecture plus directe et mordante. "Newclear Winter" n’est pas juste une variante live : c’est une version revue et transcendée, qui clôt le single sur une énergie sombre et électrique.

 

En conclusion, Krystal System signe un retour fracassant et plus que réussi. Après dix ans de silence, le groupe n’a rien perdu de sa hargne ni de son identité sonore. Bien au contraire : avec "Éclats rouges", ils reviennent plus affûtés, plus incisifs, et toujours aussi fidèles à ce mélange unique d’électro, d’indus et de rock. Ce single, court mais intense, ne se contente pas de raviver la flamme : il l’attise avec une force nouvelle. Les trois titres forment un tout cohérent, dense, percutant, qui prouve que le duo (désormais trio) n’a pas dit son dernier mot et j'ai hâte de découvrir la suite (Ep, album etc...)

 

Vous pouvez suivre Krystal System via leur : site officiel, Facebook, le Bandcamp d'Alfa Matrix et YouTube 

 

 

 

9 février 2026

Heart Attack : Refuse to Conform, du thrash et du culot

 

 

Fin 2025 (octobre/novembre), je découvrais un peu par hasard Heart Attack avec leur excellent titre Defeat The Veil. Grosse claque : j’ai surkiffé… mais faute de temps (et d’une organisation personnelle parfois aussi chaotique qu’un blast beat 😅), je n’avais pas eu l’occasion de le chroniquer.

Du coup, j’en profite aujourd’hui : le groupe revient avec un nouveau titre,  Refuse to Conform , sorti le 30 janvier, et c’est l’occasion parfaite de leur consacrer enfin une petite chronique. Comme toujours, avant d’entrer dans le vif du sujet, une courte présentation s’impose.

 

Heart Attack est un groupe de Modern Thrash Metal français formé en 2007 à Cannes (ayant vécu plus de 20 ans à Nice, ce détail était déjà un solide argument pour que je m'intéresse à eux). Il se compose de :

 

 

  • Kevin Geyer : Chant, guitare
  • Chris Cesari : Guitare
  • William Ribeiro : Basse
  • Christophe Icard : Batterie

 

Lors de ma découverte du groupe avec Defeat The Veil, je m’étais pris une grosse claque et j’avais immédiatement surkiffé. Avec Refuse to Conform, ce ne fut pas une simple claque : plutôt un uppercut, autant par la puissance du morceau que par la beauté et l’originalité de son clip.

 

D’ailleurs, je vais commencer par celui-ci, parce que niveau originalité, on est sur du très haut niveau. On découvre le groupe dans un hangar, lançant le morceau comme si de rien n’était… puis, très vite, des silhouettes surgissent en courant derrière William. Et là, surprise totale : ce ne sont pas des figurants au hasard, mais 25 danseurs et danseuses de danse contemporaine, qui se mettent à dérouler une chorégraphie carrément phénoménale.

Le mélange des genres est unique, et franchement, je pense n’avoir jamais vu ça dans le monde du thrash metal. Résultat : Résultat : c’est couillu, inattendu, et extraordinairement réussi.

 

Côté texte, Heart Attack ne fait pas dans la demi-mesure : c’est un morceau qui dit non à ce qui formate, à ce qui t’oblige à rentrer dans une case. Ça parle de rester soi-même, coûte que coûte, dans un monde qui préfère les gens bien rangés. Ici, le groupe vise la standardisation artistique et l’effacement progressif de l’individualité. Dans un monde que je trouve de plus en plus aseptisé, ça fait du bien d’entendre un morceau qui le dit aussi clairement : c’est juste, et c’est fort.

 

Musicalement, le morceau déboîte. Les riffs sont d’une efficacité redoutable : incisifs, tranchants, ils te prennent à la gorge dès les premières secondes. La batterie est puissante et percutante, la basse bien présente et mordante, et l’ensemble dégage un rythme ultra intense, porté par un refrain qui fait mouche à chaque passage.

Le chant de Kevin est à l’image du titre : puissant, implacable, et il te donne une seule envie, celle d'hurler avec lui : REFUSE TO CONFORM ! En live, ce morceau va être monstrueux ! Il est taillé pour retourner une fosse et déclencher un pogo monumental !

 

Avec Refuse to Conform, Heart Attack envoie du lourd, autant sur le plan musical que visuel ! Tout est réuni pour qu’ils deviennent rapidement l’un des groupes incontournables du metal, tant ils se démarquent par leur originalité et leur créativité. Heart Attack bosse actuellement sur son prochain album et, franchement, quelque chose me dit qu’il va être monumental.

 

Vous pouvez suivre et soutenir le travail d'Heart Attack sur leur : Facebook, Instagram et YouTube 

 

Et si vous voulez découvrir le titre qui m’avait mis la première grosse claque, Defeat The Veil, c’est juste ici

 

 

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